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Pensée magique gaucho

Posté le Mercredi 22 février 2012 par sil

Pierre Larrouturou invoque l’esprit de Roosevelt pour reformer la France. Du grand guignol

Et si Roosevelt réformait la France

Inspiré par le célèbre président américain, le collectif citoyen Roosevelt 2012, composé de personnalités de tous horizons, propose 15 idées pour sortir de la crise.

C’est un petit livre rouge. En décembre dernier, l’économiste Pierre Larrouturou a le moral dans les chaussettes. Depuis cinq ans, il s’est démené pour alerter les responsables politiques. Il s’interroge. Qu’a-t-il fait concrètement pour agir ? Il tourne en rond devant sa bibliothèque puis s’attarde sur un livre qui va le décider à se lancer.

C’est Histoire des Etats-Unis par René Rémond. Le passage sur le « New Deal » (lire ci-contre) de Franklin D. Roosevelt en 1933 crée le sursaut. La volonté politique peut réformer les systèmes, et vite. Economistes, politiques, philosophes et acteurs civils se réunissent autour de lui pour former un collectif hétéroclite. Avec deux idées simples : la crise est plus grave que ce que l’on veut bien nous dire, mais il n’y a pas de fatalité. Il suffit de rendre la vue à nos dirigeants, tant à gauche qu’à droite, malgré la sensibilité affichée du mouvement.

« Le premier objectif de Roosevelt 2012, c’est de dire : si on ne change pas de politique, on se dirige vers une crise majeure », insiste Pierre Larrouturou. « Il y a deux bombes dans l’économie mondiale : la dette des Etats-Unis et la Chine, qui souffre d’une bulle immobilière sans précédent et qui voit ses exportations reculer en masse”, alerte l’économiste.

L’ont rejoint dans son combat Stéphane Hessel, Edgar Morin, Lilian Thuram, Bruno Gaccio… (NDLR : :D :D :D que du lourd !!!) “Nous n’avons que quelques mois pour changer en profondeur le système. A défaut, ce sera l’effondrement.” Mais tout n’est pas noir, martèle le collectif. « Nous souhaitons contribuer à la formation d’un puissant mouvement citoyen, d’une insurrection des consciences, qui puisse engendrer une politique à la hauteur des exigences », écrivent Stéphane Hessel et Edgar Morin.

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Roosevelt 2012 : les six propositions phares

Redonner de l’oxygène à nos Etats

La Réserve fédérale américaine a secrètement prêté aux banques la somme gigantesque de 1.200 milliards au taux incroyablement bas de 0,01 %. Au même moment, les peuples subissent des plans d’austérité, les marchés financiers ne prêtant de l’argent aux États qu’à des taux de 6, 7 ou 11 %. On ne peut pas continuer à chouchouter les banques en maltraitant les Etats et les peuples. Nous proposons que la « vieille dette » de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Mettre fin au sabordage fiscal national

Pour sortir de la dépendance aux marchés et rééquilibrer les comptes publics, il existe d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans. L’annulation des baisses d’impôts votée depuis 2000 apporterait chaque année 100 milliards de plus dans les caisses de l’Etat. Le déficit se transformerait alors en excédent.

Limiter au maximum les licenciements

L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que la France. Pourtant, le chômage y a augmenté six fois moins. Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats ont négocié que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salariés. Le principe est très simple : au lieu de licencier 20 % des effectifs, une entreprise qui voit baisser son chiffre d’affaires de 20 % va baisser son temps de travail de 20 % et garder tous les salariés.

Lutter contre les délocalisations

« Le travail n’est pas une marchandise. (…) Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale », affirmait Roosevelt en 1944 lors du sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect de règles sociales. Des règles très concrètes à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis 30 ans de prospérité sans dette.

Investir dans une vraie politique du logement

Peut-on supprimer 40.000 emplois dans le secteur du bâtiment quand il manque 800.000 logements en France et que le niveau des loyers est tel que 1.800.000 ménages ont de grandes difficultés pour payer leurs loyers ? La part des dépenses engagées par la collectivité publique en faveur du logement est à son niveau le plus bas depuis 30 ans. Aux Pays-Bas, une grande partie du Fonds de Réserve des Retraites (FRR) a été investie dans la construction de logement social. Pourquoi ne pas faire de même en France ?

