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« Le complot des Républicains contre l’économie » :-)

Posté le Samedi 17 mars 2012 par sil

Sans doute la chronique la plus drôle du moment mais aussi le meilleur sketch de Jean-Sebastien Stehli :-)

Dites-moi, mon brave Stehli, qui sont vos « certains analystes » ? Thierry Meyssan, Marion Cotillard et Jean-Marie Bigard, c’est bien ça ?

Puisque les Républicains ne peuvent pas battre Obama par eux-mêmes, certains analystes affirment qu’ils vont saborder l’économie, seul moyen d’affaiblir le président.

La preuve: dès que le prix de l’essence a monté, les sondages ont baissé pour 44th. Selon un sondage du New York Times et du Washington Post, le taux d’avis favorables oscille entre 41% et 46%, même si le Pew Center trouve des chiffres opposés: 54% pour Barack Obama et 42% pour Romney, qui engrange des délégués, mais est incapable de gagner des primaires de manière décisive.

La seule façon de battre Obama est donc, selon certains, de couler l’économie. Ils ont trouvé un réconfort dans les chiffres du Washington Post qui montrent un lien entre le prix de l’essence et la popularité de Barack Obama. Et pourquoi le prix de l’essence augmente alors que la production américaine est à son pic depuis une décennie? Parce que les appels à la guerre contre l’Iran dans les rangs des conservateurs déclenche la ferveur spéculatrice. Donc, plus le GOP appelle à la guerre et meilleur cela est pour leurs intérêts, même si ce sont les citoyens qui en font les frais. Le GOP n’est plus à cela près.

Les chiffres de l’emploi ont été bons ces derniers mois, ramenant le taux de chômage à un décent 8,3%. Le seul secteur qui traîne encore la patte est le secteur public. Et là, les conservateurs peuvent apporter leur contribution. En imposant des coupes budgétaires drastiques, ils imposent des coupes massives dans le nombre de fonctionnaires employés par les Etats et les collectivités locales.

Au niveau fédéral, les leaders Républicains, John Boehner et Mitch McConnell, ont déjà laissé entendre qu’ils voulaient revenir sur les accords budgétaires obtenus avec les Démocrates, histoire de procéder à des coupes encore plus importantes dans le budget du gouvernement. Et la loi sur les transports, adoptée par le Sénat par 85 voix contre 11, risque de prochainement heurter un iceberg dans la chambre des Représentants: si elle était adoptée, elle risquerait de créer 3 millions d’emplois. Tout est donc en place, huit mois avant l’élection, pour un sabotage en règle de l’économie par les soutiens de Romney, Santorum & Co.(source)



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18 réponses à “« Le complot des Républicains contre l’économie » :-)”

  • 18
    James:

    Paellota, si vous preniez la peine de lire les liens qui vous sont donnés, vous seriez plus circonspect dans vos propos. Je ne vous en fais pas grief, mais cette flemmardise à ne pas vouloir mettre des liens rend le débat encore plus illisible.

    L’illustration que vous donnez (via Rue89) a déjà été postée ici il y a 4 ans sur l’eXc lorsque nous débattions de la crise. Cette bande dessinée vient précisément renforcer ce que je venais de vous dire.

    Voici donc, de nouveau, la crise mais en image. C’est l’émission de Mots Croisés de 2008 (rassurez-vous, ce n’est pas l’intégralité de l’émission mais des extraits de quelques minutes). Alain Madelin et Nicolas Beytout apporte aussi quelques clarifications nuancées sur cette crise :

    I – Comprendre la Crise (La Génèse)

    II – Comprendre la Crise (Le Crédit & le Rôle de L’État)

    III – Comprendre la Crise (Actionnaire & Déposant)

    IV – Comprendre la Crise (Prime & Rémunération)

    V – Comprendre la Crise (Cycle Croissance/Récession)

    VI – Comprendre la Crise (Excès de Régulation)

    VII – Comprendre la Crise (Pérennité du Capitalisme)

    Pardon, on me dit dans l’oreillette que le déficit a en fait diminué massivement pendant les années Carter (et Nixon aussi). Toujours pas de lien, désolé, mais wikipedia est vraiment facile à consulter.

