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Débat républicain du 16 janvier à Myrtle Beach

Posté le Vendredi 20 janvier 2012 par sil

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« Les immenses qualités de Newt Gingrich » par Guy Millière

Un débat entre candidats républicains a eu lieu lundi 16 janvier au soir à Myrtle Beach, en Caroline du Sud.

Ce débat a, à mes yeux, été le plus passionnant depuis le début de la campagne. Cela a sans doute été dû au fait qu’il n’y a plus que cinq candidats, ce qui permet à chacun d’entre eux de disposer de davantage de temps pour s’exprimer et développer ses arguments. Cela est dû aussi à la qualité des journalistes : les puissances invitantes étaient Fox News et le Wall Street Journal, deux institutions conservatrices dont on pouvait attendre des questions précises, sérieuses et acérées. Les candidats se sont exprimés et ont développés leurs arguments. Les questions ont correspondu aux attentes.

Tous les sujets importants ont été abordés, de la politique économique à la politique étrangère. Des dialogues, parfois vifs, ont eu lieu entre les uns et les autres.

Il en a découlé des clarifications et, selon moi, un motif d’inquiétude.

Les clarifications ont concerné Ron Paul, Rick Santorum, Rick Perry et Newt Gingrich. L’inquiétude concerne Mitt Romney.

Ron Paul a tenu, comme à son habitude, des propos logiques en matière économique, mais, comme à son habitude aussi, des propos absolument insensés en politique étrangère. Le fait de disposer de davantage de temps a fait qu’il s’est enfoncé davantage et a semblé un fou ou un gauchiste, à moins que je ne doive dire, un fou et un gauchiste. Nier à ce degré le danger de régimes fanatiques et totalitaires dans un débat destiné à une large audience ressemble à un suicide. Ron Paul ne peut attirer que des fous, des gauchistes ou des membres de sa propre secte. Il se trouvera encore en France des gens pour dire que c’est un libéral classique, je sais. Il faudra dans ce cas rajouter une mention : radical classique tendance Ahmadinejad. Si quelqu’un peut m’expliquer en quoi Ahmadinejad est un libéral, je suis preneur. Ron Paul restera dans la course. Il aura dix pour cent, au mieux. Il est une nuisance difficile à supporter, mais qu’il faut supporter sans doute car il serait plus nocif encore à l’extérieur qu’à l’intérieur du camp républicain auquel il n’appartient pourtant pas.

Rick Santorum a montré qu’à ce niveau, il manquait de souffle et d’ampleur. Il a révélé les limites du « social conservatism » : c’est un candidat burkéen au sens où il accorde de l’importance au contrat éthique et culturel qui lie les générations entre elles et qui forment l’humus d’un pays, mais sa dimension burkéenne le conduit à accepter des éléments de redistribution sociale qui l’éloignent d’une vision plus lockéenne du contrat. Le « social conservatism » qu’il incarne semble dès lors limité. Rick Santorum ne fait pas la synthèse reaganienne entre Burke et Locke, et il ne peut donc pas élargir son champ électoral à l’ensemble des conservateurs. Il devrait réaliser un score moyen, et ne pas rester dans la course très longtemps encore.

Rick Perry, lui, s’est montré solide, cohérent, bien meilleur qu’il ne l’a été dans les débats précédents. Sa candidature apparaît comme une occasion manquée. Il s’est sans doute insuffisamment préparé. Il devra en tirer la leçon : l’image qu’on donne de soi en premier compte et reste dans les esprits. Il a raté ses premiers débats. Il ne s’en est jamais relevé. Il ne s’en relèvera pas. Il va réaliser un score assez bas, ce qui est dommage, et il va sans doute quitter la course. Il aurait mérité mieux, car c’est un excellent gouverneur du Texas. C’est ainsi.

