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« L’interdiction des minarets par les Suisses était un vote en faveur de la tolérance et de l’intégration », par Ayaan Hirsi Ali

Posté le Mardi 8 décembre 2009 par sil

Ayaan-Hirsi-Ali Article de gros calibre…

Le vote suisse met en lumière le débat sur l’islam en tant qu’ensemble d’idées politiques et collectivistes et non pas le rejet des musulmans.

Washington – Le récent référendum suisse interdisant la construction de minarets a déclenché des controverses dans le monde entier. Il y a deux manières d’interpréter ce vote. D’abord, comme un rejet de l’islam politique et non comme un rejet des musulmans. En ce sens, c’était un vote pour la tolérance et l’intégration, dont l’islam ne veut pas. Ensuite, le vote a révélé le fossé qui sépare la manière dont le peuple suisse et son élite jugent l’islam politique.

Dans la bataille des idées, les symboles sont importants.

Que se passerait-il si on demandait aux Suisses d’interdire par référendum la construction d’une croix carrée avec branches pliées à angle droit, symbole de la croyance d’une petite minorité ? Ou bien, imaginons un référendum sur la construction de tours surmontées d’une faucille et d’un marteau, autre symbole cher au cÅ“ur d’une très petite minorité des Suisses.

Les idées politiques ont des symboles : la svastika, la faucille et le marteau, le minaret, le croissant et l’étoile (en général en haut d’un minaret) sont autant de symboles d’une théorie politique collectiviste affirmant la suprématie d’un groupe sur tous les autres.

Sur les sujets qui font débat, les Suisses écoutent, lisent des journaux, et d’une manière générale ils s’informent pour prendre leur décision en vue du vote.

Ce dont s’aperçoivent les Européens quand ils s’informent sur l’islam c’est qu’il s’agit de bien plus qu’une religion. L’islam ne se borne pas à proposer un cadre spirituel pour affronter des questions humaines comme celles de la naissance, de la mort et de ce qui nous attend après ce monde ; il ordonne un mode de vie.

L’islam est une idée sur la manière dont la société doit être organisée : il définit les relations de l’individu avec l’état, les relations entre hommes et femmes, les règles d’interaction entre croyants et non-croyants, la manière de mettre en Å“uvre ces règles, et dit pourquoi un gouvernement régi par l’islam est meilleur qu’un gouvernement fondé sur d’autres idées. Ces idées politiques de l’islam ont leurs symboles : le minaret, le croissant, le foulard, et l’épée.

Le minaret est un symbole de la suprématie de l’islam, une marque de domination qui en est venue à symboliser la conquête islamique.Il a fait son apparition plusieurs dizaines d’années après la fondation de l’islam.

En Europe, comme en d’autres endroits du monde où des musulmans s’installent, les lieux de culte sont d’abord simples. Tout ce dont un musulman a besoin pour remplir son obligation de prière, c’est d’une boussole pour indiquer la direction de la Mecque, d’eau pour les ablutions, d’un tapis de prière propre, et d’un moyen de savoir l’heure de manière à pouvoir faire sa prière cinq fois par jour au moment prévu.

La construction de grandes mosquées munies de tours extrêmement hautes coûtant des millions de dollars n’est envisagée que lorsque la démographie musulmane devient notable.

La mosquée passe alors du stade de lieu de prière à celui de centre politique.

Les imams peuvent alors prêcher un message d’union entre musulmans et de rejet sans nuances des mÅ“urs des non-musulmans.

Les hommes et les femmes sont séparés ; les homosexuels, les apostats et les juifs sont ouvertement condamnés ; et les croyants s’organisent autour d’objectifs politiques qui appellent à l’introduction de formes de charia (droit islamique), en commençant par le droit familial.

C’est le mouvement que l’on a observé en Europe ainsi que dans d’autres pays où les musulmans se sont fixés. Aucun des universitaires, diplomates et politiciens occidentaux qui condamnent la votation suisse interdisant les minarets n’évoque ces faits, sans même parler de les contester.

Dans leur réponse à la présence de l’islam parmi eux, les Européens ont élaboré, semble-t-il, deux regards opposés. Le premier met l’accent sur l’exactitude. Est-il exact de considérer que des symboles politiques comme ceux des communistes et des nazis sont les équivalents d’un symbole religieux comme le minaret et ses accessoires, le croissant et l’étoile, ou que les uniformes du troisième Reich sont équivalents à la burqa et à la barbe des actuels islamistes ?

