Posté le Mardi 16 mars 2010 par sil
Allez, un peu de mauvaise foi : si le GIEC a besoin d’une commission scientifique pour superviser ses travaux, peut-on encore dire que le GIEC est une commission scientifique ?
Sous le feu des critiques, le GIEC aura désormais un chaperon : depuis mercredi (10 mars), le Conseil inter-académique (InterAcademy Council, IAC), une organisation scientifique internationale de renom, a pour mission de superviser ses travaux.
Afin de redorer le blason du GIEC et lui rendre toute sa crédibilité, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a annoncé mercredi avoir demandé au Conseil inter-académique d’effectuer une étude « sur les procédures et méthodes » suivies par le Groupe intergouvernemental d’experts de l’ONU sur l’évolution du climat (GIEC). L’IAC, dont le secrétariat est à Amsterdam (Pays-Bas), produit des rapports sur les grandes questions scientifiques, technologiques et sanitaires de notre temps à l’intention des gouvernements et des organisations internationales. Sa nouvelle mission ? Veiller à ce qu’à l’avenir, les Etats reçoivent du GIEC « des conseils scientifiques bien fondés ». Il sera donc chargé de rédiger un certain nombre de recommandations visant à améliorer des procédures du Groupe intergouvernemental.
Le GIEC, à la recherche d’un second souffle
Il est vrai que le lauréat du prix Nobel de la Paix, dont les recherches servent de base à la Convention de l’ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), a été sévèrement attaqué par les sceptiques du réchauffement de la planète. D’une part pour avoir commis une « regrettable erreur » -selon ses propres termes- en affirmant dans un rapport de 2007 que les glaciers de l’Himalaya « pourraient disparaître d’ici 2035, voire avant », au lieu d’une date approchant plutôt 2350. D’autre part parce que son directeur, l’Indien Rajendra Pachauri qui préside par ailleurs une société de conseil, a aussi été accusé d’être en position de conflit d’intérêt.
Bref, l’ONU décide de contre-attaquer. « Que ce soit bien clair: la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le changement climatique », a affirmé le Secrétaire Général onusien. « Et cela ne diminue pas non plus l’importance du travail du Giec », malgré « un petit nombre d’erreurs », a-t-il ajouté. Simplement, aujourd’hui, « nous devons agir sur la base des meilleures données scientifiques possible. Nous devons assurer une totale transparence, exactitude et objectivité et minimiser le potentiel d’erreur », a t-il poursuivi.
A ses côtés, M. Pachauri a indiqué que le Giec travaillait à son 5e rapport, qui devra « satisfaire à des critères scientifiques objectifs, crédibles et solides ». Affirmant que son groupe était « réceptif et sensible » aux récentes critiques, il a salué la décision de M. Ban Ki-moon qui permettra au Giec de « renforcer le processus de préparation de ses rapports ».
L’IAC est censé remettre son rapport fin août.
Laisser un commentaire
36 réponses à “Leçons du Climategate : la bureaucratie climatique a décidé de se doter d’une strate bureaucratique supplémentaire (on ne change pas une équipe qui gagne).”
22 mar 10 à 05:48
Allez, je me lance.;
Ayant, dans une vie antérieure ( 1.0) accepté des rôles « d’expertise » scientifique, j’en ai tiré les conclusions suivantes:
– dès que les politiques ( id les administratifs, id les associations de sauveurs id les ONG) s’en mèlent, le vrai et le faux n’existent plus; je dit bien , n’existent plus.LES DECISIONS SONT PRISES D’AVANCE.
- si des faits scientifiques, péniblement et difficilement établis, viennent au final montrer la non pertinence de ce qui était tenu pour à peu près vrai antérieurement , il sont mis de côté si par malheur il contreviennent à des normes dites « de précaution »: le divorce entre les connaissances et les réglementations actuelles et futures n’a jamais été aussi consommé qu’aujourd’hui
- un bon moyen , pour un scientifique, d’obtenir un « hochet » , est d’intégrer une quelconque « commission d’ éthique du bien universel », qui permet de gonfler le CV au titre de « missions d’intérêt général »;
- nombre « d’experts » télévisuels sont dingos; ex: l’actuel président du Giec a des yeux de psychotique; moins célèbre mais connu en France: le père noël H.Reeves
- le rapport final est toujours rédigé sous la houlette d’un politique
- on peut être amené à se soumettre à une autocensure, même en petit comité; il ya des mots à ne pas prononcer; ex : SEUIL; ne pas dire » tout montre qu’il ya un seuil (chimique, toxique, radiologique, électromagnétique etc…) au dessous duquel il ne se passe rien »; il faut absolument dire; » nous ne pouvons exclure que potentiellement il puisse se passer quelque chose »
- « l’angoisse du public » est une tarte à la crème destinée à ….faire taire des conclusions strictement objectives, car parfois trop « rassurantes »
….je pourrais continuer à dresser la liste, mais sachez surtout que:
– les « universalistes » sont des dingos , complètement engloutis par la toute puissance, avec pour les plus atteints, le « syndrôme du messie sauveur » prêt à sacrifier la liberté de tous sauf de lui-même.
- ces apôtres du Well-beeing universel, se portent en général assez mal eux mêmes ( d’où pas mal de mysticisme parmi eux……)
« au nom du bien être social de l’humanité, l’on propage l’écrasement tyrannique de toute volonté individuelle » (S. Ferenczi)
21 mar 10 à 04:39
Recu aujourd’hui cette lettre par e-mail
La tentation française de la sciento-politique
par Drieu Godefridi (*)
L’enthousiasme que nourrissent, depuis une dizaine d’années, les gouvernements de la planète à l’égard du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’explique par le supplément d’âme que celui-ci leur confrère, en l’occurence la possibilité d’inscrire leur action, par delà les médiocres querelles partisanes, dans un projet international qui bénéficie de la caution de la science. Parmi ces gouvernements, il en est qui a su, par la constance de sa ferveur, accéder à l’exemplarité ; ce gouvernement, c’est celui de la France.