Newt Gingrich a été l’orateur de la soirée, et il s’est révélé tel qu’en lui-même. Quels que soient les reproches qu’on lui adresse, Gingrich est le meilleur orateur de tous, et de loin. Il est le penseur de plus cohérent. Il dispose d’une culture historique, économique et philosophique qui le place à cent coudées au dessus du lot. Il serait le meilleur, et de très loin, pour faire éclater la baudruche Obama au yeux du monde, car Obama est une baudruche et nul ne pourrait le démontrer mieux que Gingrich. On peut ajouter que Gingrich est un combattant. Voici trois semaines, il était en tête des sondages. Le tir de barrage lancé contre lui par Mitt Romney à coups d’annonces publicitaires en Iowa l’a fait chuter. Il a répliqué très tardivement. Je doute qu’il puisse remonter la pente. Je trouve cela extrêmement regrettable.

Gingrich n’a pas eu le soutien des instances du parti républicain et des éditorialistes conservateurs, qui ont pensé qu’il était trop peu centriste pour avoir une chance de toucher les électeurs indépendants. Je trouve cela aussi extrêmement regrettable. Je pense, comme Thomas Sowell, qu’il aurait fallu un homme de l’étoffe de Gingrich pour faire chuter Obama et pour entreprendre ensuite l’œuvre herculéenne de redresser les Etats-Unis après le désastre.

Les instances du parti républicain et les éditorialistes conservateurs ont misé sur Mitt Romney et n’ont pas arrêté de dire que sa modération lui donnait les meilleures chances. J’ai toujours eu des doutes sur ce sujet. Ce calcul avait déjà été celui qui avait conduit à choisir John McCain, avec le succès que l’on sait. Il avait conduit à choisir d’autres perdants dans le passé.

On reproche à Mitt Romney d’avoir changé souvent de positions : un commentateur disait ironiquement hier que Mitt Romney avait en lui davantage de positions que le Kama Sutra.
Mitt Romney incarne en supplément le capitalisme financier, ce qui n’est pas un atout dans le contexte américain actuel, et j’énonce seulement une réalité, pas du tout un jugement sur le capitalisme financier.

Il parle bien et a des réponses précises, mais son débit manque de chaleur, ce qui l’empêche de susciter une adhésion nette.

On a pu voir, dans le débat de lundi soir qu’il avait des difficultés à captiver l’auditoire, ce qui risque de le desservir face à Obama.

On a pu voir aussi qu’il pouvait être déstabilisé par des attaques, ce qui est plus préoccupant. S’il lui est difficile de résister aux attaques d’autres républicains, comment résistera-t-il aux attaques de Barack Obama ? Je dois dire que j’ai des doutes, quand bien même s’il est le candidat républicain, je le soutiendrai, tant je pense crucial qu’Obama quitte au plus tôt la Maison Blanche.

Mais je doute aujourd’hui encore davantage qu’hier qu’il soit le meilleur candidat et le plus à même d’être à la hauteur de la tâche.

© Guy Millière pour www.Dreuz.info

sil @ 16:26
Catégorie(s): Politique américaine


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59 réponses à “Débat républicain du 16 janvier à Myrtle Beach”

  • 59
    James:

    Warning To Democrats: Romney Is a Stronger Candidate Than You Think

  • 58
    James:

    The Real Reasons Conservatives Oppose Gingrich

  • 57
    James:

    Jean-Sébastien Stehli : La grande honte du Figaro

  • 56
    James:

    Gallup: Romney edges Obama in swing states

  • 55
    James:

    Pierre-Yves Dugua tire sur tout ce qui bouge :

    Newt Gingrich est un cas à part. Le leader républicain qui ne veut pas céder l’investiture à Mitt Romney, inspire la plus grande méfiance dans les rangs de « l’establishment » républicain et parmi les modérés. Contrairement à ce que je lis souvent, ce n’est pas parcequ’il est très conservateur. D’autre prétendants républicains étaient tout aussi à droite, voire plus. Ils ne faisaient pas peur comme Newt Gingrich.

