Posté le Mercredi 10 février 2010 par jc durbant
C’est pas moi, c’est le diable qui m’a poussé!
Report indéfini de la fermeture de Guantanamo, maintien des tribunaux militaires, accentuation des éliminations ciblées, abandon du projet cauchemardesque de juger le cerveau du 11/9 à New York …
A l’heure où, avec le fiasco du terroriste au caleçon explosif de Noël et le redépart de feu d’Al Qaeda au Yemen, la fameuse promesse d’investiture du Pleurnicheur en chef de fermeture de Guantanamo « d’ici un an » semble de plus en plus compromise …
Et après une année d’attaques quasiment ininterrompues dudit Pleurnicheur en chef contre son prédécesseur et notamment sa politique anti-terroriste …
Pendant que le « caniche de Bus » continue lui à défendre courageusement l’invasion de l’Irak …
Retour, avec le WSJ, sur la jusqu’ici peu remarquée dernière défense en date de la Dream Team Obama.
A savoir que si, contre toutes ses déclarations précédentes et à l’instar de ses mégadéficits, la politique anti-terroriste de la nouvelle administration ressemble de plus en plus à celle de son prédécesseur honni, c’est tout simplement… la faute à Bush!
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24 réponses à “Présidence Obama: C’est pas moi, c’est Bush qui m’a poussé! (Obama’s war on terror: Bush made me do it)”
11 fév 10 à 14:02
11 fév 10 à 06:24
En effet.
11 fév 10 à 01:10
Quelles sanctions quand on autorise l’Irak à réinjecter 600 millions dans les poches des mollahs?
10 fév 10 à 17:13
Sen. Demint: « I’m Cynical, Because I’ve Worked With The President For 4 Years in the Senate »
10 fév 10 à 17:03
10 fév 10 à 15:30
Why Russia and China aren’t interested in stopping Iran’s nuclear program
10 fév 10 à 15:28
Autant pour moi. Mais je ne disais pas cela pour votre propos JC. Je commentais de façon générale les analyses qui circulent ici ou là dans les journaux centristes américains. Ils font une erreur d’analyse, me semble-t-il. Pipes également.
mais faut reconnaitre qu’on y croyait plus quand Bush disait que toutes les options, y compris militaires, étaient sur la table.
Très juste.
Mais vous avez entièrement raison sur la question du détroit d’Ormuz. Il est difficile de croire qu’un type comme Obama envisagerait des frappes alors que le Congrès ou lui peuvent faire bien plus de mal au régime avec des sanctions précises et chirurgicales.
Avec l’Irak, les sanctions avaient échouées depuis plus d’une décennie. L’après 11 septembre a aussi mis en lumière la nécessité de déboulonner un type comme Saddam.
Avec l’Iran, les sanctions n’ont même pas connu le début d’une amorce.
10 fév 10 à 14:56
Je plaisantais évidemment, mais faut reconnaitre qu’on y croyait plus quand Bush disait que toutes les options, y compris militaires, étaient sur la table.
D’ailleurs, je suis un peu choqué du peu de cas que semble faire Pipes de la population iranienne quand il met d’emblée hors jeu le changement de régime.
Et de plus, tout le monde sait bien que, derrière le chantage ou plutôt le bluff au blocage ou au sabotage du Détroit d’Ormuz ou/et au lâchage des chiens du Hez ou du Hamas, le véritable talon d’Achille du régime, c’est la restriction des importations d’essence (via l’Inde et même Total, je crois, puisque, détenteur des 2e réserves mondiales de pétrole et de gaz de la région, ils sont, on le sait, incapables de produire plus de la moitié de leurs besoins) qui serait le plus efficace, mais bien sûr personne ne veut aider la population à se débarrasser de cette kleptocratie à visée totalitaire et de ses juteux contrats …
10 fév 10 à 14:45
En septembre 2007 :
La crise des « subprime » pourrait-elle dégénérer en récession mondiale ?
10 fév 10 à 14:43
Ecrit en 2007 :
La « catastrophe » de 2011 : une grave crise de l’endettement
10 fév 10 à 14:25
Master Sitt a raison, lorsqu’il dit que la reprise viendra inévitablement. Mais une telle reprise ne peut se faire avec des politiques interventionnistes aussi massives. Elles ne repoussent la reprise que plus loin encore.
