Posted on Vendredi 16 avril 2010
Alors que je préparais, sur un ton plus personnel, un billet sur le sujet, voici que je tombe sur l’article suivant. Un article démontrant de façon implacable que la délinquance n’est pas liée à des considérations sociales, mais est sans doute beaucoup plus liée à une affaire de transmission de valeurs. Mais laissons parler les chiffres. Je rajouterai ma petite touche personnelle plus tard…
http://www.dailymotion.com/videoxcyald« Violences, la vérité des chiffres » par Xavier Raufer le jeudi, 15/04/2010 dans Valeurs Actuelles.
L’UMP se demande ce qui l’a coupée de sa base ? Pour un criminologue, c’est clair : la sempiternelle culture de l’excuse selon laquelle les bandits sont d’abord les victimes de drames sociaux – précarité, misère, exclusion, racisme – que seuls le travail social et l’assistance résorberont.
Sur la sécurité, les dirigeants de l’UMP ont adhéré, comme la gauche, à un discours bourgeois bohème qui exaspère leur électorat, frappé par la crise et l’insécurité. Ce credo, qui consiste à vanter la “diversité” à des familles dont les enfants tremblent à l’école tout en expliquant aux mêmes qu’il n’existe pas de nation française, juste une sorte d’hospice où, à notre grande joie, accourent des errants venus de partout, n’est pas seulement choquant. Il est contredit par les faits, que mettent en lumière trois rapports récents.
Intitulé “Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural”, le premier rapport émane de l’Inspection générale des affaires sociales et du Conseil général de l’agriculture. Il révèle – ce que taisent volontiers les bien-pensants – qu’en France,la vraie misère se trouve à la campagne. Un “espace rural” ( 60% du territoire, 18% de la population, 11millions d’habitants) que le rapport qualifie cruellement de « véritables territoires de relégation » : un « taux de pauvreté rurale supérieur à celui des zones urbaines », avec « surreprésentation des ménages et couples jeunes, pauvres avec enfants » ; une surreprésentation des ouvriers (32 %) et des employés (27%) ; une pauvreté moyenne (13,7 %) supérieure à celle des espaces urbains (11,3 %) – dans un tiers des départements ruraux, ce taux atteint 19% ! (Lire la suite…)