    Ce géorgien de 68 ans est entré dans l’histoire du Parti républicain en reprenant en 1994 aux démocrates la majorité à la Chambre des représentants qu’ils contrôlaient depuis 40 ans. C’est un idéologue, égocentrique, aggressif, imprévisible, incapable de discipline. Il est en outre éthiquement douteux. Personnellement je le trouve aussi méchant. Tout simplement.

    Pour les « indépendants » qui feront l’élection en novembre 2012, c’est à dire pour l’américain moyen qui n’est pas particulièrement partisan, Newt Gingrich est un épouvantail. À moins que l’économie américaine s’effondre à nouveau, je ne vois pas comment Newt Gingrich pourrait battre Barack Obama.

    Imaginez le clash: d’un côté un homme élégant, mince, assez sportif, souriant, calme, sympathique bien qu’un peu trop amoureux de lui-même et manquant de courage politique, qui se présente en centriste et défenseur des classes moyennes: Barack Obama. Ce président sortant évite de parler de ce qui fâche: la dégradation des États-Unis, l’envolée de l’endettement, l’urgence de réformer les systèmes sociaux, l’échec de son programme de relance par la dépense publique. Il concentre pour le moment son discours sur une priorité: augmenter les impôts des riches au nom de l’équité. À l’image d’un candidat européen, il affirme que l’État a une solution à tous les problèmes.

    Face à lui, un gros lard, mal coiffé, en colère permanente, qui ne sourit que lorsqu’il se brûle, qui parle de révolution. Il veut tout remettre à plat: la fiscalité, la santé, la justice, l’école, l’immigration. Il veut casser l’État fédéral qu’il juge en faillite. Gingrich incarnait le Tea Party avant que le Tea Party existe. Son « Contrat avec l’Amérique » pour gagner en 1994, c’était en fait en gros le programme du Tea Party aujourd’hui.

    Gingrich a un atoût important: il est intellectuellement brillant. C’est souvent le cas de fous. Il parle sans notes. Il donne l’impression de connaître tous les dossiers. Il est très bon pédagogue. Il a l’esprit de synthèse, le sens de la formule et de la provocation. C’est un tribun, très cultivé, probablement plus proche d’un homme politique du XIXième siècle que du XXIième. Quand « Newt » passe à la télé, on ne s’ennuie pas. Tout peut arriver. Le pire ou le meilleur.

  • 54
    James:

    On doit noter que Newt Gingrich, tout en prononçant d’excellentes réponses sur tous les sujets de fond qui ont pu être apporté, et en défendant économiquement des positions de supply sider, reposant sur la flat tax et la déréglementation, et géopolitiquement, la nécessité d’une Amérique forte pour que la liberté avance sur terre, a été souvent sur la défensive face aux attaques de Mitt Romney, semblait fatigué, et a sans doute perdu tout espoir de l’emporter en Floride et d’être le candidat. On doit souligner que Mitt Romney a dominé sans vraiment convaincre, sans procéder à des explications de fond, et simplement en se montrant agressif contre la personne de Newt Gingrich.

    Il ne fait guère de doute, sauf retournement de dernière minute, que Mitt Romney l’emportera mardi soir. Il semble assuré, le cas échéant, qu’il l’emportera ensuite dans le Nevada le 4 février : dans un Etat peuplé à trente pour cent de mormons, un Mormon part avec un avantage très net. Romney devrait ensuite l’emporter dans le Maine et le Colorado.

    Il semble assuré, si les choses se passent ainsi, que Mitt Romney sera le candidat républicain face à Barack Obama.

    Je dois dire que c’est une perspective qui ne m’enthousiasme pas.

    Mitt Romney sera candidat par défaut : parce que ses adversaires potentiels seront tombés les uns après les autres et parce que les tea parties et le mouvement conservateur ne sont pas parvenus à s’accorder sur le choix d’un candidat.