L’enthousiasme des autorités françaises pour l’écologie transcende les partis et les clivages traditionnels, et n’est pas neuf. Dès 2002, le président de la République adressait aux peuples et aux nations une mise en garde solennelle : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs »; puis, en 2007, ce fut l’appel de Paris, dans lequel le même président, après avoir complimenté le GIEC pour la qualité de son action, expliquait que de l’attention que nous prêterions à ses travaux dépendait l’avenir de l’humanité, en fait sa survie même, clarifiant ainsi le débat entre, d’une part, ceux et celles qui s’embarrassent de la survie de l’humanité et, d’autre part, ceux qui préfèrent la voir périr.
En politique, il y a le message, et il y a les personnalités qui le portent. De ce point de vue, la nomination de l’actuel Ministre de l’écologie a donné au mariage entre le gouvernement français et le GIEC des allures fusionnelles. C’est que le Ministre a mis au service du message des experts du GIEC son charisme, sa passion, sa capacité de conviction et la sympathie qu’il inspire aux Français. En sacrifiant parfois, il est vrai, la rigueur à l’impact, mais au vu de l’enjeu (la survie de l’humanité) seuls ceux qui regardent le doigt quand on leur montre la Lune lui tiendront niaisement rigueur de déclarations telles que : « le développement sobre en carbone est un levier de croissance, c’est même le principal » (Bali, 12 décembre 2007) qui n’a certes aucune signification, mais permet néanmoins, gageons-le, d’emporter la conviction de quelques-uns parmi ceux qui se cramponnent à des théories économiques dépassées par l’amour du Minis
tre pour le GIEC : « Je fais un rêve (…) que tous les pays industrialisés s’engagent dans les conditions définies par le GIEC » (Ibidem)
Un oreille distraite ne relèverait, sans doute, dans ces propos que l’expression d’un opportunisme politique de bon aloi, surfant sur les modes et les fragiles crêtes médiatiques. Il y a de cela, sans conteste, mais il y a plus que cela. Discourant à l’Académie des sciences, le 19 février 2008, la secrétaire d’Etat à l’écologie proposait à l’élite de la science française un pacte; c’est que l’Etat, explique-t-elle, a besoin de la caution de la science pour emporter la conviction des citoyens : « Car la science est seule à même d’apporter cette objectivité dans les diagnostics, qui peut en définitive achever de convaincre les parties-prenantes qu’elles n’ont plus d’autre alternative que de se ranger à des choix qui peuvent être douloureux, et qui peuvent même dans une certaine mesure remettre en question leurs modes de vie ou leurs avantages compétitifs. » Dans le même discours, la secrétaire d’Etat s’autorisait cette brève
incursion sur le plan de la méthode: « Il convient (…) d’encourager davantage les approches pluridisciplinaires. Car, au regard de la complexité du fonctionnement des écosystèmes, l’écologie de demain ne pourra se satisfaire de la compartimentation des disciplines. Le développement d’une chimie ‘verte’ a tout à gagner d’une plus étroite collaboration entre chimistes et spécialistes de la biodiversité. » Chimie verte : les raccourcis scientistes de l’écologie nous sont devenus si familiers que l’expression de la secrétaire d’Etat ne semble avoir soulevé aucune commotion. Pourtant, il n’y a pas plus de chimie verte, de physique durable, de biologie responsable, que de physique chrétienne ou allemande ou de mathématiques marxistes-léninistes. Dans son impudence – rappelons que le secrétaire d’Etat sertit ce joyau devant l’Assemblée des sciences ! – cette volonté d’asservir la science à une conception d’ensemble du tout, nous raj
eunit de trois quarts de siècle. Il ne s’agit en aucune façon de rapprocher, sur le plan moral, l’écologie des velléités national-socialistes et marxiste-léninistes, de mettre la science au service d’un but social conscient. Seulement de constater que cette enrôlement de la science dans un projet politique, injurie la conception que notre civilisation se fait et de la science, et du politique.
Comment interpréter le supplément d’enthousiasme des pouvoirs publics français à l’égard du GIEC, et de l’idéologie scientiste dont il n’est que le symptôme le plus visible ? En se revendiquant des rapports du GIEC, les politiques français se hissent au dessus des querelles partisanes, au niveau d’un noble projet fédérateur ; mais, en cela, le gouvernement français ne se distingue d’aucun autre. Sans doute l’idéologie n’est-elle pas étrangère à l’engagement personnel d’un certain nombre de personnalités. Peut-être la tradition étatiste française se réjouit-elle de cette opportunité d’instituer une tripotée de commissions, conseils et hautes autorités. Mais le facteur probablement déterminant, est que le GIEC permet à la France de renouer avec sa tradition universaliste, et à ses dirigeants de se donner un rôle mondial.
L’analyse paraîtra excessive. Pourtant, lors de la deuxième réunion intergouvernementale organisée par le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUE), qui a eu lieu à Nairobi du 5 au 9 octobre 2009, la France vient d’apporter son soutien à l’initiative visant à créer une «plate-forme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques » (ipBes), avec d’autant plus d’empressement qu’elle en est l’auteur, comme le soulignent avec gratitude les partenaires de ce projet « initiated by the Government of France » et naturellement applaudi par des experts du GIEC : « le plus gros reproche que l’on puisse lui faire , note avec perspicacité l’expert giécquien H. Le Treut, est certainement d’être resté unique. Que la préoccupation climatique ait reçu une attention qui n’a pas été accordée dans la même mesure à des problèmes tels que le maintien de la biodiversité », voilà qui est à
peine supportable. Dans sa structure et son projet, l’IPBES est calquée sur le GIEC ; le Ministre de l’écologie qualifie d’ailleurs l’IPBES de « GIEC de la biodiversité » (8 juillet 2008). Notons simplement qu’au plan formel, l’accouplement de la science et de la politique est désormais assumé, et que l’IPBES inclut dans son champ d’investigation scientifique le « human well-being », soit le concept de vie bonne, dont la présence ne surprendra que les béotiens pas encore suffisamment familiarisés avec l’Approche globale de la sciento-politique.
(*) Essayiste, auteur récemment de Le droit public et « Arbitraire et droit dans l’Athènes antique » (Folia Electronica Classica) ; et de Le GIEC est mort, vive la science !, à paraître (avril 2010).