Ainsi, pour en revenir au sujet de l’Iran, bombardements ou pas, la présidence Obama ne pourra être sauvée sur ce critère relativement opportuniste. L’économie aura probablement raison du pleurnichard.
10 fév 10 à 12:54
10 fév 10 à 12:49
Pipes a parfaitement raison, s’il faut sauver le soldat Obama.
Je ne le pense pas pour les raisons explicitées ici. Je crois que Pipes a tort. Cela signifierait, au mieux, que l’on bombarde un pays pour se faire réélire. Et si c’est le cas, quel timing choisir ? Le 3 novembre 2012 ?!
Contrairement à Bush, le pleurnichard en chef n’a pas de ligne claire en politique étrangère. Ce qui augure mal de possibles frappes. En même temps je comprends certaines personnes. Elles souhaitent le voir adopter une telle attitude afin qu’elle puissent dire :
« Alors ? Il est si différent de W ou pas ? Vous voyez que vous aviez eu tort de vous opposer à Bush. »
C’est assez terrible. Parce qu’elle sont, au final, beaucoup plus préoccupées par la réhabilitation indirecte de son prédécesseur que par les actes et idées du nouveau locataire du Bureau ovale.
Mais encore une fois, les éventuelles frappes sur l’Iran – sur lesquelles beaucoup glosent depuis au moins 2003, faut-il le rappeler ? – posent beaucoup plus de questions/problèmes que de réponses/solutions.
Bomb Iran, sur l’air des Beach Boys au temps de Carter, pouvait se justifier car les Américains étaient en mesure, à cette époque, de remettre le Shah sur le trône et tuer la république islamique dans l’oeuf.
10 fév 10 à 11:40
Pour le stal Sapir, un petit échantillon:
« L’URSS aurait pu ne pas disparaître si Gorbatchev avait fait preuve de plus d’autorité… L’économie russe en 1998 est moins efficace qu’elle ne l’était pendant la période soviétique »…
« C’est cette tendance qui forme le soubassement du messianisme religieux radical dont l’actuel président est le représentant, mais aussi d’un libéralisme économique souvent poussé aux extrêmes. »
« Mais, l’idéologie messianique religieuse et unilatéraliste, dont l’administration américaine actuelle représente la version la plus radicale, est loin d’avoir été mise en déroute »
« En tirer la conclusion que l’électeur s’est réveillé de ce rêve qui menace chaque jour un peu plus de virer au cauchemar, que le messianisme est en déroute, serait aller trop vite et trop loin en besogne. D’autant plus que cette idéologie messianique sait souvent s’allier avec la défense des intérêts les plus égoïstes. »
10 fév 10 à 11:38
mes yeux les causes de la crise n’ est pas structurellement l’ultra libéralisme mais un manque de garde fous dans son fonctionnement
Il faudra un jour que l’on m’explique la différence entre le libéralisme ( qui me semble être la base fondamentale de n’importe quelle type d’économie et de tout temps, à l’exception de celle, récente, qui se défini planifiée ) et l’ultra-libéralisme ( que je comprends comme une volonté de certains acteur économiques suffisamment puissant pour tenter supprimer toutes les règles, explicites comme tacites, empiriquement développées au fil du temps dans un but de maximisation des bénéfices au détriment de l’équilibre économique global ).
10 fév 10 à 11:25
Pipes a parfaitement raison, s’il faut sauver le soldat Obama, c’est le seul moyen, comme disait McCain: « Bomb Iran, bomb bomb Iran »… (sur l’air des Beach boys)…
Et là plus personne pourrait dire (même pas Cheney) qu’il est différent de Bush!
