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George W. Bush : De l’héritage à la doctrine (2ème partie)

Posté le Mardi 8 décembre 2009 par James

George-W.-Bush-II

Les liens de l’Irak avec ce que l’on appelait naguère le terrorisme révolutionnaire des années 70 (FPLP de George Habache, Les Brigades Rouges, La bande à Baader-Meinhof, FDLP de Nayef Hawatmeh, etc.) sont et ont été très largement documentés. En revanche, les liens de ce pays avec le terrorisme islamiste militant n’ont pas surgi ex nihilo au cours des années 2000 non plus. Comme le notait Al Gore dans la précédente vidéo, ces liens furent entretenus tout au long des années 90. Parallèlement, et durant cette décennie également, livres, articles ou documentaires ont tous, d’une façon ou d’une autre, traité de ces liens.

Toutefois, si l’administration Bush fut maladroite dans sa gestion des relations publiques lors de l’exposition du dossier irakien devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, elle n’a fait que reprendre les éléments déjà en germe sur le sujet. C’est précisément pour cette raison que les subites pertes de mémoire, autant de la part des médias, dits « honorables » (sic) (Mainstream Media), que des responsables politiques de l’ancien président Clinton, au moment de l’imbroglio irakien de 2003, avaient de quoi laisser songeur.

Point n’est besoin d’alléguer une amnésie « volontaire » chez d’autres. La plupart des journalistes étrangers, et notamment français, qui répétaient que Saddam Hussein et Ben Laden sont idéologiquement opposés et que, par voie de conséquence, ils n’avaient rien en commun faisaient preuve tout simplement d’une méconnaissance profonde du sujet. Beaucoup ont aussi abordé la question de l’Irak et plus largement du terrorisme uniquement en dilettante voire pour la toute première fois.

Saddam Hussein et Ben Laden : Un lien embarrassant

Comparaison n’est pas raison, c’est entendu. Mais tout de même. Dans l’histoire des rapports secrets entre états ou individus, il en est un qui attire tout de suite notre attention et qui illustre à merveille notre propos sur Saddam Hussein et Ben Laden : Hitler et Staline.

Peu de gens en ont réellement conscience lorsque l’on évoque la Seconde Guerre mondiale, mais Hitler et Staline ne se sont jamais rencontrés. Et pourtant, le Pacte germano-soviétique (qui allait sceller le destin de la Pologne) a bel et bien existé. Certes, les accords signés par Molotov (URSS) et Ribbentrop (Allemagne Nazie) ont été photographiés. Mais, en dehors de cela, tous les détails de ces accords ne furent rendus public que tout récemment par la Russie. Ce n’est qu’en septembre 2009 que les archives russes ont ouvert des documents qui furent confidentiels pendant… 70 ans.

Ces faits ont été récemment retracés dans un excellent documentaire de la BBC et eux-mêmes confirmés par d’autres nouvelles ouvertures d’archives en Grande Bretagne sur les écoutes secrètes des officiers de la Wehrmacht.

Loin de nous l’idée de prétendre qu’il faudra attendre plus de 7 décennies avant de connaître la vérité concernant les liens entre Saddam Hussein et Ben Laden, car une masse importante de documents a déjà émergé. Néanmoins, ce qui est intéressant dans l’histoire entre Hitler et Staline, c’est que les documents récemment révélés par les archives russes à la connaissance des historiens font état de rencontres secrètes entre un ambassadeur allemand et deux émissaires de Staline. L’ambassadeur à cette occasion, les avertissait de la fameuse attaque surprise qui entrera dans l’histoire sous le nom d’Opération Barbarosa et dont Staline ne savait rien.

Lorsque les historiens russes le mentionnaient, durant la guerre froide, leurs propos étaient qualifiés de « pure invention » par l’establishment soviétique sous Brejnev. Il n’est jamais très agréable de s’entendre dire que l’on s’est fait militairement berner par celui avec qui on a signé un accord de non-agression. D’autant que Staline n’a jamais voulu croire aux avertissements de son état-major.

