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Chine : La crise démographique

Posté le Jeudi 14 janvier 2010 par James

L'Esprit des nations

Tout le monde semble célébrer aujourd’hui, en dépit du bon sens, l’essor inexorable de l’Empire du Milieu. Comme toujours, dés lors que la masse pense la même chose concernant des sujets aussi complexes, il serait tout aussi juste de dire qu’elle se trompe avec la même audace. Il y aurait beaucoup à dire sur la Chine de demain. Mais limitons-nous, dans l’immédiat, au délicat problème de la démographie, élément essentiel des forces vives d’une nation.

Deux articles pour cette entrée en matière : L’un de Valeurs Actuelles (indisponible en ligne) et l’autre de Arnaud de La Grange du Figaro.

Mais avant cela, il nous a semblé utile de reproduire quelques paragraphes de la très fameuse étude anthropologique de Laurent Murawiec, l’Esprit des Nations. Dans cet ouvrage, dont nous recommandons vivement la lecture, Laurent y examine l’histoire et les structures politiques de la Chine, du Japon, de l’Inde et de la Russie.

Son propos est de montrer que la politique extérieure de grandes nations situées hors de l’Occident est dictée par un « esprit », qui les habite depuis toujours. Les nations auraient, en quelque sorte, une âme, produit de leur histoire politique, de leurs structures sociales et bien évidemment, de leurs traditions religieuses et culturelles. Sa lecture est d’autant plus nécessaire que toutes les tendances de fonds que nous connaissons actuellement dans ces pays y furent annoncées avec une rare acuité.

L’ouvrage fut rédigé en 2000 et dans la partie concernant la Chine, voici ce que Laurent Murawiec écrivit :

Plus de dix après le massacre [de Tian Anmen], la Chine est en crise. La croissance a certes continué à un niveau élevé. Elle a accentué une série de problèmes économiques qui se posent en cascade : l’eau, la terre, la production agricole, l’énergie, l’environnement, la démographie, la sécurité sociale et les retraites, dont chacun à lui seul pose d’extraordinaires défis. La Chine du Nord-Est est en pénurie d’eau massive et chronique, tant pour l’usage urbain et domestique que pour l’usage industriel et agricole.  Les terres arables diminuent en peau de chagrin alors même que l’amélioration du régime alimentaire en demanderait bien plus pour augmenter les quantités et la proportion de protéines animales  dans l’alimentation de la population – la modernisation alimentaire.

Les prix payés aux paysans pour leurs produits sont largement insuffisants pour empêcher une érosion massive de leur niveau de vie et de leurs investissements. La pénurie d’énergie est aiguë : les gisements de pétrole s’épuisent et ne sont pas remplacés,  le charbon engorge les transports et cause une épaisse pollution, l’électricité manque. La réforme du secteur industriel d’Etat, avec ses cent millions d’employés, est totalement bloquée : le déficit chronique de ces milliers de grandes entreprises monstrueusement improductives – des communes populaire en ville – a créé un gouffre financier sans fond.

Les banques que le pouvoir a forcées à prêter sans garantie à ces entreprises insolvables sont techniquement en faillite. Une crise financière bien plus terrible que celle qui secoua les Tigres et les Dragons du Sud-Est asiatique en 1997-1998 est en gestation. La moindre intégration au marché mondial de l’économie chinoise arriérée a agi comme un frein qui s’use rapidement.

Le problème démographique est pire encore. Le professeur Ma Yinchu, éminent démographe, avait sonné l’alarme dès le début des années 1950 : contrôler l’explosion démographique était une urgente nécessité. Mao, imbu de l’équation archaïque du nombre avec la puissance, l’avait fait enfermer. La population était alors de six cent cinquante millions, elle se monte aujourd’hui à plus de un milliard deux cent millions, on le prévoit atteindre 1,43 milliard en 2025.

L’hypernatalisme maoïste avait empêché tout contrôle des naissances. La politique antinataliste de l’enfant unique obligatoire adoptée dans la panique au début des années 1950, et appliquée avec une infinie cruauté, a ralenti la croissance, mais créé à son tour de profondes distorsions dans la pyramide des âges et la distribution des sexes : la Chine comptera en 2030 plus de quatre  cents vingt millions d’hommes et de femmes de plus de soixante cinq ans, qui n’auront pas de système de retraite. L’assurance vieillesse traditionnelle était la famille nombreuse.

Ne pouvant les nourrir ni les soigner, que fera la Chine ? Les ménages à enfant unique sont légion, et ne pourront en bénéficier. On ne bricole pas impunément avec des mécanismes aussi fragiles et subtils que la démographie – les conséquences imprévues sont désastreuses : pour que l’enfant unique soit un garçon, la pratique de l’infanticide des filles est répandue, et à causé un formidable déséquilibre entre le nombre de filles et celui des garçons.

C’est par dizaines de millions que ces derniers ne pourront se marier, ce qui causera de considérables tensions psychosociales.  N’oublions pas que la Chine est encore largement archaïque et médiévale : la mortalité infantile y est près de dix fois plus élevé qu’à Hong Kong ou au Japon. En 1998, le revenu par tête en dollar était de 750, contre 500 quinze ans plus tard, alors qu’à Taïwan il passait de 3000 à 8600.