19 mar 10 à 10:27
Merci CUA. Question réfléchie il y a quelques temps mais que j’aurais plaisir à ré-investir ; de toute façon, je n’avais pas lu ce livre qui va m’emmener sur plein de rivages, donc doublement merci.
19 mar 10 à 10:10
@ pêche
j’ai trouvé cette définition de l’éthique dans un ouvrage de Pascal Quignard ( « le sexe et l’effroi »); cet auteur est également celui du livre « tous les matins du monde », qui servit de scénario au film du même nom.
19 mar 10 à 09:26
j’adore « disposition de la psyché au moment crucial » pour éthique ; je n’y avais pas encore pensé comme cela, même si fondamentalement en accord.
@Cynique Ultralibéral Antireligieux
non, c’est clairement plus simple. Le système me l’avait automatiquement proposé en pseudo, je n’avais pas d’opposition, donc accepté.
@gwb
aucune mauvaise foi, mais peut-être une réaction trop rapide, désolée, par développement d’allergie à cette position « éducatrice ». Le droit n’est pas fait pour éduquer. Comme vous le dites d’ailleurs, il est libérateur ; sauf dans les dictatures où il veut éduquer (comme la charia par exemple, mais tous les totalitarismes ont les mêmes fonctionnements)
Mais je ne veux pas confondre le droit qui renvoie à une maturation du corps social et à un large consensus éclairé, et les oukases imposés par quelques uns convaincus de bien faire (l’enfer est pavé de bonnes intentions) et voulant imposer leur vision au plus grand nombre en détournant la légitimité du droit pour ce faire…
En matière de RC (et uniquement cela, ne mélangez pas tout), je persiste, nous avons affaire à une vaste fumisterie pour le plus grand profit de banques, de quelques grands acteurs et grandes entreprises capables de jouer sur les différences territoriales, d’aigrefins (il y a du beurre à faire, les escrocs ne manquent jamais d’imagination) et puis hélas, certains ayant été convaincus de ce fameux RC et de la pertinence des marchés carbone ou de la capture du CO2 (alors ça en matière de shadocks qui pompaient c’est pas mal… mais là où c’est encore plus comique (!) c’est quand on rapproche cela du discours sur la pertinence du PIB comme indicateur de croissance et de richesse nationale… de l’art d’être schizophrène sans s’en rendre compte),
certains convaincus donc ont placé leurs économies (caisse de retraite de la BBC, et autres joyeusetés), donc par égoïsme, tant pis si cela envoie tout le monde dans le mur… il faut poursuivre, tenir, encore un petit peu tenir, selon la logique après moi le déluge !!
19 mar 10 à 07:40
@ gwb
je n’ai réellement aucune idée de ce qu’est « la responsabilité collective », ayant précisément remarqué à quel point les individus en foule dévenaient précisément totalement irresponsables et potentiellement dangereux.
Différence entre morale et éthique:
morale: angoisse interne d’origine sociale; surmoi collectif intériorisé; peut voler en éclat à la moindre occasion; instance d’origine externe combattant la tentation de satisfaire une pulsion naturelle.
Ethique: disposition de la psyché au moment crucial
19 mar 10 à 07:24
Au hasard de mes pérégrinations sur la toile, j’ai bien entrevu au moins un site de « paganisme soft », centré sur l’échange entre amateurs de textes et de culture grecque antique ( je précise que ce n’étais pas un site de la « nouvelle droite »); mais celà fait longtemps et je n’avais pas noté l’adresse.
Au hasard de pérégrinations voyageuses cette fois, méditerranéennes, il m’est arrivé de faire la rencontre d’authentiques « Zorba » , de « juifs errants », de « phéniciens », des gens vraiment « libres »: je ne suis pas sûr que le « grand pan », le bouc souffrant, le choeur, soient vraiment morts.
Mais allez donc mettre ça sous forme « d’objectifs chiffrés » et de « sustainable development »
19 mar 10 à 07:20
> La seule trace archéologique d’une intolérance religieuse dans l’antiquité
Euh les romains polythéistes n’étaient pas vraiment tolérants envers les chrétiens ou juifs monothéistes…
19 mar 10 à 07:07
CUA, je pense que vous parlez de responsabilité individuelle et moi de responsabilité collective.
Les deux sont équivalents à mes yeux. J’ai la responsabilité individuelle de protéger mes enfants et une responsabilité collective de ne pas nuire aux enfants des autres.
C’est lorsque la responsabilité individuelle est en conflit avec la responsabilité collective que le dilemme moral et ethique aura lieu. Les uns préférant protéger ce qui relève de leur ego au détriment du bien commun, les autres sacrifiant l’ego pour le bien commun.
Et ainsi va le monde : les premiers seront traités d’egoïstes par les seconds et ces derniers seront traités de soumis (ou couille molle, fayot) par les premiers.
19 mar 10 à 06:23
CUA, nous avons la même approche de l’histoire des religions. Ou le même type d’analyse. Ce que j’en disais, c’était en pensant qu’il est bien dommage que ‘le grand Pan (soit) mort », et qu’il serait peut-être amusant de lancer un « mouvement » pour un paganisme soft. Ceci dit, je suis trop rationaliste pour jouer à ce jeu là.
Je m’élevais ailleurs contre cette permanence du concept absurde de « gauche/droite », qui n’explique rien, et qui est pourtant inlassablement repris. Comme si nous avions besoin d’une sorte de religion politique normée. Là aussi, il serait intéressant de faire revivre le grand Pan…
19 mar 10 à 05:18
@gwb
Qui est « on »?
Qui définit le mot « responsable »
Sur la responsabilité:
A mes yeux, le « sujet » qui agit pour ceux qu’il aime , est beaucoup plus « responsable » que le « prince » qui agit pour son royaume.
Sur le « collectif »:
Il n’est pas équivalent, à mes yeux égoïstes, de dépenser une fortune pour soigner un être aimé ou de dépenser la même fortune pour soigner 10 anonymes ( emprunt à Ayn Rand)
sur le mot « pollution »:
J’attire l’attention sur l’évidente connotation sexuelle du terme, c’est à dire, l’émission de fluides sexuels; originellement, il s’agissait d’un sens religieux, contamination par une substance « impure » ( même topo)
La « pollution » est t’elle plus dangereuse lorsqu’elle est diurne ou nocturne?
