Posté le Vendredi 14 janvier 2011 par jc durbant
Derrière le scandale, la réalité de ce qui jusque-là passait pour la normalité !
Plagiat du quart du livre (100 sur 414 pages) et à tous les niveaux (structure, enchaînements, incises sur la grande Histoire ou extraits de correspondance retenus), grossier maquillage par inversions de mots, phrases, synonymes, changement de temps, ajouts redondants et omissions bénignes, disparition, mises à part quelques notes de bas de page, du nom de l’auteur pillé d’une ‘impressionnante bibliographie de 63 livres …
Prétendue version appuyée sur de « nombreuses notes de lecture en réalité destinée à une « ébauche d’adaptation cinématographique de la vie d’Hemingway » particulièrement aboutie -120 pages pour les seules 23 premières années du grand écrivain américain – avec en tête de « chapitres » des exergues signés Saint-Exupéry, F.Scott Fitzgerald ou Albert Londres, distribution dédicacée à des journalistes dont le patron de L’Express, excuses de la « précipitation», de l’inversion de versions et de « couac dans la relecture (même pas pris le temps de la relire avant de s’empresser de la dédicacer aux journalistes destinataires d’un plan-médias sur mesure), prétendue version de travail» , stratégie du secret, dénégation, blanchiment ou au contraire noircissement de l’écrivain par son nègre, nègre, livre d’entretien par un expert en médiologie (Debray) sans contact avec le questionné (Drücker) et même questions remplies par un tiers elle-même ex-plagiaire condamnée (Beyala), dénonciation d’un complot supposé …
Après le mémorable plantage BHL d’il y a presque un an …
En cette année du 50e anniversaire – pourtant éditorialement prometteuse – de la mort d’Hemingway …
Et à l’occasion de deux ratés consécutifs (affaires de plagiat PPDA – Patrick Poivre d’Arvor, Ernest Hemingway, la vie jusqu’à l’excès, éditions Arthaud, 19 janvier 2011 – et de nègre littéraire Drucker-Bexala pour un livre finalement jamais écrit comme les stratégies de défense délirantes des éditeurs) magistralement démontés par le blogueur PauVillach sur Agoravox …
Où l’on (re)découvre les misérables usages en honneur dans l’édition française comme les méthodes de travail de nos faussaires en chambre.
Mais aussi le cruel dilemme d’éditeurs contraints, pour à la fois garantir un minimum de ventes et assurer un plan médias maximal par son accès facile aux dits médias, de recourir à la signature factice d’une personnalité à forte notoriété (ex-présentateur vedette du 20h de TFI, soixantaine d’ouvrages à son actif dont certains avec son frère, prix Interallié 2000 et présélectionné pour le Goncourt 2006, avec son nom en plus gros caractères sur la couverture que celui d’Hemingway lui-même !), tout en étant forcés, lesdites personnalités étant débordées et pas toujours à la hauteur du travail en question (émission de télévision, chronique dans France-Soir, direction d’une collection d’anthologies littéraires, mise en scène d’un opéra, 1 roman, 2 essais, 8 anthologies, 6 préfaces, sans compter les signatures dans les foires du livre, pour la seule année 2010 et le seul PPDA !), de leur adjoindre un nègre qui risque à tout moment d’être découvert (Marck pour PPDA) ou de se rebiffer y compris quand on prend la précaution de la choisir parmi ses compagnes du moment (Beyala pour Drucker) …
Sans compter, dans le cas du Charles Enderlin de la littérature, le lourd passif, d’une vraie-fausse interview de Castro à un entretien avec le pseudo-garde du corps de Saddam et à une condamnation pour recel d’abus de biens sociaux (15 mois de prison avec sursis et 200.000 francs d’amende – 30.000 euros -, affaire Botton), d’un ex-journaliste mouillé jusqu’aux os …
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10 réponses à “Affaires PPDA/Drucker: Attention, une imposture peut en cacher bien d’autres (French TV stars’ master class on the tough art of copy and paste)”
18 jan 11 à 09:23
When it rains, it pours …
Voir à nouveau L’Express:
l’utilisation, dans une fiction, sans autorisation, de lettres d’amour réelles d’un tiers relève-t-elle bien de la contrefaçon ? (…) avec ce roman, où s’arrête la vengeance et où commence le plagiat ? Et puis, jusqu’où Agathe Borne a-t-elle joué de la notoriété de son amant journaliste-écrivain, avant de se retourner contre lui ? Il est à noter qu’à l’époque la jeune femme avait systématiquement attaqué tous les titres de la presse people évoquant sa liaison avec le célèbre présentateur.