(Laurent Murawiec, l’Esprit des Nations, Editions Odile Jacob, 2001, p. 98-99)

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La Chine manque de femmes

Pauline Liétar, le 13/08/2009

Valeurs Actuelles

Les projections démographiques et sociales affolent le régime. Pour le Parti communiste chinois, un célibataire est un contestataire en puissance.

« Un danger latent pour la société, susceptible d’affecter la stabilité sociale ». C’est ainsi que le Parti communiste chinois évoque le célibat masculin dans un rapport officiel. Des démographes y avancent le chiffre de 30 millions d’hommes chinois célibataires en 2020, faute de femmes. Il manquerait près de 5 millions de filles dans les générations nées après 1980. Quelle que soit la génération, la pyramide des âges révèle des écarts considérables entre les sexes. Ce célibat forcé concerne les plus pauvres. Il nourrit des révoltes, de plus en plus nombreuses.

La politique de l’enfant unique mise en place à la fin des années 1970 – et la baisse de la fécondité, associée à un développement des techniques échographiques – a provoqué un cycle infernal : avortements sélectifs, abandons d’enfants, infanticide des fillettes. La solidité de la tradition culturelle asiatique, qui valorise le garçon, ne se dément pas. On nourrit moins bien les filles et on ne les soigne pas ou peu.

La politique sanitaire profite aussi aux garçons : le taux de mortalité infantile ne cesse de baisser chez eux, mais il augmente chez les filles. En Chine, les fils sont censés perpétuer la lignée et s’occuper de leurs parents dans leurs vieux jours.“Il vaut mieux avoir un fils infirme que huit filles valides”, dit un vieux proverbe chinois…

Le déséquilibre garçons-filles s’accentue. En 2005, on comptait en moyenne 120 naissances de garçons pour 100 filles, voire 130 pour 100 dans certaines régions. Ce ratio est anormal : dans le monde, naissent en moyenne 105 garçons pour 100 filles. « Ce déséquilibre inquiétant s’est amorcé il y a vingt-cinq ans et ne fait que s’accentuer », s’alarme Isabelle Attané, démographe et sinologue. Il explique en grande partie l’important exode rural : les paysans quittent leurs terres et leurs villages désertés pour chercher une épouse en ville. Le parti communiste estime que plus de 300 millions de Chinois quitteront les campagnes d’ici à vingt ans.

Ce célibat est aussi à l’origine de nombreux trafics. Certains achètent un bébé fille, une tongyangxi,“épouse nourrie depuis l’enfance”, pour la faire grandir en même temps que leur garçon et les marier vers l’âge de 15 ans. Ailleurs, on part à l’achat de femmes.

Acheter une femme 2000 euros n’a rien d’immoral…

C’est le cas à Lengshuihe, un petit village au cœur des montagnes Qiling (centre de la Chine), où la population est quasi exclusivement masculine. Une dizaine d’hommes ont fait appel aux services d’un intermédiaire, qui leur a vendu une femme pour 2000 euros, une fortune pour ces paysans, qui gagnent en moyenne 60 euros par an. Ils se sont donc lourdement endettés auprès de leur famille et sont allés dans le Yunnan, une province pauvre du sud-ouest de la Chine, pour y chercher leur épouse. Vendue par sa famille ou bernée par l’intermédiaire, la femme n’a pas le choix.

Cette pratique n’est absolument pas considérée comme immorale. Quand trois de ces femmes achetées ont réussi à s’enfuir, les maris sont allés porter plainte à la police. « Ce sont des mauvaises femmes. Elles avaient un contrat – nous avions donné de l’argent – et elles ne l’ont pas respecté », dénonce la belle-sœur d’un paysan délaissé. Ruinés, certains sont désespérés : « Je vais mourir seul ici, sans personne pour me soutenir. L’État doit faire quelque chose », se lamente Xie Guangbin, 40ans. Sa femme, achetée, est partie il y a quelques mois.

Un homme a aussi été arrêté pour avoir vendu des cadavres de femmes à des parents désireux de trouver, pour l’au-delà, une épouse à leur fils mort célibataire. Dans des provinces comme le Hebei, le Shanxi ou le Henan, dans l’est de la Chine, des familles déboursent entre 300 et 400 euros pour assurer le mariage, et donc le bonheur éternel, de leur fils trépassé. Vivantes comme mortes, les femmes prennent une vraie valeur commerciale en Chine.

En 2005, plus de 87000 manifestations ont impliqué environ quatre millions de personnes. Ce chiffre est en constante augmentation. Les 900 millions de paysans chinois ont un revenu trois fois moins élevé en moyenne que les habitants des villes. Ils subissent des déplacements forcés (environ deux millions de paysans perdent leur terre chaque année), des impôts très lourds, une administration locale corrompue et un accès de plus en plus difficile à l’éducation et aux soins.

Ils n’ont même pas la pleine propriété des terres qu’ils exploitent. Leurs parcelles sont bien souvent revendues, au nom de l’État par des cadres sans scrupules, sans dédommagement. À cela s’ajoute ce célibat subi pour la moitié des paysans de plus de 40 ans, donc l’impossibilité de fonder une famille, synonyme de soutien et de transmission.