Si la comparaison est valable, alors l’islam, en tant que mouvement politique, doit être rejeté en raison de son propre sectarisme. Dans ce cas, les musulmans ne doivent pas être rejetés en tant que résidents ou citoyens. Ce à quoi on s’oppose, ce sont les pratiques qui sont justifiées au nom de l’islam, comme les crimes d’honneur, le djihad, la perspective « eux contre nous », le communautarisme. En bref, le suprémacisme islamiste.

L’autre regard refuse d’assimiler les symboles politiques de divers mouvements fascistes blancs aux symboles d’une religion. Dans cette école de pensée, les écritures islamiques sont comparées aux écritures chrétiennes et juives. Ceux qui raisonnent de cette manière prêchent le pragmatisme. Selon eux, la clé de l’assimilation des musulmans est le dialogue. Ils sont prêts à céder à certaines des exigences des minorités musulmanes dans l’espoir qu’un jour leur attachement aux textes radicaux s’estompera comme celui des peuples chrétiens et juif.

Ces deux perspectives opposées correspondent en Europe à deux groupes très distincts. Les premiers sont pour l’essentiel la classe ouvrière. Les seconds sont les classes que George Orwell considérait comme « indéterminées ». D’allure cosmopolite, on y trouve les diplomates, les hommes d’affaire, les politiciens classiques et les journalistes. Ils sont familiers de la mondialisation et s’intéressent surtout à l’image internationale de leurs pays respectifs. Lors de chaque conflit entre l’islam et l’Occident, ils voient surtout les réactions possibles des pays musulmans et la manière dont elles affecteront l’image de leur pays.

A l’opposé, ceux qui rejettent les idées et pratiques de l’islam politique sont au contact des musulmans au niveau local. On leur a demandé d’accepter les immigrés musulmans comme voisins, condisciples, collègues de travail ; ce sont ce que les Américains appelleraient « l’homme de la rue ». Et c’est là le grand paradoxe de l’Europe d’aujourd’hui : la classe ouvrière, qui votait à gauche depuis des générations se retrouve à voter pour des partis de droite parce qu’elle a le sentiment que les partis sociaux-démocrates ont perdu contact avec la réalité.

Les pragmatiques, dont la plupart sont des gens de pouvoir, ont partiellement raison quand ils disent que l’intégration des musulmans prendra très longtemps. Leurs appels au dialogue sont raisonnables. Mais tant qu’ils ne poussent pas les musulmans à faire un choix entre les valeurs des pays où ils sont arrivés et celles des pays qu’ils ont quittés, ils se trouveront confrontés à de nouvelles surprises. Et c’est ce que le vote suisse nous montre. C’est une confrontation entre les électeurs locaux, les travailleurs (et certaines féministes de la classe moyenne) et les immigrés musulmans qui estiment avoir le droit non seulement de pratiquer leur religion mais aussi de remplacer l’ordre politique local par le leur.

Examinons attentivement les réactions des élites de Suisse, de l’Union européenne et des Nations-Unies. Le gouvernement suisse est gêné par le résultat de la votation. Les Suédois, qui président actuellement les réunions de l’UE, ont condamné le vote suisse comme intolérant et xénophobe. Il est remarquable que le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, ait pu déclarer en public que le vote suisse est une mauvaise action diplomatique. Ce qu’il oublie, c’est qu’il s’agissait d’une discussion de l’islam en tant que problème interne. Le vote n’a rien à voir avec la politique étrangère.

Le vote suisse met en lumière le débat sur l’islam en tant que problème intérieur en Europe. Autrement dit, l’islam en tant qu’ensemble d’idées politiques et collectivistes. Les Européens de souche se sont vus demander encore et encore par leurs dirigeants d’être tolérants et d’accepter les musulmans. Ils l’ont fait. Et cela se mesure a) aux sommes investies par le contribuable dans les dépenses de santé, de logement, d’éducation et d’aide sociale des musulmans, et b) aux centaines de milliers de musulmans qui frappent à la porte de l’Europe pour pouvoir y entrer. Si ces gens qui pleurent que l’Europe est intolérante avaient raison, s’il y avait effectivement de la xénophobie et un rejet des musulmans, on aurait observé le contraire. Il y aurait eu un exode des musulmans hors d’Europe.

