Posted on Lundi 5 avril 2010
Dans cette affaire d’Eglise aux prises avec les turpitudes pédophiles d’une partie de son clergé, je ne ferai pas semblant d’ignorer que Benoît XVI a fait preuve de plus de courage que tous ses prédécesseurs, en brisant enfin une culture du silence, en imposant l’examen de conscience indispensable et en condamnant avec vigueur ces comportements (ça manque d’excommunications ou de démissions catapultées à mon goût mais bon…).
Je ne ferai pas semblant également d’ignorer que de tels crimes n’ont rien à voir avec le célibat des prêtres, ou l’absence de femmes dans l’Eglise, ne serait-ce que pour la simple raison que la « plupart » (les SOS MRAP en LICRA me poursuivront-ils ?) des cas de pédophilie ont lieu dans le cadre familial.
De même, je ne me joindrai pas à la chorale des hypocrites. Celle composée de tous ceux qui se portaient, il y a peu, au secours des Polanski, Frédéric Mitterand ou Daniel Cohn-Bendit et qui se lâchent maintenant sur le clergé ; composée aussi de très progressistes éducateurs qui feraient mieux de s’occuper de ce qui se passe dans leurs structures scolaires ou parascolaires ; sans oublier tous les faiseurs d’opinion d’une certaine presse qui se permet de donner des leçons alors qu’elle qualifiait naguère de libération, le fait d’enchaîner des enfants à la perversion de certains adultes (à quand un mea culpa chez Libération ?).
Cependant, je me permettrai de verser au dossier deux versets que l’Eglise devrait avoir à cœur de méditer. (Lire la suite…)