Négocier un autre partage du temps de travail

Il est très difficile de trouver un emploi stable avant 28 ou 30 ans. Puis, entre 30 et 40 ans, on demande aux gens de travailler plein-pot et de tout réussir : vie privée et vie professionnelle. Puis vers 55 ans, on les jette comme de vieux mouchoirs tout en leur demandant de cotiser plus longtemps. Ce partage du travail profite essentiellement aux actionnaires dont les revenus n’ont jamais été aussi élevés. Le dossier du temps de travail doit être rouvert et débattu sans tabou. Sans doute faut-il l’aborder avec une méthode différente de celle employée dans les années 90, en ayant une vision de l’ensemble des temps sociaux (temps de travail, formation, retraites, temps personnel…) et en laissant plus de place à la négociation.



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13 réponses à “Pensée magique gaucho”

  • 13
    SL:

    S-L, lui c’est lui, et moi c’est moi.

  • 12
    sil:

    SL ou SLK ???

  • 11
    SL:

    Rocard est raccord.

  • 10
    SL:

    C’est simple, il suffit d’appliquer le programme du CNR (le programme de la Résistance) + celui de Roosevelt (le New Deal), et tout sera résolu, tout ira comme sur des roulettes, l’avenir sera rose, plus de chômage, plus de délocalisations, plus de mondialisation, plus de spéculation, plus de Sarkozy, plus de Guéant, plus de Fouquets, plus de juifs, oh pardon, je voulais dire plus de suif..

  • 9
    sil:

    Bonjour MKL,

    Avec ce genre d’argument on ferait des 35 heures un modèle pour la galaxie toute entière au motif qu’elles sont en place en France.

    Expliquez-nous plutôt en quoi tout ça serait réalisable et positif pour nos salariés, nos entreprises, notre économie, notre pays, dans le contexte actuel (bien différent de celui des années 30) de dette publique, de concurrence internationale, etc…

  • 8
    MKL:

    Leurs propositions ne sont peut-être que des « âneries » mais la plupart d’entre elles sont déjà en place en France localement ou à l’étranger, cf :

    - « Kurzarbeit » en Allemagne depuis 2008 pour stopper les plans de licenciement (1.5 millions de salariés passé à 30h/semaine)
    - Fonds de réserve des retraites réorientée vers la construction de logements aux Pays Bas depuis 20 ans
    - Semaine de 4 jours en place dans 400 PME en France depuis 15 ans (Mamie Nova, Fleury Michon, Ducs de Gascogne…)

    etc…

  • 7
    sil:

    Et oui, only in France…

  • 6
    Galahad:

    Compte tenu du track record de Roosevelt en matière de création d’emplois et de redressement de l’économie des Etats-Unis, c’est manifester une ignorance crasse de l’histoire économique que d’invoquer ses mânes en vue de « sortir de la crise ».

    En même temps quand on voit la liste de branquignols derrière cette initiative, on n’est pas surpris. Un peu déçu quand même, en ce qui me concerne, par Rocard, qui a l’air de connaître les mêmes problèmes de vieillissement mental accéléré que Chirac.

  • 5
    Sittingbull:

    Nnu, c’est la définition de Freud. La pensée mythique cherche à expliquer le monde (son origine), non à le conformer à nos idées. Vautrin se trompe ;)

  • 4
    sil:

    Pensée magique dans le sens où ils prennent leurs désirs (ou délires) pour des réalités passées, présentes ou possibles… ais-je tort ? ;-)

  • 3
    Vautrin:

    Maintenant ce que j’en dis..
    (toujours cochonnerie de clavier)

  • 2
    Vautrin:

    Zut et cochonnerie de clavier !
    C’est évidemment des âneries, que la politique de Roosevelt. Mais je ne dirais pas que c’est une PENSÉE magique (la magie se référant à une pratique technique), mais bel et bien une pensée MYTHIQUE où les mots tiennent lieu de réalité.

  • 1
    Vautrin:

    C’est évidemment des âneries, que la politique de Roosevelt. Mais je ne dirais pas que c’est une PENSÉE magique (la magie se référant à une pratique technique°, mais bel et bien une pensée MYTHIQUE




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