En fait, la confrontation internationale entre l’islam et l’Occident est plus large. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan en font partie, sans parler du conflit qui continue entre Israéliens et Palestiniens et des ambitions nucléaires de l’Iran. Cette confrontation ne doit jamais être confondue avec le problème local que pose l’absorption de ces musulmans à qui on a permis de devenir résidents permanents et citoyens des sociétés européennes.

Ayaan Hirsi Ali, auteure de «Ma vie rebelle », est née en Somalie. Elle est ancienne parlementaire hollandaise, et défenseur des droits des femmes. Son prochain livre s’intitule « Nomad ».

Source : « Swiss ban on minarets was a vote for tolerance and inclusion, par Ayaan Hirsi Ali« , Christian Science Monitor, 5 décembre 2009 Traduction par Poste de veille.

sil @ 15:04
Catégorie(s): Minarets raclette


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47 réponses à “« L’interdiction des minarets par les Suisses était un vote en faveur de la tolérance et de l’intégration », par Ayaan Hirsi Ali”

  • 47
    Letel:

    Le lien du NO passe pas, voir :
    « Les mêmes questions se posaient avec la pratique du judaïsme ». Olivier Roy. Déjà, le titre, ça implique une bonne dose de mauvaise foi. Mais bon, c’est Olivier Roy.

  • 46
    Letel:

    Roy

  • 45
    Sittingbull:

    Ah bon.

  • 44
    Dror:

    Le président du CRIF, Richard Prasquier a souhaité au président du CFCM, Mohamed Moussaoui, ses meilleurs vœux à l’occasion de l’Aid El Adha.

    Au nom de la communauté juive de France, Richard Prasquier lui a dit sa forte désapprobation envers les réactions populistes qui avaient conduit, en Suisse, à une votation interdisant la construction des minarets. Il lui a fait part de son inquiétude par rapport à l’instrumentalisation possible d’un tel résultat.

  • 43
    Sittingbull:

    Le point de vue de swissroll, un blog qu’on aime bien.

  • 42
    ami:

    La Suisse piégée par la démocratie d’opinion

    La « démocratie d’opinion » … hum, hum, hum …

    Rien que l’insinuation dans le titre présage d’un bon gros stage de rééducation des masses.
    Bon, le papier est de François Cherix, donc …

  • 41
    Sittingbull:

    Foin des donneurs de leçons, effrayés par la démocratie directe.
    Comme ce concept leur importe peu!

  • 40
    ami:

    En effet, l’article reste très « Muchiellien »

  • 39
    sphax:

    « Pas tant les habitants des quartiers, assignés à résidence, empêtrés dans la pauvreté au point que la moitié des mineurs vit sous le seuil de pauvreté. « La logique du ghetto arrange tout le monde », résume Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois »

    Bonne idée, passes devant ! Va vivre à coté de gars « tolérants  » qui vont te traiter de « fils de shaitan » si tu n’a pas les bonne opinions, vas y !

    Je crois surtout que le Monde n’a pas de leçons à donner à la France.

  • 38
    sphax:

    « Une génération à laquelle on prête toutes les menaces, parfois contradictoires : du « repli communautaire » au communautarisme conquérant, de l’intégrisme religieux à la boulimie de consommation, de l’absence d’identité au trop-plein identitaire. »

    Disons que nos racailles sont assez douées pour être tout ça à la fois, bien sur un quotidien national comme le Monde, qui nous parle chaque jour de ce qui se passe en France et ailleurs, n’est pas censé savoir

  • 37
    sphax:

    « Car cette catégorie sociale cristallise, à tort ou à raison, une triple angoisse dans notre société vieillissante : la jeunesse, l’immigration et l’islam. »

    Eux , au monde, ils sont une goute de sagesse dans notre sale pays pleins de vieux fachos, complètement pourri ce journal.

