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George W. Bush : De l’héritage à la doctrine (1ère partie)

Posté le Dimanche 6 décembre 2009 par James

George W. Bush

Nous sommes aux Etats-Unis.

La scène se déroule à Washington D.C. où se tient une conférence sur le terrorisme, ou plus exactement sur le contre-terrorisme sous le haut patronage de la très prestigieuse DIA (Defense Intelligence Agency), les services de renseignements du Pentagone. Sont présents tous les anciens agents, fonctionnaires, analystes et bien d’autres qui, de près ou de loin, ont contribué à la lutte anti-terroriste. Pour la plupart, ils s’étaient reconvertis dans ce que l’on appellera communément les « nouvelles menaces ». A travers ce terme, on retrouve pêle-mêle le problème de la prolifération nucléaire,  les diverses ADM (Armes de Destruction Massive), le crime organisé ou le transfert illégal de technologies.

Au terme d’une journée, où s’étaient succédés les experts pour disserter de la lutte anti-terroriste, et alors que l’audience fatiguée se préparait à écouter le dernier intervenant, surgit un étrange individu qui s’avança à grandes enjambées vers l’estrade tenant, à la main une valise et un sac. Avec ses cheveux longs, sa barbe hirsute, son chapeau noir, un pantalon déchiré et une veste en cuir, le personnage contrastait de toute évidence avec la fine fleur du renseignement présente dans la capitale. Lorsque soudain, l’individu ouvrit sa valise et son sac sans crier gare et balança deux grenades sur la foule tout en pointant un fusil M16 sur une audience complètement tétanisée.

Mais il n’y eut aucune explosion et le M16 resta silencieux. C’est à ce moment-là que l’homme, tranquillement, s’installa devant son micro et commença son discours. La plupart des personnes présentes reconnurent là une voix familière. Et pour cause, il s’agissait du directeur de la DIA ! Un général, en l’occurrence (sont nommés à la tête de la DIA uniquement des généraux). Ce dernier, déguisé en « terroriste »,  avait voulu montrer à ses ouailles avec quelle facilité un terroriste pouvait s’introduire dans le bâtiment où se déroulait le colloque (à l’université George Washington, où aucun contrôle de sécurité n’avait été mis en place) et supprimer l’élite du contre-terrorisme américain. Après avoir récupéré son uniforme, le général eut ces mots prophétiques :

« Un jour, des terroristes s’attaqueront à un bâtiment comme celui-ci, à Washington ou à New York. Ils provoqueront la mort de centaines de victimes et un choc psychologique sans précédent. La question n’est pas de savoir si un tel acte aura lieu sur le sol américain mais quand et où. C’est à vous, messieurs, de vous y préparer. C’est entre vos mains que repose la sécurité de notre territoire. »

Ce colloque avait eu lieu… en 1998.

Nous connaissons la suite. Trois ans plus tard, 19 hommes déterminés provoquaient 3000 victimes dans l’attentat terroriste le plus spectaculaire de l’histoire, frappant New York et Washington. Le Pentagone, siège de la DIA, fut lui-même touché. Par leur incurie, les services de renseignements américains n’avaient pu empêcher cette opération.

Avec le recul, cette mise en scène paraît presque surréaliste. Autant dans les propos du chef des renseignements du Pentagone que dans l’incapacité de ces hommes à suivre ses conseils en dépit de leur exactitude.

Après le 11 septembre 2001 et en particulier durant l’intervention américaine en Irak, il sera admis par beaucoup comme un fait établi que le président George W. Bush était non seulement responsable de ces attentats (par complicité ou inaction délibérée) mais également des troubles immenses qui secoueront l’actualité internationale durant toute sa présidence, ainsi que l’antiaméricanisme que certains semblaient avoir fraîchement découvert, comme si l’Amérique, avant cette tragédie, avait été aimée de tout temps.

Plutôt que de reconnaître les manquements manifestes de l’appareil de renseignement américain, la théorie du complot a été, pour certains, une explication bien plus satisfaisante et comportant toutes les apparences de la raison.

