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La présidence Obama est sans doute terminée (Game Over)

Posté le Vendredi 19 août 2011 par sil


Par Guy Millière pour Metula News Agency

Il serait prématuré de dresser dès aujourd’hui le bilan de la présidence Obama. Tout au plus peut-on procéder à une estimation provisoire, tant il serait vain de chiffrer les dégâts d’un ouragan avant que celui-ci ait fini d’exercer ses ravages.

Ce que l’on peut dire est qu’Obama avait promis du changement, et il a tenu parole. Obama avait aussi parlé d’espoir : un espoir monte présentement dans la population américaine et ne cesse de grandir : celui qu’Obama s’en aille au plus tôt.

Il est également possible d’estimer que la présidence Obama s’est sans doute achevée prématurément : chacun le sait, désormais, outre Atlantique. La nouvelle n’a pas encore passé les frontières de la France ; mais un pays au-dessus duquel le nuage de Tchernobyl n’a jamais flotté est un pays heureux, où les nouvelles ont une nette tendance à s’évaporer en chemin ou à arriver déformées.

La phase finale a eu quelque chose de pathétique. Obama a parlé, beaucoup parlé, énormément parlé. On lui avait tant dit qu’il était un brillant orateur et un nouveau messie, qu’il a fini par le croire. Plus il a parlé, plus le maquillage s’est mis à fondre, plus les paroles sont devenues vides, plus il est apparu que le messie était en plastique transparent, et n’avait qu’un téléprompteur pour entretenir les apparences.

Ce qui s’est passé a été assez simple : pendant deux ans et demi, Obama et son administration ont dépensé sans cesse, par milliers de milliards de dollars, de l’argent qu’ils n’avaient pas. Ils s’imaginaient qu’en dépensant ainsi, ils allaient créer de la demande, qui, elle-même, allait miraculeusement tirer l’offre. Ils n’avaient pas compris que la Théorie générale de Keynes était un vieux livre très vénéneux. Ils s’imaginaient aussi, qu’en multipliant les chômeurs et les assistés et en leur distribuant des chèques, ils disposeraient d’autant d’électeurs dépendants, qui assureraient leurs prochaines victoires.

Ils n’ont pas créé la demande censée tirer l’offre, et, s’ils ont effectivement multiplié le nombre des assistés (cinquante millions d’Américains vivent aujourd’hui grâce à des bons d’alimentation, le chômage est officiellement stable à 9%, mais se situe officieusement aux alentours de 18%), ils ont aussi suscité la révolte de nombre d’Américains, regroupés dans les tea parties, suscité l’inquiétude des prêteurs, et poussé les agences de notation à des rappels à l’ordre.

Obama et son administration auraient voulu dépenser encore, dépenser toujours, dépenser infiniment, mais les tea parties ont placé à la Chambre des représentants des gens bien décidés à arrêter le glissement du pays vers la banqueroute. Et les Démocrates du Sénat, majoritaires encore, mais sentant qu’ils sont sur des sièges éjectables, ont voulu eux-mêmes limiter les dégâts.

Obama a demandé, demandé encore, procédé à des chantages, trépigné, parlé comme un père parle à des enfants insolents, rien n’y a fait. Les tea parties et les Républicains voulaient couper dans les dépenses, très fortement, les Démocrates beaucoup moins. Un compromis a été trouvé, censé réduire le rythme d’endettement du pays, mais ne permettant pas de réduire l’endettement tout court.

Ce qui devait arriver survint : une agence de notation a dégradé la note des Etats-Unis. La Bourse a commencé à chuter. Obama s’est risqué à faire un discours de plus, pour dire que tout cela, c’était la faute des extrémistes Républicains, du tremblement de terre au Japon, de George Walker Bush, de Washington, et de je ne sais qui d’autre, et la Bourse a chuté davantage pendant qu’il parlait.

Paniqué, Obama a fait donner ses roquets et cela n’a été que glapissements et aboiements : les Républicains et les tea parties sont des « terroristes » a dit l’un, ce sont des « djihadistes », a renchéri un autre. La panique conduit à des réactions étranges. Celui qui a vu des terroristes chez des gens citant Thomas Jefferson, et celui qui a vu des djihadistes chez des gens citant George Washington, n’ont ni l’un ni l’autre vu de terroristes ou de djihadistes chez les talibans afghans.

Il se dit, à Washington, que des membres du parti Démocrate se réunissent depuis quelques jours et envisagent d’inciter Obama à ne pas se représenter et à céder la place. On dit aussi qu’Obama et sa garde rapprochée n’entendent pas se laisser faire, et ils ont un atout maître : Obama est noir. Le critiquer ouvertement, laissent-ils entendre, est « raciste ».

Le cataclysme économique qu’on pouvait craindre est désormais avéré, et on a des raisons de craindre qu’il risque de s’aggraver. Obama, en capitaine inconscient d’un Titanic en train de couler à pic, vient de confirmer ses orientations et il conserve son ministre des Finances à son poste : Tim Geithner sera là jusqu’à l’hallali. Le capitaine inconscient mourra debout. Son fidèle Tim succombera avec lui.

Le cataclysme international est lui-même en cours d’accomplissement, et il suffit de regarder une carte du monde pour le voir : Libye ? Egypte ? Yémen ? Syrie ? Iran ? Liban ? Irak ? Afghanistan ? Corée du Nord ? Venezuela ? Somalie ? Soudan ? On n’avait constaté une pareille impuissance depuis… Depuis Carter, dites-vous ?

La crise de l’euro et de l’endettement de divers pays européens vient s’ajouter au paysage et achever de l’assombrir.

Le parti Démocrate soutient Obama comme on supporte un fardeau dont on voudrait se débarrasser sans savoir comment faire.

Les mois à venir seront consacrés à la gestion des affaires courantes, et elles risquent de courir si vite qu’Obama ne pourra les rattraper.

Ils seront consacrés à la campagne électorale, et Obama va, à nouveau, beaucoup s’exprimer. Comme il y a toutes les chances qu’il soit aussi éloquent que ces derniers jours, cela promet de moments d’anthologie. Les roquets vont continuer à glapir et aboyer, et nul ne doute qu’ils seront très crédibles pour le dernier quarteron de gauchistes retranchés dans les bureaux du New York Times, la bible informationnelle des journalistes français.

La comparaison des tea parties aux terroristes et aux djihadistes s’est retrouvée d’ores et déjà dans des articles de Maureen Dowd, et n’a pas tardé à se retrouver dans les pages serviles du Monde, du Figaro et du Point.

Il faudrait vraiment que les Républicains choisissent quelqu’un de très nul pour ne pas l’emporter en novembre prochain. Pour l’heure, je parierais sur quelqu’un qui ne serait pas nul du tout, l’actuel gouverneur du Texas, Rick Perry, qui vient de se déclarer candidat. Si les Etats-Unis, à partir de 2013, étaient gouvernés comme le Texas l’est aujourd’hui, la page Obama pourrait être favorablement tournée.

Ce sera une page qui laissera néanmoins des traces difficiles à effacer. Il serait prématuré de définir trop précisément ces traces.

