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Tuerie de Toulouse: Attention, un climat peut en cacher un autre (From selective outrage to selective killing)

Posté le Lundi 26 mars 2012 par jc durbant

Attention: un climat peut en cacher un autre!

Culture de l’excuse, dénégation, occultation de toute analyse factuelle, retournement de la causalité, diversion rhétorique, comparaisons d’un œcuménisme douteux, lâcheté électoraliste, « mort aux Juifs » à chaque manifestation anti-israélienne, discours de guerre anti-Français et anti-Juifs, refus des représentants de l’islam« modérés » de prendre ouvertement et fermement position contre l’islamisme, discours institutionnel du monde arabo-musulman, diffusé internationalement fondamentalement antisémite et anti-occidental, déclaration hypocrite d’une ’Autorité Palestinienne qui par ailleurs Salam ne cesse d’encourager au terrorisme, stigmatisation systématique d’Israël, amalgame Juif / Israélien, mauvaise foi perverse, désinformation anti-israélienne, indignation sélective d’un Stéphane Hessel, parallèle pervers d’une Catherine Ashton, reportages télévisés biaisés, appels au boycott anti-Israël, environnement de désinformation permanente, flot incessant de fausses informations, dont le démenti ne reçoit jamais le même écho, accusations frénétiquement unilatérales envers Israël …

Alors qu’avec la tuerie de Toulouse nos belles âmes n’ont pas manqué de dénoncer un prétendu “climat de haine” issu selon eux de ceux qui osent braver le politiquement correct …

Remise des pendules à l’heure avec Jean Szlamowicz, décrypteur du maitre de l’indignation sélective et prétendu “co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme” Stephane Hessel.

Qui rappelle, derrière les années et décennies d’appels à la« mort aux Juifs » des manifestations anti-israéliennes et l’aveuglement pro-palestinien de nos journalistes, politiciens et intellectuels, l’une des véritables sources de “la haine anti-juive” qui vient de “se concrétiser par le meurtre”…



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3 réponses à “Tuerie de Toulouse: Attention, un climat peut en cacher un autre (From selective outrage to selective killing)”

  • 3
    jc durbant:

    Quelqu’un a-t-il des infos sur le fiasco annoncé, après celui des flottilles sur mer et par les airs, de la Marche globale sur Jérusalem?

  • 2
    jc durbant:

    L’hypothèse indic sort enfin:

    Egypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Israël, Afghanistan et Pakistan… La liste des pays par lesquels est passé Mohamed Merah en 2010 et 2011 est longue. Le journal italien Il Foglio affirme, lundi 26 mars, que l’auteur des tueries de Toulouse et Montauban voyageait en réalité sous couvert des services de renseignements français. Selon le quotidien, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait utilisé le jeune Toulousain de 23 ans comme informateur, obtenant ainsi son entrée en Israël en septembre 2010.

    L’hypothèse d’un Mohamed Merah informateur des services de renseignement n’avait pas émergé jusque-là. Etonnant, confie à FTVi un spécialiste très au fait des relations entre indics et forces de l’ordre. Après tout, « il a toujours voulu travailler pour la France », souligne-t-il, rappelant sa volonté de s’engager dans l’armée puis dans la Légion étrangère.

    Ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au renseignement intérieur », relève de son côté Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) dans La Dépêche du Midi. « Or, ajoute-t-il, avoir un correspondant, ce n’est pas tout à fait innocent. »

    Mohamed Merah avait été entendu en novembre 2011 par un agent de la DCRI de Toulouse pour « recueillir des explications sur son voyage en Afghanistan », selon Squarcini. C’est ce même agent qui est intervenu pour négocier avec lui lors du siège du Raid et qui s’est entendu dire par Merah : « De toute façon, je devais t’appeler pour te dire que j’avais des tuyaux à te donner, mais en fait, j’allais te fumer. »

    Voir aussi ici:

    Selon Daniele Raineri du quotidien italien Il Foglio, qui cite donc des «sources du renseignement» anonymes, c’est la DGSE qui aurait fait rentrer Mohamed Merah en Israël en tant qu’informateur. Il serait ensuite revenu en Jordanie d’où il se serait envolé pour l’Afghanistan. But de l’opération: «Prouver au réseau djihadiste sa capacité à passer à travers la frontière avec un passeport européen», selon Raineri.

