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Education: Cachez ce terrorisme que je ne saurai voir (No terrorism please, we’re Muslims)

Posté le Lundi 15 mars 2010 par jc durbant

A l’heure où, évoquant les attentats du 11 septembre 2001, une enseignante de collège se fait agresser pour avoir qualifié Al-Qaïda de terroriste …

Où, la stratégie islamiste des « convertis aux yeux bleus » à la fois comme propagandistes et « soldats du jihad » semble être repartie de plus belle …

Pendant que pour les Français de souche de certains quartiers, la conversion à l’islam est perçue comme un véritable « facteur d’intégration » …

Retour, avec le site histoire-géographie de l’Académie de Lille, sur la périlleuse question de la définition du terrorisme (on se souvient le procès en diffamation de certains de nos confrères de Suisse romande pour avoir qualifié d’ex-terroriste une membre du Hezbollah libanais ayant été commanditée par son organisation pour assassiner chez lui après s’être gagné l’amitié de son épouse un général libanais) …

Où, dans un dossier très complet (dans le cadre de l’enseignement du « nouvel ordre mondial ») mais faisant étrangement l’impasse sur les définitions actuellement en discussion à l’ONU, l’on découvre outre le refus d’envisager toute définition normative comme le ciblage délibéré de civils, la plus grande équivalence morale.

Où, prenant soin de le distinguer du « terrorisme d’Etat en temps de guerre » (« bombardements stratégiques des villes allemandes », « largage des deux bombes atomiques » censés « terroriser les populations afin de les désolidariser de leurs gouvernements ») et sous couvert d’ »évacuer tout jugement moral, forcément contestable », le terrorisme est réduit pour l’essentiel à sa seule dimension psychologique (« tout acte dont les conséquences psychologiques sont plus importantes que les conséquences physiques »).

L’action terroriste étant présentée comme « efficace » et payante sur la base des exemples mis en parallèle d’un Begin et d’un Arafat tous deux finissant nobélisés et de l’attentat de 1946 contre l’hôtel King David (se gardant bien de rappeler que les autorités avaient été prévenues) comme de la pendaison de deux soldats britanniques suite à l’exécution de trois juifs ayant tué des gardes lors d’une évasion de la prison britannique d’Acre d’un coté et de l’autre le massacre d’athlètes israéliens par des Palestiniens lors des Jeux olympiques de Munich de 1972 …



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13 réponses à “Education: Cachez ce terrorisme que je ne saurai voir (No terrorism please, we’re Muslims)”

  • 13
    Cynique Ultraliberal Antireligieux:

    Le futur droit européen au service des entraves ( islamiques..) à la liberté d’expression: le « racisme » danois bientôt condamné en angleterre

    Danish government complains that EU’s ‘mutual recognition’ of court rulings could undermine free speech

    EUobserver reports that Danish Justice Minister Lars Barfoed has asked the European Commission to intervene to stop a Saudi Arabian lawyer, Faisal Yamani, from using British courts to bring a libel case against Danish newspapers who published cartoons portraying the Prophet Mohammed. He is quoted saying, « it would be taking it to the extreme if a UK court could rule against the Danish media and then require compensation and court costs to be paid. »

    The Telegraph notes that EU officials have acknowledged that libel judgements in the British courts have become a major issue since « Rome II » rules on mutual recognition of European court rulings entered into force last year. In the negotiations, libel and defamation law was left out of the rules on conflicts of jurisdiction, allowing Mr. Yamani to pursue the case in the UK courts, which have tougher libel laws than their Danish counterparts.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/denmark/7457611/Defamation-case-over-Prophet-Mohammed-cartoons-to-be-held-in-Britain.html

    http://euobserver.com/9/29696

  • 12
    jc durbant:

    Cocorico:

    No pasaran, le racisme hélvétique enfin condamné en France!
    .

  • 11
    Raphaël:

    D’une façon générale, le terrorisme des juifs au temps du mandat s’attaquait aux militaires. L’exception de King David est due au fait que, bien que prévenus, personne n’a tenu compte des avertissements. Pour les pendus:
    « Le 29 juillet 1947, trois hommes de l’Irgoun ayant participé à l’opération contre la prison d’Acre sont pendus. « Le lendemain, deux sergents britanniques pris en otages [depuis le 12 juillet] sont pendus dans un bois d’eucalyptus, près de Netanya. Une mine placée sous les pendus explosera quand un capitaine britannique viendra détacher les corps [il est gravement blessé]. Dans les heures qui suivent, cinq Juifs sont tués par des policiers britanniques ivres de rage qui mitraillent des passants à l’aveuglette ». Time to go (il est temps de partir) écrit le Manchester Guardian 57. » Wikipedia, Irgoun

  • 10
    jc durbant:

    Morceaux choisis (suite):

    « Comment la puissance américaine a-t-elle été contestée le 11 septembre 2001? »

    Sujet de géographie (brevet, 2005)

    « La forme extrême des poussées d’antiaméricanisme prend le nom de “guerre sainte” ou djihad lancé par Ben Laden. »

    Manuel (Magnard)

