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Miller vs Zemmour : juste pour le plaisir de voir un fossile marxiste se faire détartrer en profondeur.

Posté le Lundi 15 mars 2010 par sil

Petit échange chez Guillaume Durand entre Gérard Miller, sophiste freudien canal maoïste, et mon Zemmour d’amour, bonapartiste de gare (Austerlitz) ;-) autour du récent ouvrage de ce dernier « mélancolie française ».

Au passage, je vais finir par croire que mon bon Zemmour est bien plus d’origine portugaise que judeo-berbère. Le titre et le ton de son livre (mélancolie) épousant parfaitement le concept portugais de « saudade », cette mélancolie rêveuse du pays, ou alors ces cauchemars d’empire brisé nourrissant l’attente (stérile) d’une résurrection de celui-ci, comme l’a si bien illustré Fernando Pessoa dans son livre « Mensagem » (au chapitre « sébastianisme »). Je sens même qu’Eric ne va pas tarder à composer de magnifiques fados. Nous en reparlerons…

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12 réponses à “Miller vs Zemmour : juste pour le plaisir de voir un fossile marxiste se faire détartrer en profondeur.”

  • 12
    Letel:

    On comprend qu’il ait écrit ça dans le contexte des années 1930, après ça tombe un peu à l’eau, dans l’Europe en paix depuis soixante ans et plus, moi j’adore les Anglais, les Belges, les Italiens, les Allemands, les Espagnols, et même les Suisses et les Portugais ;-)

  • 11
    gwb:

    « Une nation est un groupe de personnes unies par une erreur commune sur leurs ancêtres et une aversion commune envers leurs voisins. » – Karl W. Deutsch

  • 10
    Letel:

    > Je trouve que le ‘fossile’ marxiste a l’air bien jeune face au über-fossile bonapartiste

    Jeune, oui, si on peut trouver « jeune » le fait d’avoir été stalinien (Jeunesses communistes) puis maoïste (Gauche prolétarienne). Le gars a soutenu toutes les dictatures massacreuses de gauche, tous les régimes de terreur marxistes qu’il pouvait trouver, et il vient encore la ramener, faire la morale aux autres, traiter de monstrueux son interlocuteur, alors qu’il n’a pas vu la monstruosité dans le fait de massacrer des millions de gens, tout simplement parce que ça venait de l’extrême gauche. C’est comme si on avait un ancien adepte du régime nazi qui viendrait se pavaner sur les plateaux. Miller est simplement une merde.

  • 9
    Cynique Ultralibéral Antireligieux:

    @gwb
    Curieusement, je découvre en vous un « libre penseur » individualiste pour ce qui est de la sphère privée, mais éprouvant le besoin de « poncifier » pour le reste …(mais après tout, la dialectique et la dispute font partie de notre « héritage » rationnaliste Aristotélicien et sophistique Socratique)

  • 8
    Cynique Ultralibéral Antireligieux:

    Pour une fois, je vais prendre partiellement la défense de gwb, ce qui, je le précise, ne signifie en rien la défense de G.Miller, continuateur du « frog fog » ( « brouillard des mangeurs de grenouilles »)- dénomination anglosaxonne des « sciences humaines à la française- et en ce sens, en poussant l’ironie, Miller est pur « patriote »;quand à Zemmour, point trop politiquement correct (ouf!) son antiaméricanisme « franco-français » me gonfle!

    Ce que l’enfant que je fus a hérité vient à la fois de ma génétique( lointain passé africain transmis aléatoirement au hasard de coups de zizi) et de la famille, ce n’est rien d’autre mais c’est énorme.
    Suis je patriote? Pas vraiment, question de tripes, de coeur; ça ne se commande pas.
    Pratiquement, suis je prêt a signer un chèque en blanc sacrificiel à l’intérêt général de la patrie, être réduit à un moyen de fins décidées par d’autres?Non.
    Suis je prêt à prétendre que mon mode de vie doit être universel, que je détiens le savoir – vivre: Non
    Suis je relativiste par idéologie, non; par expérience: Oui

    Suis je prêt à accepter tout et n’importe quoi dans mon « backyard »: non

    Suis je convaincu qu’il existe statistiquement un « esprit national »; Oui; Ravel n’est pas Miles Davis, mais j’aime l’un et l’autre;

    Suis je prêt à déclarer de façon hautaine  » je suis français »; OUI, par snobisme ou pour me différencier, ou pour pour faire ch..r.

    Suis je prêt à goûter sans peur d’autres plats, d’autres mets, d’autres femmes, d’autres manières de penser et de sentir que ceux de mon patrimoine: oui

    Suis je prêt à mettre en avant – fut ce de parfaite mauvaise foi- le droit des peuples a se démerder eux mêmes: OUI, ne serait ce que parce que je ne trouve rien de plus effrayant que la normation, l’insectisation implantée par les « ingénieurs sociaux du nouvel ordre mondial », avec la complicité de leurs idiots utiles de type Miller

    En clair, suis je prêt à vénérer les idoles: NON

  • 7
    gwb:

    > En clair nous participons, que nous le voulions ou non, à une course de relai et votre originalité c’est de refuser de passer le témoin.

    Que nenni. Je passe le relais de l’héritage humain et non du mythe de l’Etat-nation, mensonge originel obsolète et réducteur. Ce n’est pas parce que je suis français que je vais transmettre l’héritage de Voltaire et passer sous silence celui de Confucius. Ce n’est pas parce que je suis français que je dois croire au mythe des gaulois ancêtres des français.