    Toujours selon ces sources anonymes du renseignement citées par Daniele Raineri, il y aurait eu un accord entre Mohamed Merah et la DCRI: «La liberté de mouvement en échange d’informations précieuses», ce qui expliquerait ses nombreux déplacements. Bernard Squarcini a confirmé des voyages au Liban, en Syrie, en Jordanie, en Israël, en Afghanistan et au Pakistan. Eric Denecé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, ne se prononce pas sur cette hypothèse, mais souligne que si Mohamed Merah «était suivi par la DCRI, ses déplacements étaient forcément connus des services de renseignements français».

    Quelle est la crédibilité de l’hypothèse de l’informateur? Le travail du journaliste italien Daniele Raineri n’est pas exempt de tout reproche. Les Inrocks soulignent qu’après vérification auprès de la DGSE, le journaliste italien n’a pas cherché à joindre le service de renseignement extérieur français. De plus, dans un premier article, Daniele Raineri s’étonnait que Merah connaisse un agent du renseignement et demande à lui parler lors du siège de son appartement, alors que cela s’explique assez logiquement par le fait qu’il avait été interrogé par cet agent le 22 novembre 2011. Bernard Squarcini a quant à lui fermement démenti l’hypothèse d’un informateur mardi 27 mars, expliquant à l’AFP que Mohamed Merah n’était «ni un indic de la DCRI ni d’autres services français ou étrangers».

    Mais un témoignage vient donner un peu de poids à la possibilité d’un lien plus étroit entre Merah et les services de renseignement français que ce que ces derniers veulent bien laisser croire. C’est celui d’Yves Bonnet, ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire (une des entités qui en fusionnant avec les RG, a formé la DCRI), qui déclare dans un entretien à la Dépêche du Midi paru ce mardi 27 mars:

    «Ce qui, personnellement, me paraît poser question, c’est que le garçon avait manifestement des relations avec la DCRI comme on l’a appris à travers les déclarations de Bernard Squarcini lui-même. C’est-à-dire qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Alors appelez ça “correspondant”, appelez ça “officier traitant”… Je ne sais pas jusqu’où allaient ces relations, voire cette “collaboration” avec le service, mais on peut effectivement s’interroger sur ce point. […] Car ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Or avoir un correspondant ce n’est pas tout à fait innocent. Ce n’est pas anodin.»

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    J’étais en contact permanent avec l’équipe qui a rédigé la Déclaration, dont l’Américaine Eleanor Roosevelt et le Français René Cassin. (…) Au cours des trois années, 1946, 1947, 1948, il y a eu une série de réunions, certaines faciles et d’autres plus difficiles. J’assistais aux séances et j’écoutais ce qu’on disait mais je n’ai pas rédigé la Déclaration. J’ai été témoin de cette période exceptionnelle.

    Stéphane Hessel (2008)

    En réalité, le mot qui s’applique – qui devrait s’appliquer – est celui de crime de guerre et même de crime contre l’humanité. (..) Pour ma part, ayant été à Gaza, ayant vu les camps de réfugiés avec des milliers d’enfants, la façon dont ils sont bombardés m’apparaît comme un véritable crime contre l’humanité.

    Stéphane Hessel (à propos de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, 5 janvier 2009)

