Posted on Lundi 30 août 2010

Boris Boillon, 40 ans, a été nommé ambassadeur de France à Bagdad il y a un an. Crédits photo : AFP
INTERVIEW – À l’occasion du retrait des troupes de combat américaines, l’ambassadeur de France à Bagdad Boris Boillon dresse un portrait du pays à rebours des idées reçues.
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Nommé à Bagdad il y a un an, Boris Boillon, 40 ans, le seul ambassadeur occidental à se déplacer partout dans le pays, porte un regard confiant sur l’Irak. Sept ans et demi après le renversement de Saddam Hussein par les États-Unis, Barack Obama doit prononcer ce mardi un discours marquant la fin du retrait des troupes de combat américaines.
LE FIGARO. – Les Américains quittent l’Irak. Est-ce une bonne nouvelle ?
Boris BOILLON. – Oui, pour plusieurs raisons. D’abord, le respect d’un accord passé entre Américains et Irakiens prouve que les choses se passent comme on l’avait prévu. Ensuite parce que le départ des soldats américains prive les terroristes de leur principal argument, l’occupation étrangère. Le retrait achève aussi de responsabiliser les forces de sécurité irakiennes, qui montent en puissance depuis deux ans. Nombreux sont ceux qui pensaient que la guerre civile serait inévitable. Elle n’a jamais eu lieu. Enfin, les États-Unis et l’Irak vont pouvoir renouveler leur relation, en partant sur de nouvelles bases. Tous les partis se félicitent de ce retrait. Il n’y a pas un seul responsable irakien qui demanderait qu’il soit reporté, ce serait un suicide politique. (Lire la suite…)









