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Présidentielle 2012 : Leçons d’un échec (la rupture, la « vraie »)

Posté le Dimanche 6 mai 2012 par sil

Nombreux seront ceux qui gloseront sur cet échec du Président Sarkozy de façon attendue : la faute à droitisation, à Patrick Buisson, à personnification du pouvoir, à bling-bling, et patati, et patata…

Loin de tous ces clichés, mon analyse sera tout autre.

1) Alors que Nicolas Sarkozy promettait la rupture en 2007 ainsi qu’une modernisation de la fonction présidentielle, force est de constater qu’il n’a pas poursuivi sa lancée du début, préférant s’enfermer dans la bulle élyséenne, concédant parfois quelques campagnes de communication plutôt qu’un réel dialogue avec le peuple. Grossière erreur.

Quand on ne parle pas au peuple, quand on ne lui explique pas ce que l’on fait et pourquoi on le fait, le peuple se met à vous servir la même distance, de la méfiance, de la frustration et de la colère. Au lieu de se dire que vous avez de bonnes raisons de faire telle ou telle chose, le peuple se met à imaginer, au pire de sombres complots, au mieux qu’on le prend pour plus bête qu’il ne l’est, et surtout qu’on refuse de lui rendre des comptes. Après tout, le réel patron demeure le peuple, et le moins que l’on doive faire, est de lui rendre des comptes de façon régulière. Faute d’une telle démarche explicative et pédagogique sur la marche du pays et du monde, une logique de rupture avec le peuple et l’électorat s’installe progressivement.

Pour preuve, regardez la popularité bien basse de Nicolas Sarkozy avant son entrée en campagne, et la remontée en flèche de celle-ci dès qu’il s’est mis à parler aux Français. Dommage qu’il ne l’ait pas fait avant. Il avait un réel talent pour ça. Dommage qu’il l’ait fait de nouveau beaucoup trop tardivement…

2) Le phénomène Marine Le Pen. Si le président et ses lieutenants ont bien eu raison de reprendre au Front National les thèmes politiques et les symboles républicains, dont celui-ci s’était fait un fond de commerce et que celui-ci nous avait chapardé, ils ont eu tort de permettre à l’aura de Marine Le Pen de grandir, de ne pas pilonner sans cesse, et depuis longtemps, ce parti de médiocres, de frustrés et de fascistes rêvant de tout casser et surtout d’en découdre. Le prix d’une telle démarche, ou plutôt d’absence de démarche, risquant d’être particulièrement élevé lors des prochaines législatives…

3) Parler des problèmes, de lucidité, de « choix historique », dramatiser tout cela, pourquoi pas, très bien même. Mais ne pas parler d’espoir, de progrès, d’opportunités, de liberté, bref d’aventure, qu’elle erreur !

L’électorat a logiquement préféré celui qui promettait aussi démagogiquement que faussement de faire reposer les efforts sur d’autres, et de calmer les angoisses provoquées par la venue d’une indispensable rigueur avec une distribution aussi massive que gratuite de morphine socialiste…

Docteur HouSIL

sil @ 13:23
Catégorie(s): Présidentielle française 2012


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11 réponses à “Présidentielle 2012 : Leçons d’un échec (la rupture, la « vraie »)”

  • 11
    Dror:

    The euro declined 0.9 percent to $1.2969 at 8:24 a.m. in Tokyo

    Bonne nouvelle pour l´UE

  • 10
    James:

    Euro Drops, Equity Futures Fall on French Election, Jobs

    The euro fell to a three-month low, U.S. and Asian equity futures fell and oil slid after French Socialist Francois Hollande was elected President and U.S. employers added fewer jobs than forecast.

    The euro declined 0.9 percent to $1.2969 at 8:24 a.m. in Tokyo. Standard & Poor’s 500 Index futures and contracts for Australia’s S&P/ASX 200 Index (AS51) fell at least 1 percent. The yen rose against all of its major counterparts, while the Australian dollar slid 0.6 percent versus the U.S. currency. Oil sank as much as 3.2 percent to $95.34 a barrel, the lowest level since Dec. 20 in New York.

