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« L’Encerclement » ou quand la pensée unique projette encore et toujours sa pathologie sur le libéralisme

Posté le Samedi 10 avril 2010 par sil

Visiblement, « l’Encerclement », le brûlot antilibéral de Richard Brouillette est à ce point caricatural que même le chroniqueur de chez Libé ne peut pas faire autrement que de le dézinguer (article ci-après). Un brûlot ridicule qui s’ouvre sur un pitoyable ramonage de Ignacio Ramonet, l’un des fumistes du Monde Diplodocus « Là où il y avait un parti unique, maintenant il y a une pensée unique, […] une solution unique, la solution qu’apporte le marché, pour la totalité des activités de notre société […]. C’est pourquoi on peut parler d’un régime globalitaire. » (vidéo ci-dessous)

Ce qui nous porte encore et toujours à rire de leurs petites reductio ad Hitlerum, de leurs pathologiques projections totalitaires, et surtout à leur rappeler ce qui suit.

Contrairement à vos délires, dans notre soi-disant régime globalitaire-liberal-nazi, aucun d’entre vous n’est obligé de mettre sa force de travail au service du seul « marché » ou d’un patron-concentrationnaire.

Vous pouvez, en guise de premier exemple, choisir de servir l’Etat (qui bien qu’étant du genre bourgeois-libéral-nazi vous acceptera quand même) et ses services (dans l’une de ses universités, n’est-ce pas mon petit Ignacio) ou une gentille collectivité territoriale. Exit donc le marché tout partout.

Mais même, dans le pire des cas (pour vous), il vous est possible, au sein du marché tyrannique-libéral, de monter une affaire qui échappera aux diktats du gouvernement financier galactique. Votre propre affaire par exemple, qu’elle soit artisanale ou libérale (oups, pardon pour le gros mot), mais aussi associative et pourquoi pas coopérative.

« Une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement »(wikipedia). Ça a l’air plutôt sympa, non ? Et voilà grâce à bibi, vos rêves les plus fous en passe de se réaliser…

Comment ça « non » ? Le fait que tout le monde n’en rêve pas, envisage d’autres voies économiques et sociales, vous gêne et vous démotive, c’est ça ? Vous préférez rester à imaginer un schéma commun, collectiviste et global pour tous. On se demande bien où est la pensée unique globalitaire ?

Je me moque, je sais, c’est laid, mais que voulez-vous mes cocos chéris, on vous respectera et on vous prendra un peu plus au sérieux le jour où vous cesserez de nous assener vos délires antilibéraux concoctés bien souvent tout contre les radiateurs de notre très tolérant système libéral, le jour où vous cesserez de répandre votre jalousie, votre haine sociale ou vos frustrations de losers, et que vous vous retrousserez les manches afin de créer de l’emploi, produire de la richesse, des biens, des services, et pourquoi pas du bien être (avec des salons de massage marxistes par exemple), ou du moins inciterez à le faire ceux que cela tenterait.

Allez, faites nous donc vraiment rêver. Au travail car comme on dit dans mon village comme dans celui d’Ignacio Ramonet (nous sommes tous les deux d’origine galicienne et presque voisins) « vai trabalhar vagabundo ! ».

SIL de Viana

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« Le pensum unique » Richard Brouillette encercle et charge le néolibéralisme avec des arguments émoussés, par Eric Aeschimann

L’Encerclement, la Démocratie dans les rets du libéralisme
documentaire de Richard Brouillette. 2 h 40.

Ça ne commence pas très bien, avec Ignacio Ramonet, l’ancien directeur du Monde diplomatique, qui, d’emblée, remonte aux totalitarismes des années 30 pour un parallèle en trompe-l’œil. «Là où il y avait un parti unique, maintenant il y a une pensée unique, […] une solution unique, la solution qu’apporte le marché, pour la totalité des activités de notre société […]. C’est pourquoi on peut parler d’un régime globalitaire.» La ligne est fixée : comme dans la Question humaine, de Nicolas Klotz, il va s’agir ici de montrer que le néolibéralisme n’est qu’un remake du nazisme ou du stalinisme. Comme si, pour le comprendre et le combattre, il fallait absolument établir une généalogie diabolique. Depuis le temps que partisans et adversaires utilisent l’argument de la reductio at hitlerum, on aurait pu attendre un peu de retenue… Bref, on craint le pire – et on n’y échappe qu’en partie.