    Je ne sais pas qui est votre « souffleur » mais ces informations sont malheureusement inexacts. Sous Carter, et plus encore sous Nixon, il n’a pas diminué. Pour la première fois aux Etats-Unis, sous Nixon, les dépenses sociales ont dépassé le budget de la défense. Il suffit pourtant de consulter le dossier (PDF) du CBO sur le sujet qui vous récapitule l’histoire de la dette depuis 1790 :

    Historical Data On The Federal Debt

    Federal spending, federal debt, and GDP

    L.B. Johnson fut bien plus discipliné en la matière par rapport à Nixon. Examinez attentivement le budget qu’il soumit en janvier 1971, par exemple. De 1970 à 1975, on passe de $55 billion à $132 billion.

    En outre, sous Reagan, c’est le Congrès qui avait la main sur le budget. Et Reagan, contrairement à Obama, a gouverné avec une majorité démocrate durant ses deux mandats. Cette majorité au Congrès a été gravement laxiste sur le sujet. Les parlementaires sont restés les maîtres absolus des dépenses. Durant tout le XXème siècle, le Congrès fut majoritairement démocrate :

    Federal Debt 1901-2010

    C’est le libéral Milton Friedman qui avait conseillé à Reagan de faire amender la Constitution afin de rendre obligatoire l’équilibre budgétaire. La proposition échoua, au grand dam de Reagan.

    Autre chose : les taux d’intérêts, en 1984, étaient bien en dessous du niveau qu’ils atteignaient 4 ans auparavant.

  • 17
    paellota:

    Putain, je savais que je devais pas essayer de mettre un lien !

    http://www.rue89.com/files/subprimesRue89.pdf

    Bon voici l’adresse, il suffit de copier/coller. Désolé pour mon incompétence.

  • 16
    paellota:

    Explication simple et relativement complète des subprimes.

  • 15
    paellota:

    Pardon, on me dit dans l’oreillette que le déficit a en fait diminué massivement pendant les années Carter (et Nixon aussi). Toujours pas de lien, désolé, mais wikipedia est vraiment facile à consulter.

  • 14
    paellota:

    James: votre compréhension de la crise des subprimes est très incomplète. Il y a eu dans cette crise un énorme problème de dérégulation et/ou de non respect des règles (désolé toujours la flemme de mettre un lien, mais vraiment très facile de trouver une explication complète de la crise sur internet. Je ne doute pas que vous ferez l’effort).

    Votre compréhension du déficit également: si vous avez un déficit de 4% et une inflation, par exemple, de 5% aux USA dont la dette est libellée en dollars, cela donne au final une réduction de la dette de 1%. Ainsi, avant Reagan, l’inflation étant élevée, la dette n’augmentait pas trop. Reagan a bel et bien largement empiré la situation du point de vue budgétaire (de 33 à 53%), même si, effectivement l’inflation antérieure n’était pas le pied non plus et que la situation a largement dérapé depuis. Mais si les Républicains appliquaient vraiment leur programme, elle pourrait encore plus déraper, si cela est possible. Pour l’instant, les marchés semblent encore faire confiance aux USA, malgré Obama, puisque les taux sont encore très bas. Mais est-ce que cela durera si un Républicain pure jus arrive au pouvoir et annonce une baisse des impôts ? Franchement ça m’étonnerait.

  • 13
    James:

    Rebelote :

    CBO: Exploding debt under Obama policies

  • 12
    Sittingbull:

    Prendre comme « preuve » une manipulation du prix de l’essence par les républicains, c’est croire qu’ils sont Dieu (ou Allah)… pour finir, j’aime mieux qu’ils soient faillibles :)

  • 11
    James:

    La crise des subprimes n’est pas une crise de la dérégulation. Je vous renvoie ici pour de plus amples informations.

    En outre, et contrairement à l’idée reçue, le déficit budgétaire n’était pas plus important sous Reagan qu’il fut dans le passé : 2,5% du PNB en 1987, contre 4% en 1975.

    Il ne faut pas oublier que Reagan arrive avec un taux d’inflation à deux chiffres (13.5%) et la stagflation des années Carter. En 1982, ce taux passe à 6.2%. 1983, 3.2%. En 1986, il passe à 1.9%.

    Voici les références détaillées.

    La politique keynésienne d’Obama a totalement fait exploser les déficits.

    En 2010 déjà : Record-breaker: Obama runs up $2 trillion in debt in 421 days

    9 mois plus tard :

    Obama adds $3 trillion to national debt in less than 2 years

    CBS News : National Debt Up $3 Trillion on Obama’s Watch

    L’années dernière :

    CBO Warns Obama: Exploding US Debt a Huge Risk

    CBO: US Economy Facing Dark Times Ahead

    BREAKING: CBO Says Repealing ObamaCare Would Reduce Net Spending by $540 Billion

    CBO Director: Obama Health Law Will Cost 800,000 Jobs.