Le gouvernement devine la difficulté à contenir cette grogne rurale par sa seule autorité. Le soutien des paysans chinois, les deux tiers de la population du pays, est essentiel à la solidité du Parti et à la stabilité du pays. Cette inquiétude explique l’annonce par le premier ministre, Wen Jiabao, en septembre 2006, de réformes touchant à l’éducation, à la politique locale et à la culture.

Le gouvernement promet aussi de punir ceux qui pratiquent des échographies pour déterminer le sexe du bébé, des avortements sélectifs ou des infanticides. « En Chine, pour assurer le renouvellement des générations, les femmes, parce que minoritaires, doivent avoir chacune en moyenne 2,3 enfants, analyse Gilles Pison, chercheur à l’Institut national d’études démographiques. Pour revenir à un ratio normal, le pays doit valoriser le statut de la femme, afin que la naissance d’une fille devienne aussi désirable que celle d’un garçon. »

« Le déséquilibre accru des sexes est actuellement un problème à résoudre de manière urgente, reconnaît Zhang Weiqing, le ministre chargé du Planning familial. Régler ce problème est difficile : nous prévoyons dix à quinze ans pour normaliser le déséquilibre des sexes à la naissance dans la population chinoise. »

Les autorités se sont engagées à lutter contre ce déséquilibre et le vieillissement de la population. Parce que la Chine risque de devenir vieille avant d’être riche.

 

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La Chine paie le dogme de l’enfant unique

Par Arnaud de La Grange – Correspondant à Pékin

Le Figaro

15/12/2009

Chine

Fresque murale de propagande pour l’enfant unique, dans la province de Guangdong.

Depuis 1980 jusqu’à aujourd’hui, il serait né 38 millions de garçons de plus que de filles. Pékin commence sérieusement à craindre les effets pervers d’une politique qui, au-delà des drames humains, crée de graves déséquilibres sociaux et démographiques.

Et voilà que la plus sérieuse presse chinoise chante un drôle de refrain. «Où sont les femmes ?» pouvait-on y lire l’autre jour en gros titres, sans pour autant en déduire que le fameux tube de Patrick Juvet ait un jour poussé sa notoriété hors de l’aire francophone. Le contexte de la citation n’était d’ailleurs pas très disco, mais au contraire des plus académiques puisqu’il a trait à l’évolution démographique chinoise. Un cri d’alarme sur la masculinisation accélérée de la société chinoise, qui pourrait pousser à une révision du dogme de l’enfant unique en vigueur depuis près de trente ans.

Comme toujours en Chine quand on parle chiffres, le déséquilibre donne le vertige. Depuis 1980 jusqu’à nos jours, il serait né 38 millions d’hommes de plus que de femmes. Les statistiques officielles montrent qu’en 1980, le ratio de naissances était de 107 garçons pour 100 filles, soit le haut de la norme mondiale. Mais il a grimpé à 120 pour 100 aujourd’hui. Cette disproportion est un effet pervers de la politique de l’enfant unique, entrée en vigueur en 1980, et qui aurait selon Pékin permis d’éviter 400 millions de naissances supplémentaires depuis cette date.

Que d’hommes, que d’hommes, donc ! Et au-delà des drames humains liés à la difficulté de trouver l’âme sœur dans le sexe opposé, c’est une fois de plus pour la sacro-sainte stabilité sociale que l’on craint. Il est expliqué qu’un nombre croissant d’hommes seuls n’auront pas de famille pour les soutenir dans leurs vieux jours. Et qu’ils dépendront de systèmes sociaux encore sur les fonts baptismaux.

Confucius, pour qui l’homme était supérieur en condition à la femme, n’est pas étranger à l’affaire. Le professeur Yuan Xin de la Nankai University de Tianjin, explique que dans une société où le mâle est encore culturellement dominant, le choix se porte sur un garçon si on ne peut avoir qu’un enfant. Mao pourtant, sur ce registre, avait fait avancer les choses. En déclarant que «les femmes portent la moitié du ciel», il leur avait offert droits et place dans la société. Mais «5 000 ans d’histoire» ne se balaient pas d’un revers de révolution.

Ne dit-on pas encore, dans certaines campagnes chinoises, qu’«élever une fille, c’est cultiver le champ d’un autre ?». Aux bébés tragiquement supprimés à la naissance, s’ajoutent les avortements. S’il est interdit en Chine de donner le sexe de l’enfant lors d’une échographie, nombre de médecins se laissent aisément forcer la main pour quelques centaines de yuans.

Des dizaines de milliers d’enlèvements

Autre drame lié à cette demande d’enfants mâles, les enlèvements. Le ministère chinois de la Sécurité publique vient pour la première fois de publier sur son site Internet des informations sur des dizaines d’enfants kidnappés, retrouvés après une campagne de répression. Selon l’agence Chine Nouvelle, entre 30 000 et 60 000 enfants seraient enlevés chaque année. Et ce sont presque tous des garçons. Parfois aussi, des parents dans le besoin vendent leur garçon contre une fille «moins cotée».

