Posté le Dimanche 27 décembre 2009 par jc durbant
Rafles, Vichy, Pétain, Laval, étoile verte, fascisme …
A l’heure où, pour avoir osé lancer le débat de l’identité nationale …
Et surtout fait son travail d’application de la loi face au trafic de clandestins (300 000 Africains, 300 millions de dollars par an, 300 à 3000 euros le passage pour l’UE en 2006) …
Le ministre de l’Immigration Eric Besson (qui au temps où il était au PS avait lui-même qualifié le candidat Sarkozy de “néoconservateur américain à passeport français”) se voit, comme aux plus beaux jours de la lutte antifasciste du Komintern, la cible de tous les dérapages (au point de porter plainte pour diffamation)…
Retour, avec le philosophe Radu Stoenescu du site Riposte laïque, sur les coulisses de ce que l’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin lui-même qualifiait il y a deux ans de “théâtre de l’antifascisme” …
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3 réponses à “Identité nationale: Vous avez dit fasciste? (Antifascism was nothing but theater)”
28 déc 09 à 06:37
Le plus pathétique, c’est que lorsque ces neuneus de gauchos ouvriront les yeux sur le fascisme islamique, pour avoir alors comme un je-ne-sais-quoi qui leur chatouillera le duodénum de l’intérieur, vous les verrez la ramener, venir donner des leçons sur comment conduire la bataille (déjà terminée), un peu comme si ces résistants de la 25e heure avaient réfléchi à tout ça, dans le feu de l’action, depuis des décennies.
28 déc 09 à 02:58
Un peu de logique antifasciste : les fascistes utilisaient des couteaux à beurre pour leur tartines matinales, donc le petit-déjeuner est une pratique fasciste. CQFD.
28 déc 09 à 00:14
Morceux choisis:
« Le fascisme, contre lequel pensent lutter toutes ces légions d’anges sans mémoire et sans sexe, est un mythe, non une réalité. S’ils savaient reconnaître le fascisme dans la réalité, ils seraient tous fièrement islamophobes, à l’instar de Wilders, et de Churchill, qui savait de quoi il parlait. »
Radu Stoenescu
« Le sarkozysme est une pathologie sociale (…) quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu’elle a été pratiquée avant-guerre. (…) L’Etat se mettant à ce point au service du capital, c’est le fascisme. L’anti-intellectualisme, la haine du système d’enseignement, la chasse au nombre de profs, c’est aussi dans l’histoire du fascisme. »
Emmanuel Todd
« Si l’on remplaçait dans les discours le mot islam par celui de judaïsme, ou celui de musulman par le mot juif, l’indignation serait à juste titre générale. (…) Faudra-t-il demain qu’ils rasent les murs comme les juifs du temps de l’affaire Dreyfus ? Faut-il croire que dans la France laïque, il y aurait place pour une sorte de dhimmitude à l’encontre des musulmans? (…) Après l’étoile jaune, faudra-t-il un jour porter une étoile verte? »
Jean-François Bouthors (Pétition, Le Monde, 22.12.09)
« Il est en plein dans les thèses du Grece, selon laquelle l’immigration vient dénaturer l’identité nationale. Il fait du lepénisme culturel, sinon programmatique.Pour moi, c’est Pierre Laval. A gauche, il n’a jamais été reconnu. Mais comme il s’estime plus intelligent que les autres, il finit par démontrer qu’il peut l’être à gauche comme à droite. Sans aucun état d’âme. »
Jean-Christophe Cambadélis (membre de la direction du PS parlant de son ancien collègue Eric Besson, 01.12.09)
« M. Besson pourrait mettre à son Panthéon l’ignoble phrase de Brasillach qui disait: “Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas oublier les petits. »
Gérard Mordillat (cinéaste et écrivain, interviewé par téléphone sur Canal+, fin novembre 2009)
« Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d’interroger sur ce qui fonde réellement l’identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l’atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne. »
Christian Estrosi (26.11.09)
« Messieurs les Fonctionnaires, Ce que vous faites n’est pas conforme à nos valeurs, ni à nos engagements. Cela rappelle ce qui se passait sous Vichy. Mes ancêtres sont entrés dans la Résistance dès 1940 pour que certaines choses ne se reproduisent plus. L’école de la République m’a enseigné que les qualités de nos élus et fonctionnaires nous en mettrait à l’abri. J’en doute maintenant que je vois ce que vous faites et cherche à imaginer ce que vous auriez fait sous Vichy. Si vous n’êtes pas responsables des ordres que vous recevez, l’article XV vous rend responsable quand vous les exécutez. »
Site de RESF (message envoyé à la préfecture de la Loire pour protester contre l’expulsion de deux Chinois en situation illégale, 17.12.08)
« Voilà donc Vichy qui revient. Pétain a donc oublié ses chiens. Salutations antifascistes. »
Romain Dunand (militant de l’organisation anarcho-syndicaliste CNT et du Réseau éducation sans frontières, message envoyé en 2006 au ministère de l’Intérieur, époque Nicolas Sarkozy)
« Si l’on compare le rôle de la police et de l’administration françaises, les similitudes sont beaucoup plus nombreuses. Dans les deux cas, la puissance publique a désigné un groupe d’indésirables qu’il fallait mettre à l’écart dans la société. Les contrôles d’identité, les rafles, les convocations piège et les arrestations dans les écoles sont les mêmes pour la police française pendant l’Occupation, pendant la guerre d’Algérie et aujourd’hui. »
Emmanuel Terray (Ethnologue, 2006)
« Pendant toutes les années du mitterrandisme, nous n’avons jamais été face à une menace fasciste, donc tout antifascisme n’était que du théâtre. Nous avons été face à un parti, le Front National, qui était un parti d’extrême droite, un parti populiste aussi, à sa façon, mais nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste.D’abord le procès en fascisme à l’égard de Nicolas Sarkozy est à la fois absurde et scandaleux. Je suis profondément attaché à l’identité nationale et je crois même ressentir et savoir ce qu’elle est, en tout cas pour moi. L’identité nationale, c’est notre bien commun, c’est une langue, c’est une histoire, c’est une mémoire, ce qui n’est pas exactement la même chose, c’est une culture, c’est-à-dire une littérature, des arts, une’ la philo’les philosophies. Et puis c’est une organisation politique avec ses principes et ses lois. Quand on vit en France, j’ajouterai : l’identité nationale, c’est aussi un art de vivre, peut-être, que cette identité nationale. Je crois profondément que les nations existent, existent encore, et en France, ce qui est frappant, c’est que nous sommes à la fois attachés à la multiplicité des expressions qui font notre nation, et à la singularité de notre propre nation. Et donc ce que je me dis, c’est que s’il y a aujourd’hui une crise de l’identité, crise de l’identité à travers notamment des institutions qui l’exprimaient, la représentaient [Jospin emploie l'imparfait…], c’est peut-être parce qu’il y a une crise de la tradition, une crise de la transmission. Il faut que nous rappelions les éléments essentiels de notre identité nationale parce que si nous doutons de notre identité nationale, nous aurons évidemment beaucoup plus de mal à intégrer. »
Lionel Jospin (France Culture, 29.09.07)