  • 9
    James:

    Une campagne présidentielle est affaire de symboles. Il y a ceux que l’on agite pour discréditer un adversaire. Nicolas Sarkozy en a pris pour son grade. Jadis dépeint sous les traits d’un parvenu cosmopolite, le voici grimé en Pétain (dixit L’Humanité, où l’on n’a, semble-t-il, jamais entendu parler du pacte Molotov-Ribbentrop). Son meeting du Trocadéro a été comparé à la grand-messe nazie de Nuremberg par Axel Kahn, brillant généticien reconverti dans la politique du postillon.

    Quant aux sarkophobes, avec leur imagination si fertile, leur vocabulaire si fleuri, leur sens de la nuance, ils pourraient se retrouver au chômage. Que va devenir cette haine sans son objet ? Comme Woody Woodpecker, le pivert des dessins animés auxquels ils font songer, les anti-sarkozystes obsessionnels finiront bien par trouver une autre victime à pilonner de leur bec. En France, c’est bien connu, « on lèche, on lâche, puis on lynche ».

  • 8
    James:

    Un filtre qui en général laisse passer toutes les conneries du Dror et qui censure souvent des interventions intéressantes qu’il faut aller repêcher au fond de la boite à spams : n’importe quoi, ce filtre…

    Etrange paradoxe, comme l’élection que nous venons de vivre…

  • 7
    sil:

    Un filtre qui en général laisse passer toutes les conneries du Dror et qui censure souvent des interventions intéressantes qu’il faut aller repêcher au fond de la boite à spams : n’importe quoi, ce filtre…

  • 6
    James:

    Mais il est déja modéré, mon commentaire.

    Une précision Marock : c’est le site qui filtre (parfois sans raison) les commentaires. Ce n’est pas un administrateur qui décide de modérer le commentaire.

    Le filtre anti-spam est tellement puissant qu’il filtre même les membres de l’eXc parfois.

  • 5
    Marock:

    « Votre commentaire attend d’être modéré.  »

    Mais il est déja modéré, mon commentaire.
    J’ ai pas dit que c’ était la corde au cou que va se pointer le président nouveau accompagné de cinq bourgeois calaisiens, (pour faire historique), en offrande gratuite et illimitée de visas, titres de séjour, régularisations, nationalisations à la carte vitale, au RSA, CMU plein de trucs que je connaîs mal.

  • 4
    Marock:

    Finie la rupture, place à la réconciliation.
    Et si c’ est al watan qui le dit, on va pas mettre en doute :

    « Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) a estimé hier qu’il y aura un «changement» dans les relations franco-algériennes si le candidat socialiste François Hollande est élu président demain.

    «Il n’y a pas de doute que cela changera parce que les relations algéro-françaises sont denses», selon Abdelaziz Belkhadem, cité par l’AFP. «Nous entretenons de bonnes relations au plan personnel comme au plan partisan», a souligné M. Belkhadem, en marge d’un rassemblement du FLN à Tipasa (ouest d’Alger) en vue des législatives du 10 mai. «Il faut que la France officielle reconnaisse les crimes de la colonisation», a-t-il réitéré. «Une fois cet obstacle levé, il n’y a pas de raison pour que les relations ne connaissent pas une embellie et je crois que le candidat François Hollande va dans ce sens.»

  • 3
    Akanin:

    « Moi à sa place j’aurais fait bien mieux » doucefrance

  • 2
    doucefrance:

    « Si le président et ses lieutenants ont bien eu raison de reprendre au Front National les thèmes politiques »

    Le vrai problème c’est qu’ils en ont repris les thèmes en parole seulement.
    Dans les faits, bilan nul. Immigration incontrôlée et délinquance = pas mieux que sous Chirac ou Jospin.

    La vraie raison de la défaite = trop de promesses, trop de lois inutiles et redondantes, pas assez d’action.

  • 1
    Gérard Pierre:

    Manuel Valls a déjà demandé, ce soir, …… « qu’on arrête avec les discours de rigueur en Europe ! »

    …… mais il n’a pas précisé ce qu’il faut faire à la place ! …… c’eut été intéressant de le savoir ! … non ?