    Il sera le candidat qui reste, celui vers lequel ceux qui ne veulent pas d’une réélection d’Obama se tourneront, faute de mieux.

  • 53
    James:

    The Voter Intensity Gap Doesn’t Favor Obama

    Rasmussen in FL: Romney 44, Gingrich 28

  • 52
    James:

    L’article vise juste.

  • 51
    Sittingbull:

    Newt is not the problem

  • 50
    James:

    Le programme Constellation

  • 49
    James:

    Gingrich joue dans la cour des petits.

    Georgie, lui, voyait beaucoup plus loin.

  • 48
    sil:

    Gingrich promet aux Américains de coloniser la Lune. On peut qu’il sait me parler :-)

  • 47
    James:

    So now is as good a time as any to remind people one of the core claims made by Barack Obama during his presidential campaign wasn’t simply that he would heal the planet; he would also heal the nation’s political breach. He would elevate the national debate.

    Reason would prevail over emotion. He would do away with what he called the “50 plus one” style of governing. Obama would “turn the page” on the “old politics” of division and anger. He would end a politics that “breeds division and conflict and cynicism.” He would help us to “rediscover our bonds to each other and … get out of this constant petty bickering that’s come to characterize our politics.” He would “cast off the worn-out ideas and politics of the past.”

    “I will listen to you,” Obama said on a stage in Grant Park on the night of his election, “especially when we disagree.”

    His election, he informed us, was a sign we had “chosen hope over fear, unity of purpose over conflict and discord.” On the day of his inauguration he came to proclaim “an end to the petty grievances and false promises, the recriminations and worn-out dogmas that for far too long have strangled our politics.”

    “The time has come to set aside childish things,” he told us on the day of his inauguration. And to paraphrase the Book of Isaiah, a community organizer shall lead us.

    Where Obama has led us, it turns out, is to as much polarization as we have ever seen. Our divisions are deeper than they were. Our common ground is less than we could have imagined. Conflict and discord prevail over unity of purpose. Petty bickering characterizes our politics. Obama has wrapped himself in worn-out ideas and the politics of the past. And we have not even fully engaged in the 2012 presidential campaign, which will make our present disunity look like the land of milk and honey.

  • 46
    James:

    Obama Ratings Historically Polarized

  • 45
    cynique ultralibéral antireligieux:

    En ce qui concerne le « patriot act » et le récent « national defense authorization act », je n’ai guère trouvé de renseignements vraiement précis sur ce qu’en disent les impétrants du GOP ( si ce n’est Ron Paul, dont les courageuses positions sur ce sujet sont connues).

    Par contre, l’opinion de l’ »humaniste » Obama est connue…

    http://www.dailymotion.com/video/xnyfa1_obama-et-la-loi-sur-la-detention-prolongee-loi-ndaa_news

  • 44
    Pêche:

    Ron Paul, Non aux plans de sauvetage pour l’Europe !
    http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-non-aux-plans-de-sauvetage-pour-l-europe-.aspx?article=3728415596G10020

    … mais c’est au rayon des incapables (coucou Sil, à bientôt… je suis « charette » d’ici là ;-))

  • 43
    James:

    New Rasmussen poll in FL puts Romney up by 8

    Suffolk poll: Romney stronger in FL than Gingrich against Obama by 14 points

  • 42
    Dror:

    En fait, de l´avis de beaucoup, la seule chance pour Obama de gagner est que ce cinglé de Gingrich soit candidat républicain…

    Remarquez, ce brave Newt vient d´annoncer une base permanente sur la lune : cela sera toujours mieux que d´envahir et d´occuper des pays du Moyen-Orient.

    Et la position de Ron Paul en matière de politique étrangère est évidemment la meilleure pour les ricains et… le reste du monde.