@ Pêche
Tout à fait en phase avec votre post, notamment
« …….. au-delà du tort ou raison scientifique »
( au fait, par curiosité, « pêche », ça vient de « l’âge de glace n° 3″?)
@ Raphaël:
« …..on peut penser que les monothéismes portent en germe les totalitarismes, en tout cas ceux qui se veulent hégémoniques »
La seule trace archéologique d’une intolérance religieuse dans l’antiquité remonte au 14e siècle avant JC, sous le règne du Pharaon Amhenotep IV, connu sous le nom d’Akhenaton, qui a imposé la première religion monothéiste officielle, centrée sur le culte d’un dieu unique solaire ( image paternelle « classique »), totalement monopolistique.
Cette religion, villipendée après la mort du Pharaon, pour son intolérance et l’état de déliquescence auquel ce Pharaon avait conduit son pays au nom de sa « néoréalité » mystiqueet pacifiste , a eu une première descendance; le judaïsme, qui ne prétend effectivement pas à l’hégémonie et au prosélytisme, puis le christianisme ( via une secte juive, probablement les esseniens) et enfin l’Islam.
Thème de réflexion;
« l’empreinte d’akhenaton dans la psychologie monothéiste »
19 mar 10 à 04:39
Pas besoin de mauvais foi. Relisez la phrase dans son entièreté et dans son contexte:
Je peux effectivement comprendre que pour forcer les gens à adopter des attitudes plus responsables, on puisse leur faire peur.
C’est peut-être le terme ‘forcé’ qui est un peu fort. On force les gens par la loi, ici j’aurais surement dû employer le terme ‘encourager’.
D’ailleurs la prévention routière et d’autres campagnes de sensiblisation utilisent cette stratégie sans que cela ne semble choquer. Et l’Etat met en place des lois pour que la liberté des uns ne mettent pas en danger celle des autres.
La responsabilité n’est (malheureusement) pas innée et doit être encouragée par des moyens éducatifs et coercitifs. Soyons réaliste.
19 mar 10 à 04:19
Et bien non ! je n’ai pas envie d’être éduquée à coup de père fouettard ou autre vision d’horreur ! Sans entrer en discussion, sur un modèle éducatif.
Forcer des gens à adopter une attitude plus responsable, cela veut dire quoi ??? Qui peut s’ériger en « pape » de la responsabilité ??
Il y a une nuance ENORME entre pollution et réchauffement climatique… Les fantasmes sur le RC, comme dans les années 70 sur la glaciation, sont du conditionnement suicidaire, mortifère, privateur de liberté de penser, de vivre : on nous assène LA vérité, ben voyons ! Rien n’est vraiment connu, mais c’est pas grave, certains ont la vérité et si on leur montre les faux-semblants, erreurs, biais, manipulations etc, ils vous balancent « ah oui bien sûr, tu préfères les 4×4 et les gros pollueurs ! ».Quand ils ne vous lancent pas à la gueule l’effroyable croissance de la population… Bref. Mais quel est le rapport ??
« Forcer les gens à adopter des comportements responsables », je n’en reviens pas… Quelle vision de l’Homme… Chaque individu est ce qu’il est, mais collectivement, si l’humanité a évolué comme elle l’a fait, c’est bien parce qu’elle a créé de la responsabilité, de l’intelligence, dans la douleur et les erreurs parfois mais elle l’a créé. Pourquoi mettre un pouvoir religieux, encore, pour indiquer un avenir imaginé par ceux qui se l’arrogent ??
Les comportements vis-à-vis de la consommation d’énergie fossile ont changé drastiquement avec l’augmentation du prix du pétrole, et hélas avec la crise. On a déjà vu tous les problèmes économiques que cela pouvait poser d’ailleurs (par exemple en termes d’accessibilité) .Dès que la situation économique ira mieux, les prix du pétrole ré-exploseront ; pourquoi faut-il faire peur avec le RC ?? Pourquoi faut-il inventer la sombre idiotie de la taxe carbone (mais la France, fille aînée de l’Eglise n’est jamais en retard d’une connerie en la matière… déjà avec son « facteur 4″ (Merci Raffarin !!) quand les membres du G8 ne parlent que d’un facteur 2 et alors même que notre émission de CO2 par habitant est la plus faible du G8 (notamment)… mais oui, en période de crise, faire la course en sac, quand d’autres réfléchissent autrement, c’est sûrement ça l’exception française… )
Pourquoi ne pas « vendre » plutôt quelque chose de beaucoup plus rationnel, la dépendance énergétique, les questions géopolitiques dans une problématique d’endettement considérable ? Pourquoi tout sauf cela ? Parce qu’en plus de nous considérer comme des veaux, les « zélites » ou déclarées comme telles, nous considèrent comme des enfants irresponsables et immatures ???
Si la soumission peut présenter un avantage, je ne peux pas croire qu’il n’y ait pas un intime et profond besoin de liberté d’un certain nombre, à court terme, et, à moyen long terme, de la majorité. C’est, je le crois, profondément impossible sur la distance. Mais combien de dictatures/théocraties et de souffrance doit-on supporter ou risque-ton de devoir supporter avant de pouvoir, enfin !, re-respirer ?