Atonale.L’Encerclement est un brûlot «antilibéral», genre en pleine expansion mais qui, pour le moment, n’a pas su se libérer d’une rhétorique de l’indignation digne de la «pensée unique» qu’il prétend dénoncer : manichéisme, catastrophisme, sensationnalisme (voir le Cauchemar de Darwin). Les docus «alters» ont en commun avec le journal de 20 heures de croire son spectateur incapable de penser par lui-même. Il faut donc mettre au crédit de Richard Brouillette, producteur et réalisateur canadien, son refus des effets faciles. Images en noir et blanc, dépouillement visuel quasi monacal, longs entretiens respectant le rythme de chaque interview, qui permettent de voir un Chomsky assez émouvant, au regard embué de tristesse, mais guerrier tout de même. Bonus : la formidable musique d’Eric Morin, atonale, précise, tranchante.

Et, justement, c’est quand la précision l’emporte sur la dénonciation que l’Encerclement fait mouche. Le récit du colloque Lippmann (avant la Seconde Guerre mondiale) et de la réunion du Mont-Pèlerin (juste après) raconte comment et par qui furent posées les fondations théoriques de la déréglementation économique. En 1974, la Commission trilatérale publie un rapport qui, face à la poussée de la contestation, se demande comment limiter l’excès de démocratie et rendre le pouvoir aux gouvernants. Parmi les auteurs : le Français Michel Crozier et l’Américain Samuel Huntington, qui n’avait pas encore théorisé le choc des civilisations. Puis trois représentants du courant libertarien, hostiles à toute intervention de l’Etat dans la vie des individus, viennent pourfendre l’impôt : «Si on est cohérent dans la défense de la liberté individuelle, on n’est même pas en faveur de plus de démocratie.» Tout est dit, sans fioriture.

Tentaculaire. Mais il semble bien que la posture dénonciatrice soit trop tentante, et la suite du film enchaîne les poncifs. La perversité de l’idéologie libérale, apprend-on, c’est qu’elle tente de se faire passer pour «naturelle» : ben tiens, ce n’est pas le propre de toute idéologie ? Autre découverte : la propagande est au service des puissants, et «c’est comme ça qu’on manipule les gens». Ça alors ! Sauf qu’il faudrait aussi se demander pourquoi «les gens» se laissent ainsi «manipuler» et, surtout, s’ils sont aussi manipulables que les communicants et publicitaires le prétendent… Chaque séquence est rythmée par d’interminables panneaux. En voici un : «Soutenues par une propagande et un prosélytisme incessants, qui empruntent à répétition les multiples relais d’un réseau tentaculaire de contrôle des esprits, les réformes néolibérales s’imposent peu à peu dans les consciences anesthésiées des démocraties occidentales.»

Dans la Haine de la démocratie, Jacques Rancière montre que la représentation du peuple comme masse abrutie et décérébrée est au cœur de la pensée libérale. Le néolibéralisme est une forme de pensée autant qu’un contenu politique : filmer le second sans s’émanciper de la première, comme le fait l’Encerclement, est une contradiction dans les termes.



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40 réponses à “Â« L’Encerclement » ou quand la pensée unique projette encore et toujours sa pathologie sur le libéralisme”

  • 40
    sil:

    Bon, ce qui est arrivé à notre belle Clementine (#35) me coupant toute envie de continuer à en faire un sujet de farce, je propose que l’on passe au cas Anne Hidalgo… jolie socialiste, n’est-ce pas ?

  • 39
    sphax:

    d’aprés wiki, clémentine autain veut lutter contre « gentrification » de Montreuil.

    Remplacez par « weshweshisation » et ça donne un propos raciste poursuivi par la licra, sos-rasime, etc…

  • 38
    Hamon:

    Ah, vous raterez le plus beau alors.