Or, bien avant l’ouverture de ces archives et a fortiori bien avant la chute du mur, des comptes-rendus de ces rencontres à l’ambassade ont été publiés dans des journaux soviétiques de l’ère Gorbatchev, en particulier le journal Drujba Narodov en mars 1988 et dans la Pravda du 22 juin 1989. Passés totalement inaperçus, ils furent attestés plusieurs années après l’effondrement de l’Union Soviétique.

Après ce bref détour par la Deuxième Guerre Mondiale, revenons à Saddam Hussein et à Oussama Ben Laden. Nous avons voulu insister, à travers cette analogie, sur le fait que les documents auront, à la longue, le dernier mot. Le seul point commun entre ces deux évènements est que, l’un comme l’autre, la révélation d’une accointance de cette nature entre deux personnages que tout semblait opposer reviendrait, dans le cas de l’Irak, à donner raison aux Etats-Unis dans l’effondrement de la dictature baasiste en 2003.

« Je n’aime pas Saddam, mais je n’aime pas Bush non plus ». Mettre dos à dos Saddam et Bush. Voilà, en définitive, le meilleur raccourci exonératoire pour ne pas donner l’impression de soutenir le dictateur irakien. Et pourtant, en s’opposant à Bush, il était très difficile de ne pas donner cette impression. Malaise, donc.

Hitler et Staline se ressemblaient pourtant étrangement bien. L’un pense en termes de races, l’autre en termes de classes. Ils ont en commun leur antisémitisme et Staline a lu Mein Kampf. Tous deux sont animés par une forme de paranoïa. Chacun pratique une politique d’annexion territoriale et rêve d’imposer son idéologie. En histoire, les exemples d’alliances circonstancielles conclues dans un même objectif, fut-il précaire, sont légions.

Et c’est précisément cette convergence de circonstances qui mettra d’accord Saddam Hussein et Oussama Ben Laden.

Les données sont beaucoup  trop massives pour être reproduites dans l’espace qui nous est imparti ici, mais bornons-nous à citer quelques éléments déterminants qui achèveront d’entériner notre conviction.

Pour commencer, au cours de l’année 2004, Richard Clarke, l’ancien chef du contre-terrorisme du président Clinton, publiait un ouvrage où il menait une charge sévère contre l’administration Bush en raison, disait-il, des liens qu’elle avait fallacieusement établis entre l’Irak et Al Qaïda.

Or, ce même Clarke justifia en 1999 les frappes aériennes ordonnées par Bill Clinton au Soudan contre une usine pharmaceutique, au seul motif que ce lieu était une base arrière du terrorisme où des armes chimiques étaient élaborées par des experts irakiens en collaboration… avec Oussama Ben Laden.

Ensuite, dans une interview qu’il accorda au Washington Post le 23 janvier 1999, Clarke réitéra ses explications en arguant que les services de renseignements possédaient des preuves matérielles émanant directement de Khartoum.

Les données exposées par Clarke (le développement d’armes chimiques au Soudan) étaient cependant fort bien établies. Elles furent même très largement confirmées et détaillées par le journaliste britannique Jon Swain dans le Sunday Times du 16 novembre 1997, soit 2 ans avant les frappes au Soudan.

John McWethy, le correspondant d’ABC News pour les questions de sécurité nationale, exposa le 25 août 1998, dans l’émission World News Tonight de Peter Jennigs, les éléments en possession des renseignements américains sur les liens de l’Irak avec Ben Laden au Soudan :

« Les Etats-Unis ont eu des soupçons pendant plusieurs mois. Principalement en raison des liens financiers de Ben Laden, mais aussi à cause des liens très forts de ce dernier avec l’Irak.  Les sources mentionnent que les Américains ont intercepté des appels téléphoniques donnés depuis l’usine [d’Al Shifa] du Soudan à un agent en Irak cherchant un programme d’armes chimiques ».

