Posté le Mercredi 24 février 2010 par sil

« Les cinq dernières années ont été un enfer » par Marig Doucy pour Nord Eclair.
Dans un « Clic-clac » du 1er janvier, une lectrice déplorait la fermeture de la boucherie Delcour rue de Lannoy. Les gérants nous ont contactés et expliqué les raisons de leur départ.
Cette lectrice s’interrogeait ainsi : « Il sera bientôt impossible de trouver à proximité une côte de porc ou du jambon de qualité. Est-ce parce que cela demande trop de travail que plus personne ne reprend ce genre de commerce ? »
Il est exact qu’à Roubaix, les boucheries traditionnelles se comptent sur les doigts d’une main mais Martine et Jean-Luc Delcour ne se plaignent pas de la pénibilité de l’activité. Ils dénoncent un environnement hostile. Durant 30 ans, ils ont tenu la boucherie installée au 267 rue de Lannoy. « C’est vrai que notre clientèle, composée de personnes âgées, ne se renouvelait pas beaucoup , dépeint Martine Delcour. Mais la fréquentation restait suffisante. Nous aurions pu continuer… »
Il est indéniable que les habitudes alimentaires ont changé. Jean Vincent, boucher traditionnel installé boulevard de Fourmies, le confirme. « Pour nous démarquer des grandes surfaces, nous proposons des produits de qualité donc plus onéreux. Forcément, tout le monde ne peut pas se le permettre… » Dans ce secteur plus favorisé, lui n’a jamais subi de remarques désobligeantes.
De leur côté, les Delcour ont préféré fermer boutique en novembre 2009, vendre l’immeuble et tirer un trait sur le fonds de commerce. Ils ont emménagé à quelques dizaines de kilomètres, profitent de leur retraite mais gardent un goût amer de leur départ prématuré. « Des jeunes ont manifesté leur écoeurement parce que nous n’étions pas une boucherie hallal, relate Jean-Luc Delcour.
Une fois, un adolescent a même craché sur mon comptoir… » Son épouse poursuit : « Nous recevions des jets de soda ou de yaourt sur notre vitrine. » Des comportements isolés ? « Je ne suis pas au courant de ces agissements , indique un travailleur social des Trois Ponts. Mais je ne peux pas dire que c’est impossible. Ça pourrait se produire car l’influence cultuelle est très forte dans les quartiers. »
Un autre professionnel, exerçant dans les quartiers Est, et préférant conserver l’anonymat, complète laconiquement : « La situation est explosive… » Nathalie Desfrennes, présidente de l’association Commerces et Quartiers et de l’union des commerçants de la rue de l’Épeule, se souvient à son tour d’une anecdote : « Un client a protesté dans mon magasin parce que je mangeais une clémentine en période de ramadan ! »
Problème de voisinage
« Une partie de notre clientèle, vieillissante et dépendante, ne pouvait plus se déplacer , reprend M. Delcour. Certains ont arrêté, m’ont-ils dit, de commander des saucisses ou du jambon parce que leur auxiliaire de vie refusait de transporter des morceaux de porc. » (Lire notre encadré) Autre souci de taille rencontré par le couple Delcour : des voisins encombrants : « Ils nous empêchaient de dormir. Lorsque mon mari leur faisait des remarques, ils nous insultaient. À force, nous n’osions plus rien dire… » Les Delcour ont donc quitté l’appartement qu’ils habitaient au-dessus de la boucherie et se sont installés à 35 km de leur lieu de travail.
Lassitude et désarroi ont subrepticement pris le dessus : « Les cinq dernières années ont été un enfer ! » , résume Mme Delcour. Jusqu’au jour, le 30 août 2008, où elle a été agressée par un occupant non identifié de la maison voisine : « Nous faisions des travaux dans la cour. De l’eau a dû passer par-dessus le mur… Un homme a surgi perché sur une échelle pour nous menacer, puis a frappé à la porte du garage, j’avais toujours le tuyau d’arrosage dans les mains… » L’individu s’empare alors du tuyau, le coince dans la bouche de Mme Delcour et lui tord le bras, relate-t-elle.
« Si sa femme n’était pas intervenue, je serais morte ! » Cette agression vaudra à Martine Delcour trois semaines d’arrêt. Elle dépose plainte (procès verbaux et certificats médicaux ont été présentés à la rédaction, ndlr). La suite, elle l’ignore. « Pour notre part, nous avons continué à vivre dans la peur. » « C’est le procureur qui décide de la procédure. Les plaintes contre X sont difficiles à résoudre », indique-t-on au commissariat. « Nous avons également alerté la municipalité, relate Jean-Luc Delcour. M. Rousselle (maire adjoint des quartiers centre, ndlr) nous a rencontrés mais les problèmes ont persisté. » « Je les ai vus à plusieurs reprises, confirme Jean-Pierre Rousselle. À chaque fois, j’ai fait le nécessaire : appelé la police municipale ou nationale, sollicité les services municipaux. J’ai même organisé une réunion en mairie avec le propriétaire du bâtiment voisin ! » Des actions qui, selon l’élu, ont calmé temporairement les tensions. « Puis les problèmes ressurgissaient, les locataires changeaient… » Et le couple Delcour a baissé les bras… et le rideau.w
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7 réponses à “De la constitution d’enclaves par purification religieuse (Non mais qui ghettoïse qui ?)”