    Et aujourd’hui :

    CBO: New 10-year projected cost of ObamaCare is … $1.76 trillion

  • 10
    Galahad:

    paellota :
    Vous devriez prendre garde à ne pas abuser des superlatifs. Si vous qualifiez d »‘abyssaux » les déficits reaganiens (on aimerait bien, ne serait-ce qu’en France, en être à 53% du PIB), vous risquez d’être à court au moment de commenter les déficits obamiens.
    Les déficits budgétaires reaganiens ont beaucoup à voir avec le Congrès et son refus des coupes budgétaires préconisées par l’Administration Reagan.
    La Reaganomics (càd pour faire vite la politique de l’offre) a créé en revanche les conditions d’une croissance forte et durable, qui rendait au demeurant ces déficits bien plus acceptables que ceux d’aujourd’hui, que ne vient gager qu’une croissance anémique.

    Quant à Thatcher responsable, après avoir quitté le pouvoir en 1992, d’une cure d’austérité initiée en 2011… passons.

    Non, l’augmentation des impôts n’est jamais la solution à une crise d’endettement et de croissance. Le cas grec en est l’illustration. Sur ce point, je crois les marchés plus lucides que vous.

  • 9
    paellota:

    Je n’ai trouvé de chiffres que pour les USA, mais sous Reagan l’endettement est passé de 33 à 53% du PIB… Eloquent. Pour la performance, on repassera. (Flemme de mettre un lien, chiffres facilement trouvables sur wikipedia).

  • 8
    paellota:

    Oui, sauf que ce sont précisément Reagan et Thatcher qui ont commencé avec les déficits abyssaux de leurs pays respectifs (bien aidés par d’autres par la suite il faut avouer). Si l’Angleterre est dans une cure d’austérité de cheval, ça a bien quelque chose à voir avec Thatcher. Et les USA devront choisir entre augmenter les impôts d’une manière ou d’une autre ou sombrer complètement. Les marchés ne s’y tromperont pas dans l’hypothèse où les Républicains gagneraient et (hypothèse totalement absurde) tiendraient leurs promesses de campagne : la crise de subprimes paraîtra une aimable promenade de santé.

  • 7
    James:

    Reagan et Thatcher étaient jugés dogmatiques et extrémistes, eux aussi, avant d’être élus – et même souvent après.

    Ceux qui chez nous jugent les Républicains d’aujourd’hui excessifs sont souvent ceux qui jugent que l’UMP est libérale.

    Très juste. Pierre-Yves Dugua, du Figaro économie, va justement dans le sens de Galahad :

    Le « canyon » entre la droite américaine et française

  • 6
    Galahad:

    Reagan et Thatcher étaient jugés dogmatiques et extrémistes, eux aussi, avant d’être élus – et même souvent après.
    Ceux qui chez nous jugent les Républicains d’aujourd’hui excessifs sont souvent ceux qui jugent que l’UMP est libérale.

  • 5
    paellota:

    C’est n’importe quoi. Ceci dit, si les Républicains sont élus, là, ils vont vraiment couler l’économie, tellement ils sont devenus extrémistes et dogmatiques. Je me réjouis de voir la tronche des marchés quand ils annonceront une baisse d’impôts. Aouch ! Ce qui embêtant c’est que le monde entier en ressentira les effets.

  • 4
    Le Canard Déchainé:

    Du n’importe qouoi – il n’est pas indispensable dispensable de poster tous les articles a la con de la me(r)diatique franchouillarde !!!

  • 3
    michael:

    Connerie absolue ! Les candidats republicains n’ont aucune action possible sur la politique de l’administration Obama et la speculation sur le brut est une donnee fixe a chaque tension dans le Golfe Aux dernieres nouvelles c’est Obama qui a mis en place les sanctions qui enervent tant les Iraniens . Ca s’est passe exactement de la meme facon lors des guerres Iran Irak et des deux GulfWars . Une brusque montee et ensuite des qu’on voit que la production n’est pas affectee ni reduite les cours se stabilisent et meme baissent ..Obama n’avait pas besoin de declencher des hostilites : ses simples menaces ont suffi !

  • 2
    MERCATOR:

    Je n’aime pas obama, mais les tartignols du camp républicain sont tellement mauvais, qu’à cote il semble compètent, notons au passage que la corrélation entre le prix de l’essence et la cote d’obama confirme la haute conscience politique du pekin lambda us.

  • 1
    sil:

    Plutôt qu’au Figaro, ce guignol devrait écrire au Monde Diplodocus…




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