Posté le Jeudi 31 décembre 2009 par jc durbant
Holdup électoral du siècle, multiplication des promesses non-tenues, critique constante du prédécesseur et reprise sans le dire de nombre de ses mesures, acceptation d’un prix Nobel avant même d’avoir accompli quoi que ce soit, radicalisation du discours et des réformes après avoir joué les centristes pendant toute la campagne, campagne mondiale d’auto-dénigration de son propre pays et promotion éhontée et mensongère de la religion musulmane, offres de dialogue offertes à tous les dictateurs de la planète et trahison des engagements existants avec les alliés …
En cette déroutante fin d’année 2009 et première année du premier président américain multiculturel et postmoderne (et notoire beau parleur!), où nombre de mots ne semblent plus vouloir dire ce qu’ils veulent dire …
Où, après une énième élection bidon en juin dernier, le dernier espoir des Iraniens, le prince Reza, se voit contraint de s’allier avec le plus bidon des mouvements pour la démocratie en Iran …
Où, après un énième attentat d’un de leur coreligionnaires suivi des habituelles dénégations de nos belles âmes, les nazislamistes du Hezbollah viennent de nous ressortir un petit joyau de double langage (deux versions différentes – arabe-anglais – de leur prétendue nouvelle charte) …Et où, après la révélation des arrières-cuisines des réchauffistes et autres anti-omgistes, se voit dénoncer en Europe et en France comme fascistes la salutaire réaction de peuples face à des islamistes voulant imposer leur loi à leur pays d’adoption ou les mesures de gouvernements tentant de faire appliquer la loi face à des filières proprement mafieuses d’immigration clandestine ou des pratiques d’encagoulement des hommes ou des femmes contraires à toute règle élémentaire de sécurité …
Retour, avec le NYT, sur les principaux mots américains de l’année qui, de “birther” à “deather”, “teabagger” ou “tenther” voire “wise latina woman”, font la part belle et, avec ses sondages en chute libre, en disent long sur les peurs que suscite le nouveau pouvoir en place …
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Une réponse à “Bilan 2009: Vous avez dit irrumation? (From birthers to deathers: The telltale buzzwords of Obama’s first year)”
31 déc 09 à 03:16
Morceaux choisis:
« Les noirs seront l’égal des blancs le jour où ils auront le droit d’être aussi nuls que certains blancs. »
D’après Françoise Giroud
« Je m’attends à ce qu’une femme latina ayant de la sagesse avec la richesse de ses expériences aboutirait plus souvent qu’à son tour à une meilleure décision qu’un homme blanc qui n’aurait pas vécu cette vie. »
Sonia Sotomayor (première juge de la Cour suprême hispanique, Berkeley, 2001)
- birther (“naissançard”): personne qui, sur le modèle des conspirationnistes dit “truthers” (“véritards”) pour les attentats du 11/9, met en doute la naissance américaine de Barack Obama et donc, selon la Constitution, sa légitimité présidentielle
- deather (“mortard”) : personne qui soupçonne l’Administration Obama de vouloir imposer un système de rationnement des soins avec commissions de triage des ayant droits aux soins et donc, pour les autres, à la mort
- teabagger (“sac-de-thésard”): participant à des manifestations anti-impôts contre l’Administration Obama en référence à la fameuse révolte anti-taxes de 1773 dite Tea Party (fête du thé) où, pour protester contre l’augmentation des taxes anglaises et au nom du principe d’auto-détermination (pas de taxe sans représentation), des colons américains ont jeté à la mer des cargaisons entières de thé anglais, mais aussi, d’où la connotation hautement péjorative, référence sexuelle à l’irrumation (fellation passive où l’homme frotte ses bourses dans la bouche de sa/son partenaire)
- Tenther (dixièmard): personne qui, au nom du 10e amendement à la Constitution américaine (protégeant les droits de l’individu et des Etats contre l’Etat fédéral), met en doute la légitimité des projets de réforme de l’Administration Obama
- wise Latina woman (sage latina): expression utilisée par la juge d’origine portoricaine Sonia Sotomayor dans un discours avant sa nomination à la Cour Supreme, qui, laissant entendre qu’à ses yeux l’origine ethnique et le genre avait un rôle dans la détermination du droit, en dit long sur les préjugés multiculturalistes qui ont porté au pouvoir l’Administration Obama





