eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Elimination de Ben Laden: Le Figaro révèle l’incroyable faute de Bush (When all else fails, blame Bush!)

Posté le Vendredi 13 mai 2011 par jc durbant

Plus incroyable que moi, tu meurs!

A l’heure où le plus rapide prix Nobel de la paix de l’histoire est salué par nos médias unanimes pour une élimination ciblée qui en d’autres temps auraient vu leurs auteurs républicains ou israéliens trainés dans la boue …

Et où, outre-Atlantique, le débat fait rage face à la rare élégance dont, tout en risquant de tout compromettre par son refus jusqu’ici d’en publier les photos, un président en poste depuis deux ans et demi à peine s’attribue le succès rendu possible par 10 années de traque …

A lire d’urgence, après les divagations conspirationnistes de notre Véronique Sanson nationale , sur le blog des deux correspondants américains du Figaro…

Cette magistrale leçon de journalisme!

Où, après Le Point qui crédite un président qui avait non seulement repris mais renforcé la quasi-totalité des mesures antiterroristes si âprement condamnées chez son prédécesseur de l’interdiction dès son arrivée à la Maison-Blanche en 2009 d’une méthode d’interrogatoire à laquelle la CIA avait cessé de recourir…. depuis 2004 !

L’on voit, « après avoir volé la présidence des Etats-Unis, le plus mauvais président depuis Herbert Hoover » accusé (sur la base d’un point de vue du sénateur McCain qui ne mentionne pas une seule fois le nom dudit président comme de déclarations du nouveau chef de la CIA qui avoue ses doutes sur les causes exactes des confessions du terroriste ayant permis la localisation du protégé des services secrets pakistanais) de faire l’apologie de la torture… par son seul silence !

Et de vouloir s’approprier l’élimination de Ben Laden… par son simple refus d’assister au numéro si discrètement électoraliste de celui qui il y a quelques mois à peine prétendait imposer la construction d’un lieu de culte… aux propres victimes et sur le lieu même du plus grand forfait de la prétendue religion du Livre!



Laisser un commentaire


7 réponses à “Elimination de Ben Laden: Le Figaro révèle l’incroyable faute de Bush (When all else fails, blame Bush!)”

  • 7
    michael:

    Scoop !
    Le patron du FMI arrêté pour agression sexuelle
    Le directeur du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a été interpellé à 16h45 (heure locale) à l’aéroport JFK de New York, juste avant son décollage pour Paris, pour agression sexuelle, selon le site internet du New York Times.
    ++++++++++++
    C’est encore un coup de Bush ! Ou d’un agent secret du PS ( Martine Aubry deguisee en femme de chambre ) pour nettoyer l’horizon des primaires ?
    Avant on deconseillait aux Etats de s’ingerer dans les affaires de leurs voisins ; avec la mondialisation on cause de devoir d’ingerence mais certains politiciens ont elargi le concept et se permettent de s »ingerer » dans les  » affaires  » des femmes de chambres meme pas electrices du PS ! O Tempora ! O Mores !

  • 6
    Sphax:

    @mate :

    Le système américain est tel qu’on peut gagner une présidence ayant récolté moins de voix que son adversaire dans le total, mais ayant gagné les grands électeurs qui comptent.

    Ce n’est pas de ça que parlent les adversaires de Bush, mais du recomptage ambigu qui a eu lieu en Floride.

  • 5
    Mateamargo:

    « Après avoir volé la présidence des Etats-Unis, George W. Bush, le plus mauvais président depuis Herbert Hoover »

    Je l’avais lu, l’article. Cet homme Stehli est clairement un imbécile. Même les Bush bashers les plus fanatiques n’avancent plus cet argument démagogique. Si Bush a volé sa première présidence, alors Kennedy aussi l’a fait. Le système américain est tel qu’on peut gagner une présidence ayant récolté moins de voix que son adversaire dans le total, mais ayant gagné les grands électeurs qui comptent. Si Bush à été déclaré président à ce moment-là par la Haute Court, ce n’est pas de sa faute. Et en rien la Constitution des Etats Unis n’a été contrarié par cette décision.

    Rien à faire, si on veut trouver refuge de l’antiaméricanisme omniprésent dans nos médias gauchisants, c’est pas dans le Figaro qu’on pourra le faire. Les imprégnés par l’idéologie de l’Action Française y sont foule avec leur antiaméricanisme de droite.
    Pauvre France !

  • 4
    sil:

    Oui James, je m’en souviens très bien et je suis tout à fait d’accord avec toi. La dernière réaction du bonhomme (#2) démontre encore une fois sa stature : participer à l’Histoire tout en s’effaçant devant Elle…

  • 3
    James:

    Sil, JC,

    Je ne sais pas si vous vous souvenez, peu après le 11 septembre, George W. Bush avait lancé cette fameuse phrase concernant la traque de Ben Laden : Dead or Alive.

    Les quolibets les plus méprisants furent de la fête à ce moment-là notamment les analogies sur le Far-West. Plus rien de la part des journalistes depuis l’exécution de ce dernier.

    Dans les deux liens ci-dessous, les avis sont unanimes parmi les commentaires d’internautes, même chez ceux qui le détestent encore : Bush, depuis son départ, a montré beaucoup de classe et de dignité dans ses déclarations publiques.

    Il n’y a, semble-t-il, que les ravis de la crèche d’Obamazoom pour ne pas s’en apercevoir.

