Posté le Mercredi 10 mars 2010 par jc durbant
Après les viols et les massacres de Redacted (Brian de Palma), les bavures de Battle for Haditha (Nick Broomfield), les séquelles du conflit irakien sur les jeunes recrues, l’idéologie militariste et le patriotisme aveugle de Dans la vallée d’Elah (Paul Haggis-Mark Boal), les troubles agissements et sombres machinations de la CIA de Mensonges d’Etat (Ridley Scott), Jeux de pouvoir (Kevin MacDonald), Détention secrète (Gavin Hood) et The Green zone (Paul Greengrass) …
Et alors qu’avec l’odeur de la victoire et oubliant commodément leurs années d’invectives, leurs pages d’éditoriaux au vitriol et leurs films assassins sur la légitimité de la présence américaine en Irak ou sur le bien fondé de la guerre, nos politiciens comme nos médias et Hollywood lui-même, se ruent à présent comme un seul homme pour saluer et oscariser le placard à douleurs (traduit platement en français par « Démineurs ») de Kathryn Bigelow et du journaliste embarqué Mark Boal …
A lire d’urgence…
Ce rare article critique (avec la courageuse critique de Première), dans l’un des Monde diplomatique américains (The American prospect) sur (le commandant des forces américaines en Irak ne vient-il pas lui-même de le confirmer?) l’un des plus efficaces films de recrutement pour l’Armée américaine que j’ai jamais vu …
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10 réponses à “Irak/7e: L’un des plus efficaces films de recrutement pour l’Armée américaine que j’ai jamais vu (The Hurt locker as propaganda)”
15 mar 10 à 22:31
« It may be that the anxiety of fighting real wars has left the country momentarily without an appetite for war as spectacle. »
Par contre, quel pied pour les éternels spectateurs et, depuis les 2 guerres mondiales, la Guerre froide, la Corée, le Vietnam, les Guerres du Golfe, you name it!, resquilleurs!
15 mar 10 à 20:12
Surprise: Matt Damon anti-war movie an atomic bomb at the box office
15 mar 10 à 08:43
Ca doit être Talvisota, non?
Je l’ai pas vu mais ça a l’air effectivement bien – faut que je voie aussi la minisérie « Band of brothers », mais j’avais pas mal aimé également « We were brothers » …
Pour l’Algérie, j’avais bien aimé aussi « La Bataille d’Alger » …
15 mar 10 à 07:56
Vu le film . Selon les forums US beaucoup d’inexactitudes « techniques » mais sur le fond et les caracteres j’ai assez apprecie .
Je ne sais pas si c’est un facteur pour augmenter la motivation des volontaires qui visiblement ont compris que l’Armee c’etait autre chose qu’une bourse pour etudes superieures et qu’il arrivait que l’on en meure .
Visiblement les armees europeennes restent convaincues que l’armee est une agence de voyage gratos ( Opex) avec des boulots de debardeurs de sacs de riz et evacuation humanitaires .
Dans mes favoris de films de guerre : »Platoon » , « Band of brothers » , « Black Hawk down » et » L’ennemi intime « ( plus un film finlandais sur la guerre contre les Russes 41/44 – oublie le titre )
11 mar 10 à 18:31
En fait, selon les américains, le film de propagande le plus efficace pour le recrutement des sbires de l´US Army c´est « Black Hawk ».
Pas mal fait : un massacre de centaines de civils somaliens (dans des rues somaliennes) par les occupants américains est présenté comme la lutte désespérée de quelques braves petits gars du Midwest assiégés par les hordes barbares (ce pilote d´hélico qui meurt avec la photo de sa meuf et ses mioches dans les mains c´est vraiment too much)…
Dans « Lions et Agneaux » Tom Cruise est décrit sous les traits d´un imbécile mais beaucoup d´américains parlent avec la même passion des guerres impérialistes de leur pays.
11 mar 10 à 01:08
- Ah, « Lions et agneaux », la fameuse master class de Redford sur l’acteur engagé contre la guerre de choix d’Obama …
J’ai pas mentionné non plus « Les lions du désert » (« Home of the brave » de Winkler) sur le retour au pays des « victimes » de la guerre de Bush …
- « Dans l’entourage de Poutine, certains responsables auraient récemment ironisé sur le peu d’importance de parvenir à un accord avec les Américains, au motif que d’ici à trois ans, le président Obama pourrait bien «ne plus être là ».
Quant à Bambi, canard boiteux un an à peine après son installation, fallait le faire!
Mais quand même quelle belle leçon d’égalité pour le reste du monde: montrer à tous qu’un noir pouvait être aussi mauvais président que le premier blanc venu!