Elles laissent d’ores et déjà penser, parce qu’elles seront difficiles à effacer, qu’il s’écoulera beaucoup de temps avant que le peuple américain ne confie à nouveau son destin à un homme aussi frelaté, aussi dangereusement dogmatique, et aussi inexpérimenté qu’Obama.



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94 réponses à “La présidence Obama est sans doute terminée (Game Over)”

  • 94
    James:

    CBS Poll : Obama Approval Rating Down to 41%, The Lowest Level Ever in CBS News Polling

  • 93
    James:

    40—James:
    29 août 11 à 14:20

    La récente étude de Rasmussen (juillet dernier) est sans équivoque :

    Most Voters Think President Obama is More Liberal Than They Are

    De nouveau, le 15 août dernier, rebelote :

    Rasmussen Poll: Most Think Obama is Too Far Left

    Nous sommes en 2012 et rien n’a changé :

    Rasmussen: 59% think Obama is more liberal than themselves

  • 92
    James:

    Obama’s former campaign funders on Wall Street turn against him

  • 91
    James:

    As a result, we are on track now for an historic conservative victory in 2012, far bigger even than in 1980.

    Pareille pour Krauthammer.

  • 90
    James:

    Gallup: GOP has double-digit lead on nat’l security, prosperity over Dems

  • 89
    James:

    Barack Obama is on a far worse political trajectory than Jimmy Carter was. First, the Democrats lost Sen. Ted Kennedy’s seat to a Republican in ultraliberal Massachusetts who campaigned against Kennedy’s signature issue of national health insurance. Nothing that dramatic happened while Carter was President.

    Then Democrats suffered historic, grievous losses in the 2010 midterm elections, with a New Deal size loss in the House of 63 seats, and a loss of 6 seats in the Senate. In Jimmy Carter’s 1978 midterms, Democrats lost only 15 seats in the House and 3 seats in the Senate.

    Now in the recent special election in New York City, Democrats have begun to lose seats they haven’t lost since before the New Deal.

    That is so fitting, because President Obama is not an anomaly in today’s Democrat party. Quite to the contrary, he represents the party’s heart and soul today, which is well to the Left now even of George McGovern in 1972. Witness the reelection of Far Left San Francisco Democrat Nancy Pelosi as House Democrat leader even after the historic voter repudiation of the Pelosi Democrat House majority in 2010. Witness the choice of Far Left screamer Debbie Wasserman Schultz as leader of the Democratic National Committee. Witness Obama EPA Chief Lisa Jackson, Obama Labor Secretary Hilda Solis, and the numerous similar, utterly clueless, ideologically rigid, far left appointees throughout the Obama Administration.

    That is also so well deserved, because of what the Democrats are doing to our nation, even as their power starts to wane. Historically, for the American economy, the deeper the recession the stronger the recovery. Based on that historical record, we should be nearing the end of the second year of a booming recovery by now.

    But almost four years after the last recession started, there still has been no real recovery. Unemployment is stuck over 9%, with unemployment among African-Americans, Hispanics, and teenagers at depression level double-digit rates for at least 2 years now. Real wages and incomes are falling, back to levels last seen over 30 years ago. Poverty is soaring to new records as well, with more Americans suffering in poverty than any time since the Census Bureau started keeping records over 50 years ago.

    As a result, we are on track now for an historic conservative victory in 2012, far bigger even than in 1980.

  • 88
    James:

    La ségrégation fait son come back avec Le parti Républicain (dixit Obamazoom).

    Désormais, la montée de Hermain Cain est la preuve… que ce même parti Républicain est raciste !

  • 87
    Pêche:

    Obama aux Noirs: « Sortez de vos pantoufles », ça fait ronchonner précisément !
    http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/09/obama-aux-noirs-sortez-de-vos-chaussons.html

  • 86
    James:

    Ali Akbar, un militant… du Tea Party.

  • 85
    James:

    Liberal Newsweek Editor Admits: Obama ‘Wasn’t Ready’ to Be President

  • 84
    James:

    POLL SHOCK: OBAMA 39%, CAIN 34%

  • 83
    Pêche:

    Décidément, j’ai l’impression qu’Obamazoom dans un autre contexte pourrait faire « aussi bien » que les chroniqueurs saoudiens…
    Ils sont déjà décervelés. Il suffirait de les embrigader différemment (et encore !)…
    Misère de la condition humaine…

  • 82
    James:

    Pour Obamazoom, la ségrégation est de retour grâce aux républicains…

  • 81
    Pêche:

    Génial, je vais direct me faire chauffer une pizza !!

  • 80
    James:

    Cain: Blacks Are ‘Over This First African-American President Thing’

  • 79
    James:

    Obama Approval Rating Hits an All-Time Low of 36%

  • 78
    James:

    Voters in battleground districts even more hostile to Dems than in 2010

  • 77
    James:

    Latest brainstorm. Let’s sue companies who don’t hire the unemployed!

  • 76
    James:

    Bill Clinton: Obama’s Approach To The Deficit Is « A Little Confusing »

  • 75
    James:

    Même Dick Morris en vient à tirer cette conclusion…

  • 74
    James:

    Gallup: Obama’s Approval at All-Time Low–Among Liberals

  • 73
    James:

    Former Hillary strategist: Obama plan is awesome — if he wants to lose the election

  • 72
    James:

    Liberals vow to challenge Obama in Democratic primaries

  • 71
    James:

    Why Obama should withdraw

  • 70
    James:

    50% Say Obama’s Policies Have Hurt the Economy

  • 69
    James:

    Is Barack Obama Depressed?

  • 68
    James:

    Could Pennsylvania Republicans End Obama’s Reelection Hopes?

  • 67
    James:

    NY: victoire républicaine historique

  • 66
    James:

    Pour Galahad, de nouveau :

    GOP wins in NY House race, seen as Obama rebuke

  • 65
    Galahad:

    Rasmussen: Obama Now Underdog For Re-election

    Good news, mais ce qui serait suprenant, c’est que malgré l’avalanche de mauvaises nouvelles sur le front économique, il fasse encore la course devant.

    Et puis en janvier 2008, BO était bien l’underdog des primaires démocrates.

    Mais bon, tant mieux – et surtout : pourvu que ça dure jusqu’en novembre 2012.