    Bush on bin Laden: ‘The guy is dead. That is good’

    George W. Bush Gives First Public Reaction to Osama Bin Laden Death

  • 2
    sil:

    Mais aussi : Bush n’a pas « sauté de joie »

    George W. Bush n’a pas « sauté de joie » lorsque son successeur Barack Obama l’a appelé pour lui annoncer la mort d’Oussama Ben Laden, rapporte aujourd’hui la chaîne de télévision ABC, citant l’ancien président.

    « Obama m’a simplement dit ‘Oussama Ben Laden est mort' », a dit George W. Bush cette semaine lors d’un événement à Las Vegas, selon ABC, ajoutant que Barack Obama lui avait raconté ensuite dans le détail le raid mené contre le chef d’al-Qaida le 2 mai dans sa maison au Pakistan.

    George W. Bush, à la tête du pays lors des attentats du 11-Septembre, refuse depuis l’élimination de l’ennemi public américain numéro un les demandes d’entretiens, et a décliné l’invitation de son successeur à se joindre à lui jeudi dernier à New York sur le site des tours jumelles détruites. Mais il a abordé la question de la mort de Ben Laden mercredi lors d’un événement à Las Vegas (Nevada, ouest).

    A la question de savoir comment il s’était senti en apprenant la mort du chef d’al-Qaida, George W. Bush a dit qu’il n’avait pas « sauté de joie », expliquant que la traque de Ben Laden n’avait pas été menée « sous le coup de la haine ». « Le type est mort. Ca, c’est bien », a dit l’ancien président républicain à propos de Ben Laden. « Sa mort est une grande victoire dans la guerre contre le terrorisme », a-t-il ajouté, toujours selon ABC.

    George W. Bush, qui avait ordonné une invasion de l’Afghanistan afin de capturer Ben Laden un mois après les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, avait salué le 2 mai l’annonce de la mort du chef d’al-Qaida, la qualifiant de « victoire pour l’Amérique ».

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    All good things abroad are due to Obama himself; all bad things are still the blowback from George W. Bush. (…) The protocols for taking out Osama bin Laden were all established by President Bush and all opposed by Senator and then candidate Obama. (…) In sum, Senator Obama opposed tribunals, renditions, Guantanamo, preventive detention, Predator-drone attacks, the Iraq War, wiretaps, and intercepts — before President Obama either continued or expanded nearly all of them, in addition to embracing targeted assassinations, new body scanning and patdowns at airports, and a third preemptive war against an oil-exporting Arab Muslim nation — this one including NATO efforts to kill the Qaddafi family. The only thing more surreal than Barack Obama’s radical transformation is the sudden approval of it by the once hysterical Left. In Animal Farm and 1984 fashion, the world we knew in 2006 has simply been airbrushed away. Okay, the public perhaps understands all that hypocrisy as the stuff of presidential politics. But I think it will not quite accept the next step of taking full credit in hyperbolic first-person fashion for operations that would have been impossible had his own views prevailed.

    Victor Davis Hanson

    C’est quand même un soi-disant assassinat de Ben Laden… « Soi disant » car on on ne la pas tué et ce n’est pas lui….

    Véronique Sanson

    In the intelligence business you work from a lot of sources of information, and that was true here. We had a multiple source — a multiple series of sources — that provided information with regards to this situation. Clearly, some of it came from detainees and the interrogation of detainees. But we also had information from other sources as well. So, it’s a little difficult to say it was due just to one source of information that we got. (…) they used these enhanced interrogation techniques against some of these detainees. But I’m also saying that, you know, the debate about whether we would have gotten the same information through other approaches I think is always going to be an open question.

    Leon Panetta

    La CIA a cessé de recourir au « waterboarding » en 2004 après avoir utilisé cette pratique sur Khaled Cheikh Mohamed et deux autres détenus seulement. Le président démocrate Barack Obama l’a fait interdire dès son arrivée à la Maison-Blanche en 2009. Selon John McCain, aucun des trois détenus soumis au « waterboarding » n’a fourni l’identité réelle du messager d’al-Qaida qui jouait les intermédiaires avec le reclus d’Abbottabad et avait permis de remonter jusqu’à Oussama Ben Laden. L’ancien « attorney general » Michael Mukasey a toutefois affirmé que Khaled Cheikh Mohammed avait bien révélé à ses interrogateurs le surnom donné au messager de Ben Laden, « ainsi que de très nombreuses informations dont certaines ont permis de neutraliser des complots terroristes en cours ».

    Le Point

    Après avoir volé la présidence des Etats-Unis, George W. Bush, le plus mauvais président depuis Herbert Hoover, Bush fils aimerait bien s’approprier l’élimination de Ben Laden. Il est resté silencieux, mais ses alliés et ses hagiographes voudraient faire croire que les Etats-Unis ont abattu l’ennemi public numéro 1 grâce à la torture et donc à une politique systématique de violation des conventions de Genève mise en place et validée par lui. Or rien ne pourrait être plus loin de la vérité. Et le plus réjouissant, dans cette histoire, c’est que John McCain, pas exactement un allié de Barack Obama, membre du même parti que W., vient de dénoncer le comportement de 43rd, devant le Sénat, avec une force inhabituelle. (…) Cette victoire de Barack Obama ne sera pas volée par celui qui a commis le plus grand vol de l’histoire politique américaine. C’est une consolation. Tardive, mais néanmoins une consolation.

    Jean-Sébastien Stehli