  • 41
    James:

    Former RNC chair: Idea of new GOP prez entrant in February ‘just outright stupid’

    Et pourtant… :

    POLL: 33% of GOP Voters Want New Candidate To Enter Race…

  • 40
    James:

    Pelosi: I know something about Gingrich that ensures he’ll never be president

  • 39
    James:

    11 stunning revelations from Larry Summers’s secret economics memo to Barack Obama

  • 38
    James:

    Confusion :

    Gingrich aujourd’hui : I supported Goldwater

    Gingrich hier : I supported Rockefeller over Goldwater

  • 37
    lagrette:

    ====>>>Gingrich Group Releases Freddie Mac Contract

    C’est different du rapport qu’il a ecrit sur Freddy Mac pour justifier son « embauche », et qui pourrait prouver si oui ou non il faisait du lobbyisme pour la GSE.

  • 36
    lagrette:

    ====>>>D’autant plus que Santorum et Mitt sont tous les deux catholiques…
    Mitt est de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormon).

    Je voulais dire Santorum et Newt !!! Toutes mes excuses…J’ai comme dans l’idee que les cathos prefereraient un president catho !

  • 35
    James:

    The damage to Romney’s campaign could extend beyond South Carolina for this reason: The central premise of Romney’s candidacy is that he is the best man to beat Obama. But in South Carolina, Gingrich borrowed directly from Obama’s playbook, launching the exact same attack Obama will use against Romney this fall if he is the nominee. Romney responded with all the agility of a deer caught in headlights. He had a chance to show just how he would take the fight to Obama in November — and he failed miserably.

    This should raise a question in the minds of GOP voters: If Romney can’t defend free-market capitalism against Gingrich, how will he be able to defend it in the fall against Obama?

  • 34
    James:

    Finalement, c’est fait :

    Gingrich Group Releases Freddie Mac Contract

  • 33
    James:

    Pawlenty: Newt Gingrich as a potential nominee for president? Really? I mean, really?

    J’ai l’impression qu’avec un tel déni de part et d’autre de l’échiquier républicain, Newt risque de vraiment se retrouver nominé, au grand dam des supporters de Romney.

    Si c’est le cas, la deuxième séquence sera intéressante, à savoir le choix du Vice-Président. Dans le cas de Romney, cela serait tout aussi intéressant.

  • 32
    James:

    D’autant plus que Santorum et Mitt sont tous les deux catholiques

    Mitt est de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormon). ;-)

    Ceci étant, j’ai aussi l’impression que les électeurs de Rick souhaitent éviter Newt.

    Sans etre specialiste de la chose, je doute que Newt ait le droit de faire ca, vu que ca serait reveler des secrets professionels de Freddy Mac.

    En effet, je doute également que ses anciens clients apprécieraient. Ce qui explique vraisemblablement pourquoi, sauf erreur, que les parlementaires démocrates (gros contributeurs de Fanny Mae et Freddy Mac) n’aient peut-être pas fait la même requête…

  • 31
    lagrette:

    D’autant plus que Santorum et Mitt sont tous les deux catholiques…

    Mitt est passe a l’attaque ce matin reclamamt a Newt qu’il publie le rapport de ses recommandations a Freddy Mac quand il en etait consultant… Sans etre specialiste de la chose, je doute que Newt ait le droit de faire ca, vu que ca serait reveler des secrets professionels de Freddy Mac.

  • 30
    James:

    Si Santorum se retire, il est probable que ses électeurs se dirigeront vers Newt. Je vois mal un transfert de Santorum à Mitt, mais tout est possible…

  • 29
    James:

    Rasmussen in FL: Gingrich 41, Romney 32

  • 28
    James:

    Mitt encaisse mal

  • 27
    James:

    Mitt Gave Us Newt

  • 26
    James:

    Certains au Figaro doivent quand même rire à la lecture de ses billets.