    Au cours des trois dernières années, à l’invitation de mes amis israéliens, qui font partie d’une minorité courageuse, nous y sommes allés, ma femme et moi, par trois fois. Nous avons constaté que la Cisjordanie est complètement ingérable parce qu’elle est occupée, colonisée. Les routes ne sont pas autorisées pour les Palestiniens. Ces derniers sont traités avec un mépris épouvantable par Israël. Quant à la bande de Gaza, elle a été enfermée dans ce que l’on peut appeler une « prison à ciel ouvert ». L’opération « Plomb durci », de décembre 2008 à janvier 2009, a été une succession de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. La manière dont l’armée israélienne s’est comportée est absolument scandaleuse. Nous étions à Gaza en même temps que l’équipe dirigée par le juge Goldstone, et je peux témoigner que tout ce que relève le rapport Goldstone est exact. (…) Le gouvernement d’Israël bénéficie en effet d’une impunité scandaleuse, alors que depuis des années il bafoue le droit international et rejette les résolutions de l’ONU, ne respecte pas la Convention de Genève. (…) Dès la fin de la guerre, je me suis retrouvé à New York comme fonctionnaire à l’ONU. J’ai assisté simultanément à deux événements importants : la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme et la création de l’État d’Israël. Pour quelqu’un comme moi, né de père juif et qui sortait des camps de concentration, cette création était de l’ordre du merveilleux. Je n’étais pas conscient du fait que cet État ne pouvait exister qu’en chassant un nombre considérable de Palestiniens de leurs terres. (…) Pendant vingt ans, j’ai continué à considérer favorablement le développement d’Israël : j’étais admiratif des kibboutz et des moshav. Tout a changé en 1967 avec la guerre des Six Jours. Cette guerre, gagnée par Israël pratiquement en une matinée, a donné aux gouvernants de l’époque ce que j’appelle une hubris, un sentiment de supériorité extraordinaire, qui les a amenés à ne plus tenir compte du droit international. C’est à partir de 1967 que je me suis engagé dans le camp de ceux qui voulaient un retrait des forces israéliennes et la création d’un État palestinien.

    Stéphane Hessel (Jeune Afrique, 17.05.10)

    Coauteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ce grand témoin du XXe siècle, ardent militant de la paix et de la non-violence, a mis tout le poids de son autorité morale au service d’une cause : le droit des Palestiniens à disposer d’un État viable.

    Jeune Afrique
    Fort heureusement, la réplique de Szlamowicz à Hessel est là pour nous rappeler un certain nombre de vérités attestées par des documents : la responsabilité de Hadj Amine El Husseini, grand admirateur d’Hitler dans l’exode de certains Arabes de Palestine lors de la Guerre d’Indépendance d’Israël, le chiffre extravagant du nombre des « réfugiés » palestiniens, l’occultation de la question des réfugiés juifs des pays arabes spoliés et chassés de leurs terroirs ancestraux, les attendus effrayants pour Israël et pour les Juifs contenus dans la charte de l’OLP jamais amendée comme dans celle du Hamas, l’éducation donnée aux enfants dans les écoles palestiniennes, le principe islamique de la tromperie, la taqqiya, Sans oublier l’utilisation abusive du terme « colon », le passé négationniste de Mahmoud Abbas auteur d’une « thèse » d’histoire soutenue à Moscou en 1982 et intitulée « La connexion entre les nazis et les dirigeants sionistes, 1933-1945 », ou encore l’expression de « Mur de l’apartheid » pour fustiger une barrière de sécurité appelée en hébreu geder hahafrada, « grillage de séparation », ce que le « Mur » est effectivement sur 96% de son parcours. Fort opportunément l’auteur nous rappelle les grands textes fondateurs de l’Israël moderne, notamment le traité de San Remo de la Société des Nations qui date de 1920 relatif aux territoires de Judée-Samarie. Ce traité, nous explique-t-il, n’a jamais été abrogé. Il aurait pu l’être par le plan de partage de 1948 mais les Arabes, on le sait, l’ont refusé. En somme, nous explique Szlamowicz, « non seulement les prétentions d’Israël sur ces territoires sont légitimes par rapport à cette histoire récente, mais les territoires aujourd’hui sous contrôle israélien ont été acquis-dans le cadre d’une nouvelle guerre d’extermination menée par les pays arabes et perdue par ces derniers-lors de la Guerre des 6 Jours de 1967 aux dépens de la Jordanie (et de l’Égypte pour Gaza) qui ne les réclame plus depuis 1988. Il s’agit donc de territoires qui n’ont jamais appartenu à une entité palestinienne qui n’existait pas à l’époque-et qui ne les a d’ailleurs jamais réclamés ni aux Jordaniens ni aux Égyptiens. Considérer que ces territoires seraient légitimement et automatiquement « palestiniens » est donc largement abusif ».