voir:
« Tout comme le 11 Septembre a fait oublier aux électeurs les premiers mois d’errance de la présidence de George W. Bush, une frappe dirigée contre les installations iraniennes expédierait aux oubliettes l’incapacité qui a marqué cette première année de présidence Obama et transformerait la scène politique intérieure. Une telle frappe mettrait de côté la question des soins de santé,
pousserait les républicains à travailler avec les démocrates, ferait hurler les netroots [militants politiques actifs sur internet], inciterait les indépendants à se raviser et ferait tomber les conservateurs en pâmoison. »
Daniel Pipes (Bombarder l’Iran, ou comment sauver la présidence Obama)
10 fév 10 à 11:13
Sans aller jusqu’aux commentaires lapidaires de Letel qui doit connaitre ce Mr mieux que moi , et me basant seulement sur la critique de Pinsolle le seul fait qu’un « retour au souverainisme » serait la meilleure garantie de la dissémination de l’armement nucléaire me parait une connerie monumentale et a mes yeux les causes de la crise n’ est pas structurellement l’ultra libéralisme mais un manque de garde fous dans son fonctionnement . Wall Street des années fin 19eme était un modèle de laissez faire anarchique qui a amené la création de régulations mais pas son abolition .
Je confesse que je me mettrais pas quelques Euros a acheter la prose de Mr Sapir ! Il me semble l’avoir vu a des débats TV mais sans en garder un souvenir impérissable ……
10 fév 10 à 11:11
Houla, je ne m’attendais pas à une telle virulence dans vos réponses. ![]()
Quoi qu’il en soit, merci. Cela me donne une idée du personnage qu’est ce Jacques Sapir.
10 fév 10 à 10:29
Si Sapir n’était que gauchiste cela irait, mais mélangé au cocktail mentionné par Letel (lèche-cul fanatique de Poutine, antiaméricain obsessionnel, nationaliste nauséabond) en fait un individu hautement dangereux.
10 fév 10 à 09:45
Il doit n’y avoir qu’Emmanuel Todd en France pour l’égaler dans la connerie.
10 fév 10 à 09:44
Sapir est une merde comme on en fait peu. Un lèche-cul fanatique de Poutine, un antiaméricain obsessionnel, un nationaliste nauséabond, et un gauchiste pour couronner le tout.
10 fév 10 à 06:37
Intéressante contribution de Daniel Pipes :
http://fr.danielpipes.org/7943/bombarder-iran-sarah-palin
Pour Obama on peut résumer : c’est sur l’obstacle qu’on juge le cheval !
Et encore on lui demande pas forcement de lâcher les forces armées ( a part les B1 et B2 il y a aussi les Cruise missiles ) mais de faire preuve de fermeté : embargo sur les produits pétroliers raffines et éventuellement contrôle d’Ormuz pour empêcher l’exportation de brut iranien ( les autres producteurs sauteront sur l’occasion de combler le déficit surtout pour la Chine – La solidarité des pays producteurs ? La bonne blague ! )
It’s up to you Obama !
10 fév 10 à 04:36
J’aurais voulu soumettre cet article exposant certaines thèses de l’économiste Jacques Sapir à la sagacité des eXcentristes.
En effet, certains arguments développés dans celui-ci, tel que les tenants et aboutissants du fameux « droit d’ingérence » ainsi que du rôle parfois douteux, sinon néfaste, des États-Unis dans leur guerre d’influence me paraissent, à moi qui n’y connais rien en économie pas plus qu’en géopolitique, assez pertinents car rejoignant certaines de mes propres réflexions ( dignes du Café du Commerce, j’en conviens tout-à-fait )
10 fév 10 à 01:18
Morceaux choisis:
« La décision que j’ai prise – et franchement je la prendrais à nouveau – c’était que s’il existait une quelconque possibilité qu’il puisse développer des armes de destruction massive (ADM), nous devions l’arrêter. (…) Je n’aurais pas fait l’Irak si je n’avais pas pensé que c’était juste. (…) (J’ai) une responsabilité oui, mais je n’ai aucun regret d’avoir renversé Saddam Hussein. (…) C’était un « monstre », qui « menaçait non seulement la région mais le monde entier. Même rétrospectivement, il était préférable de régler cette menace, de la régler en le renversant et je crois vraiment que le résultat en est que le monde est plus en sécurité. (…) Les renseignements étaient certes « fragmentaires », mais il était « difficile d’en arriver à une conclusion autre que celle » que Saddam continuait son programme d’ADM. (…) Quand vous relisez la (résolution de l’ONU) 1441, il est assez évident que vous pouvez argumenter » qu’elle légitimait la guerre. »