    Newt Surges to Lead in Fla., Romney Trails by 8 Points

  • 25
    lagrette:

    Stehli… Je viens de lui repondre. Je n’arrive pas a comprendre que Le Figaro ait un journaliste aussi nul pour tenir son blog sur les USA.. C’est pathetique !

  • 24
    James:

    COLUMBIA, SC They won’t say it publicly — they don’t want to appear churlish or disrespectful on a night they took a serious beating — but it’s no exaggeration to say that even after losing the South Carolina primary to Newt Gingrich, members of Mitt Romney’s circle find it absurd — almost crazy — that the former House speaker has even a ghost of a chance of becoming the Republican Party’s presidential nominee.

  • 23
    James:

    Jean-Sébastien Stehli est hors de lui

  • 22
    James:

    C’est exact, Lagrette. C’est pour cela que le match de Floride sera très intéressant.

    Historiquement la Caroline du Sud a toujours vote pour le candidat qui gagne la nomination a la fin

    C’est en effet toujours le cas depuis 1980.

  • 21
    lagrette:

    la campagne Romney est aussi peut-etre « trop bien organisee »… Voir le commentaire ci-dessous ( robocall : coups de telephones automatises d’un candidat ou d’un de ses soutiens pour vous pousser a voter pour lui) :

    Regarding Romney’s loss, one thing I have not seen mentioned is the robo calls. All this week, the Romney campaign flooded republicans with robo calls. From Monday through Friday we would get literally four to five calls a night. They would come sometimes ten minutes apart. If you did not answer them, they left long messages on your answering machine. I turned off our phone on Weds, but when I turned it back on, on Friday, they were still calling so I turned it off again. This REALLY pissed off a lot of people I talked to, me included–our son works at night a lot and we try to keep in touch via that line so I was especially unhappy.

  • 20
    lagrette:

    A James : les chiffres que vous citez pour Romney en Floride étaient similaires en Caroline du sud il y a une semaine… donc les dix jours qui viennent devraient etre interessants !

  • 19
    lagrette:

    Oops… J’ai oublie de me relire :
    Historiquement la Caroline du Sud a toujours vote pour le candidat qui gagne la nomination a la fin… Est-ce la fin d’une serie chanceuse ou est-ce un signe que Gingrich is « the One » ? )

  • 18
    lagrette:

    Historiquement le candidat qui gagne la Carolyn du Sud a toujours vote pour le candiadat qui gagne la nomination a la fin… Est-ce la fin d’une serie chanceuse ou est-ce un signe que Gingrich is « the One » ? :-))

  • 17
    Sittingbull:

    @lagrette:
    La victoire de Gingrich prouve que la plupart des gens n’aiment les médias, porteurs d’eau du parti démocrate sans l’avouer, pas qu’il est présidentiable. Ceci dit, il a eu raison de les remettre à leur place. En second lieu, les médias ne sont pas pour Romney. Ils montent systématiquement en épingle les candidats qui sont le moins en mesure de battre leur poulain à la Maison Blanche. Enfin, il leur faut du sensationnel, qui vend; avec un Romney inévitable, la course à la nomination risquait de devenir un somnifère…

  • 16
    James:

    Scrutinize President Obama’s record

  • 15
    James:

    Prochaine étape, la Floride. Or là-bas, il semble que Romney fasse mieux que Gingrich :

    Rasmussen in FL: Romney 41, Gingrich 19, Santorum 15

    N’oublions pas les primaires républicaines de 1976. Reagan gagna la Caroline du Sud mais perdit la Floride face à Ford.

  • 14
    lagrette:

    Autre commentaire qui va dans le meme sens :
    Newt Gingrich routed Mitt Romney in South Carolina because he routed the media first. A Public Policy Polling survey of likely South Carolina primary voters completed on Friday revealed that 77 percent said they had an unfavorable opinion of the media. Among the most conservative South Carolina primary voters, fully 89 percent had an unfavorable opinion of the media. The same poll showed Gingrich beating Romney in the primary, 37 percent to 28 percent — fairly close to the actual outcome.