26 fév 10 à 18:58
En fait il vous manque le droit elementaire qui pourrait mettre fin immediatement a cet etat de fait – le droit au self-defense.
Oula : cette pétasse a des notions de droit assez frelatées.
26 fév 10 à 18:57
Dans le cas présent la situation risque d’être plus inextricable qu’entre 1940 et 1944 !
Allons, certains éléments sympathiques de la période 1940-44 manquent à l´appel…
26 fév 10 à 18:56
Des zones de non-droit au sein meme d’un pays europeen. Absolument …dingue. L’Amerique n’a jamais connu cela dans ses villes
LOL record du monde de viols, d´assassinats : USA. Annika connaît bien mal le pays : elle devrait aller visiter certains quartiers de LA, Miami, Saint Louis, Philadelphie, Phoenix…
26 fév 10 à 18:53
C´est un peu comme si j´ouvrais un cinoche dans un quartier rempli de juifs orthodoxes et que je me plaigne d´une baisse de fréquentation en fin de semaine. Ce brave couple aurait dû faire de la merguez : mon boucher -français non tendance Goatfuckor- en fait de très bonnes…
26 fév 10 à 07:34
@ Annika
Vous parlez, à juste titre, de France occupée.
Dans le cas présent la situation risque d’être plus inextricable qu’entre 1940 et 1944 !
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’entre 1940 et 1944 l’occupation a précédé l’esprit de « collaboration », alors qu’à présent c’est l’esprit de la « collaboration » qui génère progressivement l’occupation.
La « libération » risque de prendre une autre tournure qu’il y a 66 ans ! …… et je vous laisse imaginer LE scenario (car il n’y en a pas trente six !). D’ailleurs, en parlant de 36, souvenons nous simplement de la guerre d’Espagne.
25 fév 10 à 19:32
Des zones de non-droit au sein meme d’un pays europeen. Absolument …dingue. L’Amerique n’a jamais connu cela dans ses villes – pourtant il y vit une sous-culture (participative sub-culture) qui s’y integre depuis + de 400 ans.
En fait il vous manque le droit elementaire qui pourrait mettre fin immediatement a cet etat de fait – le droit au self-defense. Les autorites francaises devront eventuellement l’accorder a leurs policiers – sans ce droit vous aurez d’ici la fin du siecle 2 Frances; La France Integree, et la France Occupee.
Comme to think of it, ce ne serait pas ci mal. Au moins vous pourriez dresser un mur entre les deux…
25 fév 10 à 11:54
Le terme de GHETTO désignait à l’origine le quartier de résidence forcée des Juifs à Venise. C’est donc un lieu où une communauté vit séparée du reste de la population. Le ghetto de Varsovie est connu pour les atrocités que les nazis y commirent. Ce rappel est naturellement connoté au mot dans l’inconscient collectif et sa charge émotionnelle n’est pas sans utilité pour les désinformateurs.
La presse et le monde politique ont repris ce terme pour désigner des quartiers de certaines banlieues de France où se pratique ce qu’ils appellent pudiquement une ‘’économie parallèle‘’.
Ils omettent volontairement un détail extrêmement important. Dans le ghetto traditionnellement considéré la population était CONTRAINTE de se cantonner à l’intérieur des murs par une autorité qui était extérieure au lieu. Elle ne pouvait en sortir qu’en demandant l’autorisation à cette autorité, laquelle ne l’accordait qu’avec une certaine parcimonie. DANS NOS BANLIEUES …… C’EST L’INVERSE ! …… Ce sont les occupants des lieux qui interdisent à l’autorité extérieure d’entrer dans le prétendu « ghetto » ! …… et d’ailleurs, si ce n’était pas vrai, pourquoi appellerait-on cela des ZONES DE NON DROIT ?
L’emploi intentionnel du terme ‘’ghetto‘’ vise donc à répandre l’idée qu’une population exotique serait victime d’un ostracisme de la part d’une autre population ‘’sédentarisée‘’ depuis de nombreux siècles, alors qu’en réalité c’est l’inverse qui se passe !
Dans le cas présent il conviendrait plutôt d’utiliser le terme de CAMP RETRANCHE.