Dans une enquête sur l’Irak, publiée par le New York Times du 5 novembre 1998, Benjamin Weise intitule son article : «Bin Laden and Iraq made a deal » (« Ben Laden et l’Irak ont conclu un marché ») et évoque les liens tissés entre les deux hommes.

Laurie Mylroie, ancienne spécialiste du Moyen-Orient, et de l’Irak en particulier, auprès de Bill Clinton, écrira un article le 28 juin 1993, dans le Wall Street Journal, où elle détaille le rôle déterminant de l’Irak dans les premiers attentats du World Trade Center en 1993. Elle explique comment les auteurs ont pu disposer de passeports irakiens.

Bien plus tard, dans un article du 3 avril 2004, Laurie Mylroie entreprendra une réfutation cinglante de l’ouvrage de Richard Clarke.

Le 6 février 1999, un journaliste britannique cette fois, Julian Borger, évoquera également les liens qui semblaient se dessiner entre Ben Laden et Saddam Hussein en faisant référence à des pourparlers entre les deux hommes.

A peu près à la même période, le 13 février 1999, CNN fait état de l’information selon laquelle Saddam Hussein offrit un asile à Ben Laden.

Le 19 octobre 2000, le même journaliste britannique, Julian Borger, quelques jours seulement après l’attaque du destroyer USS Cole (Clinton est encore Président) qui fit 17 victimes américaines, révèle que cet attentat fut méticuleusement préparé, dans ce qui semblait être la première opération conjointe entre Ben Laden et Saddam Hussein.

Peu après les attaques du 11 septembre, une dépêche de l’Associated Press fera état d’une des informations les plus documentées à ce sujet. Elle souligne qu’en 1998, un officier supérieur des renseignements irakiens du nom de Farouk Hijazi, qui occupe en même temps le poste d’ambassadeur en Turquie, aurait rencontré Ben Laden à Kandahar afin de l’inviter à se réfugier en Irak.

Informations confirmées par Stanley Bedlington, un ancien analyste de la CIA qui surveillait Ben Laden au Soudan, dans le USA Today du 3 décembre 2001. Mais également par Vincent Cannistraro, ancien directeur du programme du renseignement pour le Conseil de Sécurité National (1984-1987) et ancien chef des opérations de contre terrorisme à la CIA.

Cannistraro, interrogé par le journaliste Mike Shuster le 23 septembre 2003, confirmera la rencontre entre Farouk Hijazi et Ben Laden en Afghanistan en décembre 1998.

Ces éléments, qui restent des indicateurs précis, ne font qu’augmenter les interrogations quant au silence qui les a accompagné.

Du reste, d’autres documents beaucoup plus accablants, saisis en Irak en 2003, avaient été rendus public par l’armée américaine et qui impliquent non seulement l’Irak et Ben Laden mais aussi la Russie ou encore la France.

Ces documents disponibles ici sont suffisamment éloquents pour ne laisser planer aucune ambiguïté.

Nous avons été surpris, par exemple, d’y trouver des correspondances entre la France et l’Irak concernant notamment des financements de campagnes électorales. Surpris, car l’auteur de ces présentes lignes fut amené à entendre de la part d’un ancien ministre français connu, lors d’une conversation à bâtons rompus, pendant une réception, fin 2003, que certaines campagnes du RPR jadis avaient été effectivement financées par des subsides irakiens.

Ces documents saisis en Irak par l’armée américaine montrent également la présence d’Al Qaïda en Irak en 2002. Ces lettres établissent la correspondance entre les membres de l’organisation terroriste et les baasistes irakiens.

Toutefois, le document note que si Al Qaïda était bel et bien présente cette année, la présence effective de Ben Laden sur le territoire reste embuée d’interrogations.