15 jan 11 à 10:54
Nathan vous voulez convaincre QUI de l’honnêteté d »Enderlin ?
L’affaire est pliée depuis longtemps et si vous essayez de vous auto persuader , essayer de plaider que Ciccciolina est toujours vierge ! La aussi sur certains simples d’esprit ca pourrait marcher ….
15 jan 11 à 09:48
Bien sûr, je m’adressais à Nathan, qui le traitait aussi de faussaire.
15 jan 11 à 09:37
Quant à mon rappel du plantage de BHL, il n’est là que pour rappeler, après Beigbeder lui-même, le peu de contrôle que les éditeurs de nos « montres sacrés » semblent exercer sur les produits de leurs poulains …
15 jan 11 à 08:51
Le paradoxe, dans cette affaire, est que les détracteurs de Charles Enderlin n’ont jamais apporté la preuve de leurs affirmations, (…) Pourquoi cet acharnement, pour un épisode qui, même s’il a compté à l’époque, a été balayé par le flot d’horreurs et d’atrocités accumulées depuis ? (…). Comme s’il fallait laver symboliquement l’armée israélienne du soupçon d’avoir délibérément tué un enfant …
L’amitié semble sérieusement avoir entamé le sens critique d’un Haski qu’on a connu plus perspicace.
Et tant de naïveté serait presque « risible », comme il dit, si elle ne s’approchait pas dangereusement, pour un journaliste aussi chevronné que lui, de la fausse candeur voire de la plus crasse mauvaise foi …
D’abord, silence radio sur la véritable et avérée pratique de mise en scène de fausses bavures du côté palestinien, y compris sur la propre bande vidéo du cadreur attitré de Scoopy.
Comme sur le fait, outre qu’on ne voit guère l’intérêt pour des soldats israéliens d’abattre délibérément un enfant ne faisant que de se cacher derrière un bloc de béton et que « l’Etat israélien ne leur ayant jamais emboité le pas », on attend toujours l’inculpation des soldats en question, que du côté Enderlin, absent comme il le rappelle d’ailleurs des lieux de l’action, on ne donne pas davantage la preuve formelle d’un assassinat du petit Mo demandée par notre si exigeant Haski.
Quant à l’acharnement en question, il suffit de remplacer « israélienne » par « française » après le mot « armée » et on verrait peut-être mieux l’intérêt de ne pas accepter l’imputation d’assassinat d’enfants à l’armée de son pays tout particulièrement en Occident où cette armée est systématiquement dénigrée, accusée tour à tour de tuer des enfants, violer des Palestiniennes et même de dépecer des cadavres …
Voir aussi:
L’image correspondait à la réalité de la situation, non seulement à Gaza, mais en Cisjordanie.
Enderlin (Le Figaro, 27/01/05)
Oh, ils font toujours ça. C’est une question de culture.
Enderlin
Il y a lieu de décider que Patrick Karsenty a exercé de bonne foi son droit à la libre critique (…) En répondant à Denis Jeambar et à Daniel Leconte dans le Figaro du 23 janvier 2005 que « l’image correspondait à la réalité de la situation, non seulement à Gaza, mais en Cisjordanie », alors que la diffusion d’un reportage s’entend comme le témoignage de ce que le journaliste a vu et entendu, Charles Enderlin a reconnu que le film qui a fait le tour du monde en entrainant des violences sans précédent dans toute la région ne correspondait peut-être pas au commentaire qu’il avait donné.
Laurence Trébucq (Présidente de la Cour d’appel de Paris, 21.05.08)
Pour l’opinion arabe et musulmane, Tsahal, l’armée israélienne, a assassiné un enfant. Mais un puissant lobby pro-israélien s’est mis en branle, visant à délégitimer le journaliste (il n’était pas présent sur les lieux du tournage), et instrumentaliser une théorie du complot : le film serait un « montage », une « mise en scène », une « manipulation » et une « imposture ». La campagne contre Charles Enderlin, en Israël et au sein de la communauté juive de France , va devenir haineuse, insultante, parfois menaçante. (…) La mécanique de la diffamation est en marche, elle ne s’arrêtera plus. (…) Elle dispose d’avocats déterminés et influents. A sa tête, Philippe Karsenty, pour qui l’affaire Al-Dura est devenue, depuis dix ans, un véritable fonds de commerce. Il est rejoint par l’ancien journaliste Luc Rosenzweig, l’ancien ambassadeur d’Israël à Paris, Elie Barnavi, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, l’écrivain Alain Finkielkraut, parmi d’autres. (…) Si Un enfant est mort est d’abord le récit de l’acharnement contre un journaliste, c’est aussi un livre sur le conflit israélo-palestinien, en ce sens qu’il illustre l’intensité des haines dont celui-ci se nourrit.