Tony Blair (devant la commission Chilcot sur l’engagement britannique en Irak, 29.01.10)
« De 100 000 à 500 000 Irakiens, personne ne sait, ont été tués pendant et après l’invasion de 2003. De même, 4 500 GI américains et 179 soldats britanniques ont péri en Irak. Le pays le plus développé du monde arabe a été ramené au Moyen Age. Une guerre civile dont les cendres sont encore tièdes a provoqué une hécatombe sans précédent. L’insécurité règne. La corruption est partout, l’avenir, incertain. »
Patrice Claude (désinformateur en chef du Monde sur l’Irak)
« La commission Chilcot doit faire face à l’attente déraisonnable d’un courant particulièrement actif dans les médias, pour lequel une seule conclusion est acceptable: Tony Blair a menti, l’engagement britannique était contraire au droit international, l’intervention en Irak était pire qu’un crime, une faute. Peut leur chaut que, loin d’avoir agi avec dissimulation, Tony Blair a proclamé dans un discours à Chicago le 24 avril 1999 la « doctrine de la communauté internationale » fondant un engagement internationaliste démocratique pour renverser tant Slobodan Milosevic que Saddam Hussein. Que loin d’être étouffée, la discussion en 2002 et 2003 a été vive et contradictoire, et que la décision n’a pas été prise par ukase de l’exécutif mais par un vote du Parlement nullement gagné d’avance (et Blair était prêt à démissionner s’il l’avait perdu), à l’issue d’un impressionnant débat qui a vu toute la palette des objections représentées avec force, de l’isolationnisme à l’anti-impérialisme, l’ancien ministre des affaires étrangères Robin Cook menant par exemple la charge après une spectaculaire démission du gouvernement Blair. Que pendant que des centaines de milliers de pacifistes égarés manifestaient à l’appel des apologistes des dictateurs du tiers-monde et des habituels tenant de la haine de soi comme Occidental libre et prospère, les sondages d’opinion confirmaient qu’une solide majorité de la population soutenait la position du gouvernement. La désinformation contemporaine sur l’intervention en Irak confine au False Memory Syndrome ou au révisionnisme de la pire espèce: ignorance ou oubli du fait que Saddam Hussein avait bel et bien disposé d’armes de destruction massive qu’il avait d’ailleurs utilisées dans la guerre contre l’Iran et contre son propre peuple; refus de voir la cohérence stratégique qu’il y avait à ne pas tolérer le potentiel destabilisateur de ce régime après avoir libéré l’Afghanistan des Talibans; occultation de la duplicité chiraco-villepinienne après le vote en 2002 de la résolution 1141 du Conseil de sécurité en refusant le vote d’une seconde résolution en 2003 (et dès lors de se joindre à la coalition après l’avoir laissé espérer; Mitterrand, lui, n’avait pas failli lors de l’intervention pour la libération du Koweit) alors que Saddam Hussein ne se conformait nullement à ses obligations; ahurissante incapacité à se représenter ce qu’aurait signifié « l’autre politique »: le maintien au pouvoir de Saddam Hussein, l’encouragement donné partout dans le monde aux ennemis de la liberté, de la démocratie et du progrès. »
François Brutsch
« Pour moi, c’est un signe de maturité, de force et d’intellect. Si quelqu’un propose une meilleure idée – si le monde change – il faut changer. »
Michael Bloomberg (maire démocrate puis républicain et aujourd’hui indépendant de New York)
« Je crois qu’il est important de prendre en considération les problèmes pratiques et logistiques que cela implique. Je veux dire, si vous avez une ville qui dit non, une police qui dit non et un maire qui dit non, ça rend les choses difficiles. Mais, pour moi, le plus important, c’est que les gens comprennent que nous ne traitons aucun de ces cas différemment que ne l’a fait l’Administration Bush pour tout le dossier du 11/9. »
Barack Obama (Interview du Superbowl, 07.02.10)