    Conservatives not only resent the liberal media for trying to pick the Republican nominee (n.b. the media prefer Romney) but they also resent Republican politicians who, once elected, spend their careers appeasing the media while abandoning conservative principles (n.b. the supine leadership of the Republican party in the House of Representatives). Conservatives want a president whose attitude toward the media matches the attitude Gingrich has shown in recent debates. A president with that kind of attitude, they hope, might actually govern as a conservative.

    There are now three viable candidates — Rick Santorum, who won Iowa; Romney, who won New Hampshire; and Gingrich, who won South Carolina — in what could be a protracted Republican primary battle. The eventual winner may be the candidate who best persuades voters he will stand for conservative principles while standing against the establishment media.

  • 13
    lagrette:

    Newt won big tonight…

    Commentaire de Hugh Hewitt sur NRO :

    The South Carolina electorate didn’t vote for a person or a platform; they voted for a personality — the fiery, combative, MSM-hating Newt. They want the GOP nominee to charge at the president, throw around the term Alinksyite, push back at John King and Juan Williams, and shout out the absurdity of Barack Obama as president and the destructiveness of his combination of epic incompetence and awful ideology.

    I suspect that the GOP as a whole has a lot of this pent-up anger at the Manhattan-Beltway media elites, and they too have been cool to cool hand Mitt as a result.

    But if, having been indulged, that passion for a political fistfight ebbs and the desire to win grows, Romney will be a much, much better nominee for having blown a round on points and too timid by far a strategy.

  • 12
    James:

    ce qui me fait dire que notre bon Millière a une drôle de façon de percevoir certaines choses…

    Guy souhaiterais, je pense, qu’un conservateur soit nommé au lieu de Romney (un Wishy-Washy Conservative, comme on dit aux Etats-Unis) dont il pressent, à tort ou à raison, qu’il rentrera plus ou moins dans les faveurs de la presse européenne et française en particulier.

    Quant à la journaliste du WSJ, roarrrrrrr…

    C’est Kelly Evans. Dont un bloggeur disait récemment la chose suivante :

    Not exactly a celebrity, but I’m sure a lot of traders lust over her when she stutters through morning market reports…

    Evans, de nouveau, en bonne compagnie

  • 11
    sil:

    Je viens de finir de visionner tout le débat. ça manque de propositions concrètes mais je suppose que ça viendra.

    Pour le reste, je maintiens ma première impression. Romney m’en fait une bonne (il manque quand même un petit truc, de la chaleur peut-être) et Gingrich celle d’un monsieur qui brasse beaucoup d’air (même son langage corporel le trahit sur ce terrain), ce qui me fait dire que notre bon Millière a une drôle de façon de percevoir certaines choses…

    Ah oui, c’est bon, je maitrise le concept de super PAC. A force d’entendre ce mot j’ai dû faire quelques recherches.

    Sinon, le présentateur a vraiment des oreilles inesthétiques. Quant à la journaliste du WSJ, roarrrrrrr…

  • 10
    James:

    Why even with Gingrich’s surge, Romney is still the likely nominee

  • 9
    James:

    Débat de haut vol. Les comptes-rendus qu’on retrouve dans Le Monde sous des plumes désormais célèbres sont scandaleusement déformés. Corinne L. ou Sylvain C. sont des abrutis patentés. Je ne parle pas des lecteurs qui bavent sur l’ignorance crasse des candidats.

    DrStef a tout dit.

    Chez Pierre-Yves Dugua :

    J. Galt a dit :

    Le fait notable quand même, c’est combien les candidats républicains sont (enfin) décomplexés vis à vis des journalistes qui animent ces débats, et comment ils les accusent/dénoncent en pleine émission d’être des porteurs d’eau d’Obama et des démocrates.