Au vu de tout ceci, il nous a semblé raisonnable et utile de corriger certaines idées reçues en la matière, bien que la « Guerre Contre le Terrorisme » menée sous George W. Bush ait pu paraître par moments quelque peu inadéquate – nous n’en disconvenons pas - dans son expression stratégique.

Récemment, Victor Davis Hanson a brillamment résumé ce dont a hérité George W. Bush à son arrivée au bureau ovale et ce qu’il a laissé en partant. Prenons, si vous le voulez bien, la chose sous un autre angle. Et voyons plutôt sous ses divers aspects, ce qui, dans la politique étrangère de George W. Bush, était bien antérieure à sa présidence. En d’autres termes, et selon l’aphorisme bien français, ce qui ne fut qu’un « changement dans la continuité ».

Que sont nos années Clinton devenues ?

Le terme Belle Epoque peut paraître incongru. Et pourtant c’est, à peu de chose près, ce qui pouvait se dire durant la présidence Bush : c’était tellement mieux avant. En oubliant, fort malheureusement, que ces années 90 ne furent pas un si long fleuve tranquille que cela et que les soubresauts transatlantiques, dont héritera précisément Bush, surgiront durant cette période. Au cours de cette décennie, les Européens commencèrent à voir en l’Amérique « un chef tyrannique ».

C’est sous Clinton, par exemple, que le ministre français des Affaire Etrangères de l’époque, Hubert Védrine, forgea le néologisme Hyperpuissance pour désigner un mastodonte américain trop inquiétant par son pouvoir pour être simplement qualifié de superpuissance.

Bien entendu, le qualificatif infamant d’arrogance n’a pas non plus été l’apanage de la présidence Bush. Pour s’en convaincre, écoutons plutôt les propos peu amènes de Charles Maechling Jr., ancien conseiller spécial du Département d’Etat, s’exprimant au sujet de Madeleine Albright, alors Secrétaire d’Etat sous Clinton, la qualifiant de :

« Premier secrétaire d’état dans l’histoire des Etats-Unis dont la spécialité en matière de diplomatie consiste à sermonner les autres gouvernements, à tenir des propos menaçants et à se vanter sans vergogne de la puissance et des mérites de son pays » (1).

Mais ces différents, entre la Vieille Europe et le Nouveau Monde, ne se traduisaient pas seulement par quelques coups de menton et autres péroraisons diplomatiques. Au cours des années 90, l’Irak fut l’une des nombreuses pierres d’achoppements entre les Américains et les Européens. A l’époque, la consternation pouvait se lire sur les visages des Européens lorsque Madeleine Albright et d’autres responsables de l’administration Clinton se mirent à déclarer que les sanctions imposées à Saddam Hussein ne seraient pas levées tant que ce dernier restait au pouvoir.

Et lorsque Clinton insista pour augmenter les pressions sur l’Irak afin que Saddam Hussein coopère avec les inspecteurs en armements des Nations Unies, la France n’hésita pas à se joindre à la Russie et à la Chine pour contrer la proposition américaine au Conseil de Sécurité. Est-il besoin de rappeler qu’en 1998, lorsque Bill Clinton opta finalement pour le recours à la force militaire en bombardant l’Irak, les Etats-Unis le firent sans l’aval de l’ONU ? George W. Bush n’a, par conséquent, nullement créé de précédent juridique comme nous n’avons pas cessé de l’entendre, tel un mantra, depuis 2003.

En 1996 déjà, lors de frappes en représailles à l’agression de Saddam dans le nord de l’Irak, Bill Clinton déclara :

« Nos missiles ont envoyé le message suivant à Saddam : quand on maltraite son propre peuple ou qu’on menace ses voisins, on doit en payer le prix » (2)

Bien avant encore, en 1993, lorsque Clinton décida de frappes militaires contre un bâtiment des services secrets à Bagdad en réponse à la tentative d’assassinat du président Bush père, Madeleine Albright, alors Ambassadeur auprès des Nations Unies, déclara que c’était :

« Un message destiné à l’Irak […]. Un message sur le terrorisme et sur le fait que nous ne le tolérerons pas. » (3)

Le document vidéo ci-dessous, datant du 29 septembre 1992, montrant Al Gore afficher une position de « faucon » sur l’Irak, semble un tantinet irréel si l’on prend en compte l’orientation (opportuniste ?) idéologique très à gauche – à la lisière de l’altermondialisme – de l’ex-Vice Président aujourd’hui.