  • 36
    Raphaël:

    Mauvaise leçon.
    Pour apprendre, il faut le vouloir, et être secondé par l’investissement désirant des parents.
    Or, dans les quartiers dits sensibles, on préfère cracher sur les enseignants, refuser de reconnaître leur savoir, et casser le matériel.
    On ne peut faire boire un âne qui n’a pas soif

  • 35
    Letel:

    Leçon

  • 34
    Letel:

    Il n’aime pas Réaumur, snif…

  • 33
    Raphaël:

    Letel et Sphax, continuez de vous asticoter pour notre plus grand plaisir, c’est vraiment trop drôle…

  • 32
    Letel:

    « Bad weather prevented the Turks from returning to Constantinople, and François provided winter shelter at Toulon. Many local people were forced to give up their houses and the cathedral became a mosque. »

  • 31
    Letel:

    Merci. Le bouquin de N’Diaye a l’air effectivement très intéressant. Ce genre d’auteur, qui remet les pendules à l’heure, est très appréciable. En plus, un Africain qui vous parle d’esclavage, forcément on l’écoute. On ne peut pas tellement le renvoyer dans ses cordes en le traitant de facho, comme Lugan qui dit pourtant la même chose.

  • 30
    sphax:

    « Il a fait vaguement référence à la thèse de Réaumur, à Sébastopol. J’ai pas tout compris. »

    Ça, c’est plutôt vous qui aviez fait allusion la dernière fois.

    Sinon merci du lien vers votre article, j’ai pas eu le temps de regarder la vidéo en entier mais je compte le faire.
    Les commentaires en dessous de l’article sont aussi intéressants que l’article lui même d’ailleurs.

  • 29
    Letel:

    Il a fait vaguement référence à la thèse de Réaumur, à Sébastopol. J’ai pas tout compris.

  • 28
    sphax:

    Et quels sont ses arguments ?

  • 27
    Letel:

    Pour lui, la domination européenne durait depuis 5000 ans, pas 500, vous voyez le genre…

  • 26
    Letel:

    Mon voisin, il n’arrête pas. C’est un gauchiste un peu borné faut dire. L’autre jour on a failli en venir aux mains.

  • 25
    sphax:

    « Je parlais en général, de l’idée de contester qu’il y ait eu une domination européenne pendant cinq siècles. »

    Ah, il y en as qui le font ? Qui par exemple ?

  • 24
    Letel:

    > Sauf que la domination Anglaise, et Française a commencé plus tard que la domination turque

    Exact, c’est un peu comme des vagues qui vont et viennent. Les Turcs ont occupé une partie de l’Europe, jusqu’aux portes de Vienne en 1683, puis ils ont été refoulés, et au XIXe c’est devenu une sorte de semi-colonie des puissances européennes, qui contrôlent leurs finances par exemple, un peu comme la Perse ou la Chine à la même époque. La puissance européenne est alors à son tour à son apogée. Il suffira que l’Europe se suicide avec ses deux guerres mondiales pour qu’elle s’envole.
    D’ailleurs le seul fait d’avoir déclenché la guerre de 1914 montre à quelle point l’Europe dominait, elle se voyait tellement forte que ça ne venait à l’idée de personne qu’elle puisse détruire cette domination en seulement trente ans.

  • 23
    Letel:

    Oui, vous avez raison, je ne parlais pas de vous qui ne dites que des choses sensées. Je parlais en général, de l’idée de contester qu’il y ait eu une domination européenne pendant cinq siècles. :-)

  • 22
    sphax:

    « Au XXe siècle, il se fait tailler des croupières par les puissances européennes et finit peu à peu démantelé. »

    Tout comme les empires coloniaux de la France et de l’Angleterre d’ailleurs.
    Sauf que la domination Anglaise, et Française a commencée plus tard que la domination turque

  • 21
    sphax:

    « Mais contester la domination européenne passée est idiot. »

    Faire dire aux autres une chose qu’ils n’ont pas dites et encore plus idiot.

    Mais je suppose que cette phrase ne me concernait pas car vous avez très bien vu en me lisant que je ne l’ai pas contestée, que j’ai simplement dit que les européens n’étaient pas les seuls, n’est ce pas ?

  • 20
    Letel:

    > Sinon pour le XV ème sciècle, je crois qu’on en devrait pas oublier non plus la Turquie

    Bien sûr, il ne s’agit pas d’ailleurs de la Turquie à l’époque, mais de l’empire Ottoman, à son apogée au XVIe siècle, avec Soliman le Magnifique. Un empire impérialiste typique. Mais après le XVIIe, il entre en déclin. Au XXe siècle, il se fait tailler des croupières par les puissances européennes et finit peu à peu démantelé. La Sublime Porte devient « l’homme malade de l’Europe », selon la formule d’alors.