    Présentation de l’Editeur

    [Stéphane Hessel] se présente et se laisse présenter comme le rédacteur de la Déclaration des Droits de l’Homme, alors que, poussé dans ses derniers retranchements, il a fini par concéder un jour – mais un peu tard – qu’il ne l’avait jamais été. Autre imposture de taille : ses choix dans le registre de sa prétendue indignation. Je vous mets au défi de trouver dans ce livre la moindre indignation en politique étrangère à l’exclusion notable de la Palestine. Il ne s’indigne pas de la Syrie, du Rwanda, du Tibet, ni du sort des chrétiens d’Orient, les nouveaux esclaves des émirats. Le génocide au Darfour ne lui arrache pas un soupir : la seule chose qui l’intéresse, c’est de fustiger Israël.

    Gilles-William Goldnadel (auteur de Le vieil homme m’indigne, 2912)

    Il y a, depuis trop longtemps, un climat qui se dégrade en France et la vie politique n’est pas étrangère à ce climat. (…) Le fait de montrer du doigt les uns ou les autres en raison de leur présence dans le pays, de leur origine, de leur situation sociale, c’est d’une certaine manière faire flamber ce genre de passion, ce genre de sentiment [...] On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots et ces mots-là, après, ils roulent comme une avalanche et quelquefois ils tombent sur des fous.

    François Bayrou

    Il y a un degré de violence et de stigmatisation dans la société française qui est en train de grandir, c’est inacceptable (…). Les hommes publics ont le devoir de veiller à ce que les tensions, les passions, les haines ne soient pas à chaque instant entretenues. Le fait de montrer du doigt les uns et les autres en fonction de leur origine, c’est faire flamber les passions et on le fait parce que dans ce feu-là il y a des voix à prendre (…). On lance des sujets dans le débat, on prononce des mots qui roulent comme une avalanche et parfois tombent sur des fous. Nous ne savons rien sur celui qui a perpétré cette tuerie mais nous sentons bien que cela n’est pas sans lien avec une certaine évolution de la France.

    François Bayrou

    Il y a des mots qui peuvent effectivement avoir des conséquences. Il y a des mots qui influencent, qui pénètrent, qui libèrent. Ceux qui ont une responsabilité doivent maitriser leur vocabulaire.

    François Hollande

    La similitude avec les lâches assassinats de sang froid des 3 militaires de Montauban d’origine antillaise et maghrébine laisse penser dans les deux cas à des motivations racistes et antisémites. Ils témoignent d’une montée préoccupante et générale de la haine et de l’intolérance religieuse dans notre pays, à l’égard de toutes les religions, quelles qu’elles soient.

    Arnaud Montebourg (député PS, communiqué, via l’AFP)

    Tuerie de Toulouse. Des enfants et une école juive.abjection totale.un fou?peut être mais le climat délétère et la haine sont des excitants.

    Corinne Lepage

    Avis aux pyromanes de la défense d’une « identité nationale » perçue comme une entité fermée, frileuse, nourrie au ressentiment et à la haine …
    Bernard-Henri Lévy

    La poudre raciste, antisémite et xénophobe répandue depuis trop longtemps dans les esprits de notre peuple fait planer sur notre République de graves dangers à la moindre mèche allumée. La tolérance et le respect d’autrui doivent prévaloir, la haine et les divisions être bannies.

    Marie-George Buffet

    Ça a l’air d’être un fou mais ce n’est peut-être pas un hasard si ça arrive en pleine campagne. Il y a peut-être un calcul politique derrière pour faire diversion par rapport à la crise.

    Philippe Poutou (candidat du NPA)

    Quand nous pensons à ce qui s’est passé aujourd’hui à Toulouse, quand nous nous souvenons de ce qui s’est passé en Norvège il y a un an, quand nous savons ce qui se passe en Syrie, quand nous voyons ce qui se passe à Gaza et dans différentes parties du monde, nous pensons aux jeunes et aux enfants qui perdent leur vie.

    Catherine Ashton (en marge d’une réunion sur la jeunesse palestinienne à Bruxelles)

    Il faut toujours se méfier des mots, mais [Gaza] c’est d’une certaine manière une prison à ciel ouvert, puisque ces gens ne peuvent pas rentrer, ne peuvent pas sortir, ne peuvent pas se baigner dans la mer. (…) J’ai vu la vie à Gaza. Ce n’est pas une situation qui peut perdurer (…) C’est la position de la France et de la grande majorité des pays qui sont par ailleurs amis d’Israël.