Le Monde
Voir également:
La tâche sacrée des journalistes musulmans est, d’une part, de protéger la Umma des « dangers imminents », et donc, à cette fin, de « censurer tous les matériaux » et, d’autre part, « de combattre le sionisme et sa politique colonialiste de création d’implantations, ainsi que son anéantissement impitoyable du peuple palestinien ».
Charte des médias islamiques de grande diffusion (Jakarta, 1980)
Il s’agit de formes d’expression artistique, mais tout cela sert à exprimer la vérité… Nous n’oublions jamais nos principes journalistiques les plus élevés auxquels nous nous sommes engagés, de dire la vérité et rien que la vérité.
Haut responsable de la Télévision de l’Autorité palestinienne ( interrogé sur les raisons pour lesquelles il avait inséré dans la séquence des Al-Dura l’image d’un soldat tirant au fusil, pour faire accroire que les Israéliens avaient tué l’enfant de sang-froid)
Je suis venu au journalisme afin de poursuivre la lutte en faveur de mon peuple.
Talal Abu Rahma (lors de la réception d’un prix, au Maroc, en 2001, pour sa vidéo sur al-Dura)
Karsenty est donc si choqué que des images truquées soient utilisées et éditées à Gaza ? Mais cela a lieu partout à la télévision, et aucun journaliste de télévision de terrain, aucun monteur de film, ne seraient choqués.
Clément Weill-Raynal (France 3)
Nous avons toujours respecté (et continuerons à respecter) les procédures journalistiques de l’Autorité palestinienne en matière d’exercice de la profession de journaliste en Palestine…
(Roberto Cristiano, représentant de la « chaîne de télévision officielle RAI, Lettre à l’Autorité palestinienne)
La mort de Mohammed annule, efface celle de l’enfant juif, les mains en l’air devant les SS, dans le Ghetto de Varsovie.
Catherine Nay (Europe 1)
Dans la guerre moderne, une image vaut mille armes.
Bob Simon
Oh, ils font toujours ça. C’est une question de culture.
Enderlin
Voir de même:
Les insurgés utilisent habituellement les villages pour mener leurs opérations contre la coalition. Ils s’abritent ainsi au sein de la population civile.
Jean-Dominique Merchet
L’armée française admet avoir tué par accident 4 civils afghans le 6 avril
(AFP)
L’armée française reconnaît avoir tué par erreur quatre civils en Afghanistan
(Le Monde)
Afghanistan: l’armée française reconnaît avoir tué quatre civils afghans par erreur
(Le Nouvel observateur)
L’armée française admet avoir tué quatre civils afghans par accident
(L’Express)
Afghanistan: la France admet une bavure
(Le Figaro )
BAVURE – L’armée française admet avoir tué par erreur quatre jeunes civils afghans
(Le Point )
L’armée française a tué 4 jeunes Afghans le 6-04
(France 2)
Afghanistan: l’armée française tue par erreur quatre jeunes garçons
Jean-Dominique Merchet (blog de journaliste)
Quatre enfants et leur mère tués à Gaza
Un char israélien a tiré un obus sur leur maison lors d’une incursion à Beit Hanoun.
(Le Figaro avec AFP, 28/04/2008)
Massacre sur une plage de Gaza
LA BAVURE de Tsahal ne pouvait pas tomber plus mal pour le président palestinien, Mahmoud Abbas. Un navire israélien a tiré, hier en fin d’après-midi, plusieurs obus sur une plage du nord de la bande de Gaza, tuant au moins sept personnes, dont deux enfants.
(Le Figaro, 06/09/2006)
Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus de la position israélienne. Son père tente de le protéger… Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé.