  • 64
    James:

    Wall Street à la peine après le plan Obama

  • 63
    James:

    En effet, Michael. Aucune influence sur l’emploi. Voici ce que le stimulus a produit :

    Jobs program heralded by Obama has big flaws, ‘virtually bankrupt’…

  • 62
    michael:

    On ecoutera son bla bla a 300MM$ ce soir mais je doute que cela aie beaucoup d’imfluence et sur l’emploi et sur les marches – une crise de subprimes ca suffit ! ) On verra l’attitude de certains pontes democrates qui ne pouvant changer le candidat , feront de la retraite prudente ( apres tout certains d’entres eux sont elus et donc re eligibles ) du soutien a contre coeur ( on sent tres vite ce genre d’attitudes ) ou du soutien  » kamikase  » ( Jimmy Hoffa )…..Bref on va rigoler a observer tout ca dans un transat , un citron presse long drink a la main …..
    Dans le meme registre j’ai admire l’appel de Desir  » Guerini , degage !  » Du grand art : faire faire son boulot par l’arabe de service  » ( sans jeux de mots ) en restant les couilles nettes ( enfin pour un seul ….) histoire de pas heuter la Fede PS PACA , se debarassant ainsi d’un fardeau ( Meme Guerini – bon c’est pas lui mais le surnom lui va a merveille ) et d’un poids mort ( Harlem -le – pas – Desire ) herite d’un autre nefaste ( Dray et ses tocantes ) Que du bonheur pour ce cher PS modele de tartufferie appliquee et on n’en est qu’au debut !!! Godzilla contre King Kong sera un film pour nourrissons face au  » Le Choc des Titans revisited 2011/ premiere partie et 2012 deuxieme partie  » Un best seller joue en large public , spectacle gratuit ( enfin gratuit …on passera a la caisse plus tard )

  • 61
    Pêche:

    Excellente nouvelle et comme Rasmussen en général ne se trompe pas trop… Merci James !

  • 60
    James:

    @ Pêche, Galahad et Annika,

    Rasmussen: Obama Now Underdog For Re-election

  • 59
    James:

    Voilà ce qu’il déclare.

    Et voilà ce que l’on découvre.

  • 58
    James:

    65% Disapprove of Obama’s Handling of the Economy

  • 57
    James:

    White House: Unemployment Will Stay Above 9 Percent

  • 56
    James:

    Ca continue…

  • 55
    James:

    Democrats Distancing Themselves From Obama

  • 54
    James:

    Interestingly, Obama is now underwater on foreign policy, too, at 44/47. His previous low was in March of this year, when Obama committed the US to war in Libya, but for the most part Obama has had decent approval ratings in this area. Apparently the fall of Moammar Qaddafi hasn’t given him much of a bump, and people aren’t as impressed with the Osama bin Laden mission as they once were.

  • 53
    James:

    Obama a le monopole du coeur…

  • 52
    Pêche:

    Ving-cinq des plus grosses entreprises américaines ont payé davantage leur patron en 2010 qu’elles ne se sont acquittées d’impôts, indique une étude publiée hier par un centre de réflexion.

    L’étude de l’Institute for Policy Studies affirme également qu’au sein de ce groupe d’entreprises, une majorité consacre plus d’argent au lobbying ou au financement des campagnes politiques qu’elle n’en verse au fisc.

    Selon l’étude, le salaire annuel moyen des dirigeants de ces sociétés, parmi lesquelles figurent Boeing ou eBay, était de 16,7 millions de dollars l’an passé. Ces dirigeants «récoltent des rémunérations exceptionnellement généreuses pour l’évasion fiscale qu’ils permettent à leur entreprise de faire», disent les auteurs du rapport. (le blog à lupus)

  • 51
    Annika:

    Hi James ! Ton lien Obamacare Support at all time low est magnifique. Non seulement pour le contenu de l’article, mais aussi pour le contenu des commentaires… :) L’esprit individualiste américain est toujours bien vivant et s’offense depuis toujours aux oeuvrements que lui destine l’état (top to bottom imposition). Cette résilience née de liberte et du « can do attitude » entrainera notre rédemption – même dans mon comte démocrate, je la vois ressurgir ici et la. Le garagiste, le bag man au supermarché, le voisin qui votèrent pour une illusion n’ont plus peur de s’exprimer contre Obama; pourtant les américains n’aiment pas les discussions politiques. Parler politique est tout autant un tabou que parler de religion.
    But there is hope – real Hope, et Perry sera president. Je voterai pour Perry au deuxieme tour, au premier tour je cocherai la case « Ron Paul » – I am sick of the establishment.

  • 50
    Pêche:

    S’il était autiste ce serait moins grave ;) Il ne serait pas Président.
    Bonne nuit James

  • 49
    James:

    Ce n’est pas surprenant mais l’autisme d’Obama est toujours aussi impressionnant.

  • 48
    James:

    Quelque chose qui fera plaisir à Annika et qui confirme, s’il en était encore besoin, ce que nous disions dans nos commentaires précédents :

    Poll: Obamacare support at all time low

  • 47
    Pêche:

    Alors si Annika confirme ;) me voilà tout à fait rassurée :) Pourvu qu’entre-temps ils ne fassent pas trop de folies…

  • 46
    James:

    Jean-Sébastien Stehli, alias Tartarin de Tarascon, sur les financements de campagne du GOP.

    l’Obamazoom a beaucoup de mal a accepter ceci :

    2008 : Secret, Foreign Money Floods Into Obama Campaign

    2008 : Obama Ignores Credit Card Donation Fraud

    2008 : Ex-CIA Expert: Obama Took Millions in Illegal Foreign Donations

    2009 : Obama’s Early Campaigns Financed by Lobbyists

    2009 : Obama’s Secret Campaign Cash: Has $63 Million Flowed from Foreign Sources?

    2011 : FEC Probes Obama’s 2008 Campaign Finances

  • 45
    Annika:

    James: Tout a fait d’accord avec toi sur Pajamas Media. Quant a Obama, ca fait deux ans et demi que j’ai des hauts le coeur en visitant Drudge, mais depuis 2 mois… non. The writing is on the wall, il est fini.
    Free at last, free at last, we’ll be free at last

  • 44
    Pêche:

    :)

  • 43
    Galahad:

    Peut-être qu’Obama pourrait encore rattraper le coup en dégommant Zawahiri et le mollah Omar…

  • 42
    Pêche:

    Bon, et je suppose que la surenchère dans le « care » (comme dirait Aubry) avec l’ouragan Irene n’arrangera rien…
    Croisons les doigts pour qu’un bon candidat républicain émerge…

  • 41
    James:

    One in four Democrats wants to dump Obama

  • 40
    James:

    La récente étude de Rasmussen (juillet dernier) est sans équivoque :

    Most Voters Think President Obama is More Liberal Than They Are

    De nouveau, le 15 août dernier, rebelote :

    Rasmussen Poll: Most Think Obama is Too Far Left

    N’en jetez plus la coupe est pleine :

    Poll: Only 17 percent hold positive view of federal government

  • 39
    James:

    Peter Wehner apporte de l’eau à notre moulin :

    « The president can already count among his political achievements having been the architect of a disastrous mid-term election for Democrats. How much more can they expect to take until the president has a full-scale intra-party revolt on his hands? We’ve seen indications of unhappiness here and there (like Representative Maxine Waters voicing anger at the president).

    But if this downward trend continues for a few more weeks, we could well reach a critical mass of concern and anger directed at the president by members of his own party – a growing sense Obama is going down and will (continue to) take his party down with him. What response this might elicit from Democrats would be fascinating to watch. »

  • 38
    Pêche:

    Court billet de Guy Sorman, l’été est encore là ou la fatigue face à tant d’incompétences/inconsciences/cynismes gouvernementaux ?, je ne sais, mais même court Les billets de Guy Sorman sont toujours efficaces ;)

  • 37
    James:

    Obama, l’ère du vide

  • 36
    James:

    vous conviendrez peut-être cependant que dans le cas de Peggy Noonan, il s’agit de l’exposé, certes très bien rédigé, de ses impressions plutôt que celui de faits concrets

    Cela va de soi.