  • 37
    michael:

    Mon cher Hamon . l’edredon c’est pour eviter qu’elle l’ouvre pendant les operations . Vous imaginez les degats psychologiques a long terme si au moment critique elle se met a declamer un ou deux chapitres de l’Huma Dimanche ! On risque le traumatisme irreversible !!!
    Pour l’aspect exterieur mes copains US assurent : » Beauty is only skin deep but ugliness goes to the bone « 

  • 36
    Hamon:

    Constatez vous-même.

  • 35
    Hamon:

    Z’avez tort Michael, c’est une gauchiste bornée, mais elle est très belle, je ne lui mettrais jamais un édredon sur la tête, plutôt sur la mienne.. D’ailleurs tout ça est un peu déplacé, car j’ai lu quelque part que la pauvre a été victime d’un viol dans sa jeunesse.

  • 34
    michael:

    Cohn-Bendit est beaucoup moins con que Clémentine Autain
    ++++++++++=
    A part ses declarations suite a la « votation » suisse …l’equivalent d’un coup de canon dans le petit peton et il n’avait pas bu ce jour la !
    Quand a Clementine Autain a la limite comme dirait mes copains russes :
     » baisable apres avoir bu un litre de Samahonka et en lui foutant un gros edredon sur la tronche « 

  • 33
    sphax:

    Quand la pensée unique devient haineuse :

    « http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/ »

    Ce mec doit souvent avoir des ulcères.

  • 32
    Hamon:

    Cohn-Bendit est beaucoup moins con que Clémentine Autain, il ne croit pas au grand soir, contrairement à elle que veut se passer du marché.

  • 31
    sphax:

    « plus bête tu meurs »

    Cohn bendit est mort ?

  • 30
    Hamon:

    Clémentine Autain, oui, une gauchiste, plus bête tu meurs.

  • 29
    sil:

    pour déconsidérer la gauche française… IL y avait déjà Montebourg et Melenchon, non ?

  • 28
    sil:

    « Pas assez à gauche pour mon goût, mais bon« … Il y a Clementine Autin ??? :-)

  • 27
    sil:

    Notre nouvelle pasionaria à tous, c’est Ségolène, elle encore sexy non, malgré ses cinquante ans ?…

    Sexy, c’est une bombe oui ! Râââââââhhhhhh Ségolènnnnnnnnnne, tout ce quelle veut, quand elle veut !

  • 26
    sil:

    « pas l’esprit assez révolutionnaire »… il est vrai que je suis plus sexual-démocrate que pour le communisme libidinal.

  • 25
    Hamon:

    C’est mon job au PS, je suis un sous-marin, infiltré par la CIA pour déconsidérer la gauche française. Vous êtes le premier à vous en rendre compte, chuuuut..

  • 24
    sil:

    petite correction, Hamon fait du non-sens

  • 23
    Hamon:

    Pas grave, on mettra sur les compte du révisionnisme.

  • 22
    sphax:

    « Cool, Hamon fait du 2d degré ;-)  »

    Ah ok désolé, mais faut dire que j’ai très souvent vu les mêmes propos dit au premiers degrés.

  • 21
    sphax:

    « Quelle « tâche », Sphax, vous n’avez pas saisi la différence entre les deux mots? »

    Ca y est ! hamonticule est perturbé.

  • 20
    Hamon:

    ça va faire tâche dans ta biographie

    Quelle « tâche », Sphax, vous n’avez pas saisi la différence entre les deux mots?

  • 19
    Hamon:

    Pas très modernes, les gars. Notre nouvelle pasionaria à tous, c’est Ségolène, elle encore sexy non, malgré ses cinquante ans? Il faut savoir renouveler les icônes. Pas assez à gauche pour mon goût, mais bon, il faut savoir composer.

  • 18
    sil:

    Cool, Hamon fait du 2d degré ;-)

  • 17
    sphax:

    « C’est parce que vous n’avez pas l’esprit assez révolutionnaire. »

    Si la preuve, on sait se révolter contre le système pourri que l’on appelle la « bien pensance » ou le , »politiquement correct ».