Charles Enderlin (France 2, 30.09.00)
Pour moi, l’image correspondait à la réalité de la situation non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie. L’armée israélienne ripostait au soulèvement palestinien par l’utilisation massive de tirs à balles réelles. (…) Du 29 septembre à la fin octobre 2000, 118 Palestiniens sont morts, parmi eux 33 avaient moins de 18 ans. Onze Israéliens ont été tués, tous adultes.
Charles Enderlin
Voir enfin:
A Gaza et dans les territoires occupés (…) les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause.
Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre 2001, démenti par la suite)
Dans le numéro 1931 du Nouvel Observateur, daté du 8 novembre 2001, Sara Daniel a publié un reportage sur le « crime d’honneur » en Jordanie. Dans son texte, elle révélait qu’à Gaza et dans les territoires occupés, les crimes dits d’honneur qui consistent pour des pères ou des frères à abattre les femmes jugées légères représentaient une part importante des homicides. Le texte publié, en raison d’un défaut de guillemets et de la suppression de deux phrases dans la transmission, laissait penser que son auteur faisait sienne l’accusation selon laquelle il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées. Il n’en était évidemment rien et Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan, fait savoir qu’elle déplore très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée.
Une mise au point de Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 15 novembre 2001)
Le fait est que nous savons qu’il y a un trafic d’organes en Israël. Et nous savons aussi qu’il y a des familles qui affirment que les organes de leurs enfants ont été prélevés. Ces deux faits mis ensemble suscitent le besoin d’une enquête plus élaborée.
David Boström (journaliste suédois)
Si on ajoute à cela l’importante pénurie d’organes et de donneurs en Israël, l’affaire de Brooklyn, les témoignages des familles palestiniennes, tout ces éléments rassemblés font qu’il est tout à fait vraisemblable qu’un tel vol et trafic d’organes de Palestiniens aient pu avoir lieu.
Alexandra Sandels
Israel est tout en haut de la liste. Il a des tentacules qui s’étendent dans le monde entier.
Nancy Scheper-Hughes (anthropologue de Berkeley)
David Boström est à l’honneur à Alger. Le reporter suédois, par qui a éclaté le scandale du trafic d’organes auquel se livrait l’armée israélienne sur des enfants palestiniens, a entamé hier une tournée qui le conduira dans plusieurs pays arabes et musulmans.
Mohand Aziri (El Watan, 17.09.09)
Les soldats écrasèrent leur cigarette allumée, écartèrent leurs canettes de Coca-Cola et ajustèrent calmement leur arme dans l’embrasure de la fenêtre dont la vitre avait été brisée. Quand Bilal [la victime] fut suffisamment proche, ils n’eurent qu’à appuyer sur la gâchette. La première balle l’atteignit à la poitrine. Selon des villageois qui ont été témoins de l’incident, il reçut ensuite une balle dans chaque jambe. Deux soldats sortirent alors en courant de l’atelier de menuiserie et lui tirèrent une balle dans le ventre. Enfin, ils prirent Bilal par les pieds et le traînèrent sur les vingt marches de pierre de l’escalier de l’atelier de menuiserie.
David Boström
4 balles de M16 dans le corps et Boström voudrait faire croire à l’opinion internationale que les médecins israéliens ont pu récupérer quelque organe que ce soit dans ce corps déchiqueté.
Pierre Lefebvre
Selon la loi israélienne, des autopsies sont immédiatement effectuées après chaque mort non-naturelle comme dans la plupart des autres pays.
Moshe Negbi (expert juridique israélien)
On m’a privé du corps de ma femme, qui a été dépecé. Son corps a été autopsié à la morgue de Lens, mais il n’a pas été recousu. C’est un crime de civilisation.
Hervé Louvrié (pompier français dont la femme s’est suicidée le 9 avril 2008)
15 jan 11 à 05:04
@Nathan :
Vous pouvez garder votre apitoiement sur Enderlin pour d’autres, ici on a compris que le seul intérêt de « l’enfant mort » est d’avoir été tué par des Israeliens.
Je me souviens avoir entendu ici même une histoire à propos d’un enfant palestinien que des soldats de l’AP ont tué en lui faisant avaler du goudron.
On attend toujours l’intifada pour celui là.
15 jan 11 à 04:36
D’ailleurs quand vous écrivez une vingtaine de livres ou plus, je voudrais bien savoir qui échappe à des bourdes occasionnelles, on peut en trouver parmi les plus grands, y compris les classiques.