Mais, c’était compter sans les dernières révélations des propres chefs djihadistes. Dans une interview accordée à Al-Jazeera le 31 mai 2006, le commandant militaire taliban, Mullah Dadallah, déclare que Ben Laden est impliqué en Irak et que tous les attentats sont commandités par ce dernier.

http://www.dailymotion.com/videox2ahah

Nous pourrions évoquer l’interview donnée le 23 novembre 1997 par le Général Wafiq Al-Samarai, ancien chef des services de renseignements de l’armée irakienne (et ayant fuit le régime de Saddam) où il parle des Armes de Destruction Massive détenues par Saddam à cette époque.

Ou encore celle accordée le 3 août 1999 à Charlie Rose sur la chaine PBS, par Richard Butler, ancien chef des inspecteurs en armements auprès des Nations Unies, où il déclare que Saddam Hussein reste « accroc » aux ADM.

Nous l’avons dit, la documentation reste considérable (4) et toute l’histoire sur ce sujet reste encore à écrire. Mais les éléments cités plus haut sont des indications suffisamment objectives pour prendre en compte le fait que les choix que l’administration Bush a faits vis-à-vis de l’Irak n’ont pas été orientés par une carence d’informations mais bien le contraire.

Et cette constance dans les politiques précédentes est on ne peut mieux résumée dans la vidéo suivante :

http://www.dailymotion.com/videox22f5j

En définitive, au cours des derniers mois du mandat présidentiel, l’administration Clinton continuera de penser que « l’Irak sous Saddam Hussein, reste dangereux, rétrograde, provocateur et isolé », qu’il « ne sera jamais capable d’être réhabilité ni réintégré dans la communauté des nations » avec Saddam à sa tête. (5)

Ce qui amènera bien plus tard Bill Clinton, en juillet 2003, à dire qu’il était normal de provoquer un changement de régime en Irak si Saddam ne désarmait pas. (6)

La boucle est bouclée.

Un internationalisme typiquement américain

Si l’on peine à percevoir un discours ou un propos chez Barack Obama qui mettrait en exergue l’exceptionnalisme américain, il n’en a pas été de même avec Bill Clinton. Pourtant beaucoup de dirigeants européens – à la mémoire défaillante – ont pu regretter le Démocrate par rapport au Républicain George W. Bush.

Bill Clinton et Madeleine Albright ont fièrement donné aux Etats-Unis le surnom de « nation indispensable ».  Les récriminations des Européens concernant  l’« arrogance » et la « brutalité » de l’administration Clinton montraient que nous n’étions pas dans l’idylle fantasmée des Européens. On a aussi beaucoup reproché à George W. Bush son « unilatéralisme ». Mais en 1999, Samuel Huntington fit remarquer :

« Dans la plupart des pays, les dirigeants politiques et intellectuels en vue s’opposent farouchement à la perspective d’un monde unipolaire et sont en faveur de l’émergence d’un monde multipolaire ». (7)

Cela n’empêcha nullement Bill Clinton d’intervenir en Haïti et sans l’aval de l’ONU en 1994.

Au Kosovo, les Etats-Unis n’ont guère agi différemment et sont également intervenus sans obtenir la légitimation de leur action par le Conseil de Sécurité.

Le leitmotiv de l’ère Clinton fut très bien résumé par la Secrétaire d’Etat d’alors, Madeleine Albright : « Multilatéral si possible, unilatéral si nécessaire ».

Cette Belle Epoque Clintonienne n’a pourtant pas empêché les Français, concernant l’action de l’OTAN dans les Balkans, de se révéler plus antiaméricains que jamais dans un sondage CSA – Libération paru les 10 et 11 avril 1999. (8)

Même son de cloche concernant le bouclier anti-missiles de George W. Bush. Les contempteurs furent au rendez-vous : volonté d’humilier la Russie, esprit de guerre froide, etc…

Pourtant, ici aussi les précédents ne l’accablent pas. En effet, c’est Bill Clinton qui prit les premières mesures destinées à créer un nouveau système de défense anti-missiles contre des états « voyous » tels que la Corée du Nord.

Concernant l’inénarrable Protocole de Kyoto, c’est également l’administration Clinton qui, à dessein, ne l’a pas soumis à un Congrès qui l’aurait sans aucun doute rejeté.