Même si bien sûr on peut jamais se réjouir de voir un pays qu’on aime et surtout le chef de fil du Monde libre et tous les petits pays ou individus qui comptaient sur lui être trainés dans la boue ou pire comme ça, on peut toujours espérer que ça servira de leçon pour les adeptes du « test du sac brun » à l’envers qui avaient oublié celle de MLK: « non à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère » …
Et ce y compris en France au cas où, sous prétexte de hauts sondages, l’accident industriel Rama Yade se mettait en tête de nous refaire le coup de l’Obama au féminin pour 2017 …
10 mar 10 à 21:37
10 mar 10 à 17:33
Après les viols et les massacres de Redacted (Brian de Palma), les bavures de Battle for Haditha (Nick Broomfield), les séquelles du conflit irakien sur les jeunes recrues, l’idéologie militariste et le patriotisme aveugle de Dans la vallée d’Elah (Paul Haggis-Mark Boal), les troubles agissements et sombres machinations de la CIA de Mensonges d’Etat (Ridley Scott), Jeux de pouvoir (Kevin MacDonald), Détention secrète (Gavin Hood) et The Green zone (Paul Greengrass) …
Autre film cool : Lions for Lambs
10 mar 10 à 14:39
Théâtre de l’absurde absolu!!!
Irak appartient à l’Iran des Sataniques Mollahs!
Bush était un idiot de ne pas s’en rentre compte
et l’imbécillité de4 Hussein le cannibale Mau Mau n’est pas à prouver.
Les pédophiles de Téhéran salivent à l’idée du départ de nos troupes
pour enfin liquider les Sunnis et les Kurdes…et faire chanter
les Saoudiens à leur gré!
10 mar 10 à 00:13
Morceaux choisis:
« Le placard à douleurs est un terme utilisé dans la formation de base! Quand une jeune recrue avait dépassé les bornes (à l’époque où le contact physique était encore autorisé), le sergent instructeur vous coinçait littéralement dans un placard où il vous frappait copieusement et vous ne pouviez ni sortir ni éviter les coups. »
Major américain à la retraite
« L’Irak (…) pourrait être l’un des grands succès de cette administration. »
Joe Biden (10.02.10)
« Alors, l’Irak, c’est quoi au juste aujourd’hui? Est-ce un brillant effort de l’Armée américaine qui a déposé Saddam, vaincu une insurrection, aidé à éliminer des milliers de terroristes d’Al-Qaeda et aidé à accoucher un gouvernement consensuel et viable ? Ou est-ce toujours la « guerre de Bush » qui, par on ne sait quel mystérieux et pourtant implicite processus, s’est transformé en « plus grand succès » d’Obama? »
Victor Davis Hanson
« Ce que j’aime dans ce film c’est qu’il montre d’abord la camaraderie que cela nécessite, la tension, le risque inhérent à certaines des choses que nous faisons là -bas. Je suis sûr que certains vont dire que cela pourrait être plus exact par moments, mais je pense que c’est une bonne représentation du sacrifice et du dévouement qui sont requis ici. Les gens ne comprennent pas à quel point l’environnement est complexe ici depuis ces dernières années. »
Général Raymond Odierno (commandant américain en Irak)
« Cette surenchère d’effets de style rappelle le pire de Tony Scott. (…) La guerre est une drogue, donc (…) et le film une overdose de testostérones mal contrôlées. »
Première
« Un boucher irakien tient un téléphone portable près de l’emplacement d’une bombe – ou un engin explosif improvisé, comme on les appelle dans The Hurt locker, le nouveau film et succès critique sur les soldats en Irak. Les Américains crient au boucher de poser le téléphone par terre et pointent leurs armes vers lui; il sourit et fait signe de la tête d’une manière rassurante pour leur montrer que tout va bien. Puis, il appuie sur un bouton du téléphone portable et fait exploser la bombe, tuant un des soldats.
A partir de ce moment, le spectateur que vous êtes ne peut que sympathiser avec les soldats risquant leur vie à chaque instant sur les routes ou les ruelles de Bagdad truffées de pièges, ne voyant dans les hommes, femmes et enfants irakiens qui les entourent que des terroristes potentiels.
De même que les films d’horreur américains ont basculé à un certain moment en invitant le spectateur à prendre le point de vue du tueur traquant la victime plutôt que la perspective de la victime échappant au psychopathe, The Hurt locker vous place clairement dans la tête d’un soldat sur le point de tuer quelqu’un. (…)
Malgré la violence la plus crue, les explosions sanglantes et, littéralement, la boucherie humaine qui y est montrée, The Hurt locker est l’un des plus efficaces films de recrutement pour l’armée américaine que j’ai jamais vu. »
Tara McKelvey (American prospect)





