eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

La présidence Obama est sans doute terminée (Game Over)

Posté le vendredi 19 août 2011 par sil


Par Guy Millière pour Metula News Agency

Il serait prématuré de dresser dès aujourd’hui le bilan de la présidence Obama. Tout au plus peut-on procéder à une estimation provisoire, tant il serait vain de chiffrer les dégâts d’un ouragan avant que celui-ci ait fini d’exercer ses ravages.

Ce que l’on peut dire est qu’Obama avait promis du changement, et il a tenu parole. Obama avait aussi parlé d’espoir : un espoir monte présentement dans la population américaine et ne cesse de grandir : celui qu’Obama s’en aille au plus tôt.

Il est également possible d’estimer que la présidence Obama s’est sans doute achevée prématurément : chacun le sait, désormais, outre Atlantique. La nouvelle n’a pas encore passé les frontières de la France ; mais un pays au-dessus duquel le nuage de Tchernobyl n’a jamais flotté est un pays heureux, où les nouvelles ont une nette tendance à s’évaporer en chemin ou à arriver déformées.

La phase finale a eu quelque chose de pathétique. Obama a parlé, beaucoup parlé, énormément parlé. On lui avait tant dit qu’il était un brillant orateur et un nouveau messie, qu’il a fini par le croire. Plus il a parlé, plus le maquillage s’est mis à fondre, plus les paroles sont devenues vides, plus il est apparu que le messie était en plastique transparent, et n’avait qu’un téléprompteur pour entretenir les apparences.

Ce qui s’est passé a été assez simple : pendant deux ans et demi, Obama et son administration ont dépensé sans cesse, par milliers de milliards de dollars, de l’argent qu’ils n’avaient pas. Ils s’imaginaient qu’en dépensant ainsi, ils allaient créer de la demande, qui, elle-même, allait miraculeusement tirer l’offre. Ils n’avaient pas compris que la Théorie générale de Keynes était un vieux livre très vénéneux. Ils s’imaginaient aussi, qu’en multipliant les chômeurs et les assistés et en leur distribuant des chèques, ils disposeraient d’autant d’électeurs dépendants, qui assureraient leurs prochaines victoires.

Ils n’ont pas créé la demande censée tirer l’offre, et, s’ils ont effectivement multiplié le nombre des assistés (cinquante millions d’Américains vivent aujourd’hui grâce à des bons d’alimentation, le chômage est officiellement stable à 9%, mais se situe officieusement aux alentours de 18%), ils ont aussi suscité la révolte de nombre d’Américains, regroupés dans les tea parties, suscité l’inquiétude des prêteurs, et poussé les agences de notation à des rappels à l’ordre.

Obama et son administration auraient voulu dépenser encore, dépenser toujours, dépenser infiniment, mais les tea parties ont placé à la Chambre des représentants des gens bien décidés à arrêter le glissement du pays vers la banqueroute. Et les Démocrates du Sénat, majoritaires encore, mais sentant qu’ils sont sur des sièges éjectables, ont voulu eux-mêmes limiter les dégâts.

Obama a demandé, demandé encore, procédé à des chantages, trépigné, parlé comme un père parle à des enfants insolents, rien n’y a fait. Les tea parties et les Républicains voulaient couper dans les dépenses, très fortement, les Démocrates beaucoup moins. Un compromis a été trouvé, censé réduire le rythme d’endettement du pays, mais ne permettant pas de réduire l’endettement tout court.

Ce qui devait arriver survint : une agence de notation a dégradé la note des Etats-Unis. La Bourse a commencé à chuter. Obama s’est risqué à faire un discours de plus, pour dire que tout cela, c’était la faute des extrémistes Républicains, du tremblement de terre au Japon, de George Walker Bush, de Washington, et de je ne sais qui d’autre, et la Bourse a chuté davantage pendant qu’il parlait.

Paniqué, Obama a fait donner ses roquets et cela n’a été que glapissements et aboiements : les Républicains et les tea parties sont des « terroristes » a dit l’un, ce sont des « djihadistes », a renchéri un autre. La panique conduit à des réactions étranges. Celui qui a vu des terroristes chez des gens citant Thomas Jefferson, et celui qui a vu des djihadistes chez des gens citant George Washington, n’ont ni l’un ni l’autre vu de terroristes ou de djihadistes chez les talibans afghans.

Il se dit, à Washington, que des membres du parti Démocrate se réunissent depuis quelques jours et envisagent d’inciter Obama à ne pas se représenter et à céder la place. On dit aussi qu’Obama et sa garde rapprochée n’entendent pas se laisser faire, et ils ont un atout maître : Obama est noir. Le critiquer ouvertement, laissent-ils entendre, est « raciste ».

