Posté le Mercredi 6 janvier 2010 par sil
En cliquant sur l’affiche ci-dessous (clic droit pour télécharger le fichier mp3) vous écouterez l’émission radiophonique de France Culture « tout arrive » du mercredi 25 novembre. Pendant les dix premières minutes, vous découvrirez et nourrirez sans doute l’envie de voir le film « Vincere » de Marco Bellocchio, puis vous assisterez à une magnifique autopsie du dernier cadavre cinématographique de Michael Moore « Capitalism : a love story ». (n’oubliez pas de remercier Master Letel de nous avoir signalé ce merveilleux moment de radio)

Présentation de l’émission sur le site de France Culture : « En direct du Forum des Images, aux Halles de Paris, Tout Arrive ! vous parle de cinéma.
La table ronde critique commence par une incompréhension : comment se fait-il que le film de Marco Bellocchio, Vincere, soit parti de Cannes sans aucune récompense ? Plus qu’un grand film, c’est un film « gigantesque », « énorme ». Bellocchio, à travers le personnage d’Ida, l’épouse répudiée de Mussolini, fait le portrait de l’Italie de l’entre-deux-guerres. Tout est grand dans ce film, la mise en scène lyrique, où chaque plan est bouleversant, la gestuelle, le discours politique, la peinture intime, le tissu sonore. Antoine Guillot lui décerne sa palme d’or personnelle. En revanche, s’il fallait décerner quelque chose à Michael Moore pour sa nouvelle croisade, Capitalism : a love story, ce serait plutôt des chrysanthèmes. Le système Moore ne marche plus. Sa critique pâtit à la fois d’une diabolisation du capitalisme et d’une idéalisation des Trente Glorieuses et de l’Europe comme lieu du « capitalisme raisonné ». Moore semble lui-même avouer son impuissance et l’échec de ses films à changer quoi que ce soit. La théorie du complot remplace la pensée, et la mise en scène est grotesque. C’est raté. »
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7 réponses à “« Docteur Folamoore ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer le cinéma lourdingue » (Michael Moore ou comment être ce que l’on dénonce).”
12 fév 10 à 09:53
Le Michael Moore de l’économie.
7 jan 10 à 06:37
Un bon coup de pied au cul serait à mon avis bien plus indiqué. Et en plus, ça coute pas un rond.
Bien dit.
7 jan 10 à 06:00
« En revanche, s’il fallait décerner quelque chose à Michael Moore pour sa nouvelle croisade, Capitalism : a love story, ce serait plutôt des chrysanthèmes. »
Un bon coup de pied au cul serait à mon avis bien plus indiqué. Et en plus, ça coute pas un rond.
6 jan 10 à 19:51
Bon sang, mais c’est bien sûr !
6 jan 10 à 19:15
6 jan 10 à 19:14
Tiens, au fait. Une affaire de d’alcôve surgit.
6 jan 10 à 19:02
Une occasion pour lire l’excellent livre de Millière sur le sujet.