    L’image est quand même terrible pour CNN de Newt Gingrich vidant son sac le doigt pointé sur l’animateur, avec devant lui le public qui applaudit debout, et entre les deux le journaliste qui fait presque pitié…

    ——

    Vladimir Vodarevski a dit :

    Dans un pays qui, vu de France, a la réputation d’être assez simpliste, entre conservateurs fondamentalistes chrétiens, et démocrates progressistes et sensibles au social (je simplifie mais je ne suis pas très loin de la réalité de la perception de la politique US en France), la présence d’un candidat qui connaît les économistes autrichiens a de quoi surprendre.

    Les journaux français ont régressé, pardonnez moi de le dire, en politique étrangère depuis une dizaine d’années. Heureusement, il y a internet. Mais, il faut, comme moi, avoir du temps à y consacrer.

  • 8
    DrStef:

    Débat de haut vol. Les comptes-rendus qu’on retrouve dans Le Monde sous des plumes désormais célèbres sont scandaleusement déformés. Corinne L. ou Sylvain C. sont des abrutis patentés. Je ne parle pas des lecteurs qui bavent sur l’ignorance crasse des candidats. Ils seraient inspires de regarder les débats eux-mêmes et comparer avec les incultes économiques que nous avons en France.

  • 7
    James:

    J’aime bien Sitt, parce qu’il a raison.

    Par ailleurs, le pourtant très conservateur Fred Barnes (Platoon justement), du Weekly Standard, semble dire la chose suivante :

    Romney is More Conservative Than You Think

  • 6
    michael:

    Malgre ses positions dithyrambiques sur Israel , je suis tres souvent decu par la partialite et le simplisme des articles de Milliere qui se trompe souvent par exagerations . Le fait qu’il est quasiment ostracise par les medias en France l’a rendu aigri et moins percutant .N’est pas Krauthammer qui veut ….
    Loin de moi de faire des previsions sur 2012 mais une legere preference pour Romney . de toutes facons comme il etait dit dans Platoon : » Le seul qui puisse detruire Barnes ( Obama) est Barnes lui meme  » Je crois que c’est assez exact et l’attentisme electoraliste de Obama est en train de couter cher a la position mondiale des USA ! Qu’un isolationniste comme Dr No ( Ron Paul) puisse faire de tels scores est assez inquietant quoique ses chances d’etre choisi sont quasi nulles l

  • 5
    Sittingbull:

    Aveuglement de Millière. C’est Newt la baudruche, une idée à la minute, philosophe de bazar, provocateur, gaffeur,erratique, avec un ego grandiose et instable. Bon il démontre que les républicains se foutent des valeurs morales, puisqu’il est remonté dans les sondages devant un électorat conservateur. Il se ferait battre à plates coutures par Obambi.

  • 4
    James:

    Judge orders Obama to court over ‘inadmissibility’ for presidency

    Judge whacks Obama in eligibility case

  • 3
    sil:

    Le papier de Millière m’a donné envie de regarder le débat. J’en suis à la minute 36. Très intéressant en effet.

    Santorum est mignon comme un enfant de choeur, Ron Paul aux fraises…

    Gingrich ne m’impressionne pas tant que ça (il fait un peu nounours), et Romney m’impressionne plus que dans les brefs extraits que j’avais vu jusqu’à présent : classe, le ton posé mais ferme, un sourire poli soulignant un regard d’aigle attentif, et surtout assez percutant, clair et persuasif, je trouve…

    Sinon, le spectacle télévisuel est pas mal également. Je regarderai la suite demain…

  • 2
    James:

    Pierre-Yves Dugua s’est une peu réveillé du pied gauche aujourd’hui.

    Les commentaires, en revanche, sont assez intéressants. Comme celui-ci.

    La perpetuelle déification de l’incorruptible Ron Paul a.k.a. Eliot Ness chez certains internautes ne cessera jamais de m’étonner.

  • 1
    James:

    Video: Gingrich rips CNN moderator for asking about his ex-wife, of course