eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

De quoi Alain Badiou est-il le nom ? (au rayon crevures impénitentes)

Posted on Lundi 16 janvier 2012

1) L’aveuglement des intellectuels face au génocide khmer rouge Par Pierre-Emmanuel Dauzat (L’Express)

Pierre-Emmanuel Dauzat décrypte les regards et les erreurs d’une partie des penseurs français face au massacre cambodgien. Edifiant.

« Personne n’est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement », observait Montaigne. Le malheur des années 1970 est de les avoir dites plus curieusement que de rigueur quand il s’agissait du Cambodge et du génocide perpétré par les Khmers rouges. Et il semble qu’on ait du mal aujourd’hui à sortir du carcan idéologique qui aura interdit d’entendre les cris des victimes quand il était encore temps. En ces temps étranges où l’on situait Aron à la droite de Brejnev et où Alain Bosquet, le poète du « programme commun », s’offusquait que L’Archipel du Goulag fût mal écrit et servît l’impérialisme américain, peu voulaient entendre Soljenitsyne quand il annonçait que la chute de Saigon et de Phnom Penh conduirait au socialisme des camps.

Un génocide « éclairé », osa écrire Chomsky (Lire la suite…)

Indice de liberté économique 2012

Posted on Lundi 16 janvier 2012

2 versions d’une même info suivi du très intéressant dossier de chez Contrepoints…

1) Liberté économique : la France classée 67 ème

Heritage Foundation, un « think tank » libéral américain, et le Wall Street Journal ont publié, jeudi 12décembre, leur indice annuel qui mesure la liberté économique des pays.

Pour la fondation américaine, l’action croissante des Etats pour enrayer la crise a eu un effet négatif.

L’économie française, classée au 67 ème rang, a perdu 1,4 point, à 63,2 points sur une échelle de 100, en raison « de la détérioration de la liberté d’entreprendre et de la gestion des finances publiques », souligne le rapport, qui indique toutefois que « plusieurs réformes ont été adoptées pour augmenter les compétitivité et l’adaptation de l’économie, mais ce progrès est resté marginal. »

Sur le podium : Hong Kong (89,9 points), Singapour (87,5) et l’Australie (83,1), comme en 2011.(source : le CRI)

2) «Liberté économique» : la France peut mieux faire

La hausse de l’endettement de l’État a plombé le score de la France au classement annuel de l’efficacité économique établi par le groupe de réflexion libéral américain Heritage Foundation.

La France conserve son rang en matière de «liberté économique», à en croire le rapport annuel du très libéral think tank américain The Heritage Foundation. Mais elle perd des points. En cause, l’envolée de la dette et des dépenses publiques dans un contexte de sortie de crise qui fait perdre 11 points au pays.

Malgré tout, «le score de la France demeure légèrement au-dessus de la moyenne mondiale», indiquent les auteurs du rapport. «Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France a tenté de déréguler l’économie, même si des réformes importantes restent à effectuer», ajoutent-ils. La France n’est pas une exception en Europe. Les pays du Vieux Continent se trouvent 20 points en dessous de la moyenne en matière de dépenses publiques. La faute, notamment, à la crise qui a fait s’envoler les dettes publiques, pour financer les services sociaux des États providence, avance le think tank. (Lire la suite…)

sil @ 16:10
Filed under: LIBERTÉS andPolitiques économiques
Perte du AAA = « Faire la révolution économique sans déclencher la révolution sociale »

Posted on Lundi 16 janvier 2012

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« Dégradation de la note de dette souveraine : les conséquences pour la France » par Nicolas Doze

Sinon, à part ça, et dire qu’il y a chez nous pas mal de petits génies franchouillards pour oser prétendre que le modèle allemand n’est pas un modèle à suivre en matière de compétitivité économique. On se demande comment ils ont fait pour garder leur AAA ces fichus fritz ? Ah oui, j’oubliais, grâce à leur « impérialisme bismarckien »…

sil @ 14:30
Filed under: Politiques économiques
« Protectionnisme, le fantasme du village gaulois » par PAD

Posted on Lundi 16 janvier 2012

Par PIERRE-ANTOINE DELHOMMAIS dans LE POINT

En économie, les mauvais réflexes ont la vie dure. Le 17 juin 1930 était promulguée aux États-Unis la loi Hawley-Smoot, du nom de deux élus républicains du Congrès, qui augmentait fortement les droits de douane sur plus de 20 000 marchandises importées. Les économistes américains s’étaient pourtant mobilisés, à travers une pétition recueillant 1 028 signatures, pour mettre en garde contre les conséquences de cette déclaration de guerre protectionniste. Le constructeur automobile Henry Ford avait lui-même passé une soirée à la Maison-Blanche pour tenter de convaincre le président Hoover de ne pas signer cette « stupidité économique ». En vain. La pression politique et de l’opinion publique était trop forte, dans le contexte de débâcle économique et financière et d’envolée du chômage apparu à la suite du krach boursier d’octobre 1929, pour que Hoover pût se ranger aux arguments libre-échangistes.

La riposte des partenaires commerciaux au Hawley-Smoot Tariff Act ne tarda guère. Les autres grands pays augmentèrent en rétorsion leurs taxes à l’importation, instaurèrent des quotas, se replièrent sur leur propre marché intérieur – la Grande-Bretagne décréta la préférence impériale -, avec pour conséquence d’accélérer la contraction du commerce international et de prolonger en l’aggravant la Grande Dépression. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les grands pays tirèrent les leçons de cette erreur économique fatale en décidant d’harmoniser les tarifs douaniers et de libéraliser les échanges. Le 30 octobre 1947, vingt-trois pays signaient le General Agreement on Tariffs and Trade (GATT), dont le dernier cycle de négociations a abouti en 1994 à la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le protectionnisme fait, avec la crise économique et financière que connaissent depuis trois ans les grands pays industrialisés, son grand retour. De nombreux États sont de plus en plus tentés d’ériger des barrières de toutes sortes pour empêcher les biens fabriqués à l’étranger de pénétrer sur le territoire national. Avec un raisonnement très simple, pour ne pas dire simpliste. Protéger le marché intérieur, c’est favoriser la production nationale, c’est donc rééquilibrer les comptes extérieurs, c’est donc protéger l’emploi. (Lire la suite…)

sil @ 14:23
Filed under: Généralités
« Acheter français » : du charlatanisme en économie

Posted on Lundi 16 janvier 2012

La campagne électorale donne du poids aux propositions simplistes quand elles ne sont pas simplement démagogiques. Il en est ainsi du slogan « acheter français » qui semble faire écho à la nécessité de réindustrialiser la France. Quoi de plus simple, en effet, pour y parvenir que de convaincre les résidents d’acheter les produits de leur propre pays. C’est, en outre, davantage acceptable politiquement que de prôner d’entrée de jeu le retour au protectionnisme. L’emploi devrait y gagner en même temps que la balance du commerce extérieur. Mais voilà, l’économie n’est pas une arithmétique sociale.

Peut-on vraiment définir ce que signifie « acheter français » ? Est-ce acheter les produits d’entreprises françaises ? Ou bien n’est-ce pas plutôt acheter des produits fabriqués en France par une entreprise étrangère au lieu d’acheter des produits fabriqués à l’étranger par des entreprises françaises. On le voit bien, à cette seule observation, que ce n’est pas si facile de détecter le « made in France ». (Lire la suite…)

sil @ 14:07
Filed under: Politiques économiques