    Henri Guaino (plume du président Sarkozy, Radio J, 25.03.12)

    Il conviendrait donc de ne pas se demander pourquoi le fondamentalisme musulman assassine plus particulièrement des Juifs. Il faudrait — par « pudeur » et « dignité », ces mots-cachettes de la lâcheté électoraliste — ne tirer aucune conclusion politique face au terrorisme islamique et à la présence en France de militants prêts à passer à l’action armée. Il faudrait au contraire dénoncer ceux qui dénoncent les progrès d’un islam revendicatif en France — les fauteurs de troubles seraient donc ceux qui luttent contre l’islamisme. Il faudrait ne pas faire de parallèle entre cette tuerie et les slogans que l’on entend depuis des mois et des années criant « mort aux Juifs » à chaque manifestation anti-israélienne. Il faudrait détourner pudiquement le regard des rues et des mosquées où se développent les discours de guerre anti-Français et anti-Juifs. Il faudrait également ne pas se demander pourquoi les représentants de l’islam, qu’on ne cesse de présenter comme « modérés », ne font pas de la lutte contre l’islamisme une priorité si cette assimilation leur est intolérable. (…) Les journalistes, politiciens et intellectuels aveuglement pro-palestiniens, en tant que cautions morales pseudo-humanistes du terrorisme, sont coupables d’incitation à la haine. On est bien forcé de constater que ceux qui ont répandu si complaisamment leurs diatribes anti-israéliennes mensongères sont moralement responsables de la diffusion d’une haine anti-juive qui s’est concrétisée par le meurtre. (…) Cet environnement de désinformation permanente s’est illustré récemment, avec un tweet accusant Israël d’avoir tué une fillette le 11 mars : la photo qui l’illustrait concernait en fait un accident de voiture datant de 2006. La personne qui a propagé cette fausse information — reprise et diffusée par les agences de presse sans contrôle — était employée par l’ONU comme « coordinatrice de l’information et des médias dans les Territoires palestiniens occupés », ce qui laisse sans voix. Le 14 mars, Adham Abu Salmi, porte-parole du ministère de la Santé de Gaza, propage une information (obligeamment diffusée par l’Associated Press) accusant un tir israélien d’avoir tué un enfant de 8 ans, Barka al-Mugrahbi. Or, il n’y a eu aucune frappe israélienne dans la région : l’enfant est en réalité décédé suite à des tirs palestiniens lors de funérailles. Ce flot incessant de fausses informations, dont le démenti ne reçoit jamais le même écho — ce qui en soit est la preuve d’une stratégie de diffusion de mensonges et ne paraît pas rendre les journalistes plus prudents tant ils semblent pressés de porter crédit aux fausses nouvelles — conditionne à la haine d’Israël et, par assimilation, à la haine des Juifs. (…) A vrai dire, le choc n’a saisi les médias que dans la mesure où les meurtres ont eu lieu en France. Ces assassinats, quand ils ont lieu en Israël ou dans les « territoires », sont toujours excusés par ces mêmes journalistes larmoyants et accusant les enfants de 3 mois d’être des colons. La saturation de termes péjoratifs (« colonisation », « apartheid »…) qui sont sans rapport avec la situation politique réelle, la présentation systématiquement négatives des actes de défense d’Israël, les appels au boycott et le martellement médiatique ont abouti dans les consciences a une équivalence entre Israël et le Mal. Parallèlement s’est développé une intense activité de légitimation du terrorisme islamique. Choisissant de ne pas voir que les civils tués à Gaza l’étaient parce qu’ils servaient de boucliers humains aux combattants du jihad occupés à lancer des roquettes sur les villes israéliennes, certains politiciens d’extrême-gauche et certains militants européens portant fièrement le keffieh des terroristes ont tenté d’imposer des réflexes intellectuels anti-israéliens. J’ai déjà décrit comment excuser le terrorisme pour de pseudo-raisons politiques revenait à délivrer un permis de tuer des Juifs. Mohamed Merah a démontré par ses actes ce mécanisme et cette équivalence profonde dans certaines consciences entre Juifs et Israéliens, entre civils et militaires.

    Jean Szlamowicz




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