Le cataclysme économique qu’on pouvait craindre est désormais avéré, et on a des raisons de craindre qu’il risque de s’aggraver. Obama, en capitaine inconscient d’un Titanic en train de couler à pic, vient de confirmer ses orientations et il conserve son ministre des Finances à son poste : Tim Geithner sera là jusqu’à l’hallali. Le capitaine inconscient mourra debout. Son fidèle Tim succombera avec lui.

Le cataclysme international est lui-même en cours d’accomplissement, et il suffit de regarder une carte du monde pour le voir : Libye ? Egypte ? Yémen ? Syrie ? Iran ? Liban ? Irak ? Afghanistan ? Corée du Nord ? Venezuela ? Somalie ? Soudan ? On n’avait constaté une pareille impuissance depuis… Depuis Carter, dites-vous ?

La crise de l’euro et de l’endettement de divers pays européens vient s’ajouter au paysage et achever de l’assombrir.

Le parti Démocrate soutient Obama comme on supporte un fardeau dont on voudrait se débarrasser sans savoir comment faire.

Les mois à venir seront consacrés à la gestion des affaires courantes, et elles risquent de courir si vite qu’Obama ne pourra les rattraper.

Ils seront consacrés à la campagne électorale, et Obama va, à nouveau, beaucoup s’exprimer. Comme il y a toutes les chances qu’il soit aussi éloquent que ces derniers jours, cela promet de moments d’anthologie. Les roquets vont continuer à glapir et aboyer, et nul ne doute qu’ils seront très crédibles pour le dernier quarteron de gauchistes retranchés dans les bureaux du New York Times, la bible informationnelle des journalistes français.

La comparaison des tea parties aux terroristes et aux djihadistes s’est retrouvée d’ores et déjà dans des articles de Maureen Dowd, et n’a pas tardé à se retrouver dans les pages serviles du Monde, du Figaro et du Point.

Il faudrait vraiment que les Républicains choisissent quelqu’un de très nul pour ne pas l’emporter en novembre prochain. Pour l’heure, je parierais sur quelqu’un qui ne serait pas nul du tout, l’actuel gouverneur du Texas, Rick Perry, qui vient de se déclarer candidat. Si les Etats-Unis, à partir de 2013, étaient gouvernés comme le Texas l’est aujourd’hui, la page Obama pourrait être favorablement tournée.

Ce sera une page qui laissera néanmoins des traces difficiles à effacer. Il serait prématuré de définir trop précisément ces traces.

Elles laissent d’ores et déjà penser, parce qu’elles seront difficiles à effacer, qu’il s’écoulera beaucoup de temps avant que le peuple américain ne confie à nouveau son destin à un homme aussi frelaté, aussi dangereusement dogmatique, et aussi inexpérimenté qu’Obama.



Laisser un commentaire


94 réponses à “La présidence Obama est sans doute terminée (Game Over)”

  • 44
    James:

    CBS Poll : Obama Approval Rating Down to 41%, The Lowest Level Ever in CBS News Polling

  • 43
    James:

    40—James:
    29 août 11 à 14:20

    La récente étude de Rasmussen (juillet dernier) est sans équivoque :

    Most Voters Think President Obama is More Liberal Than They Are

    De nouveau, le 15 août dernier, rebelote :

    Rasmussen Poll: Most Think Obama is Too Far Left

    Nous sommes en 2012 et rien n’a changé :

    Rasmussen: 59% think Obama is more liberal than themselves

  • 42
    James:

    Obama’s former campaign funders on Wall Street turn against him

  • 41
    James:

    As a result, we are on track now for an historic conservative victory in 2012, far bigger even than in 1980.

    Pareille pour Krauthammer.

  • 40
    James:

    Gallup: GOP has double-digit lead on nat’l security, prosperity over Dems

  • 39
    James:

    Barack Obama is on a far worse political trajectory than Jimmy Carter was. First, the Democrats lost Sen. Ted Kennedy’s seat to a Republican in ultraliberal Massachusetts who campaigned against Kennedy’s signature issue of national health insurance. Nothing that dramatic happened while Carter was President.

    Then Democrats suffered historic, grievous losses in the 2010 midterm elections, with a New Deal size loss in the House of 63 seats, and a loss of 6 seats in the Senate. In Jimmy Carter’s 1978 midterms, Democrats lost only 15 seats in the House and 3 seats in the Senate.