15 jan 11 à 04:24
Amalgame, mauvaise foi, malhonnêteté : on ne peut assimiler PPDA, qui a effectivement pompé des passages entiers, utilisé des nègres pour écrire ses bouquins, etc., à BHL qui a fait des bourdes épisodiques, comme le cas Botul, mais qui a lui écrit lui-même ses bouquins.
Je ne connais pas bien l’affaire Enderlin, mais si vous êtes aussi honnête pour en parler qu’avec cette assimilation fausse BHL-PPDA, ça ne présage rien de bon.
15 jan 11 à 03:18
PPDA et BHL sont des faussaires que vous avez raison de dénoncer.
Charles Enderlin est un homme intègre et votre insinuation est inutilement injurieuse pour lui.
Lire « Un enfant est mort«
14 jan 11 à 17:29
Morceaux choisis:
[Vous refuse-t-on des livres écrits ? demande une jeune femme.] Non, malheureusement pour moi. Mon éditeur ne me refuse rien. Il me faut deviner si le livre est mauvais ou non, parce qu’il ne me le dira pas.
Beigbeder (réponse à une admiratrice)
Un nègre d’édition est celui qui vient en aide à des gens qui n’ont pas grand chose à dire mais qui ne savent pas trop comment le dire.
Laurent Tirard
C’était à l’époque où «on vivait ensemble. «il a refusé de me les donner quand on s’est séparé en 2006.
Calixte Beyala
La base du métier, c’est l’honnêteté.
PPDA
Un mot sur l’affaire Castro. J’ai été attaqué en justice à ce propos. Et, à deux reprises, mes adversaires ont été déboutés. Il faudrait que, de temps en temps, on me traite normalement: en vingt-cinq ans de journalisme, il m’est arrivé de faire quelques «coups». Ou, plus simplement, de bien faire mon métier.
PPDA
Je me suis naturellement documenté auprès des nombreuses biographies existantes, au nombre desquelles celle de Griffin me semble la meilleure sur le jeune Hemingway. Mais je n’allais pas lui réinventer une vie !
PPDA
Ce tirage diffusé en décembre à la presse a par erreur été réalisé à partir d’une de mes versions de travail antérieures. Celle-ci comportait effectivement de nombreuses notes de lecture, dont certaines que j’avais prises en vue d’une ébauche d’adaptation cinématographique de la vie d’Hemingway.
PPDA
Le texte imprimé, qui a été diffusé par erreur à la presse en décembre, était une version de travail provisoire. Elle ne correspond pas à la version définitive validée par l’auteur, dont la commercialisation en librairie est prévue fin janvier. Les éditions Arthaud présentent leurs excuses à l’auteur ainsi qu’aux journalistes destinataires de l’ouvrage.
Editions Arthaud
Je ne suis pas le nègre de PPDA.
Bernard Marck (qui a collaboré à la biographie contestée de PPDA sur Hemingway)
Intrigués par la précision à l’ »anglo-saxonne » du livre, en contradiction avec un certain flou sur les sources citées dans la bibliographie, nous avons décidé de rechercher – chez des libraires d’occasion, sur ebay, sur des sites spécialisés… – toutes les biographies d’Hemingway publiées en français, ainsi que quelques-unes en anglais. En les comparant avec la biographie signée Patrick Poivre d’Arvor, nous avons découvert les parentés criantes avec l’ouvrage de Peter Griffin.
Jérôme Dupuis (L’Express)
Chacun sait que nombre de livres de célébrités ne sont pas écrites par elles-mêmes : Dan Franck a écrit pour Rika ZaraÏ et Lionel Duroy pour Sylvie Vartan, Mireille Darc ou Jean-Marie Bigard, même si dans ces derniers cas, s’agissant d’écrivains très connus, leur nom est mentionné à l’intérieur. Mais pour ces quelques « nègres littéraires », combien d’autres écrivent des livres d’hommes politiques voire d’écrivains parfois reconnus, non seulement sans qu’on mentionne leur travail mais en le dissimulant ! Combien de procès qui se sont clos par des accords amiables et… discrets ? Des écrivains confirmés en panne d’inspiration se sont retrouvés contraints de plagier : Henri Troyat s’est ainsi fait épingler en 1997 pour sa biographie de Juliette Drouet, maîtresse de Victor Hugo, qui devait beaucoup à celle des universitaires Gérard Poussin et Robert Sabourin publiée cinq ans plus tôt.