La question du Tribunal Pénal International procède des mêmes raccourcis puisqu’il fut reproché au président George W. Bush de ne pas avoir ratifié le Statut de Rome instituant la nouvelle juridiction. Toutefois, c’est avec Bill Clinton de nouveau que les Etats-Unis exigèrent pour la première fois que les soldats américains soient mis à l’abri des poursuites entamées par le nouveau Tribunal Pénal International. George W. Bush n’a fait que marcher sur les pas de son prédécesseur.

En 2005, l’utilisation par la CIA de prisons secrètes afin d’y interroger des personnes suspectées d’appartenir à Al-Qaida provoqua un tollé en Europe. Seulement, cette politique de l’administration Bush lui a été léguée par son prédécesseur.

En effet, l’usage de la rendition – c’est-à-dire la remise de terroristes et de personnes suspectées de terrorisme capturés par les Américains à des services de sécurité et de renseignements étrangers – fut d’abord utilisé par le président Clinton pour combattre Al Qaïda. C’est au cours de l’été 1995 que l’administration Clinton évoqua pour la première fois ces transferts forcés devant les commissions du Congrès supervisant les services de renseignements.

Face à une « jurisprudence » aussi lourde, l’idée que George W. Bush ait pu créer, d’une façon ou d’une autre, un dangereux précédent (comme se plaisaient à le dire certains), laisse pour le moins pantois. De fait, Clinton fut beaucoup moins « européen » qu’on a bien voulu le dire plus tard.

Cependant, d’aucuns retiendront laconiquement de l’ère Bush une présidence constamment sur le pied de guerre et « foulant du pied le droit international ». Or, comme nous l’avons amplement démontré, celui-ci n’a pas agi différemment de ses prédécesseurs.

S’il est vrai que George W. Bush a dû faire face à des crises auxquelles sont rarement confrontés les présidents américains dans leur histoire, il reste paradoxalement celui qui engagea le moins son pays dans des conflits.

Car, comparativement, entre 1989 et 2001, les Etats-Unis sont intervenus par la force à l’étranger plus souvent qu’à aucune autre période de leur histoire – avec, en moyenne, une opération d’envergure tous les 16 mois -, et ils l’ont fait beaucoup plus que n’importe quelle autre puissance au cours de cette même période (9).

A suivre…

—————-

4. Nous consacrerons prochainement, sur eXc, un article plus conséquent aux services de renseignements irakiens avec des documents arabes inédits à ce jour.

5. Déclaration du secrétaire d’Etat adjoint Martin Indyk devant le Council of Foreign Relations, 22 avril 1999.

6. interview sur CNN, 22 juillet 2003.

7. Samuel Huntington, Foreign Affairs 78, mars-avril 1999, p.34

8. Selon un sondage CSA publié par Libération les 10 et 11 avril 1999, 68 % des Français (contre 28 %) se déclarent « inquiets » face au « statut d’unique superpuissance » des Etats-Unis.

Et 66 % estiment que ceux-ci, dans les Balkans, sont « avant tout motivés par leurs intérêts politiques et militaires » (contre 24 % qui invoquent la « défense des droits de l’homme et de la démocratie »).

Ils estiment en outre, que « l’influence des Etats-Unis sur la politique française au Kosovo » est « très importante » (45 %) ou « assez importante » (36 %).

9. De 1989 à 2001, les Etats-Unis sont intervenus avec de moyens militaires importants au Panama (1989), en Somalie (1992), en Haïti (1994), en Bosnie (1995-96), au Kosovo (1999) et en Irak (1991, 1998).




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2 réponses à “George W. Bush : De l’héritage à la doctrine (2ème partie)”

  • 2
    James:

    Records: Path was open for Saddam to get nukes

  • 1
    Sittingbull:

    Si l’on peine à percevoir un discours ou un propos chez Barack Obama qui mettrait en exergue l’exceptionnalisme américain,
    Cheney le lui reproche calmement.




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