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Présidence Obama: Qu’ils mangent de la diversité! (Let them eat diversity!)

Posté le dimanche 17 janvier 2010 par Admini

A l’heure où, pour donner le change, le candidat du Très Grand Capital menace de ses foudres les banques qu’il a jusque-là grassement engraissées sur les deniers de l’Etat …
.
Et où chez nous la popularité d’une potiche comme Rama Yade est à la mesure de son inutilité concrète …

Retour, avec l’analyste littéraire américain Walter Benn Michaels dont le dernier livre est sorti l’an dernier en français (« La Diversité contre l’égalité » – « The Trouble with Diversity: How We Learned to Love Identity and Ignore Inequality »), sur ces démocrates « incapables d’admettre publiquement que les Américains gagnant entre 100 000 et 200 000 dollars » par an [entre 5 500 et 17 000 euros par mois, soit 18 % des ménages] n’appartiennent plus à la ‘classe moyenne’, mais aux classes supérieures ».

Et surtout, contrairement aux dénégations tant de l’élu lui-même que de ses partisans, la dimension éminemment culturelle et raciale et donc largement symbolique de l’élection d’Obama.

Comme de la fonction de diversion du discours de l’identité et de la diversité de nos Marie-Antoinette contemporaines face à la question de fond du revenu et des inégalités économiques (après tout, près de la moitié des pauvres américains sont blancs), « perpétuant ainsi le mécanisme essentiel d’exclusion, la richesse ».

A savoir que, « la lutte en faveur de l’égalité raciale et sexuelle ne pouvant au mieux que diversifier l’élite » (ie. « la couleur de peau et le sexe des maîtres ») et ainsi la légitimer, antiracisme féminisme, luttes homosexuelles et « nouveaux mouvements sociaux » sont « entièrement compatibles avec l’économie capitaliste », y compris en une sorte de marketing « interculturel » à destination de consommateurs en manque d’exotisme).

La victoire du « Sarkozy noir » étant en fait « le triomphe total de l’idéologie néolibérale et des marchés » (comme en témoigne l’origine professionnelle et idéologique de ses conseillers les plus proches Larry Summers ou Tim Geithner).

Epinglant au passage tant les dérives du « racisme positif » (la pauvreté, le handicap ou l’oppression communautaire comme différence culturelle comme une autre!) que nos bonnes vieilles grandes écoles ainsi que nos universités les plus sélectives, qui, « gratuites ou bien moins chères que leurs homologues américaines, ont l’avantage supplémentaire pour les riches de la redistribution des richesses à l’envers ».

Sauf bien sûr que ses références ont pour nom Bobby Seale, Black Panther Party, Angela Davis ou John Edwards et que son modèle à terme se trouve être celui du socialisme et de son éradication des inégalités, modèle qui a, nous semble-t-il avec les résultats que l’on sait, déjà été essayé …



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2 réponses à “Présidence Obama: Qu’ils mangent de la diversité! (Let them eat diversity!)”

  • 2
    jc durbant:

    Vous avez dit chiraquisation ?

    qui a lui aussi passé sa vie à vivre sur la bête, publique ou privée avec ses amis milliardaires comme la famille Hariri …

    Mais bon, le pauvre, il est noir et, contrairement à ses riches prédécesseurs blancs, il a tellement souffert avant, il faut bien qu’il se rattrape …

    Voir:

    WORKING CLASS HERO ON PERMANENT 1% VACATION (How do you do things from Marlon Brando’s island?)

    « My commitment is to recover every single dime the American people are owed. And my determination to achieve this goal is only heightened when I see reports of massive profits and obscene bonuses at the very firms who owe their continued existence to the American people – who have not been made whole, and who continue to face real hardship in this recession. »

    Barack Hussein Obama

    “I think every time Obama opens his mouth, the fair question is: Which billionaire’s paradise island did he do it from? When is he going to do anything to help people other than enrich himself? How can he possibly be doing things? How do you do things from Marlon Brando’s island? It’s in stark contrast to Carter.”

    Pat Caddell (former adviser to ex-President Jimmy Carter)

    http://www.foxnews.com/politics/2017/06/27/obamas-under-fire-from-left-for-never-ending-sizzling-ultra-luxury-vacations.html

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    « Les riches sont différents de vous et moi. – Oui, ils ont plus d’argent. »

    Réponse d’Hemingway à Fitzgerald
    « Je suis déterminé à récupérer chaque centime dû au peuple américain et ma détermination ne peut être que renforcée lorsque je vois les profits énormes et les bonus obscènes dans les sociétés mêmes qui doivent leur survie au peuple américain. »

    Barack Hussein Obama (janvier 2009)

    « [la popularité] J’en suis très reconnaissante aux Français (…) Ca me touche beaucoup (…) de toute façon, ce sont le Président et le Premier ministre qui décident. »

    Rama Yade

    « Nous allons construire un parti pour résister à l’intégration par l’oubli, un parti pour maintenir vivantes nos cultures et nos croyances, ce sera ça ou notre disparition morale et collective, ce sera ça ou la perte de nos histoires et de nos identités (…) Notre parti refusera toutes ces injonctions contradictoires par lesquelles on nous piège. Nous refuserons d’avoir à choisir entre cette vie moderne et nos cultures, entre cette vie moderne et la foi. »