    Now in the recent special election in New York City, Democrats have begun to lose seats they haven’t lost since before the New Deal.

    That is so fitting, because President Obama is not an anomaly in today’s Democrat party. Quite to the contrary, he represents the party’s heart and soul today, which is well to the Left now even of George McGovern in 1972. Witness the reelection of Far Left San Francisco Democrat Nancy Pelosi as House Democrat leader even after the historic voter repudiation of the Pelosi Democrat House majority in 2010. Witness the choice of Far Left screamer Debbie Wasserman Schultz as leader of the Democratic National Committee. Witness Obama EPA Chief Lisa Jackson, Obama Labor Secretary Hilda Solis, and the numerous similar, utterly clueless, ideologically rigid, far left appointees throughout the Obama Administration.

    That is also so well deserved, because of what the Democrats are doing to our nation, even as their power starts to wane. Historically, for the American economy, the deeper the recession the stronger the recovery. Based on that historical record, we should be nearing the end of the second year of a booming recovery by now.

    But almost four years after the last recession started, there still has been no real recovery. Unemployment is stuck over 9%, with unemployment among African-Americans, Hispanics, and teenagers at depression level double-digit rates for at least 2 years now. Real wages and incomes are falling, back to levels last seen over 30 years ago. Poverty is soaring to new records as well, with more Americans suffering in poverty than any time since the Census Bureau started keeping records over 50 years ago.

    As a result, we are on track now for an historic conservative victory in 2012, far bigger even than in 1980.

  • 38
    James:

    La ségrégation fait son come back avec Le parti Républicain (dixit Obamazoom).

    Désormais, la montée de Hermain Cain est la preuve… que ce même parti Républicain est raciste !

  • 37
    Pêche:

    Obama aux Noirs: « Sortez de vos pantoufles », ça fait ronchonner précisément !
    http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/09/obama-aux-noirs-sortez-de-vos-chaussons.html

  • 36
    James:

    Ali Akbar, un militant… du Tea Party.

  • 35
    James:

    Liberal Newsweek Editor Admits: Obama ‘Wasn’t Ready’ to Be President

  • 34
    James:

    POLL SHOCK: OBAMA 39%, CAIN 34%

  • 33
    Pêche:

    Décidément, j’ai l’impression qu’Obamazoom dans un autre contexte pourrait faire « aussi bien » que les chroniqueurs saoudiens…
    Ils sont déjà décervelés. Il suffirait de les embrigader différemment (et encore !)…
    Misère de la condition humaine…

  • 32
    James:

    Pour Obamazoom, la ségrégation est de retour grâce aux républicains…

  • 31
    Pêche:

    Génial, je vais direct me faire chauffer une pizza !!

  • 30
    James:

    Cain: Blacks Are ‘Over This First African-American President Thing’

  • 29
    James:

    Obama Approval Rating Hits an All-Time Low of 36%

  • 28
    James:

    Voters in battleground districts even more hostile to Dems than in 2010

  • 27
    James:

    Latest brainstorm. Let’s sue companies who don’t hire the unemployed!

  • 26
    James:

    Bill Clinton: Obama’s Approach To The Deficit Is « A Little Confusing »

  • 25
    James:

    Même Dick Morris en vient à tirer cette conclusion…

  • 24
    James:

    Gallup: Obama’s Approval at All-Time Low–Among Liberals

  • 23
    James:

    Former Hillary strategist: Obama plan is awesome — if he wants to lose the election

  • 22
    James:

    Liberals vow to challenge Obama in Democratic primaries

  • 21
    James:

    Why Obama should withdraw

  • 20
    James:

    50% Say Obama’s Policies Have Hurt the Economy

  • 19
    James:

    Is Barack Obama Depressed?

  • 18
    James:

    Could Pennsylvania Republicans End Obama’s Reelection Hopes?

  • 17
    James:

    NY: victoire républicaine historique

  • 16
    James:

    Pour Galahad, de nouveau :

    GOP wins in NY House race, seen as Obama rebuke

  • 15
    Galahad:

    Rasmussen: Obama Now Underdog For Re-election

    Good news, mais ce qui serait suprenant, c’est que malgré l’avalanche de mauvaises nouvelles sur le front économique, il fasse encore la course devant.

    Et puis en janvier 2008, BO était bien l’underdog des primaires démocrates.

    Mais bon, tant mieux – et surtout : pourvu que ça dure jusqu’en novembre 2012.