    Je suis libre de dire à mes enfants que durant plusieurs siècles être français c’était tout simplement être un sujet du roi de France et que les révolutionnaires ont crées de toute pièce un mythe national fédérateur. C’est la stricte vérité, une valeur que je pense être essentiel à toute transmission d’héritage, non?

    Bref, je suis libre de transmettre les valeurs qui me sont chères, pas celles qui me sont imposées par l’Etat ou le dogme nationaliste.

    Vous êtes censés être des libéraux et pourtant vous voulez réguler le social jusque dans les prénoms des enfants et la manière dont le mythe national (pardon, l’Histoire) est transmis dans les écoles.

    Cela me rappelle quelqu’un qui se plaignait de la dégermanisation de son peuple et qui a demandé que le cursus scolaire soit totalement révisé pour glorifier le peuple germain…

  • 6
    Candide:

    Ben l’a raison, quoi, le gwb, la nation, ça n’a jamais existé que comme mite. D’ailleurs, parle-t-on de « nation algérienne » (ha non, ça, ce n’est pas un mythe), ou de « nation palestinienne » (ha non, ça non plus, ce n’est pas un mythe).
    Le faux cil marxiste est également un faux cul, qui ne reconnait des nations que quand ça l’arrange, et même si elles n’ont aucune réalité historique, et pas les nations anciennes, soudées par une histoire commune à laquelle se sont ralliés ceux qui l’ont rejointe. Jusqu’à il n’y a guère…

  • 5
    Gérard Pierre:

    @ gwb

    Héritier de ceux qui m’ont précédé, avec ce que cet héritage contient de bon et de moins bon, je ne me sens pas propriétaire pour autant de tout ce qui m’échoit. La raison en est simple. Cet héritage nous a été légué pour que nous le transmettions aux générations futures. Et si possible enrichi. Nous en sommes donc provisoirement copropriétaires et nous avons une responsabilité de transmission envers les générations à venir.

    En clair nous participons, que nous le voulions ou non, à une course de relai et votre originalité c’est de refuser de passer le témoin. « Je participe à la compétition, mais avec mes propres règles et non les vôtres qu’unilatéralement je refuse de faire miennes » …… Tel est en résumé votre credo.

    Vous pensez qu’en érigeant le vide en bien partagé vous allez faire un cadeau à celles et ceux qui nous succéderons. Ils devront déjà assumer nos dettes abyssales, celles que nous contractons notamment avec l’illusion de notre modèle sociale tellement universel que personne, à l’étranger, ne songe à en faire un copié/collé pour son propre compte.

    Je suis patriote et même si cela vous semble ringard comme au journaliste pondéralement surchargé face à Zemmour, …… JE L’ASSUME SANS COMPLEXE.

  • 4
    gwb:

    > Les deux intellectuels que nous voyons, et qu’accessoirement nous entendons, en face d’Eric Zemmour ont ceci de particulier : ils « aiment » tellement les étrangers que pour bien le leur prouver ils haïssent ouvertement la France, son passé, ses usages et ses valeurs.

    Pas du tout, ils ont simplement compris que l’idée de ‘nation française’ était une construction, un mythe, on pourrait dire un ‘projet’ ou un ‘concept’.
    Ils ne haïssent pas la France, ils la relativisent.
    Ils ne sont pas fier d’être français, car ils ont compris qu’on ne pouvait être fier que de ce que l’on a atteint, pas de ce qui nous a été donné à la naissance.
    Ils n’aiment pas les étrangers, ils se sentent eux-mêmes étrangers à cette supercherie nationaliste qui a écrit son passé comme bon lui semble pour créer un mythe originel et a affiché des valeurs qui ne sont que des mots creux.

    Et c’est cela qui est insupportable aux yeux d’un nationaliste, qui s’accroche à ce refuge identitaire réducteur et pour qui la nation est sacré et indivisible.

    Le concept d’Etat-nation n’est plus qu’un cadavre, que même le fiel de Zemmour n’arrivera pas à réanimer.

  • 3
    gwb:

    Je trouve que le ‘fossile’ marxiste a l’air bien jeune face au über-fossile bonapartiste.

    La seule vision d’avenir de Zemmour c’est de revenir à la France des années 50, voir à la France de Louis XIV.

    Zemmour est un restaurateur, une espèce qui a toujours existé : nostalgique d’un passé mystifié, s’accrochant à une identité phantasmagorique, effrayé par un présent novateur et paniqué devant un futur indécis.

    On les trouvait à Rome condamnant la christianisation de l’Empire, en Italie poursuivant Galilée, en France se battant aux côtés du Roi contre les Républicains, au XXe siècle militant contre le droit de vote des femmes.

  • 2
    Gérard Pierre:

    Georges Bernanos avait coutume de dire que les intellectuels français se comportaient si souvent comme des imbéciles que nous devrions toujours les tenir pour tels jusqu’à ce qu’ils aient prouvé le contraire. Et Georges nous a quittés en 1948. Le mal n’est donc pas récent !

    Les deux intellectuels que nous voyons, et qu’accessoirement nous entendons, en face d’Eric Zemmour ont ceci de particulier : ils « aiment » tellement les étrangers que pour bien le leur prouver ils haïssent ouvertement la France, son passé, ses usages et ses valeurs.

    Eric Zemmour est l’un des rares intellectuels qui, à droite, ose affronter publiquement l’effronterie et l’arrogance internationaliste. Je ne peux que l’encourager à persévérer.

  • 1
    arhus:

    Quel courage, quelle classe et quel sens de la repartie il a, Eric Zemmour. Ce qu’il dit a la fin sur le droit du sol et les contraintes qu’il devrait imposer est tout simplement genial.