    Au passage, Pajamas Media est très bien. Je le lis très souvent. La qualité des sujets est inégale mais PJM rassemble suffisamment de bons auteurs pour lui donner de la valeur. PJM fonctionne comme un véritable organe de presse avec une infrastructure similaire. Il a même sa propre télé.

    Dans un autre style mais tout aussi intéressant.

  • 35
    Pêche:

    ;) Merci Galahad (pour le lien uniquement bien sûr !)

  • 34
    Galahad:

    James,
    Merci pour ces réponses détaillées et l’ensemble des liens fournis qui, il est vrai, plaident de façon assez convaincante dans votre sens (vous conviendrez peut-être cependant que dans le cas de Peggy Noonan, il s’agit de l’exposé, certes très bien rédigé, de ses impressions plutôt que celui de faits concrets).
    Il est possible que je perçoive les Etats-Unis et l’Administration actuelle à travers le prisme déformant de la bien-pensance pro-démocrate européenne, parce qu’après tout, si on ne fait pas l’effort comme Miss Pêche d’aller traquer (jallais écrire : pêcher – lol) l’info et l’opinion dans les coins les plus divers de l’internet, on finit par retrouver à 80%, à titre d’info sur les Etats-Unis, de l’Obamazoom, ou peu s’en faut.
    (Parenthèse : il y a tout de même ce site auquel je me réfère souvent à propos des affaires américaines et/ou internationales et que je recommande chaleureusement à ceux qui ne le connaîtraient pas encore).

    Quoi qu’il en soit, j’espère vivement que vous avez raison et que Pêche et moi péchons (re-lol) par un pessimisme, ou au moins par un scepticisme, excessif.

  • 33
    Pêche:

    @James , allez voir la vidéo de Vladimir Boukovsky sur le fil ironique de Sil (Le) Penic à bord… cela apporte de l’eau à notre moulin… mais c’est surtout glaçant

  • 32
    James:

    Pour le début de votre raisonnement, la culture wasp a déjà largement disparu en Europe depuis plusieurs décennies.

    Vous avez parfaitement raison. Ce n’est pas vraiment la culture WASP qui m’intéressait ici mais l’identification que l’on pouvait mettre sur cette étiquette.

    Même aux Etats-Unis ce terme n’a guère de pertinence ou de signification. Sauf peut-être pour les isolationnistes libertariens tendance Lew Rockwell.

    La race n’a d’ailleurs guère d’importance ici, car comme vous le dites très bien, il s’agit de culture avant tout. En Europe, le terme est souvent associé à la race. On a même virulemment reproché, jadis, à JFK, tout blanc qu’il était, sa non appartenance à la communauté WASP. C’est dire.

    Si je reprends la suite du raisonnement, il me semble que j’ai un autre problème. Pourquoi les Américains d’origine hispanique seraient-ils moins patriotes ? Les Ibères me semblent très patriotes, voire nationalistes si l’on en croit Astérix Mais leur fond culturel n’a rien à voir avec le asp (ou wasp).

    Très juste.

    Au regard des attentes socio-politiques, c’est ça le problème, beaucoup plus que la couleur de la peau dont je ne vois pas bien ce qu’elle détermine.

    Vous avez de nouveau entièrement raison, Pêche. En fait, j’évoquais ce propos car dans l’esprit d’une certaine gauche, qui ne semble percevoir les extrêmes qu’à partir de l’oeil droit, il existe, selon elle, encore des gens qui ne défendent une position conservatrice que dans une perspective « blanche ». Allez savoir pourquoi.

    Donc, oui, je ne vois pas non plus ce qu’elle détermine.

  • 31
    Pêche:

    De fait Stehli perd littéralement la boule…

  • 30
    Pêche:

    J’entends bien vos remarques James. Peut-être suis-je pessimiste en n’étant pas convaincue qu’Obama ne sera pas le prochain Président américain et que celui-ci sera Républicain. Peut-être.

    Pour le début de votre raisonnement, la culture wasp a déjà largement disparu en Europe depuis plusieurs décennies (rien à voir avec un quelconque problème de remplacement de population, beaucoup plus avec la perte de repères culturels moraux et religieux). La culture wasp sans w peut peut-être exister mais pour l’instant je ne vois pas où. Mais je dois avouer que l’approche couleur de peau m’est assez éloignée et je comprends de votre remarque que les Hispaniques ne sont pas considérés comme Blancs ? Avec qui sont-ils ? En me posant la question, je trouvais Noirs, Jaunes, Blancs… avant de me rendre compte que dans cette logique il fallait sûrement rajouter Arabes (ce qui n’est guère une couleur de peau !) et puis, il y en a d’autres ?

    Si je reprends la suite du raisonnement, il me semble que j’ai un autre problème. Pourquoi les Américains d’origine hispanique seraient-ils moins patriotes ? Les Ibères me semblent très patriotes, voire nationalistes si l’on en croit Astérix ;) Mais leur fond culturel n’a rien à voir avec le asp (ou wasp).

    Au regard des attentes socio-politiques, c’est ça le problème, beaucoup plus que la couleur de la peau dont je ne vois pas bien ce qu’elle détermine. « Chers Blancs, vos jours sont désormais comptés. N’espérez plus dans le vote conservateur. Votre pays ne vous appartient plus ».
    Par ailleurs, parler de vote conservateur pour les « asp » me paraît très drôle ;)

    Mais si je partage votre analyse sur le déracinement, je suis en léger décalage (me semble-t-il) sur les questions de temporalité et de « calme » associé. Prenez l’URSS (ou l’ex-URSS) !

    Le Financial Time a publié récemment des graphiques très intéressants sur l’union douanière lancée entre la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan (suppression des droits de douane et des contrôles douaniers le long «frontières intérieures des trois États). 60 % de l’ex population soviétique est concernée ; un marché commun est prévu en janvier prochain et une «union économique eurasienne» en 2013.. … Dans l’intervalle Ioula Timotchenko semble atteinte d’un mal soudain, étrange et potentiellement dangereux…

    Si vous raisonnez temps long vous avez certainement raison, mais les soubresauts et « violences » liées au changement (crise) ne sont pas absents.

  • 29
    James:

    Barack Obama, One-Termer

    Why Bam’s doomed

  • 28
    James:

    L’inénarrable Stehli écume de rage

  • 27
    James:

    Si les WASP sont minoritaires en 2042, il y aura bien des évolutions, ne serait-ce que par l’influence du catholicisme versus protestantisme pour les Hispaniques.

    J’ai souvent entendu cette projection. Il m’a toujours semblé impossible de ne pas lire derrière ce type d’étude le propos suivant (je ne parle pas de vous chère Pêche) : « Chers Blancs, vos jours sont désormais comptés. N’espérez plus dans le vote conservateur. Votre pays ne vous appartient plus ».

    Ce qui échappe aux observateurs, si l’on tient pour acquis cette projection en 2042, c’est qu’ils ne se demandent pas si les Hispaniques ou autres, ne vont pas être amenés à être plus patriotes encore que leurs aînés d’antan.