    « Prudence dans l’utilisation du terme “terrorisme”, en particulier devant un certain type de public car une notion de résistance peut parfois être incluse dans le terrorisme. »

    Propos d’une inspectrice d’histoire (présentant le nouveau programme de terminale, Académie de Créteil)

    « Les États-Unis veulent imposer par la force leur loi. Cet ordre-là n’en est pas un. (…) Un ordre imposé de la sorte au mépris des alliés, fait le lit de l’antiaméricanisme le plus primaire. Il devient urgent de contenir la puissance américaine. »

    Manuel (Hachette, texte proposé de journaliste écrit avant l’intervention en Irak)

    « Ils se révoltent contre l’agresseur, ça, c’est pas vraiment con. Qu’ont fait les résistants pendant l’Occupation de 39-45 ? (…) Le terrorisme apparaît quant un peuple souffre et qu’il n’y a plus d’autre solution que de se faire exploser la tronche. »

    Article de lycéens (sur le thème “A quoi sert le terrorisme ?”, Isère)

  • 9
    jc durbant:

    Mais moi, j’aurais bien voulu avoir l’avis de nos amis israéliens comme Michael et Zoubor sur l’affaire des pendus de l’Irgoun de juillet 47 (les 2 officiers britanniques: « the Sergeants affair » dans les milieux anglo-saxons) dont, il me semble, on parle pas tellement en France …

  • 8
    Raphaël:

    Je ne sais plus si c’est Marx qui a dit quelque chose du genre: si la réalité ne rend pas compte de la théorie, il faut revoir la théorie. Nos chers « penseurs » se référant au marxisme ont modifié cette proposition en : si la réalité ne rend pas compte de la théorie, il faut changer la perception que l’on a de la réalité. Tout un programme…

  • 7
    Gérard Pierre:

    @ Raphaël

    «Le mensonge, c’est la vérité»

    Cela résume parfaitement la ligne directrice de l’axiome basique des idéologues du terrorisme intellectuel : « Lorsque la réalité n’est pas conforme à mon idéologie, c’est la réalité qui a tort ! »

    Nicolas Gomez Davila, un esprit particulièrement acéré, avait coutume d’affirmer : « Les idéologies ont été inventées pour que les gens qui ne pensent pas puissent émettre des opinions. » Certains aimeraient, à l’évidence, transformer la France en supermarché du slogan, en hall de gare où tout un chacun, de passage, prendrait ce qui lui convient et rejetterait tout ce qui ne lui chaut point !

    Pour « dépoussiérer » les esprits pollués, cela risque de prendre plus d’une génération. Je crains, vu mon âge, de ne plus connaître le changement. Mais je continuerai à entreprendre tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il advienne néanmoins.

  • 6
    Raphaël:

    Gérard Pierre, j’aime bien votre liste de détournements sémantiques. Elle peut être rallongée sans limite. Au point que l’on pourrait proposer, en prolongeant Orwell, « le mensonge, c’est la vérité »…

  • 5
    Gérard Pierre:

    Au-delà du terrorisme physique, manipulant le couteau, la kalachnikov et l’explosif, existe un terrorisme intellectuel insidieusement pratiqué par des personnes se gardant bien de se révéler comme telles au plus grand nombre.

    La méthode réside dans l’inversion. Tout se tient alors dans le vocabulaire utilisé à dessein. Aucun mot asséné n’est alors « innocent ».

    Le délinquant devient ainsi une brave personne à qui il ne manque qu’un peu de compréhension de la part des « sans casier judiciaire ». Le policier est métamorphosé en répresseur servile, raciste et buté. Le curé est obligatoirement pédophile et Benoît XVI un ancien nazi. Une certaine gauche, aux contours assez vagues, au marxisme rampant, se présente en archétype :
     de la générosité (avec l’argent qui ne lui appartient pas)
     de la tolérance (notamment en matière de mœurs)
     de la laïcité anticléricale (sauf peut-être avec une certaine « religion » exotique)
     de l’égalité (au point de demander qu’on pénalise les gens doués)
     de la liberté (jusqu’à la désobéissance civique)
     de la fraternité (mais uniquement avec les gens de son avis)
     du progrès social (inépuisable par la grâce du dieu Marx)
     de l’écologie (suivant son modèle autoritaire et régressif)
     de la vraie mémoire collective (revue et corrigée façon Vidal-Naquet)

    Ainsi ces terroristes de la pensée contemporaine se sont emparés de mots émotionnellement chargés, comme le mot résistant ! …… pour ne prendre que cet exemple.

    Or, ce terme de référence, résistant, recouvre une période allant de1940 à 1944, pour qualifier le mouvement d’opposition d’un peuple à l’action de la force d’occupation de son pays. Les connotations mythiques rattachées à ce mot sont utilisées à présent pour qualifier des situations totalement inverses et mystifier par là même les ignorants.

    C’est ainsi que l’on entend parler de la résistance palestinienne ! ! !