    Et toi essuie bien ton écran, sinon ça va faire tâche dans ta biographie de petit che raté.

  • 16
    Hamon:

    C’est parce que vous n’avez pas l’esprit assez révolutionnaire. Un séjour en camp de rééducation me semble tout indiqué dans votre cas. L’aile gauche du PS étudie la question. On calculera la distance, les meilleurs jets seront les premiers libérés.

  • 15
    sil:

    Tacher l’écran avec une photo de la Pasionaria s’avéra une tâche trop rude. Du coup, de rage, j’ai cassé l’écran. Je ne supporte pas l’échec…

  • 14
    Hamon:

    C’est une tâche, pour vous? Allez, allez, ce n’est pas si dur quand même..

  • 13
    sil:

    Le danger (pour l’écran) ce n’est pas tant la tâche que la casse.

  • 12
    Hamon:

    Oh oui, j’en bande déjà de joie…

    Ne tachez pas votre écran.

  • 11
    Zoubor:

    meufs la tête de la Pasionaria
    ——————————————————————————-
    Il a des gouts bizarres celui la!
    Quand on voit sa gueule a celle la on comprend que les cocos soutiennent les l’islamistes et leur burka…..

  • 10
    sil:

    Oh oui, j’en bande déjà de joie…

  • 9
    Hamon:

    On aura tous la tête de Guevara, et les meufs la tête de la Pasionaria. Et ce sera une jouissance, une orgie, mais belle, pure, et sans fin.

  • 8
    sil:

    quand on sera égaux, riches et heureux… et beaux… oui, l’homme nouveau sera beau tout pareil que son congénère nouveau ou ne sera pas… bein oui, sinon, il y aura de vilains capitalistes sexuels et affectifs qui se taperont les bonnasses pendant que d’autres connaitront la pauvreté libidinale. Et ça z’est trop inzuste aussi.

  • 7
    Hamon:

    On veut un homme nouveau, débarrassé de la recherche du profit qui l’aliène, les hommes seront alors heureux pour toujours, qui se rappellera alors qu’il y a eu quelques petites bavures, quand on sera égaux, riches et heureux pendant mille ans et plus ?

  • 6
    sil:

    Ahhhhhh l’Amourrr marxiste du genre humain… z’est beau mais z’est beau !!!!

  • 5
    Hamon:

    Ramonet n’est pas haineux, s’il a soutenu Staline, Pol Pot, Kim il Sung, Mengistu, Mao, et tous les autres, c’est par amour du genre humain, il regrette les massacres, mais c’était pour faire avancer l’humanité, on ne fait pas d’omelettes, etc. Pour faire la révolution, il faudra encore soutenir des régimes de terreur, mais bon, c’est le prix à payer.

  • 4
    sil:

    Et puis franchement, j’adore, j’adore offrir à cette idéologie et ses tenants tout ce qu’elle nous sert depuis des décennies, notamment cette outrance, cette rébellion, qui sont si fins ou truculents quand ils servent les tyrans rouges mais qui deviennent détestables quand on elle les dessert. Va falloir vous y habituer, mes cocos, car ce n’est qu’un début. J’en ai même beaucoup plus outrancier en réserve. Du pur produit de rébellion libéral, du hard-core comme vous l’aimez tant, d’ordinaire. Ça va faire mal, ça va faire mal…

  • 3
    sil:

    Plus sérieusement, il est certain que de comparer le libéralisme et nos démocraties libérales à du nazisme, c’est drôle, fin, intelligent, génial, plein d’amour et de tolérance et surtout étayé par la réalité. MDR !!!!!!

  • 2
    sil:

    :-) Haineux, au moins oui, oui, car oui, avouons-le, les marxistes, je rêve de les accrocher à des crocs de boucher, ceux-là même qu’ils réservent aux petits gars dans mon genre.

  • 1
    nandapo:

    Quel article affligeant… haineux, pas drôle, pas fin, pas étayé ; simplement lamentable.




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