    Houria Bouteldja (porte-parole des Indigènes de la République, décembre 2008)

    « La diversité permet à notre entreprise d’enrichir les actionnaires. »

    Patron de Pepsi (dans le New York Times)

    « Aujourd’hui, la diversité est un peu comme une pub pour un yaourt au bifidus actif: les bienfaits qu’elle produit à l’intérieur de l’entreprise doivent se voir à l’extérieur. »

    Le Point

    « Certes, avec les lois actuelles, les entreprises n’ont plus trop le choix, mais leur démarche de lutte contre la discrimination est aussi largement motivée par des raisons purement économiques. On s’est aperçu qu’une diversité bien gérée était une source de performance et d’innovation pour l’entreprise. Avec l’arrivée des pays émergents sur un marché de l’emploi de plus en plus mondialisé, il nous faut impérativement être souples et créatifs. Et c’est justement la richesse du capital humain qui produira cette créativité. Autre point important pour nous : les entreprises veulent brasser toujours plus large et, pour cela, il leur faut refléter la diversité de la population à laquelle elles s’adressent. »

    Soumia Malinbaum (directrice du développement du groupe Keyrus, porte-parole diversité au Medef et présidente de l’Association française des managers de la diversité AFMD)

    « Ceux qui espèrent obscurcir notre combat en insistant sur les différences ethniques aident au maintien de l’exploitation des masses, c’est-à-dire des Blancs pauvres, des Noirs pauvres, des Hispaniques, Indiens, Chinois et Japonais pauvres, bref, de l’ensemble des travailleurs. (…) Nous ne combattrons pas l’exploitation capitaliste par un capitalisme noir. Nous combattrons le capitalisme par le socialisme. »

    Bobby Seale, cofondateur du Black Panther Party, fin des années 1960)

    « La lutte de libération des Noirs doit s’insérer dans le mouvement révolutionnaire dont le socialisme constitue l’horizon. »

    Angela Davis (1975)

    « Le meilleur des mouvements politiques est voué à faire de la mauvaise science et, à terme, de la mauvaise politique, s’il ne parvient pas à convertir ses dispositions subversives en inspiration critique — et d’abord de lui-même. »

    Pierre Bourdieu

    « Revendiquer le monopole d’un objet, quel qu’il soit (fût-ce par un simple usage du “nous” qui a cours dans certains écrits féministes), au nom du privilège cognitif qu’est censé assurer le seul fait d’être à la fois sujet et objet et, plus précisément, d’avoir éprouvé en première personne la forme singulière de l’humaine condition qu’il s’agit d’analyser scientifiquement, c’est importer dans le champ scientifique la défense politique des particularismes qui autorise le soupçon a priori, et mettre en question l’universalisme qui, à travers notamment le droit d’accès de tous à tous les objets, est un des fondements de la République des sciences. »

    Pierre Bourdieu

    « S’il est des démocrates pour estimer que les titulaires de revenus approchant 200 000 dollars par an font encore partie de la classe moyenne et par conséquent doivent payer moins d’impôts, alors plus besoin de républicains! »

    Walter Benn Michaels

    « Il serait difficile d’expliquer autrement la haine avec laquelle les tenants antillais de l’identité créole s’en sont récemment pris à la poésie d’Aimé Césaire. Ceux-ci ne lui ont-ils pas fait le grief que le Cahier d’un retour au pays natal pouvait « être le texte de revendication de n’importe quel peuple qui souffre », pour la consternante raison que « si les Québécois l’ont adopté dans les années soixante, c’est qu’il n’était pas profondément marqué par les Antilles. Il a d’ailleurs été traduit en arabe et a rencontré un grand succès auprès des Palestiniens » (Raphaël Confiant) … En réalité, c’est sa force poétique qu’on lui reproche, bien sûr en ce qu’elle le rend irréductible à la norme identitaire aujourd’hui reconnue et promue de toutes parts. C’est cela le plus dangereux, pour ceux de toutes les couleurs qui endossent chaque matin, leur peau, leur uniforme, leur fauteuil… comme une identité de parade. Et tous ceux-là auront beau se regrouper en horde, en rang, en troupeau, ils ne pourront pas faire grand chose. »

    Annie Le Brun

    « Accomplir le tour de force de conserver la singularité de chaque lutte tout en la faisant converger dans un combat contre les inégalités suppose un projet politique fort. Tellement fort et radical qu’il nécessiterait peut-être une intégration de toutes les revendications et une assimilation de tous à un seul projet de société. « Assimilation », « intégration » : les mots qui fâchent sont lâchés. (…) les Indigènes ont besoin de leurs Finkielkrauts et les Finkielkrauts de leurs Indigènes, et le néolibéralisme a besoin des deux à la fois pour qu’en France, comme aux Etats-Unis, les riches puissent continuer à s’enrichir et les pauvres à s’appauvrir. »

    Gilles D’Elia
















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