    Les « palestiniens » prétendent résister aux Israéliens, …… QUI NE LES ONT JAMAIS ATTAQUES ! …… et qui ne sont pas une force d’occupation puisque la Palestine est un mythe et qu’Israël est une réalité pacifique et démocratique reconnue par la communauté internationale.

    C’est ainsi que l’on entend parler des résistants du …… Hezbollah ! ! ! …… ou du Hamas, alors que ce sont objectivement des organisations terroristes agissant criminellement contre des Etats légitimes et démocratiques.

    Dans le cas présent il convient plutôt de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Un résistant est un résistant, et un terroriste reste un terroriste, quelle que soit la volonté syntaxique des propagandistes.

  • 4
    Cynique Ultralibéral Antireligieux:

    Voici un article de D. Pipes, que j’ai trouvé assez pertinent, sur le thème du terrorisme « soft »

    http://fr.danielpipes.org/7781/islamisme

  • 3
    Cynique Ultralibéral Antireligieux:

    - »rétablir le sens des mots » ( confucius)
    - »crimepensée » ( orwell)
    - »la liberté, c’est l’esclavage; l’esclavage, c’est la liberté » ( orwell)

    Supprimez le mot, déportez le de son ou ses sens possibles ( comme on déporte une population gênante), parcellisez le en de multiples sous fragments jusqu’à le faire disparaitre……..et vous finirez par anéantir la possibilité même de se representer le concept.
    Le vrai et le faux n’existant plus…..aucune catégorie « morale » ou même de simple choix personnel, n’est possible.
    Le présent, donc l’avenir, est fait de « perroquets idiots » qui ne pensent que par slogans…..c’est à dire qu’ils ne pensent pas et pire, ne sentent pas.
    La preuve? Ces « perroquets idiots » sont prêts à cautionner, à favoriser et à financer ce qui va à l’encontre même de leur intérêt personnel !

  • 2
    James:

    Surprise: Matt Damon anti-war movie an atomic bomb at the box office

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    « Comment la puissance américaine a-t-elle été contestée le 11 septembre 2001? »

    Sujet de géographie (brevet, 2005)

    « Il a attiré des convertis plus nombreux, plus jeunes, souvent issus des milieux populaires, qui voyaient en l’islam non plus une réalité extérieure, étrangère, voire exotique, mais au contraire un phénomène local et même souvent, de manière paradoxale, un facteur d’intégration! »

    Paul Landau

    « Le terrorisme est une méthode d’action violente répétée inspirant l’anxiété, employée par des acteurs clandestins individuels, en groupes ou étatiques (semi-) clandestins, pour des raisons idiosyncratiques, criminelles or politiques, selon laquelle — par opposition à l’assassinat — les cibles directes de la violence ne sont pas les cibles principales. Les victimes humaines immédiates de la violence sont généralement choisies au hasard (cibles d’occasion) ou sélectivement (cibles représentatives ou symboliques) dans une population cible, et servent de générateurs de message. Les processus de communication basés sur la violence ou la menace entre les (organisations) terroristes, les victimes (potentielles), et les cibles principales sont utilisés pour manipuler la (le public) cible principale, en faisant une cible de la terreur, une cible d’exigences, ou une cible d’attention, selon que l’intimidation, la coercition, ou la propagande est le premier but. »

    A.P. Schmid (1988)

    « Le terrorisme est l’équivalent en temps de paix d’un crime de guerre. »

    Définition légale courte de l’ONU proposée par A.P. Schmid)

    « Le terrorisme est « toute action […] qui a pour intention de causer la mort ou de graves blessures corporelles à des civils ou à des non-combattants, lorsque le but d’un tel acte est, de par sa nature ou son contexte, d’intimider une population, ou de forcer un gouvernement ou une organisation internationale à prendre une quelconque mesure ou à s’en abstenir. »

    Proposition de l’ONU (novembre 2004)

    « Pour l’historien des stratégies militaires et du terrorisme Gérard Chaliand, il faut déconnecter l’acte terroriste de son projet politique, ce qui permet d’évacuer tout jugement moral, forcément contestable. Le terrorisme est donc un moyen, un ensemble de techniques qui visent à forcer un adversaire plus puissant à une remise en cause de sa politique. Reprenant la définition de Raymond Aron, Chaliand définit comme action terroriste « tout acte dont les conséquences psychologiques sont plus importantes que les conséquences physiques ».

    Le phénomène terroriste est par conséquent lié à l’affirmation de la démocratie car l’action terroriste a besoin d’une presse libre pour la diffusion des images et d’une très libre expression de l’opinion publique, alors censée se retourner contre son gouvernement qui n’est pas capable de la protéger. Contrairement à l’idée reçue, le terrorisme n’est pas le reflet de la fragilité des démocraties modernes (qui seraient incapables de contrôler les flux qui les traversent) mais plutôt de leur invulnérabilité : c’est parce qu’une guerre est impossible, c’est parce que même une guérilla est illusoire contre ces régimes que le terrorisme s’impose comme la seule solution pour ceux qui veulent attaquer radicalement un Etat. Si la guérilla est l’arme du plus faible, il serait ainsi l’arme du beaucoup plus faible. »

    Arnaud Leleu




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