La partie (sauvegarder la liberté issue de la pensée grecque et de la civilisation occidentale) est loin d’être gagnée… et pourtant il y a des loupiotes de positif : un certain nombre d’exaspérations sur le « tout-contrôle », sur le « pur » (pas de tabac, pas d’alcool, pas de etc.) se manifestent. L’hygiénisme, parfois sous couvert de coût collectif pour la Sécurité Sociale et la pensée unique qui va avec (même si les origines en sont diverses car il y a toujours des alliances de fait…) (ce n’est probablement pas pour uniquement des raisons économiques que certains réclament de pouvoir s’en passer) et la volonté de ne pas vieillir, de ne pas mourir, avec ces cohortes qui se préoccupent plus de donner des années à la vie que de la vie aux années, atteindra peut-être une limite quand le supportable économique par ceux qui travaillent ne le sera plus (et déjà, heureusement, on commence à en percevoir les effets : discussion sur l’intérêt du diagnostic systématique pour le cancer de la prostate, très rarement mortel mais dont le traitement est très souvent mutilant. Sauf que principe de précaution oblige, on ne dit pas, cela coûte cher et cela sauve vraiment très peu de personnes, puisque même diagnostiqué tard, le pronostic de survie est excellent au regard de ce seul item, on parle du confort de vie ; évidemment essentiel, mais fort peu responsabilisant… A force d’abêtir les gens, on devient prêt à être sous dictature. Voilà pourquoi les âneries sur le RC, les manipulations « com » (« Faisons vite, ça chauffe ! », elle est bien bonne celle-là…) sont diaboliquement perverses, au-delà du tort ou raison scientifique.
19 mar 10 à 03:39
On entend des gens invoquer le principe de précaution pour l’islam.
De même, des gens invoquent le principe de précaution pour le changement climatique.
Le changement climatique est un fait, même si on se dispute sur ses causes : Cycle naturel vs influence anthropique.
De même, le terrorisme islamique est un fait, même si on se dispute sur ses causes : Islam, musulmans vs. islamistes, fanatiques.
C’est là que je vois les similitudes (entre autres).
Je vous laisse seul juge de croire ce qui a été ‘crée’ ou non et dans quel but…
19 mar 10 à 03:14
Assez d’accord, CUA. Si on poursuit le raisonnement, on peut penser que les monothéismes portent en germe les totalitarismes, en tout cas ceux qui se veulent hégémoniques.
19 mar 10 à 03:01
Même en raisonnant en « bon père de famille », associant la responsabilité et la jouissance, il n’est pas question de me laisser transformer en « robot » coupable de tout, se livrant à des rituels obsessionnels d’auto surveillance permanente, à rechercher toujours ce qui est, dans le moindre de ses actes, sacré ou impur, c’est à dire, en clair, ce que l’on a pas le droit de toucher.
Une masse de névrosés obsessionnels sous l’égide de gourous, voilà ce qu’est la religion écologique, qui n’est d’ailleurs qu’un cas religieux particulier, mais qui présente la particularité d’être l’objet d’une tentative de « merchandising » mondial, une tentative de « lisser « collectivement nos inconscients chaotiques ( c’est à dire , de ce fait , désirants…ah, cet obscur objet!).
Désir individuel et ses aléas ou refoulement obligatoire et collectif et sa sécurité « béate »( enfin, théoriquement) : voilà le choix ( si tant est qu’il en reste un)
La religion islamique ( ça pourrait être autre chose mais, actuellement , c’est celà), présente le même message, mais a le mérite d’annoncer la couleur: » soumission »; avec un avantage psychologique certain ( je sais que ça peut faire bondir, mais je prends le risque), la possibilité de « défoulement » guerrier du mâle dominateur, réaction « al quaïdesque » à la décadence viscontienne , d’où pet-être la surprenante adhésion, ou du moins la sympathie, de « purs » occidentaux, (comme naguère ces penseurs catholiques raffinés et compliqués de l’extrème droite française fascinés par les cérémonies barbares hitlériennes.)
La religion écologique ne présente un avantage pulsionnel que de façon dérivée; »soyez vertueux écologiquement » et vous pourrez baiser librement ( bref; on déplace le surmoi du sexuel vers le « naturel »; grosse bidonnerie, mais ça peut marcher un temps, fantasmatiquement bien sûr..) .
Et là, je me permets une réaction « identitaire » occidentale; s’il est vrai que le monde occidental est l’héritier direct de l’esprit grec et de l’action romaine, reconnaissons que ces « religions » qui ne tolèrent, en réalité, aucune autre ( contrairement au « chacun ses dieux » antique) sont très « étrangères » à ceux d’entre nous qui, bon an mal an, sont « infiltrés » même sans le savoir, par l’antiquité occidentale; pourquoi?
Parce que le message « antique » est fondalement celui de la non inféodation de la pensée à un ordre religieux ou politique quel qu’il soit ( d’où le rationnalisme , la lucidité et l’individualisme grecs); si la condamnation de Socrate fait encore grand bruit, c’est que l’élimination d’un penseur grec par des oligarques était quelque chose d’exceptionnel.
Que promettent ces religions ( actuellement « écologie mondialisée » et islam ):
« Vous serez en bonne Santé ( spirituelle, physique) si vous chassez de vous toutes les causes de maladie ( spirituelle, physique) »
C’est à peu près le message de l’OMS, entre parenthèses..
OK, en supposant même que ce soit vrai:
– le fait d’être exempt de « maladies » fait t’il que l’on se sente « rempli de vie »?
– a contrario: le fait d’être porteur de maladie ou de handicap, même graves, empêche t’il de se sentir plein de vie ?
19 mar 10 à 02:56
Je trouve curieux que l’on continue de se focaliser sur cette vieille dichotomie de gauche/droite, qui ne correspond plus à rien depuis fort longtemps. Conserver un concept qui n’est plus, ni explicatif, ni descriptif, est dans le droit fil de ce qui était signalé dans un autre fil (pas le même type de fil…) avec les références à Orwell.
19 mar 10 à 02:45
A droite il y a plein de gens, désolé pour la coquille.
19 mar 10 à 02:44
Par exemple Meddeb est de gauche et il alerte sur l’islamisme, et il n’est pas le seul heureusement, Allègre est de gauche et il est climatosceptique. A droite il y a de plein de gens qui croient au réchauffement anthropique comme Borloo ou Waechter, et à droite et à l’extrême droite il y a des soutiens à l’islamisme, comme la plupart des antisémites, genre Faurisson ou Meyssan.
19 mar 10 à 02:30
D’autre part, il est inexact de faire un partage gauche/droite tant sur les questions écologiques que celles relatives à l’islamisme. Il y a des écologistes de droite, des sceptiques de l’écologie à gauche, des vigiles alertant sur l’islamisme à gauche, des pro-islamistes à droite.
