eXc: Nous aimons la liberté, l'état de droit, l'héritage des Lumières, la séparation de l'église et de l'état, l'humour. Nous n'aimons pas le fascisme, le communisme, l'antiaméricanisme, l'antisémitisme, le racisme, la bureaucratie, les totalitarismes. Nous estimons que le plus grave danger que courent les démocraties libérales est de céder à l'islamofascisme. Lire plus

Expo Crime et châtiment: Les paroles de haine des avant-gardes ont préparé la mort des individus (From Breton to Ben Laden: An aesthetic genealogy of terror)

Posté le vendredi 18 juin 2010 par Admini

Appels au meurtre et à l’élimination des bourgeois, vieux et faibles, apologie du crime gratuit et du sacrifice rituel, héroïsation du criminel, ‘éloge de la baïonnette, du browning et de la bombe’, fascination pour le sauvage et les pulsions primitives, exaltation de la déraison et de la folie, obsession de la violence et de la ‘part maudite de l’humain …

Alors que nos footballeurs ‘répètent sur un mode ludique’, selon le mot de Caillois, les grands mythes anciens de la naissance du soleil’ …

Pendant que, dans un monde travaillé par l’interdit biblique du sacrifice humain, nos artistes ‘exposent leurs sécrétions et leurs corps torturés’ …

Et qu’en ces derniers jours de l’exposition ‘Crime et châtiment’ où, à la croisée des disciplines (religion, droit, histoire, médecine, criminologie, presse) et des supports (toiles, dessins, croquis, moulages, photos anthropomorphiques, unes de journaux, affiches, oeuvres surréalistes, guillotine), le musée d’Orsay explore la ‘fascination des artistes pour le crime et la justice’ …

Retour, avec une tribune libre écrite au lendemain des attentats jihadistes du 11/9 2001 du commissaire de l’exposition Jean Clair, sur la ‘face cachée du surréalisme’ …

Et l’étrange indulgence dont continuent à bénéficier ceux qui avaient indirectement préparé les esprits aux massacres de masse des régimes totalitaires et du terrorisme actuel …



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5 réponses à “Expo Crime et châtiment: Les paroles de haine des avant-gardes ont préparé la mort des individus (From Breton to Ben Laden: An aesthetic genealogy of terror)”

  • 5
    jc durbant:

    NOUVEAU MANIFESTE DU SURREALISME ?

    http://www.valeursactuelles.com/faits-divers/deux-snipers-adolescents-sement-la-panique-avignon-85633#sthash.tLqoSG6o.gbpl

    http://www.valeursactuelles.com/faits-divers/isere-75-armes-derobees-sur-un-stand-de-tir-85733

  • 4
    jc durbant:

    Mais de l’art… ou du cochon ?

  • 3
    jc durbant:

    Tout ça, c’était de l’art et nous ne le savions pas ! (merci sil)

  • 2
    jc durbant:

    L’infini mis à la portée des caniches:

    L’homme de 45 ans a été arrêté dimanche par les forces de l’ordre américaines. Il est accusé d’avoir tué samedi six personnes, apparemment au hasard, à Kalamazoo, dans le Michigan …

    http://www.sen360.fr/people/il-a-abattu-6-personnes-au-hasard-le-tueur-de-kalamazoo-etait-un-chauffeur-uber-432309.html

    https://i.ytimg.com/vi/m4j-x4rbTi4/maxresdefault.jpg

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    Nous ruinerons cette civilisation qui vous est chère… Monde occidental tu es condamné à mort. Nous sommes les défaitistes de l’Europe… Voyez comme cette terre est sèche et bonne pour tous les incendies.

    Aragon (1925)

    Que les trafiquants de drogue se jettent sur nos pays terrifiés. Que l’Amérique au loin croule de ses buildings blancs…

    André Breton (1925)

    L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poing, à descendre dans la rue et à tirer, au hasard, tant qu’on peut dans la foule.

    Breton

    Il faut avoir le courage de vouloir le mal et pour cela il faut commencer par rompre avec le comportement grossièrement humanitaire qui fait partie de l’héritage chrétien. (..) Nous sommes avec ceux qui tuent.

    Breton

    Bien avant qu’un intellectuel nazi ait annoncé ‘quand j’entends le mot culture je sors mon revolver’, les poètes avaient proclamé leur dégoût pour cette saleté de culture et politiquement invité Barbares, Scythes, Nègres, Indiens, ô vous tous, à la piétiner.

    Hannah Arendt (1949)

    Que des cerveaux puissent réaliser quelque chose en un seul acte, dont nous en musique ne puissions même pas rêver, que des gens répètent comme des fous pendant dix années, totalement fanatiquement pour un seul concert, et puis meurent. C’est le plus grand acte artistique de tous les temps. Imaginez ce qui s’est produit là. Il y a des gens qui sont ainsi concentrés sur une exécution, et alors 5 000 personnes sont chassées dans l’Au-delà, en un seul moment. Ca, je ne pourrais le faire. A côté, nous ne sommes rien, nous les compositeurs… Imaginez ceci, que je puisse créer une oeuvre d’art maintenant et que vous tous soyez non seulement étonnés, mais que vous tombiez morts immédiatement, vous seriez morts et vous seriez nés à nouveau, parce que c’est tout simplement trop fou. Certains artistes essayent aussi de franchir les limites du possible ou de l’imaginable, pour nous réveiller, pour nous ouvrir un autre monde.

    Karlheinz Stockhausen (19.09. 01)

    La société du spectacle, [selon] Roger Caillois qui analyse la dimension ludique dans la culture (…), c’est la dimension inoffensive de la cérémonie primitive. Autrement dit lorsqu’on est privé du mythe, les paroles sacrées qui donnent aux œuvres pouvoir sur la réalité, le rite se réduit à un ensemble réglés d’actes désormais inefficaces qui aboutissent finalement à un pur jeu, loedos. Il donne un exemple qui est extraordinaire, il dit qu’au fond les gens qui jouent au football aujourd’hui, qui lancent un ballon en l’air ne font que répéter sur un mode ludique, jocus, ou loedos, société du spectacle, les grands mythes anciens de la naissance du soleil dans les sociétés où le sacré avait encore une valeur. (…) Nous vivons sur l’idée de Malraux – l’art, c’est ce qui reste quand la religion a disparu.

    Jean Clair

    Les mots sont responsables: il leur est répondu. Les paroles de haine des avant-gardes ont préparé la mort des individus.

    Pourquoi l’avant-garde a-t-elle été fascinée par le meurtre et a fait des criminels ses héros , de Sade aux sœurs Papin, et de l’horreur ses délices, du supplice des Cent morceaux en Chine à l’apologie du crime rituel chez Bataille, alors que dans l’Ancien Monde, ces choses là étaient tenues en horreur?

    Il en résulte que la fascination des surréalistes ne s’est jamais éteinte dans le petit milieu de l’ intelligentsia parisienne de mai 1968 au maoïsme des années 1970. De l’admiration de Michel Foucault pour ‘l’ermite de Neauphle-le-Château’ et pour la ‘révolution’ iranienne à… Jean Baudrillard et à son trouble devant les talibans, trois générations d’intellectuels ont été élevées au lait surréaliste. De là notre silence et notre embarras.

    Jean Clair
















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