Spectaculaire et donnant lieu à d’infinis débats plus ou moins légers sur le Web chinois, cette «pénurie de femmes» est loin d’être la seule raison qui pourrait pousser les dirigeants à changer de politique démographique. Car au-delà des blessures profondes chez des millions de parents chinois et de l’apparition de générations «d’enfants-empereurs» au comportement souvent déroutant, la politique de l’enfant unique a fini par poser un vrai problème de pure démographie. Le vieillissement de la population chinoise est au cœur du débat.

«Au milieu de ce siècle, si rien ne change, la Chine aura la population la plus vieille du monde, plus vieille encore que celle du plus vieux pays occidental aujourd’hui, explique l’un des pionniers de la démographie chinoise contemporaine, Baochang Gu, de l’Université du Peuple. Nous aurons par exemple 100 millions de personnes de plus de 80 ans !»

Autre spécialiste réputé, Wang Guangzhou, de l’Académie des sciences sociales, confirme que «la Chine est le pays du monde où le pourcentage de population âgée augmente le plus vite». D’après ses estimations, les «plus de 65 ans» qui étaient 100 millions en 2008, soit 8 % de la population, seront 340 millions en 2050, soit près de 25 % de la population. Et cette évolution rapide se fait dans un pays encore en voie de développement, où les systèmes de retraite et de sécurité sociale sont encore à construire.

« Éviter la pénurie de main-d’œuvre »

L’industrieuse et riche Shanghaï a, la première, pris la mesure du problème. Les autorités ont entrepris de redonner du sang neuf à leur cité, en lançant l’été dernier une vaste campagne incitant les couples «éligibles», soit formés par deux parents eux-mêmes enfants uniques, à avoir deux enfants. Des fonctionnaires ont fait du porte-à-porte pour «conseiller les jeunes mariés», des tracts ont été distribués en masse et des spots diffusés à la télévision. Il faut dire que Shanghaï, c’est déjà la Chine de 2050, ou presque. Près d’un quart des 13 millions de Shanghaïens ont plus de 60 ans, et les autorités prévoient que cette proportion montera à plus d’un tiers d’ici à 2020. Selon Xie Lingli, directeur du planning familial de Shanghaï, il s’agit aussi «d’éviter une pénurie de main-d’œuvre à venir». Cette rupture shanghaïenne n’a pas fait l’unanimité. Certains articles de la presse officielle ont dénoncé un «très mauvais signal envoyé au pays».

La politique de restriction des naissances avait commencé avant l’instauration de la loi sur l’enfant unique de 1980. Dès les années 1970, on s’est éloigné des préceptes de Mao qui voyait en Malthus un «bourgeois occidental». Et, sur ce registre au moins digne héritier de Confucius, il associait les notions de masse et de multitude à celles de puissance et de prospérité. En 1973, le gouvernement lance les fameux trois mots d’ordre : «wan, xi, shao». Autrement dit, se marier tard, espacer les naissances et limiter le nombre d’enfants. Quelques années, plus tard, une campagne stipule que «deux enfants, c’est bien. Trois, c’est trop».

Et de fait, avant même l’instauration de l’enfant unique, l’indice de fécondité s’est réduit considérablement, passant de 5,7 à 2,8 enfants par femme. Il est aujourd’hui officiellement de 1,8 mais Baochang Gu, comme beaucoup de démographes, l’estime entre 1,5 et 1,6. La règle de l’enfant unique ne s’applique pas à l’ensemble de la population. Elle ne concerne que 36 % des Chinois, surtout dans les grandes villes et les cités de taille moyenne. Dans les zones rurales de 19 provinces, soit 53 % de la population, les couples peuvent avoir un deuxième enfant, si le premier est une fille. Enfin, 11 % de la population – essentiellement les minorités – ne sont pas limités pour le nombre d’enfants. Et il y a toujours moyen de passer outre et payer l’amende qui peut représenter plus d’un an de salaire moyen.

« On gâche un temps précieux »

Contrairement à certaines idées reçues, la grande Chine et son 1,3 milliard d’habitants ne va pas voir sa population croître indéfiniment. Les experts chinois s’accordent pour estimer qu’elle atteindra son «pic» autour de 2030-2035, avec quelque 1,45 milliard de citoyens. «Quelles que soient les politiques adoptées, la population va arrêter d’augmenter, explique Wang Guangzhou, il reste à savoir à quel rythme…». Ce rythme dépend bien sûr de la date à laquelle Pékin va renoncer à la politique de l’enfant unique.

«Vous me demandez quel est le meilleur moment ? Il faudrait dire le moins mauvais moment car nous avons déjà un terrible retard de dix ans, confie Baochang Gu, il y a tellement de débats et de confusion sur le sujet. On gâche un temps précieux, car la démographie, ce n’est pas comme l’économie, on ne fait pas un plan de relance avec des milliards de dollars qui font bouger les choses en quelques mois. Le grand défi est de faire changer les mentalités, mais certains brandissent encore la menace du chaos.»

Récemment, le grand patron du planning familial chinois affirmait encore que la politique de contrôle des naissances devrait être maintenue au moins une décennie, de peur d’une déstabilisatrice explosion de la population.