19 mar 10 à 02:23
Cette peur n’est nullement « créée », comme ça, à partir de rien, il y a des faits objectifs, l’islam contient une minorité de fanatiques violents qui n’existe pas, ou infiniment moins, dans les autres religions. Comme l’Occident avait créé des monstres au siècle précédent, le nazisme, le communisme, il y a actuellement une maladie de l’islam. Voir l’analyse d’Abdelwahab Meddeb. Lire son livre.
19 mar 10 à 02:03
Quand les verts font peur avec le réchauffement climatique cela « conduit à attiser les haines directement et indirectement et cela nous ramène à un état antérieur de civilisation ».
Soit. Je peux effectivement comprendre que pour forcer les gens à adopter des attitudes plus responsables, on puisse leur faire peur. On fait de même avec nos enfants lorsqu’on les éduque: mon enfant par exemple a eu peur lorsqu’il a vu le dentier de son grand-père. Depuis, il me suffit de le lui rappeler pour qu’il se brosse les dents assidument.
Ce qui me dérange surtout dans ce débat, c’est qu’on est tous d’accord sur le fait que polluer n’est pas une attitude désirable. Ni sur un plan économique (enfin sauf si on a une vision trimestrielle…), ni sur un plan social. Alors pourquoi se déchire-t-on autant si nous sommes tous d’accord sur la finalité (i.e. moins de pollution, moins de gaspillage énergétique)
P.S. Je ne peux m’empêcher de voir une étonnante contradiction avec la peur crée envers l’islam. Là c’est la droite qui crie au loup et la gauche qui dénonce la manipulation par la peur… Etrange, non?
18 mar 10 à 12:09
@gwb
la question de la vérité, de la recherche de la vérité, en matière de réchauffement climatique (puisque le problème est ainsi posé depuis déjà des lustres hélas) avec toute la rigueur et l’éthique nécessaires, ne serait probablement pas aussi cruciale si nous n’étions dans une phase critique de la vie socio-économique. Et c’est pourquoi les discours rêveurs ou idiots-utiles au mieux, doctrinaires au plus probable sur le réchauffement climatique sont si dangereux : parce qu’ils s’appuient sur des peurs.
Je n’adhère aucunement aux modèles en économie (comment trouver l’ensemble des paramètres et les régler, alors même que nous sommes des animaux sanguins et qu’il y a très peu de domaines (ou de niveaux d’observation) pour lesquelles les tendances seraient suffisamment longues ou univoques pour pouvoir espérer être connues et modélisées ?)
Mais l’analyse par les cycles de Kondratieff, me paraît relever d’une autre logique. Selon cette analyse, nous serions en phase hiver du cycle (L’hiver est la phase du cycle durant laquelle la dette va être éliminée, par la banqueroute des acteurs économiques (Banques, institutions financières, grandes entreprises, ménages, Etats) et par la déflation des actifs, salaires, biens et services, mais c’est aussi une période traumatique et donc détestable sur le plan des risques sociaux (religions, précarité, racisme, guerres, etc).
Dans cette période hiver de Kondratieff, à conjuguer actuellement en plus avec le rééquilibrage profond des zones de croissance économique, et bien il est ultra-inquiétant que les « élites » ne se rendent pas compte du danger qu’elles font courir à tous en agitant les peurs.
Je ne parle pas des déséquilibrés comme ce couple qui s’est récemment suicidé et a tenté de tuer leur jeune fils par peur du réchauffement climatique (http://infoguerilla.fr/?p=422) mais de tous les autres… Le piège s’est progressivement mis en place (principe de précaution dans la constitution par exemple…)
Jouer sur les peurs pour pouvoir éduquer les populations (combien de fois l’ai-je entendu… quand à bout d’arguments techniques, il fallait trouver autre chose) est suicidaire en grave période de crise ! Stop on ne joue plus, il fait froid dehors (sans mauvais jeu de mots !!) ; jouer sur les peurs conduit à attiser les haines directement et indirectement et cela nous ramène à un état antérieur de civilisation ; puis à un risque de guerre très important ; un peu de sens des responsabilités, please… il y a bien d’autres raisons d’avoir peur actuellement sans instrumentaliser un réchauffement climatique, si on ne s’appelle pas Goldman Sachs, ou assimilé (les bénéfices des intermédiaires financiers avec cette « affaire » sont déjà énormes et la poule aux oeufs d’or a l’air si énorme… oui mais cela dépend pour qui !! attention à la chute…), donc s’il vous plaît gwb, si vous êtes honnête, questionnez et questionnez vous.
18 mar 10 à 06:43
@Sitting bull
Ok mais pour vous faire plaisir
Vie antérieure( carrière 1.0): modèles mathématiques; physique biologique, physiologie mathématique, biomedical engineering
Vie actuelle (carrière 2.0):
….pour vivre heureux, vivons…tout court
Pour rigoler un peu, je vous propose un « pastiche » du type de situation ( évidemment totalement imaginaire), que peut recontrer un expert scientifique ( totalement imaginaire lui aussi); pastiche que j’ai intitulé
» La platitude de la Terre »
Le contexte :réunion d’experts scientifiques et de hauts fonctionnaires réunion à l’issue de laquelle un « document de synthèse final est écrit ( par des fonctionnaires) et des réglementation élaborées:
experts scientifiques :
- “toutes nos données vont dans le même sens: la forme de la terre est celle d’une sphère légérement aplatie en ses pôles”
hauts fonctionnaires :
- “certes, mais vous comprenez, ça nous arrangerait qu’elle soit officiellement un peu plate”
experts scientifiques
-”??????”
hauts fonctionnaires
- “oui, nous avons quelques mouvements religieux que nous nous apprêtons à reconnaitre officiellement, et qui militent pour la platitude de la terre, alors, pour le bien être moral de tous et le respect des croyances….”
experts scientifiques :
-” bon, alors nous allons conclure que : “la forme de la terre pourrait être celle d’une sphère légérement aplatie en ses pôles, mais certaines études menées par des laboratoires indépendants, et au nom de la responsabilité sociétale des scientifiques, tendraient à tempérer cette affirmation et à prendre en compte la possibilité d’un certain degré de platitude de la terre”; ça vous va?”
hauts fonctionnaires
- “pas mal; ça nous permettra d’édicter une directive dont le thème principal sera: “les états membres s’engagent à mettre en oeuvre des recherches, en y associant l’ONG “la platitude maintenant!”, tendant à prouver, à une échéance de 10 ans, que le degré de sphéricité de la Terre a décru de 5%.