    Ce qui a toujours échoué, quelque soit la puissance démographique, les bouleversements sociologiques ou les crises économiques (en particulier si cette dernière est un facteur important) dans un pays, c’est un homme ou une femme politique qui ne propose qu’une chose comme programme : le déracinement.

    Vous ne pouvez pas présentez aux électeurs ce type d’avenir et croire que vous pouvez réussir dans le long terme un projet de société. Combien de fois n’ai-je pas entendu depuis le 11 septembre 2001 : la France va devenir sous peu une nation islamique.

    Nous ne sommes pas dans New York 1997. Encore une fois, les peuples ont une âme, une histoire, bref, chaque nation produit ses propres anticorps. Mais comme ces derniers, elle sait aussi s’adapter au monde contemporain.

    Vous avez entendu comme moi, au fil des mois précédants, les propos de Sarkozy, Merkel et Brown de concert sur le multiculturalisme (sur ce dernier point nous avions eu récemment une intéressante discussion sur ce post).

    Je ne déprécie pas le pessimisme. C’est une excellente qualité.

    Mais uniquement dans le court (voire moyen) terme…

  • 26
    Pêche:

    je voulais dire que les cycles économiques et non pas sociologiques mais les deux sont très imbriqués bien sûr…

  • 25
    Pêche:

    J’espère James, j’espère. Je veux bien vous croire et vous faire confiance à tous les deux. Mais quand même, ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué me rassurerait. Obama est un homme de Chicago, Emmanuel Rahm et consorts sont toujours là… ACORN n’est pas « mort ». Donc prudence, prudence et vigilance.

    Le monde a beaucoup évolué ces derniers temps, le rythme s’est accéléré, et les cycles politiques sont moins « durables » que les cycles sociologiques… Il y a des révolutions démographiques aussi aux États-Unis et la répartition des riches est (logiquement) en rapport avec l’âge.
    http://www.carseyinstitute.unh.edu/docs/Johnson_Growing_Diversity_Mar2010.pdf

    Si les WASP sont minoritaires en 2042 http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/08/14/les-blancs-minoritaires-aux-etats-unis-d-ici-a-2042_1083809_3222.html il y aura bien des évolutions, ne serait-ce que par l’influence du catholicisme versus protestantisme pour les Hispaniques.

    Il y a 1 million d’immigrants par an de plus depuis 10 ans. Donc le taux de natalité est supérieur à celui des habitants ; cela modifie « l’âme d’une nation ». Enfin, cela peut. Ce n’est sûrement pas pour rien que l’autre grand chantier d’Obama après la santé était l’immigration…

    On peut espérer que le « rêve américain » continue de fonctionner mais je resterai prudemment confiante en vos convictions, car les Démocrates et Obama en premier font tout et ont beaucoup de leviers pour avoir l’opportunité de garder le pouvoir ou de le reconquérir avant 30 ans.

  • 24
    James:

    @ Pêche

    Sittingbull a raison. Si tout le monde se remémore la campagne de 2004, on e souvient que l’on pouvait assez facilement pronostiquer la défaite de Bush. La hargne du Far Left avait rarement atteint ce degré d’ignominie.

    Les films (Michael Moore en tête), les positions des célébrités, la presse (européenne comprise) unanimement pour Kerry, bref, tout donnait Bush perdant. Rien ne lui avait été épargné. Et pourtant…

    Cela avait donné lieu à ce type de perle So British après l’élection.

    Sitt n’a pas tort non plus lorsqu’il dit que tous les 30 ans, il semble que l’électeur américain se fasse une frayeur socialite aiguë qui se traduise dans les urnes.

    Seulement voilà, ce même électeur, au grand dam des Européens, se reprend relativement vite également (Fool me once, shame on you; Fool me twice…).

  • 23
    Pêche:

    Merci pour l’article Cher James !

  • 22
    Pêche:

    @ James et Sittingbull : pourvu que vous ayiez raison. Mais les critiques en rafale sur Rick Perry montrent quand même que le niveau d’attaques démarre haut.
    Dans sa collecte d’argent, Obama avait été très fort et les grands donateurs avaient probablement d’autres motivations que la presse acquise aux Démocrates. Les 5 milliards de dollars ne venaient pas de l’électeur lambda.
    Et on sait que les plans de soutien à la presse… n’apporte rien de bon !

  • 21
    James:

    L’article complet du WSJ pour ceux que cela intéresse :

    ———

    The President’s Island Retreat

    Is his visit to Martha’s Vineyard a sign that he’s giving up?

    By PEGGY NOONAN

    The phrase of the day is « new lows. » It blares from every screen. The number of Americans satisfied with the ways things are going hits new lows—11%. President Obama’s popularity: new lows. The Dow Jones Industrial Average this year: new lows. Maybe it will enter ordinary language. « Charlie, it’s been ages. How are you, how’s Betty? » « I’m experiencing some volatility, but she’s inching toward new lows. »

    The market is dispirited. I’m wondering if the president is, too, and if that won’t carry implications for the 2012 race. You can imagine him having lunch with political advisers, hearing some unwanted advice— »Don’t go to Martha’s Vineyard! »—putting his napkin by his plate, pushing back from the table, rising, and saying in a clipped, well-modulated voice: « I’m tired. I’m going. If they want this job so much let them have it. »

    How could he not be depressed? He has made big mistakes since the beginning of his presidency and has been pounded since the beginning of his presidency. He’s got to be full of doubts at this point about what to do. His baseline political assumptions have proved incorrect, his calculations have turned out to be erroneous, his big decisions have turned to dust. He thought they’d love him for health care, that it was a down payment on greatness. But the left sees it as a sellout, the center as a vaguely threatening mess, the right as a rallying cry. He thought the stimulus would turn the economy around. It didn’t. He thought there would be a natural bounce-back a year ago, with « Recovery Summer. » There wasn’t. He thought a toe-to-toe, eyeball-to-eyeball struggle over the debt ceiling would enhance his reputation. The public would see through to the dark heart of Republican hackery and come to recognize the higher wisdom of his approach. That didn’t happen either.

    Nothing worked! And nothing’s going to work. He’s the smartest guy in the room, but he’s got the reverse Midas touch. Everything he touches turns to—well, unsatisfying outcomes.

    The president shows all the signs of becoming a man who, around the time he unveils his new jobs proposal in September, is going to start musing in interviews about whether anyone can be a successful president now, what with the complexity of the problems and the forces immediately arrayed, in a politically polarized age, against any specific action. That was probably his inner rationale for not coming up with a specific debt-ceiling plan: Why give the inevitable forces a target? But his refusal to produce a plan became itself the target. Reverse Midas.

    Under these circumstances he could not possibly be enjoying his job. On the stump this week in the Midwest, he should have been on fire with the joy of combat, he should have had them whooping and hollering with fresh material and funny lines. But even at his feistiest, he was wilted. Distracted. Sometimes he seems to be observing himself and his interactions as opposed to being himself and having interactions. His audiences wanted to show support, it was clear, that’s why they came. But there was something tentative in their response, as if they wanted to come through for the applause line but couldn’t figure out exactly where the applause line was. The president was dropping his g’s, always a terrible sign, a kind of bowing that assumes he speaks from a great height. He also started saying « folks » again. That too is a tell. It’s the word politicians who think they’re better and brighter than normal people use when they’re trying to make normal people think they’re normal.