La plupart des démographes chinois exhortent le gouvernement à changer sans attendre, en commençant par autoriser deux enfants pour tous les couples. Les débats sont nourris à l’occasion de la préparation du 12e plan quinquennal (2011-2015). Mais au-delà des lois, la grande interrogation est de savoir quelle sera la réponse des jeunes générations. À Shanghaï, un sondage chez les «couples éligibles» a montré que moins de 20 % d’entre eux se déclaraient prêts à avoir deux enfants. «C’est vrai que nous avons été très choyés et que nous avons pris goût à la liberté, comme les jeunes couples en Occident, confie Li, une jeune Shanghaïenne mariée depuis trois ans, et on a vu nos parents se saigner pour l’éducation d’un seul enfant. Cela ne fait pas envie !»

«Finalement, pour le moment, on préfère la règle du“zéro enfant, double salaire”», s’amuse son mari. «Dans le Jiangsu, en zone rurale, une de nos études a montré à peu près les mêmes résultats, commente Baochang Gu. Là-bas, depuis vingt ans, les couples dont un seul parent est enfant unique sont autorisés à avoir deux enfants. Et seulement 10 % d’entre eux font ce choix. Dans l’avenir, 21 % d’entre eux s’y disent prêts et 45 % disent qu’ils aimeraient bien mais ne le feront pas, pour des raisons économiques surtout

L’atelier du monde risquerait-il un jour de manquer de bras ? Les démographes font valoir que le vieillissement de la population pourrait dans l’avenir peser sur la croissance chinoise. Une étude américaine vient d’ailleurs de montrer que le ratio actuel de 16 personnes âgées pour 100 actifs devrait doubler d’ici à 2025, et doubler encore d’ici à 2050 pour atteindre 61 pour 100. À cette même date, l’Inde devrait avoir 244 millions de plus de citoyens «actifs» que la Chine, fait remarquer la presse chinoise. Cette fois-ci, c’est bien la puissance qui est en jeu.

James @ 01:33
Catégorie(s): Généralités


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44 réponses à “Chine : La crise démographique”

  • 44
    James:

    China Is Ending Its « One-Child Policy » – Here Are The Implications

  • 43
    James:

    La démographie pourrait bien être le seul moteur réel de la croissance asiatique. Problème, elle ralentit…

  • 42
    JFM:

    James. You forget one important factor: Obama.

  • 41
    James:

    China may not overtake America this century after all

  • 40
    James:

    La fin du mythe chinois

  • 39
    Pêche:

    Le pire (selon moi) serait un axe Iran-Chine-(Moyen Orient ?) rejoint ou non par la Russie…. La conflagration serait totale.

  • 38
    Pêche:

    Oui James, elle tangue… et c’est un colosse aux pieds d’argile par bien des côtés… MAIS le nationalisme chinois est bien autre chose qu’un patriotisme et le gouvernement chinois travaille les esprits depuis plusieurs années déjà….

  • 37
    James:

    La Chine tangue

  • 36
    James:

    Des émeutes en série inquiètent le régime chinois

  • 35
    Pêche:

    Émeutes en Chine, dans le Guangdong
    http://shigepekin.over-blog.com/article-emeutes-en-chine-dans-le-guangdong-76576408.html

  • 34
    James:

    La Chine n’est pas à l’abri d’un déclin. Les performances spectaculaires de l’économie chinoise n’écartent pas la possibilité d’un atterrissage difficile à l’image de ce qu’à connu le Japon depuis les années 90, selon le Financial Times.

    La prochaine décennie qui verra un ralentissement de la croissance s’annonce périlleuse pour la Chine, analyse le quotidien britannique.

  • 33
    James:

    La balance commerciale chinoise en plein séisme

  • 32
    Sphax:

    Comme on nous répétait sans cesse a l’armée » Soyez dépendants les uns des autres sinon vous finirez tous pendus les uns a cote des autres … »

    Je ne connais pas grand chose à l’armée mais si tout le monde est dépendant de tout le monde, il suffit qu’un se fasse dégomer pour que le groupe ne puisse plus avancer, pas fameux. Une explication peut être ?

  • 31
    James:

    Les articles sur la Chine sont intéressants et rappellent parfois la montée fulgurante et la chute-relative- de Mighty Nippon !

    Que n’a-t-on entendu dans les années 80 sur la montée inéluctable de la puissance nipponne qui allait tout ravager sur son passage.

    Ce qui ne veut pas dire que le pays du Soleil Levant est un puissance négligeable. Bien au contraire…

  • 30
    James:

    Vous avez raison, Michael. Les dirigeants chinois (la génération au pouvoir) ont suffisamment vu à quel point le caractère criminogène du maoïsme a pu se révéler dévastateur pour le pays.

    D’autant que la génération qui arrive a surtout connu ou grandi avec Deng Xiaoping. Certes, le pouvoir opprime encore mais du temps de Mao nous n’aurions jamais eu les images que nous voyions aujourd’hui sur le pays.

    Soyez dépendants les uns des autres sinon vous finirez tous pendus les uns a cote des autres

    Excellente maxime.