Au nom du principe de précaution , des mesures correctives doivent d’ores et déjà être envisagées afin de pallier aux conséquences environnementales”.”
……ce pastiche n’a évidemment aucun rapport avec des événements réels ou ayant existé
18 mar 10 à 03:11
> « Après moi le déluge » – Louis XIV
L’inculture ambiante. Attribuer cette formule à Louis XIV, n’importe quoi. C’est Louis XV ou à la Pompadour, bon sang, à qui elle est attribuée, un autre temps, une autre époque, un siècle après.
17 mar 10 à 17:14
Sans jouer à touche piplôme, votre spécialisation principale?
17 mar 10 à 10:55
@gwb
la vérité n’est pas la fille de la démocratie, fut t’elle scientifique.
(mes accréditations académiques, puisque ça vous démange: quelques doctorats ( j’ai bien écrit « »quelques », mais je n’aime pas jouer à « touche diplôme »)
Qu’aurais donné un sondage sur l’héliocentrisme à l’époque de Galilée?
Vos 95%, c’est un chiffre journalisticomédiatiquue, donc une « propaganda » sans valeur.
Essayez de vous procurer la totalité des contributions scientifiques PRE-kyoto ( il se trouve que j’ai eu la chance de les avoir) et comparez les aux conclusions POST-kyoto remises aux « décideurs » et vous verrez ce que c’est que le mensonge scientifique pur et simple, à visée politique…….et ce que vaudrait les soit-disant 95% de scientifiques consensuels…..
Ces gens là me répugnent, car ils mentent sciemment, le savent, et finissent par croire à leurs mensonges…mais évidemment, il ya des postes et des credits et de confortables places dans des officines bien grasses et bien opaques à la clef: descendez du monde des bisounours.
Et sachez que ces pratiques de supercherie scientifique sont présentes dans bien d’autres domaines que la climatologie….
Vous parlez dans les nuages, dans la satellisation; ce que je vous citais dans un autre post quand aux conséquences d’une transposition de directive européenne sur l’impossibilité légale de réaliser certains examens médicaux ne vous a pas frappé? ça , c’est du réel.
Et sachez que dans tous les domaines de la vie courante, de l’artisanat, de l’industrie, des services, débarquent désormais une masse de petits bureaucrates ( inspecteurs de ci et de là) chargés de faire appliquer des pinailleries inspirées par le « principe de précaution », dont vous même seriez horrifiés: petits nervis crypto écolos adoubés par les « brutes » d’état.
ça, c’est la réalité, et j’ai bien dit dans tous les domaines….;
Pour ce qui est des écolos actuels, permettez moi une certaine ironie quand je vois les « joyeux libertaires » d’antant, se transformer en spécialistes de la ponction fiscale, en obsessionels du fouille poubelle, en rois du moralisme hygiéniste ( gnagnagna la clope, l’OMS a dit que c’était pas bien!), en promoteurs hystériques du retour à la couche tissu pour les bébés ( La foldingue NKM s’en est vanté, et le pervers Borloo avait évoqué une taxe couche culotte)
Reveillez vous bon Dieu; cessez de vénérer des Idoles
17 mar 10 à 10:17
Vous melangez tout gwb et faites semblant de ne pas comprendre ce que l;on ecrit en interpretant ce qu nous ecrivons
Votre mauvaise fois annule toute tentative de discussion.
CAO
17 mar 10 à 09:05
> seul celle ou celui qui a mis suffisamment les mains dans le goudron peut en parler.
Justement, quels références académiques avez-vous pour remettre en question le consensus de 95% des scientifiques spécialisés en la matière?
> Et à la limite, quand bien même y aurait t’il un réchauffement climatique anthropique? Qu’est ce que ça peut faire. Et même si ça fait « quelque chose », pourquoi payerais je le prix ( à savoir l’écrasement tyrannique de toute volonté individuelle, l’expropriation forcée, l’obligation de renoncer à la distinction entre le soi et le non soi..)
Puisqu’on en est au citations:
« Après moi le déluge » – Louis XIV
A vous lire on dirait que le droit de polluer, de s’en foutre de son prochain constitue une liberté individuelle inaltérable. Vous libéraux ne cessez de répéter que liberté n’est rien sans responsabilité et visiblement vous ne ressentez aucune responsabilité envers les générations futures…
De tout temps l’homme s’est affairé pour que ses descendants aient une meilleure vie que la leur, c’est un des moteurs essentiels du progrès et du développement.
Franchement, vous demandez de sacrifier une infime partie de votre sacro-sainte liberté individuelle pour que les générations futures aient moins à souffrir de notre mode de vie glouton (en partageant des moyens de transport, en faisant des moteurs moins gourmands, en isolant votre domicile avec des matériaux modernes, en utilisant des pompes géothermiques au lieu du mazout, en mangeant des produits locaux de saison, par exemple) ce n’est pas la mer à boire, non?
Ce serait une dictature si on jettait au bagne ceux qui mangent des bananes en hiver, mais en l’occurence les écolos parlent de lourde taxation du pétrole (sur ce point une bonne partie de la droite les suit d’ailleurs). Le consommateur aura toujours la liberté d’acheter des bananes, à €30 le Kg…
17 mar 10 à 08:07
@gwb
mais après tout, si vous aimez la philosophie, je vous rappelle que le « grand oeuvre » de Newton, fondement de la mécanique classique, s’intitule:
» principes mathématiques de la philosophie naturelle ».
Que Voltaire a fait traduire en Français par l’une de ses maîtresses, brillante mathématicienne.
17 mar 10 à 08:02
@gwb
Désolé, mais la recherche scientifique, et plus généralement la connaissance des phénomènes naturels, ce n’est pas de la philosophie; et seul celle ou celui qui a mis suffisamment les mains dans le goudron peut en parler.