    Now he goes on vacation. Every president deserves a vacation, to the extent presidents can really have vacations, and that extent is limited. If a vacation is defined as something carefree and removed, then presidents never get vacations. There are always briefings, calls, the decisions on how to respond to a crisis or event. It’s hard to begrudge any president his attempts at escape. But political foes do.

    Mr. Obama’s like to show him playing golf. The Democrats did the same to Eisenhower. Nixon was knocked for going so often to San Clemente, Reagan and George W. Bush to their ranches.

    Mr. Obama shouldn’t be faulted for wanting to rest, relax and spend whole days with his family. But the timing of this vacation is incongruent, and so is the location.

    On the timing, there’s an air of economic crisis hanging over everything, a sense that other shoes may drop. Actually it’s a sense of something impending, with unemployment high, Europe broke and the Mideast reaching full boil. A politician who wanted to impart a sense of leadership in crisis, who passionately wanted to keep the presidency, and who was prudently anxious about his prospects, just might let such a moment change his plans.

    As for the location, the president loves Martha’s Vineyard, and there’s a lot to love—beautiful beaches, hills, biking. But it’s a little island whose summertime population is dominated by those who, due to their affluence, are essentially detached from everyday life in America. It’s a playground of the liberal rich: hedge-fund maestros, network producers, Wall Street heavyweights, left-leaning activists. It’s the kind of place that reverberates in the national imagination—that tags you as elitist no matter how many g’s you drop.

    Both parties have to deal with certain tropes, symbols and clichés. If you’re a conservative president, you probably shouldn’t spend your vacation at a house on the edge of an exclusive golf club that’s had a history of problems admitting blacks, Jews, and the self-made sons of Dad’s old half-Irish, half-Puerto Rican cook. If you’re a liberal president, you probably shouldn’t be on vacation at a place known for snooty liberal insularity.

    Mr. Obama’s media specialists probably told him what Bill Clinton’s mavens told him: If you’re going to the Vineyard, you have to go to some real American place first, like the Rockies. Which Mr. Clinton did. Going to the Vineyard didn’t harm him. But Mr. Clinton had prosperity, and Americans will forgive a lot from a guy who does nothing to stop prosperity, or actually may help it along.

    Mr. Obama doesn’t have that advantage. It seems important to him to be true to himself—not to be the kind of person who’d poll-test a vacation. Or maybe he thinks that no matter what he does, it won’t work, so what the heck. But his decision to go now, and there, seems either ham-handed or vaguely defiant.

    In early 2010 this space made much of the president’s pre-State of the Union interview with Diane Sawyer, in which she pressed the president about his political predicaments. He said: « I’d rather be a really good one-term president than a mediocre two-term president. » I thought at the time: He means it, he can accept being a one-termer.

    Maybe he’s feeling it now more than ever.

    Maybe it means not much will change in terms of his leadership between now and the election.

    Maybe he’ll be as wilted next year as he was this week.

  • 20
    James:

    il y avait quand même 365 grands électeurs pour Obama et 173 pour McCain

    Cela ne change rien. Car beaucoup ont cru, à tort, qu’Obama était un centriste. La récente étude de Rasmussen (juillet dernier) est sans équivoque :

    Most Voters Think President Obama is More Liberal Than They Are

    De nouveau, le 15 août dernier, rebelote :

    Rasmussen Poll: Most Think Obama is Too Far Left

    J’ai évoqué la présidence Johnson. Elle obtint 486 grands électeurs contre 56 à Goldwater. Un landslide, comme ils disent. Et pourtant, nous connaissons la suite que j’ai brièvement résumé. LBJ était pourtant loin d’être à l’image des démocrates d’aujourd’hui.

    Ceci étant, il y a très souvent (en dehors de Roosevelt ou Reagan, par exemple) distorsion entre les Grands Electeurs et le vote populaire. Que l’on réfléchisse un instant :

    - Deux guerres, Afghanistan et Irak, dont le manque de visibilité stratégique au début, dans le cas de l’Irak, a déconcerté les électeurs.

    - Une présidence au plus bas des sondages depuis Richard Nixon.

    - Une crise financière d’une immense ampleur dont le seul précédent en mémoire est celui de 1929.

    - Une victoire incontestable des démocrates en 2006 au Congrès.

    Et pourtant… Les Républicains aux élections de 2008 font un score national de 46 % contre 52 %. Ce qui est étonnant, au contraire, c’est qu’avec un tel passif les Démocrates ne fassent pas un score plus élevé.

    Que l’on médite là-dessus : 52 % n’a jamais été suffisant pour changer un pays. Et encore une fois, on ne « change » pas un pays. Les « Révolutions » sont extrêmement rares dans l’histoire. Et lorsqu’elles arrivent elles ne sauraient emmener là où le peuple ne veut pas aller.

    Mais l’esprit américain est quand même en recul ou disons se mâtine d’européanisme.

    Cette critique serait valable si elle n’avait pas été déjà formulée dans les années 60, 70 ou au moment des élections américaines de 1980.

    Jadis, Raymond Aron, dans une émission de Georges Suffert, n’était pas très optimiste sur les perspectives américaines pour l’avenir. Parmi les invités, beaucoup pronostiquaient désormais la fin de la puissance américaine.

  • 19
    Sittingbull:

    @Galahad
    Et dans ce domaine, je trouve qu’ils sont forts.
    Seulement parce qu’ils contrôlent l’immense majorité des médias (85% des journalistes font des donations au parti démocrate; presque tout ce que vous lisez doit être soupçonné d’esprit partisan, souvent dissimulé).
    Exemple: Rick Perry, candidat républicain, a été immédiatement perçu comme LA menace contre Obama en 2012. Que se passe-t-il AU MOMENT MÊME de sa déclaration de participer à la course? Une déferlante inimaginable et immédiate d’émissions et d’articles négatifs PARTOUT, très souvent des opinions partisanes aux ordres présentées comme des informations. Ça ne marchera pas, tout comme les attaques délirantes contre Sarko n’ont pas marché.

  • 18
    Pêche:

    Au fait James, pas facile de lire le WSJ quand on n’est pas abonné donc merci bien pour vos synthèses ;=)

    PS : l’interview de John McCain date d’avril 2011

  • 17
    Pêche:

    Sur l’âme des nations je ne peux que souscrire James et plutôt deux fois qu’une, ce qui m’empêche de croire à un quelconque fédéralisme européen. (Et donc à la viabilité de l’euro, ce qui est un autre sujet et je veux rester dans le fil).