  • 19
    Letel:

    Si justement, j’adore le débat, la preuve. Mais contester la domination européenne passée est idiot.

  • 18
    sphax:

    « Ã  quoi ça sert de pinailler ? »

    Si vous n’aimez pas qu’on contredise ce que vous dites, ne dites rien.

  • 17
    Letel:

    Je vous parlais du XVe au XXe siècle. L’empire français aux Amériques était immense. Et en Afrique aussi au XIXe.

  • 16
    Letel:

    Quant aux Incas et cie, je ne les défends certes pas ici, c’était des civilisations primitives qui commettaient des horreurs en permanence. Et l’esclavage islamique, on en parle aussi pas mal ici.

  • 15
    sphax:

    « Mais si, les Français et les Anglais sont aussi allés en Amérique, s’y tailler des colonies, pas que les Ibères. »

    Un petit peu plus tard je pense, et ils en ont eu moins, surtout les Français.
    D’autant plus que les Français ne les ont pas gardées longtemps.

  • 14
    sphax:

    Sinon pour le XV ème sciècle, je crois qu’on en devrait pas oublier non plus la Turquie

  • 13
    Letel:

    Mais si, les Français et les Anglais sont aussi allés en Amérique, s’y tailler des colonies, pas que les Ibères. Et les Hollandais, et les Danois, et les Allemands en Afrique avec les autres, avant 1914. La domination européenne sur le monde est un fait, entre la Renaissance et les guerres mondiales, à quoi ça sert de pinailler ?

  • 12
    sphax:

    J’ai oublié de préciser :

    C »est plutôt l’Espagne et le Portugal qui ont été dominant pendant le 15ème siècle, non pas le reste de l’Europe.

  • 11
    sphax:

    C »est plutot l’espagne et le Portugal qui ont été dominant, non pas le reste de l’europe.

    Ceci dit, pour s’agrandir, les aztèques et les incas ont aussi dominés d’autres peuple.
    La seule chose c’est qu’apparement on se souviens surtout de ce qu’a fait l’Europe.

    Tout comme pour l’esclavage, on nous parle du commerce triangulaire mais personne ne parle de l’esclavage arabo musulman qui a vidé des régions entières d’afrique, et d’europe.

  • 10
    Letel:

    Voir ici.
    C’est l’Europe qui a été dominante entre le XVe et le XXe siècle. Y compris les Suisses qui sont en Europe et ont participé largement au mouvement de colonisation, notamment chez les Quechuas.

  • 9
    sphax:

    « les Français ou les Suisses sont des peuples historiquement dominants. Ce qui peut expliquer la différence de traitement par l’Unesco. »

    La Suisse n’a pas dominé grand chose, à part la Suisse.
    La France n’a été « historiquement dominante » que pendant la période coloniale, qui a durée environ 150 ans, ce qui n’est rien comparé aux 1400 ans de domination arabe sur le nord de l’Afrique et du moyen orient.

  • 8
    Letel:

    sacrifices humains chez les incas

  • 7
    Letel:

    Oui
    Mais moins que les fadas d’en haut.

  • 6
    Letel:

    Tant qu’il rétablit pas les sacrifices humains… Au fait, y’en avait chez les Incas ?

  • 5
    Mateamargo:

    Il va surtout se faire élire président à vie.
    Et il va faire tête de pont pour le chiisme en Amérique latine.

    J’ai oublié l’Equateur dans la liste.

  • 4
    Letel:

    Evo Morales est quechua, il va reconstituer l’empire inca…

  • 3
    Mateamargo:

    Les Quechuas sont pas mal comme empire. De la Colombie actuelle au sud du Chili en passant par la Bolivie le nord-ouest Argentin avec le Perou au milieu. Et les Suisses n’ont jamais eu de colonies… ;c)

  • 2
    Letel:

    La différence, quand même, c’est que les Quechuas ou les Yanomanis sont des peuples historiquement dominés, alors que les Français ou les Suisses sont des peuples historiquement dominants. Ce qui peut expliquer la différence de traitement par l’Unesco.

  • 1
    tranxenne:

    « Les revendications Suisses sont rigoureusement celle des Quechuas et des Yanomamis applaudis par l’UNESCO : continuer à vivre et à transmettre leur mode de vie sur la terre de leurs ancêtres. »

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