» nul ne pénétre ici s’il n’est déjà géomètre » (attribué à Platon)
Sinon on se retrouve rapidement devant des sophistiques jésuitiques de type:
» absence de preuve n’est pas preuve d’absence »
ou encore
» Tout effet a une cause, sauf Dieu qui est la cause première non causée » ( raisonnement par syllogisme dont on se débarasse au dernier moment)
ex: Je ne vais pas me fatiguer a prouver que des fantômes n’existent pas; par contre, le fait que la croyance aux fantômes est un fait que l’on rencontre: il est intéressant de rechercher les causes – psychiques donc- de cette croyance: c’est là que se situe la différence entre le septique ou le croyant intellectuellement probes, et le pur convaincu, aux yeux duquel la raison n’a aucun poids.
Et à la limite, quand bien même y aurait t’il un réchauffement climatique anthropique? Qu’est ce que ça peut faire. Et même si ça fait « quelque chose », pourquoi payerais je le prix ( à savoir l’écrasement tyrannique de toute volonté individuelle, l’expropriation forcée, l’obligation de renoncer à la distinction entre le soi et le non soi..)
La survie de « l’espèce », le crime contre « l’espèce » ( concepts délirants introduits dans le code pénal français sous l’influence de Chirac), qu’est ce que ça veut dire? Vous vous pensez en termes d’espèce ? Dans ce cas vous êtes bon pour tous les totalitarismes, dont le message secret est toujours le même: « mon fils, ma fille,, ne crains pas la mort; ta propre mort n’existe pas si l’espèce( le groupe, la race etc..) survit »
Oui, le message prophétique-universaliste est TOUJOURS délirant, TOUJOURS psychotique, les meneurs sont TOUJOURS dingues.
Remarque: si vous désirez connaîtreles origines idéologiques récentes de la « religiosité ecologique », je vous invite à lire les ouvrages d’Ivan Illitch, grand « prophète de la décroissance » des années 1960, ainsi que la littérature ecolo-militante des années 1960-1970: tous les thèmes actuels y sont……
17 mar 10 à 07:03
Hypothèse – antithèse – synthèse est un procédé scientifique tout ce qu’il y a de plus classique.
Non, c’est la dialectique selon Hegel (qui n’a pas intégré la révolution scientifique à sa construction philosophique).
17 mar 10 à 06:50
Hypothèse – antithèse – synthèse est un procédé scientifique tout ce qu’il y a de plus classique.
Je vous encourage donc de faire votre antithèse (i.e. l’être humain n’est pas responsable du réchauffement climatique des 50 dernières anneés) à l’hypothèse formulée par 95% des climatologues pour arriver à une synthèse.
Mais mon petit doigt me dit que vous bluffez…
Pour MSF, la raison est simple, le prix nobel de médecine concerne une avancée scientifique. MSF ne fait pas de recherche et ne produit pas de médicament. Le prix nobel récompense tous le travail accompli par MSF depuis 50 ans en faveur des plus vulnérables (cela dit, je suis d’accord que cela n’a que peu de rapport avec la paix. Mais cela a débuté avec le 1e prix nobel de la paix, Henri Dunant, dont l’action a été de diminuer les souffrances et non d’oeuvrer pour la paix).
17 mar 10 à 03:59
« Il est vrai que le lauréat du prix Nobel de la Paix….. »
Un scientifique aussi extraordinaire n’aurait pas du recevoir le prix Nobel de la paix, mais à la fois le prix Nobel de Physique et la Médaille Fields de mathématiques; la prédiction du climat (comme celle de la stabilité du système solaire) est, comme je l’ai écrit, impossible ( malgré des lois très déterministes) : une avancée scientifique de cette envergure , comparable aux « revolutions » quantique et relativiste, devrait faire dudit prix nobel de la paix le nouveau Newton; pourquoi n’est ce pas le cas?
Dans le même ordre d’idée, on peut se demander pourquoi, il ya quelques années, « Médecin sans frontières » n’a pas reçu le prix Nobel de Médecine, mais, là encore, le prix Nobel de la paix.
Vous avez dit « prix nobel bidon »??
Pour gwb: le problème n’est pas de contrer des arguments scientifiques , car il n’y a pas d’arguments scientifiques ( personnellemnt, avec les mêmes pseudo données, je pourrais faire nettement mieux pour « démontrer » le réchauffement climatique, et même pour démontrer un refroidissement: c’est une question de subtils minitrucages statistiques, puisque de toute façon, comme en économie, les modèles ne marchent pas)
Comme on le fait dire à Euclide: « ce qui est énoncé sans preuves peut être réfuté sans preuves »
A Zoubor: le fonctionnement de l’OMS est exactement similaire à celui du Giec ( incompétence, corruption) avec utilisation, par exemple de modèles épidémiologiques auxquels il suffit d’appliquer de toutes petites modifications pour obtenir les résultats « voulus ».
C’est l’illustration de l’ONU dans son ensemble, monstruosité bureaucratique échappant à tout contrôle, réunissant à la fois des pouvoirs législatifs, judiciaires et executifs ( bojour la séparation des pouvoirs), dont un exemple de clone nous est donné par la commisssion européenne, d’ailleurs…
17 mar 10 à 02:55
Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le changement climatique
Pour être crédibles, les climatosceptiques feraient mieux de contrer les arguments scientifiques par des arguments scientifiques. Ils sont incapables de présenter une hypothèse expliquant le réchauffement des 50 dernières années. En effet, aucune activité volcanique ou solaire exceptionelle n’a été constatée durant cette période.
16 mar 10 à 22:54
A quand l’OMSgate?
Ou sont les millions de morts dus a la grippe porcine (Gippe A), que les fonctionaires de l’OMS, payes gracieusements par vous et moa, nous avaient predit?
Le Ministere Israelien de la Sante a decide de restituer plusieurs millions de doses de vaccin a ses producteurs et d’annuler ses commandes: de plus les cas de grippe ne sont plus systematiquement analyser pou la grippe A!