    Mais l’esprit américain est quand même en recul ou disons se mâtine d’européanisme. Bien sûr très doucement. Mais qui pouvait penser à la folie Obama ? Qui pouvait penser (avec l’âme de la nation américaine en toile de fond) que tant d’aveuglement existerait, que si peu de réflexes américains seraient mobilisés dans la course à la présidentielle américaine ? Et puis personne n’aime reconnaître s’être fait avoir et dans les phénomènes d’adoration qui ont présidé à l’élection d’Obama, je crains que certains replongent grâce à un déni absolu et report des responsabilités sur d’autres. Le terreau de la haine de Bush est encore fertile, des réflexes quasi pavloviens ont été acquis…

    Même si les yeux se dessillent, il y avait quand même 365 grands électeurs pour Obama et 173 pour McCain. Qu’une partie de ceux qui ont suivi en liesse Obama veuille maintenant plus de résultats que de beaux discours c’est sûr, mais l’écart était quand même énorme…

    http://www.ilovepolitics.info/John-McCain-sur-France-24-en-2012-les-Americains-recheront-des-resultats-plutot-que-des-belles-phrases_a1685.html

  • 16
    James:

    Galahad,

    J’entends votre inquiétude et elle est légitime. Mais elle est erronée, me semble-t-il. Rien ne montre, autant dans les sondages que dans la population, que les Américains, hier comme aujourd’hui, soient prêts à succomber aux chants des sirènes venant d’Europe. On oublie trop souvent le raz-de-marée des élections de 2010 et la montée du Tea Party. Souvenez-vous, dès 2008, certains avaient déjà établi l’acte de décès des conservateurs.

    Quand bien même les Américains (ce qui n’est pas du tout le cas) souhaiteraient un régime à l’Européenne, le changement radical demandé nécessiterait une refonte de la constitution et de la raison d’être même des Etats-Unis. Aucun pays n’irait se renier à ce point. Parce que c’est, peu ou prou, ce qu’on lui demande.

    La chute de l’Union Soviétique n’a pas pour autant changé la Russie en nouvelle Silicone Valley et si une réforme libérale est nécessaire en France celle-ci n’ira pas non plus saper les fondements de l’Hexagone. Il existe des ferments, une nature, une âme des nations. Feu mon ami Laurent a passé une grande partie de sa vie à le démontrer. Les « modèles » culturels ne sont pas copiables comme de vulgaires ersatz de produits chinois. L’histoire des nations est plus résiliente que cela.

    Encore une fois, et si l’on souhaite de nouveau parler de fantasme, je crois que l’idée chez certains atlantistes de voir les Etats-Unis devenir une nouvelle Europe en fait partie.

    Notez autre chose : Il s’est passé quelque chose aux Etats-Unis récemment que la presse française n’a pas du tout relayée. Et Dieu sait qu’elle est porteuse de signification tant la presse française s’était amourachée de cette mesure :

    Appeals Court strikes down Obamacare mandate

    Cette décision (prise également par un juge démocrate nommé par Clinton) fut un coup de massue pour les tenants de la réforme de santé car elle met sérieusement à mal l’édifice obamien qui n’a pas cessé d’essuyer des défaites dans ce domaine via les courts d’appels depuis 2010.

    Ne parlons pas des Etats qui refusèrent tout bonnement l’entrée d’une telle disposition chez eux avant même la décision de la Cour. Nous sommes loin d’un pays qui accepte sans broncher ce que d’aucuns appellent un « modèle européen » (ce dernier restant lui-même à définir…).

    En outre, les manoeuvres d’Obama consistant à mettre sur le dos des Républicains les problèmes actuels ne fonctionnent guère dans l’électorat. Obama perd de plus en plus de terrain dans les fameux Swing States.

    Lorsque vous doutez du retrait d’Obama, votre propos se tient, en effet. Mais l’hypothèse avancée par Peter Ferrara en 2010 semble véritablement poser de plus en plus question. J’en avais fait allusion dans mon dernier commentaire or voici ce que je viens de découvrir à l’heure où j’écris ces lignes :

    What if Obama quit?

    L’édito de Morrissey fait allusion à un article de Peggy Noonan du WSJ. Et sa lecture vaut le détour. Je m’arrête là et vous laisse prendre connaissance de l’article.

    @ Pêche,

    Petit problème de mail, je vais y remédier.

  • 15
    Pêche:

    Hélas Galahad, je partage votre prudence

  • 14
    Galahad:

    Par ailleurs, je ne vois pas du tout Obama se retirer. Ce serait admettre qu’il a d’une façon ou d’une autre, failli, ce qui ne m’a pas l’air du tout d’être conforme à sa tournure d’esprit.

    Quant à l’économie qui s’effondre et aux mauvais chiffres du chômage, je fais confiance aux Démocrates et à tout ce qu’ils comptent comme appuis dans les grands médias etdans la classe intellectuelle progressiste pour s’efforcer comme des… forcenés de convaincre l’électorat américain que tout ça est à mettre au débit de W, de Wall Street, des Tea parties et de tous les greedy people réunis.
    Et dans ce domaine, je trouve qu’ils sont forts.

  • 13
    sil:

    Le complot juif, mon cher Galahad, le complot juif, mais j’ai réparé cette terrible injustice séance tenante ;-)

  • 12
    Galahad:

    Sil, j’ai été très injustement modéré, moi qui suis la modération incarnée ;-)

  • 11
    Galahad:

    James (#4) :

    Je crois à ce qu’il est convenu d’appeler le « marché politique » et je suis convaincu que les meilleurs producteurs, sur ce marché, seront toujours les socialistes (au sens large,donc parmi lesquels je range Obama).

    Les socialistes ont d’ailleurs compris qu’il n’est pas nécessaire d’acheter une majorité de leurs concitoyens, mais qu’il suffit d’en acheter une partie et d’offrir la perspective d’étendre le nombre des bénéficiaires de cette politique à ceux qui restent – en leur expliquant de surcroît que si ça ne se fait pas, c’est en raison de l’opposition des riches et des réactionnaires.

    De ce point de vue, je suis donc tout à fait en désaccord, une fois n’est pas coutume, avec ce que disait Gérard Pierre.

    Il ne s’agit pas seulement, d’ailleurs, « d’acheter » une clientèle (par l’octroi d’avantage matériels, de protections, etc…) mais aussi d’avancer les propositions satisfaisant un besoin intellectuel naturel universel : celui de se convaincre que la source de nos problèmes est essentiellement externe (les banksters, les riches, les spéculateurs, les Chinois, les Juifs,… ).

    Je veux bien admettre, car vous avez l’air de les connaître mieux que moi, que les Américains ont longtemps été immunisés contre cette façon de faire de la politique, mais j’ai l’impression que ces dernières années, ils se sont considérablement rapprochés, sur ce plan, des Européens.

    Et si comme je le crains c’est le cas, il faudra tenir compte, dans nos pronostics pour 2012, de ce qu’Obama peut très bien être à la fois un mauvais Président (ce que je crois qu’il est) et un excellent candidat.

    On en a eu quelques-uns de ce genre en France, je dirais même que depuis exactement trente ans, on n’a eu que ça.

  • 10
    James:

    @ Michael

    En théorie, elle ne devrait pas se tenir mais comme nous l’avons dit, au train où vont les choses, les démocrates peuvent le pousser vers la sortie. Un scénario que Peter Ferrara n’a pas exclu et qu’il semble envisager pour l’avenir.