  • 14
    James:

    Wall Street à la peine après le plan Obama

  • 13
    James:

    En effet, Michael. Aucune influence sur l’emploi. Voici ce que le stimulus a produit :

    Jobs program heralded by Obama has big flaws, ‘virtually bankrupt’…

  • 12
    michael:

    On ecoutera son bla bla a 300MM$ ce soir mais je doute que cela aie beaucoup d’imfluence et sur l’emploi et sur les marches – une crise de subprimes ca suffit ! ) On verra l’attitude de certains pontes democrates qui ne pouvant changer le candidat , feront de la retraite prudente ( apres tout certains d’entres eux sont elus et donc re eligibles ) du soutien a contre coeur ( on sent tres vite ce genre d’attitudes ) ou du soutien  » kamikase  » ( Jimmy Hoffa )…..Bref on va rigoler a observer tout ca dans un transat , un citron presse long drink a la main …..
    Dans le meme registre j’ai admire l’appel de Desir  » Guerini , degage !  » Du grand art : faire faire son boulot par l’arabe de service  » ( sans jeux de mots ) en restant les couilles nettes ( enfin pour un seul ….) histoire de pas heuter la Fede PS PACA , se debarassant ainsi d’un fardeau ( Meme Guerini – bon c’est pas lui mais le surnom lui va a merveille ) et d’un poids mort ( Harlem -le – pas – Desire ) herite d’un autre nefaste ( Dray et ses tocantes ) Que du bonheur pour ce cher PS modele de tartufferie appliquee et on n’en est qu’au debut !!! Godzilla contre King Kong sera un film pour nourrissons face au  » Le Choc des Titans revisited 2011/ premiere partie et 2012 deuxieme partie  » Un best seller joue en large public , spectacle gratuit ( enfin gratuit …on passera a la caisse plus tard )

  • 11
    Pêche:

    Excellente nouvelle et comme Rasmussen en général ne se trompe pas trop… Merci James !

  • 10
    James:

    @ Pêche, Galahad et Annika,

    Rasmussen: Obama Now Underdog For Re-election

  • 9
    James:

    Voilà ce qu’il déclare.

    Et voilà ce que l’on découvre.

  • 8
    James:

    65% Disapprove of Obama’s Handling of the Economy

  • 7
    James:

    White House: Unemployment Will Stay Above 9 Percent

  • 6
    James:

    Ca continue…

  • 5
    James:

    Democrats Distancing Themselves From Obama

  • 4
    James:

    Interestingly, Obama is now underwater on foreign policy, too, at 44/47. His previous low was in March of this year, when Obama committed the US to war in Libya, but for the most part Obama has had decent approval ratings in this area. Apparently the fall of Moammar Qaddafi hasn’t given him much of a bump, and people aren’t as impressed with the Osama bin Laden mission as they once were.

  • 3
    James:

    Obama a le monopole du coeur…

  • 2
    Pêche:

    Ving-cinq des plus grosses entreprises américaines ont payé davantage leur patron en 2010 qu’elles ne se sont acquittées d’impôts, indique une étude publiée hier par un centre de réflexion.

    L’étude de l’Institute for Policy Studies affirme également qu’au sein de ce groupe d’entreprises, une majorité consacre plus d’argent au lobbying ou au financement des campagnes politiques qu’elle n’en verse au fisc.

    Selon l’étude, le salaire annuel moyen des dirigeants de ces sociétés, parmi lesquelles figurent Boeing ou eBay, était de 16,7 millions de dollars l’an passé. Ces dirigeants «récoltent des rémunérations exceptionnellement généreuses pour l’évasion fiscale qu’ils permettent à leur entreprise de faire», disent les auteurs du rapport. (le blog à lupus)

  • 1
    Annika:

    Hi James ! Ton lien Obamacare Support at all time low est magnifique. Non seulement pour le contenu de l’article, mais aussi pour le contenu des commentaires… :) L’esprit individualiste américain est toujours bien vivant et s’offense depuis toujours aux oeuvrements que lui destine l’état (top to bottom imposition). Cette résilience née de liberte et du « can do attitude » entrainera notre rédemption – même dans mon comte démocrate, je la vois ressurgir ici et la. Le garagiste, le bag man au supermarché, le voisin qui votèrent pour une illusion n’ont plus peur de s’exprimer contre Obama; pourtant les américains n’aiment pas les discussions politiques. Parler politique est tout autant un tabou que parler de religion.
    But there is hope – real Hope, et Perry sera president. Je voterai pour Perry au deuxieme tour, au premier tour je cocherai la case « Ron Paul » – I am sick of the establishment.















  • '