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Irak/9e: Comment perdre une guerre déjà gagnée (How Obama lost Iraq)

Posté le Mardi 20 décembre 2011 par jc durbant

A l’heure où, avec le piteux retrait américain et des prétendus mensonges de Bush au soi-disant « million de morts », de « l’exécution sommaire de Sadam Hussein » à  « la honte d’Abou Ghraib » ou  du « déclenchement d’une véritable guérilla » à la « communautarisation » d’un État supposé « laïc » sans oublier la « guerre pour le pétrole, nos médias nous ressortent les contre-vérités habituelles  sur l’Irak…

Et où, à moins d’un an d’une présidentielle rien de moins qu’assurée, le Carter noir de la Maison Blanche s’attribue les mérites d’une victoire militaire pour une guerre contre laquelle il s’était fait élire …

Tout en se retrouvant,  du fait de son évident manque de conviction (le débat sur le nombre de troupes et les garanties d’immunité apparaissant plutôt comme un prétexte) et malgré  les quelque 40 000 hommes encore dans la région notamment au Koweit voisin, sans les moindres troupes sur place …

Retour, avec Charles Krauthammer, sur la manière dont l’actuelle Administration américaine vient de réussir l’exploit… de perdre une guerre déjà gagnée!



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9 réponses à “Irak/9e: Comment perdre une guerre déjà gagnée (How Obama lost Iraq)”

  • 9
    jc durbant:

    « 13 500″ pour 58 000, soit 13 au lieu de 3 fois moins, ce qui est pas mal pour un « spécialiste des questions de défense », non?

    Et je connais pas les ratios des autres guerres, mais 4 500 sur 1 500 000, ça fait quoi, du 0,3 % de pertes, non ?

    Et en temps de paix, en comptant les accidents pendant les entrainements, ils font du combien?

    PS: le 2e sic, je l’ai rajouté après le commentaire de SB, mais effectivement moi aussi, ça me faisait bizarre, parce que j’avais toujours eu aussi un chiffre de 50 000 en tête …

  • 8
    Zoubor:

    toutes les ratages faits par les Républicains
    ——————————————
    Je ne suit pas les choses de pret, mqis j’ai la curieuse impression que le scenario va se reproduire

  • 7
    Pêche:

    Je sais que Guy Millière peut taper sur les nerfs mais son livre La résistible ascension d’Obama, non seulement permet de voir (en creux) toutes les ratages faits par les Républicains, mais aussi plus directement interpelle sur la volonté d’Obama et donc de son implication dans les désordres constatés à grand recours de takkya quand nécessaire.
    La thèse de GM est-elle vraiment « trop » ?

  • 6
    Galahad:

    Ah en effet, je viens de voir le sic de JC.

  • 5
    Sittingbull:

    58.000 pour être à peu près exact.

  • 4
    Galahad:

    13.500 morts au Viet-Nam? J’aurais dit plutot de l’ordre de 50.000…

  • 3
    jc durbant:

    Merci James pour cette nouvelle confirmation de la totale mauvaise foi de cette Administration:

    There is no question that the United States was divided going into that war. But I think the United States is united coming out of that war. We all recognize the tremendous price that has been paid in lives, in blood. And yet I think we also recognize that those lives were not lost in vain. (…) As difficult as [the Iraq war] was, and the cost in both American and Iraqi lives, I think the price has been worth it, to establish a stable government in a very important region of the world.

    Leon Panetta (secrétaire américain à la Défense)

    Mais, de l’autre coté de la Grande mare, on se défend pas trop mal non plus:

    Il y a d’abord eu moins de morts qu’au Vietnam. De mémoire, il y a eu 13 500 soldats morts (sic) alors qu’en Irak il y en a eu 4 500. On est dans une autre dimension : trois fois moins pour une durée égale. Et surtout, l’armée américaine qui repart du Vietnam est une armée démoralisée, défaite. Là ce n’est pas le cas. Les Américains partent au fond assez tranquillement. Il n’y a pas eu de scènes d’évacuation comme à Saïgon. Ils quittent le pays avec l’accord du gouvernement en place. (…) Lorsque l’on reprend ce que l’on disait il y a huit ans, comme quoi c’était une guerre pour mettre la main sur le pétrole ; on constate que le pétrole n’a pas redémarré. Le but politique de détruire un régime dictatorial a été atteint, mais le prix à payer a été extrêmement élevé.

    Merchet (spécialiste des questions de défense – sic!!!)

  • 2
    James:

    Panetta: Iraq War was “worth it”

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    We think a successful, democratic Iraq can be a model for the entire region.

    Obama

    Les Américains ont renversé Saddam Hussein, c’était le but. Ils ont installé un gouvernement démocratiquement élu, il n’y a pas de doutes là-dessus. Voilà pour les points positifs. Les points négatifs, c’est qu’il y a eu des dizaines de milliers de morts et une guerre civile en Irak. Le prix à payer est extrêmement lourd. D’autant qu’on n’a pas l’impression que l’économie de l’Irak a redémarré. Lorsque l’on reprend ce que l’on disait il y a huit ans, comme quoi c’était une guerre pour mettre la main sur le pétrole ; on constate que le pétrole n’a pas redémarré. Le but politique de détruire un régime dictatorial a été atteint, mais le prix à payer a été extrêmement élevé.

    Jean-Dominique Merchet (spécialiste des questions de défense)

    The military recommended nearly 20,000 troops, considerably fewer than our 28,500 in Korea, 40,000 in Japan, and 54,000 in Germany. The president rejected those proposals, choosing instead a level of 3,000 to 5,000 troops. A deployment so risibly small would have to expend all its energies simply protecting itself — the fate of our tragic, missionless 1982 Lebanon deployment — with no real capability to train the Iraqis, build their U.S.-equipped air force, mediate ethnic disputes (as we have successfully done, for example, between local Arabs and Kurds), operate surveillance and special-ops bases, and establish the kind of close military-to-military relations that undergird our strongest alliances. The Obama proposal was an unmistakable signal of unseriousness. It became clear that he simply wanted out, leaving any Iraqi foolish enough to maintain a pro-American orientation exposed to Iranian influence, now unopposed and potentially lethal. (…) The excuse is Iraqi refusal to grant legal immunity to U.S. forces. But the Bush administration encountered the same problem, and overcame it. Obama had little desire to. Indeed, he portrays the evacuation as a success, the fulfillment of a campaign promise.

    Charles Krauthammer