  • 29
    michael:

    Les articles sur la Chine sont intéressants et rappellent parfois la montée fulgurante et la chute-relative- de Mighty Nippon ! Dans un monde devenu de facto bi polaire la responsabilité de chacun oblige a progresser prudemment et une partie des problèmes economico- financiers de la Chine peuvent être adoucis par une re- orientation politique ( je pense que le pragmatisme des dirigeants prévaudra sur le dogme ) Comme on nous répétait sans cesse a l’armée  » Soyez dépendants les uns des autres sinon vous finirez tous pendus les uns a cote des autres … »

  • 28
    michael:

    Alors, Michael. Où en êtes-vous avec le livre de Laurent ?
    Recu cette semaine et commence une lecture en diagonale en commençant par la Russie ( En fait la Russie peut attendre et la « Chine » semblerait plus indique )de toutes façons la Libye a saute sur le devant de la scène avant de se stabiliser dans une guerre civile Low intensity qui ne se terminera pas de sitôt a moins d’une intervention extérieure patronnée par un organisme tampon -encreur : ONU ou Ligue Arabe ( Ça , ca m’etonnerait ! )On verra si le Brent continue a grimper et quel est le seuil du tolérable pour des économies naufragées ! Une intervention limitée ( destruction de l’aérodrome de Syrte base principale de l’aviation d’appui de Khaddafi par raid aérien ou terrestre : la SAS a commence sa carrière en faisant exactement ca ! ou intervention d’une unité blindée égyptienne – division ? suffirait peut être a faire basculer les derniers soutiens du clan Khaddafi .Personnellement je ne suis pas tellement optimiste ……Donc je peux me remettre a la lecture de Murawiec avant de reprendre celui de « Enyo » . Le quotidien est aussi assez astreignant ….

  • 27
    James:

    CHINA DEBT THREAT

  • 26
    James:

    March 14, 2011 : China’s coming collapse

    July 31, 2001 : The Coming Collapse of China

    Alors, Michael. Où en êtes-vous avec le livre de Laurent ?

  • 25
    michael:

    James !
    Commande le livre de Murawiec … Attends avec impatience .

  • 24
    michael:

    Il est difficile de faire une synthese aboutissant a des conclusions claires dans la situation de la Chine dans le monde . Je continue a penser que la Chine et les USA sont tres differents mais sont actuellement complementaires pour la stabilite de l’economie mondiale ce qui les obligent a trouver un modus vivendi pour permettre a chacun de resoudre ou reduire ses problemes particuliers . Historiquement il n’y a jamais eu de differend profond entre les deux pays ce qui explique la surprenante  » volte face » dans leurs relations ( Chou / Nixon / Kissinger ) . Vis a vis de la Russie les choses sont differentes : l’ideologie a cede la place a la real politik et au contraste entre une Siberie / Yakoutie regorgeant de richesses et vide de population ( sur ce plan le probleme demographique de la Russie est bien pire !) et une Chine avide de matieres premieres et disposant d’une population encore impressionante- Deja du temps de Mao les  » incidents  » de l’Ossouri faillirent degenerer en full blast conflict -( l’effet demographique ne se fera sentir que vers 2040 et se stabilisera quelques decennies plus tard ). La Chine a colonise surtout economiquement ses voisins immediats mais a effectue peu d’invasions militaires preferant le pouvoir economique de ses emigres dans tout le Sud Est Asiatique minorites souvent reprimees ou meme massacrees sans réaction notable de Pekin .( Indonésie et dans une moindre mesure Vietnam )
    Il y a des similitudes avec Mighty Nippon des 70 avec sa bulle financiere et immobiliere mais si l’importance de Nippon est restee stable economiquement c’est aussi parce qu’ellle a mise sur la recherche appliquee et surtout sur la qualite de ses produits ( sur ce plan la Chine a beaucoup de progres a faire et ses millions d’ingenieurs n’en font pas encore une puissance de recherche comme les USA ) Sur le plan militaire ( peu relevant a mes yeux : la Chine est sur une posture defensive et son  » concurrent  » economique l’Inde est separe par la barriere de l’Himalaya ) l’armee chinoise peut essayer de modernisrer ses forces mais l’integration de materiels modernes en une force operationnelle reelle prend du temps et est lie au niveau des E.M et de la logistique ! Pas dans la  » league » de l’Armee US !
    La Chine est dependante en grande partie des lignes maritimes pour le mouvement de ses produits et matieres premieres mais ce n’est pas une puissance maritime capable de controler ses lignes de communication : sa marine se developpe mais reste une force « locale » de ses « approches » ( Voir un parallele avec l’ex URSS qui creera une flotte marchande énorme dédiée aux echanges pour d’autres pays vu le peu d’exportation alors d’URSS mais comme alibi pour développer une flotte de haute mer selon la doctrine de Greshkov censée contrôler les mers et s’opposer avec succès a l’US Navy : échec total car comme le disait Nelson  » il faut deux ans pour construire un navire mais 200 ans pour forger une tradition  » . Personne n’a actuellement les moyens et l’expérience des USA en stratégie navale et la Flotte Russe n’est plus que l’ombre d’elle meme .elle reste une puissance continentale avec des ambitions illusoires de puissance navale ( cle de la suprematie depuis le 15 eme siecle ) Le facteur stratégique le plus important de WWII fut le facteur maritime .
    Autre remarque sur le  » reverse engeenering  » effectue a partir de materiels voles ou meme de plans ( qui fut une specialite du systeme sovietique pendant des annees )cela est cense economiser une grande partie des frais de developpement mais vous GARANTIT d’etre toujours en retard de 5 a 10 ans sur la recherche de votre adversaire . On l’a vu a maintes reprises dans le passe .
    Autre anecdote sur la recherche fondamentale : tout le monde se souvient du programme Stars Wars de Reagan sur un système de défense anti missile ( qui entraina au passage la faillite de l’URSS incapable de  » suivre » la mise ) . Il fut honni des le début par des scientifiques plus idéologues que chercheurs qui refusèrent avec degout de participer a ce « complot agressif » Le projet ne vit jamais le jour mais les rares centres de recherche qui acceptèrent de participer au projet ( aucun francais est il besoin-helas- de le rappeler ) firent des percées dans ses domaines en corrélation avec des retombées énormes ! Deux exemples : algorithme corrigeant la deflection d’un tir laser en atmosphère ou la technique de transmission différentielle de quantités gigantesques d’infos dans les réseaux de surveillance satellitaire et on estime a un bon millier les brevets connexes générés par cette recherche dans toutes sortes d’applications commerciales principalement dans le monde anglo saxon mais Israel y participa également – Institut Weizman et Technion Haifa ( les grincements de dents consécutifs des  » dégoutés » ! ) .