Jérôme Dupuis (L’Express)
Si PPDA présentait encore le journal de 20H00, l’histoire ne serait jamais sortie.
Editeur (souhaitant conserver l’anonymat)
Il a fait le gros du travail, il s’est beaucoup investi sur le livre Quand vous écrivez une biographie, vous cherchez les proches, mais vous partez aussi de ce qui existe. En écrivant une bio de Guynemer, je m’étais rendu compte à la relecture que mon travail était un pur recopiage d’un livre de Jules Roy, que j’avais utilisé. (…) Pour Hemingway, la bio de Griffin, je l’ai chez moi. Je l’ai même utilisée pour mon livre sur Lindbergh. Elle est riche mais manque de nerf dans l’écriture, alors que la jeunesse de Hemingway est nerveuse. Griffin, c’est trop linéaire. Il ne s’agit pas de recopier mais d’apporter un autre ton, d’autres infos.
Bernard Marck
Résumons l’affaire : le cinquantenaire de la mort d’Hemingway, disparu en 1961, est comme tous les anniversaires l’occasion pour les maisons d’édition de préparer des livres sur les auteurs disparus dont ils espèrent faire des best-sellers. Plutôt que de rééditer les biographies épuisées, on a recours à quelques plumes médiatisées dont on peut penser qu’elles seront sources de bonnes ventes. Parmi elles : Patrick Poivre d’Arvor, qui a déjà obtenu le prix Interallié en 2000, se hissant jusqu’à la première sélection du Goncourt 2006 pour un livre cosigné avec son frère. Si l’on s’en tient à la seule année 2010, il a publié un roman, cosigné deux essais, réuni huit anthologies et rédigé six préfaces ! Or, selon une enquête de l’Express, le livre, qui doit sortir le 19 janvier et a déjà été tiré à 20 000 exemplaires serait un plagiat : sur les 414 pages de cette volumineuse biographie, près de 100 pages seraient copiées de l’ouvrage de Peter Griffin, que le propre fils d’Hemingway avait jugé comme la plus juste.
Jérôme Dupuis
On se trompe si l’on croit que le métier de plagiaire-maquilleur est de tout repos. Il ne suffit pas de copier, encore faut-il tenter de le dissimuler en brouillant les pistes par des leurres : il faut accorder les verbes à un temps différent, chercher des synonymes, procéder à des inversions de termes ou de groupes syntaxiques, ajouter quelques trouvailles de son propre cru et rendre hommage à autrui en ne lui volant pas tout pour lui laisser quelque chose. Tout compte fait, plagier est presque aussi difficile que créer. Il faut remercier M. PPDA d’avoir offert ces travaux pratiques pour l’édification de tous.
Paul Villach
La fabrication de ce genre de produits qu’on ose encore appeler livres, ne ravit pas seulement l’éditeur et ses actionnaires. La star y trouve aussi une importante source de revenu. La preuve ? Les 200.000 euros promis par M. Drucker à son nègre, qu’il ne lui a pas versés ! Au vu de cette rétribution, il est aisé d’imaginer la fortune attendue de la publication du produit. Présent sur une chaîne de radio comme à la télévision, M. Drucker est, en effet, a même d’être reçu dans tous les médias qu’il veut, selon « un plan-médias » d’enfer : il n’est que de voir comme ces gens des médias ne cessent pas de se recevoir dans leurs émissions ou leurs journaux pour promouvoir leur dernière production. L’affaire Drucker-Beyala montre quelles méthodes pitoyables emploient certaines maisons d’édition au service non pas de la pensée mais du profit maximal. Sous la tyrannie des actionnaires, la star qui n’a rien à dire devient auteur d’un livre qu’elle signe mais n’a pas écrit. Un nègre le rédige à sa place. Pour gagner du temps, la tentation du plagiat est grande, ou encore l’enquêteur chargé d’interviewer la star ne se soucie même pas de savoir si c’est elle qui a répondu à ses questions écrites. Qu’à cela ne tienne ! Il existe un public d’imbéciles suffisamment nombreux et conditionnés pour se jeter sur ce genre de publications par réflexe d’identification aux stars : le pactole est assuré autant que le crétinisme. De quoi se plaint-on ? Surtout pas d’un système qui est en train de s’autodétruire !
Paul Villach