    Je ne saurai dire si Ferrera a tort ou raison.

    Supposons un instant que ce scénario s’impose. Obama devra, tôt ou tard, annoncer son retrait de la présidentielle d’ici à janvier-février 2012. L’annoncer plus tard serait irresponsable. Il ne peut laisser son parti démuni sans que celui-ci n’organise des primaires face aux élections de la même année.

    Ou alors, si rien n’est dit au-delà de cette date, cela montrera qu’il compte bel et bien s’engager dans la course présidentielle.

    Quoiqu’il en soit, et peu importe l’hypothèse susmentionnée, espérer qu’un taux chômage à 9.1 puisse redescendre à 8 voir à 7 en l’espace de quelques mois est impensable.

    Comme le disait déjà fort pertinemment James Pethokoukis en novembre 2008 :

    The same bad economy that doomed John McCain in 2008 will have sunk Obama, as well.

    (…)

    No wonder Obama’s political advisers just told the New York Times that they’re already fretting about the 2010 midterms. They may also want to worry about 2012. Team Obama shouldn’t expect this election euphoria to last four years if the economy struggles and struggles. (Wait until oil prices and interest rates start rising again.)

    (…)

    I don’t think anyone expects that $500 billion in hot money to return America to prosperity. Only time (and the private sector) can do that, especially with a downturn caused by a credit crisisa and deflating asset bubble. And four years may not be enough time for the Obama presidency to traverse that long road or complete that steep climb.

  • 9
    michael:

    Je crois qu’il est trop tot comme Miliere le pense de vendre la peau d’Obama avant2012 . Je pense que la situation n’évoluera pas et même qu’elle risque d’empirer s’il continue a faire de la  » prompter politics  » Les américains ne sont pas des cons et attendent d’un pdt de …présider pas de courir a gauche et a droite a faire du damage control , celui de son image lui paraissant plus important que celui de la Nation .
    Il est certain qu’a la précédente élection les votes par le ventre ont ete importants mais je pense que ca marche une fois , pas deux a la suite !
    Il n’y a pas de pires électeurs que ceux auxquels on a promis monts et merveilles et ont reçu…que pouic vu que les caisses sont vides . Sans compter que les Démocrates vont commencer a penser chacun de son cote a sa survie politique et que les défections risquent d’etre nombreuses ! Les primaires démocrate c’est pour quand , James ?
    De plus quand on cause de  » Game over » faut espérer que ce sera pas par suite a un  » méga-tilt  » !
    Cela n’a pas d’importance mais j’aimerais bien avoir la position actuelle de Hussein -Kadrik , notre Obamalatre le plus passionne …..

  • 8
    Zoubor:

    President Obama walks into the Bank of America to cash a cheque. As he approaches the cashier he says « Good morning Ma’am, could you please cash this check for me? »

    Cashier: « It would be my pleasure sir. Could you please show me your ID? »

    Obama: « Truthfully, I did not bring my ID with me as I didn’t think there was any need to. I am President Barrack Obama, the president of the United States of America!!!! »

    Cashier: « Yes sir, I know who you are, but with all the regulations, monitoring, of the banks because of imposters and forgers, etc I must insist on seeing ID. »

    Obama: « Just ask anyone here at the bank who I am and they will tell you. Everybody knows who I am. »

    Cashier: « I am sorry Mr. President but these are the bank rules and I must follow them. »

    Obama: « I am urging you please to cash this check. »

    Cashier: « Look Mr. President this is what we can do. One day Tiger Woods came into the bank without ID. To prove he was Tiger Woods he pulled out t his putting iron and made a beautiful shot across the bank into a cup. With that shot we knew him to be Tiger Woods and cashed his check. Another time, Andre Agassi came in without ID. He pulled out his tennis racquet and made a fabulous shot where as the tennis ball landed in my cup. With that spectacular shot we cashed his check. So, Mr. President, what can you do to prove that it is you, and only you, as the President of the United States? »

    Obama stood there thinking, and thinking and finally says: « Honestly, there is nothing that comes to my mind. I can’t think of a single thing. »

    Cashier: « Will that be large or small bills, Mr. President

  • 7
    Zoubor:

    Oui pardon , j’avais bien lu mais mal recopie!!!

  • 6
    James:

    Zoubor, tu as mal lu. C’est un SDF anti-Obama.

  • 5
    Zoubor:

    Ce genre d’article du Fig sur le SDS americain anti bush est le genre d’article alacon que je ne peux pas blairrer: un certain « jeff » pretentd ce qu’il pretend – ca pue l’article ecrit a la table d’un cafe parigot….

  • 4
    James:

    Hope & Change était censé quitter l’Irak.

    Cela valait bien la peine tout cette campagne anti-Bush…

  • 3
    James:

    Et je pense qu’ils ont raison.

    Si je puis me permettre, mon cher Galahad, ils ont effectivement tort. Il faudrait pour cela imaginer 120 ou 150 millions d’assistés et encore, même avec un tel scénario, il faut avoir une méconnaissance crasse de la nature humaine pour croire qu’un « assisté » peut être de facto acquis à un vote en particulier. La preuve.

    Je crois que cette idée (s’approprier les voix d’une catégorie sociale en lui octroyant monts et merveilles) a toujours été un fantasme. Sinon, la présidence américaine (comme ailleurs) aurait été dominée par les libéraux américains depuis plus de 40 ans. Or, ce fut bien le contraire. Précisément parce que c’est plus complexe.

    Jadis, l’administration Johnson a été à l’origine de ce que d’aucuns ont considéré comme de grandes avancées sociales (Medicare, Medicaid, droits civiques, droit au logement des minorités, etc…). Des mesures sans précédents depuis Roosevelt.

    Or, sa présidence s’est très mal terminée. Les émeutes de Watts, celle de Stonewall, révolte de 1968 (avant qu’elle n’arrive en France). Bref, Johnson décide au final de ne pas se représenter. Bilan de tout cela ? La fin du parti démocrate tel qu’il existait et dont il peine, encore aujourd’hui, à se remettre.

    De l’autre côté, il fera basculer un sud traditionnellement démocrate (au moins depuis Lincoln) sous l’escarcelle républicaine et poser, petit à petit, les fondations de ce que l’on appellera la « Révolution Conservatrice » qui prendra son essor avec Reagan. Encore aujourd’hui, elle n’a pas épuisée ses effets.

    Gérard Pierre le disait fort bien récemment dans un autre post sur le même sujet :

    Pour qu’elle se joue sur le social il faudrait effectivement que les bénéficiaires d’aide représentent au moins la moitié de l’électorat. Or dans le cas présent ils n’en constituent pas tout à fait le quart !

  • 2
    Galahad:

    Il est bien optimiste, le Millière.

    Ils s’imaginaient aussi, qu’en multipliant les chômeurs et les assistés et en leur distribuant des chèques, ils disposeraient d’autant d’électeurs dépendants, qui assureraient leurs prochaines victoires.

    Et je pense qu’ils ont raison.

  • 1
    sil:

    Et on dit merci à tonton James.




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