  • 23
    James:

    China’s Demographic Time Bomb

  • 22
    James:

    La Bulle Chinoise va Eclater

  • 21
    James:

    China Is Not Another Ascendant Superpower, It’s Just Another Nation with Structural Problems

    China’s Not a Superpower

  • 20
    James:

    China May ‘Crash’ in Next 9 to 12 Months, Faber Says

  • 19
    Letel:

    Je suis plutôt d’accord avec Fogel (prix Nobel d’économie en 1993) qu’avec son contradicteur (un illustre inconnu, au nom qui sonne drôle en français : Nicholas Consonery). Non pas parce qu’il est inconnu bien sûr, d’ailleurs il a des arguments assez forts comme la chute démographique prévue en Chine, voir ci-dessus), mais à cause d’un autre de ses arguments qui me semble archifaux :
    But the most important reason why we won’t see 1.4 billion Chinese earning an average of $85,000 per year is simply that the Earth can’t sustain such rapid growth. Today, just 4 percent of China’s people own their own automobile. Now multiply that number by 20 and imagine the environmental stresses China would have to manage as a result of such an increase
    Comme toujours, cet argument écologique oublie le progrès technique, qui peut imaginer par exemple que les voitures des Chinois (et les nôtres aussi) en 2040 seront les mêmes qu’aujourd’hui ? C’est une blague, elles ne consommeront sans doute pas un seul millilitre de pétrole.

  • 18
    Letel:

    No, not a chance.

  • 17
    Letel:

    « China’s share of global GDP — 40 percent — will dwarf that of the United States (14 percent) and the European Union (5 percent) 30 years from now. This is what economic hegemony will look like. »

  • 16
    Letel:

    « To the West, the notion of a world in which the center of global economic gravity lies in Asia may seem unimaginable. But it wouldn’t be thefirst time. As China scholars, who take a long view of history, often pointout, China was the world’s largest economy for much of the last two millennia. (Chris Patten, the last British governor of Hong Kong, reckons China has been the globe’s top economy for 18 of the past 20 centuries.) While Europe was fumbling in the Dark Ages and fighting disastrous religious wars, China cultivated the highest standards of living in the world. Today, the notion of arising China is, in Chinese eyes, merely a return to the status quo. »

  • 15
    Letel:

    « More young women and their partners aligning their views of sex more closely with those of the pope than those of movie stars. »

  • 14
    Letel:

    « A promenade in the Jardin du Luxembourg, as opposed to a trip to Walmart for a flat-screen TV, won’t help the European Union’s GDP growth. »

  • 13
    Letel:

    5ème photo

    Légende du Fig :

    « Cruauté déguisée ? Un petit garçon de deux ans a été retrouvé dans une rue de Pékin enchaîné à un arbre. C’est son père qui l’avait laissé là avant de partir travailler. Ce geste, qui pourrait s’apparenter à de la cruauté, est selon lui un moyen de protéger son enfant, sa petite fille de quatre ayant été enlevée le mois dernier… » SIPA

  • 12
    Letel:

    Si vous n’avez pas de crèche sous la main… (5ème photo)

  • 11
    Zoubor:

    On a beaucoup perdu en abandonnant la loi du cocotier.
    ——————————————————————————————————–
    Les rechaufistes et autres cingles voudraient bien la loi de ll’ours polaire: les esquimos envoient leur vieux faire une ballade sur la banquise…
    Seulement voila… yaura bientot plus d’banquise!!!
    Par contre avec le rechauffement y’aura beoucoup de cocotiers!!!
    et des rizieres – les ecolos enveront les autres ds les rizieres comme les kmers rouges l’ont fait avec leurs propres freres et les tueront au boulot: les plus resistants seront etouffes avec des sacs de plastics recuperes ds l’estomac de tortues marines…

  • 10
    michael:

    La Chine, en dépit de son milliard d’âmes, possède une armée comprenant à peu près 1,5 millions de chinois. Sur une décennie de conflit au Vietnam, les Etats-Unis ont mobilisés 2 fois plus de soldats.
    +++++++++++
    Son etat actuel en fait essentiellement une puissance regionale et on attend ( en fait , non ) de voir ses capacites offensives et sa capacite de « force projection » Ses « experiences » n’ont pas ete concluantes : Coree / Conflit avec l’Inde / Attaque ratee du Tonkin .
    Sa puissance ( et sa faiblesse aussi ) est sa place economique actuelle ressemblant assez toutes proportions gardees a celle de Mighty Nippon des annees 70 ……

  • 9
    James:

    L’important sera de voir l’evolution de l’Inde ou du Nigeria / Indonesie

    En effet. Je publierai les analyses de Laurent sur l’Inde prochainement, toujours tirées de son ouvrage.

    La « puissance » n’est plus fonction des masses de gens

    Exactement. Peu de gens l’ont compris. La Chine, en dépit de son milliard d’âmes, possède une armée comprenant à peu près 1,5 millions de chinois. Sur une décennie de conflit au Vietnam, les Etats-Unis ont mobilisés 2 fois plus de soldats.

    A l’inverse, le Japon, jadis, fut beaucoup moins peuplé mais réussit à coloniser une grande partie de l’Extrême Orient, y compris la gigantesque Chine.

  • 8
    Raphaël:

    On a beaucoup perdu en abandonnant la loi du cocotier.
    En ce qui me concerne, j’en suis satisfait, je commence à avoir du mal à monter quelques marches, alors un cocotier, vous pensez bien qu’il n’en est pas question…
    mais pour l’avenir de la planète…

  • 7
    michael:

    A propos des methodes pour controler la natalite , a un congres apres l’intervention de la deleguee US qui a parler de « positive incentives » de discussion avec des psy etc…arrive le delegue indien : » In India very simple method ! We go to village give one small transistor to whole village , put all men in row pants down , take two rocks ( allways rocks available in India ) and bang bang bang ! No more babies in village , problem solved .. »
    La deleguee US replique horrifie : But it HURTS !!!
    et l’Indien repond : » No No ! Do not be stupid ! Do not put your thumbs inside when you bang !!!  »
    +++++++++++
    2030 plus de quatre cents vingt millions d’hommes et de femmes de plus de soixante cinq ans,
    ————-
    et en 2045 la population se sera reduite de 400 millions au moins !
    avec deux enfants par couple le taux de croissance sera alors legerement negatif et la pyramide des ages se reequilibrera lentement .
    L’important sera de voir l’evolution de l’Inde ou du Nigeria / Indonesie alors : La « puissance  » n’est plus fonction des masses de gens …..Il est une constante que le developpement economique fait baisser le taux de natalite parfois en dessous du seuil de renouvellement ( 2.05 je crois )

  • 6
    Zoubor:

    Oui Maitre Sil, les malthusiens devraient adopter une approche existentialiste de la vie et de la mort, et metre en pratique leurs ideaux!
    Ce que je ne comprend pas c’est quel comite ethique pourra juger du bien fonde de leur experience a grande echelle de leur theories sociales, economiques et demographiques!
    Ce sont en general de grands pourfendeurs de l’Industrie Pharmacologique, alors que cette derniere, au moin, commence ses essais de nouveaux medicaments a petite echelles, selon des protocoles biens definis et verrifies par des comites ethiques. Bon il y a de temps en temps des derives comme ds tout systeme, mais contrairement au nouveautees sociales, aucune bavure n’a engendre 50 Millions de morts comme le nazisme ou pres de 100 millions comme le communisme!

  • 5
    sil:

    Je pense aussi, Shifu Zoubor. Autant que les Malthusiens soient en harmonie avec leurs ideaux. Qu’ils se malthusiennent un bon coup et qu’on en parle plus.

  • 4
    Zoubor:

    Au secour Capitaine SIl
    Avec des gens comme ca (Manson et ses copains -faire click sur son nom) on ne poura jamais conquerir la Glaxie!

    Ils vont bientot construire des chambres a gaz pour reduire la population!
    Moi je pense que les Manson devrait se suicider ! Plutot que d’\emmerder le monde

  • 3
    Sittingbull:

    il faut quand même tenter le coup…

    Bien dit… ah zut, j’aurais dû écrire « Malthus, coucou ! »

  • 2
    sil:

    Et ben… Tiens, ça me rappelle que j’avais prevu un billet sardonique sur la Chine, moi.

  • 1
    Manso:

    Le problème n’est plus de savoir si la Chine a eu raison ou pas, comment va faire la Chine pour gérer ses personnes âgées: elle trouvera des solutions et il ne faudrait surtout pas qu’elle relâche ses efforts. En effet la planète est déjà surpeuplée du fait de cette folie reproductrice à laquelle tous les gouvernant ont laissé libre court pour de multiples raisons idéologiques. L’heure est maintenant à la baisse raisonnée de la natalité sur toute la planète. Et bien que même avec cet effort, il n’est pas sûr que nous nous en sortions, il faut quand même tenter le coup…