Colistier de Bill Clinton à la Vice-Présidence en 1992, Al Gore, alors ici simple candidat, s’en prend à George H. W. Bush pour avoir ignoré les liens entre l’Irak et le terrorisme international (déjà) ainsi que l’insistance de ce régime à vouloir se doter d’armes de destruction massive :

Image de prévisualisation YouTube

A suivre…

————

1. Cité par Thomas W. Lippman dans Madeleine Albright and the New American Diplomacy, Boulder, Colo. 2000, p. 65

2. Discours de Bill Clinton prononcé depuis le Bureau Ovale le 3 septembre 1996.

3. Madeleine Albright dans l’émission NewsHour with Jim Lehrer, 28 juin 1993.



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29 réponses à “George W. Bush : De l’héritage à la doctrine (1ère partie)”

  • 29
    James:

    La nostalgie, déjà.

    En effet…

  • 28
    Letel:

    La nostalgie, déjà.

  • 27
    Zoubor:

    En attendant, oui, les dirigeants israeliens peuvent ete poursuivie en GB.
    Aucun politicien ou militaire ne se risque a arriver en GB.
    Une MK du parti de Livni a propose un boycott de la GB

    Sur l’anti israelisme de la GB, voir un article d’Andrews Robert

  • 26
    michael:

    Sans compter que c’est une arme a double tranchant !
    =========
    c’est qu’il n’y a qu’en GB où la saisi d’une telle juridiction se fait par un citoyen lambda.
    +++++++++++
    Qu’est ce qui empêchera un autre lambda de faire des misères a d’innocents touristes du genre Nasrallah , Haniye , Meshal et meme Ahmednine jojo . ? Voir la rigolade du temps du séjour de Habache venu se faire soigner a Paris ?
    L’Espagne et la Belgique ont mis des lois similaires aux archives longue duree en oubliant de noter les cotes …..Ne cree pas des problemes a mon parquet …..

  • 25
    James:

    a ce propos, j’ai pas bien compris, quelle est cette « situation » exactement, les dirigeants israéliens peuvent ils être poursuivis au Royaume Uni ?

    Non.

    La GB comme Israël reconnaît la compétence universelle dans ce domaine. Seulement voilà, la différence entre la GB et les autres pays européens (c’est pour cette raison que Blair et Livni font l »actualité en ce moment) c’est qu’il n’y a qu’en GB où la saisi d’une telle juridiction se fait par un citoyen lambda. Dans les autres pays, c’est le parquet (ministère public) qui fait une telle demande.

    Cela sera classé sans suite.

  • 24
    sphax:

    « Le probleme c’est que ca fait deja plusieures annees que les gouvernements britaniques pormeetent un changement de cette situation et que rien na ete fait jusqu’a present ! »

    a ce propos, j’ai pas bien compris, quelle est cette « situation » exactement, les dirigeants israéliens peuvent ils être poursuivis au Royaume Uni ?

  • 23
    Zoubor:

    : Livni n’est « plus la bienvenue »
    ————————————————————————————–
    Le probleme c’est que ca fait deja plusieures annees que les gouvernements britaniques pormeetent un changement de cette situation et que rien na ete fait jusqu’a present !

  • 22
    sphax:

    Dhimmitude : Livni n’est « plus la bienvenue »

  • 21
    Zoubor:

    autre méga champ de Majnoon (12 mds de réserves)
    ————————————————————————————————–
    Majnoon? Tu rigoles?

    A part cela Total n’a pas a se plaindre: ils ont leurs champs petroliers chez la Junte de Myanmar! (qui d’ailleur est le seul pays qui n;a pas eu une seule victime pendant le fameux tsunami de 2004 et meme que le pipe line de Total qui relie la terre aux forages off-shore n’a pas senti un brin de secousse

  • 20
    michael:

    Tagada Bouzou Bouzou Areuh Areuh …..
    « Saddam , reviens ! Tu nous manques  » ( Amities Trollo Saddamiennes )

    ===============
    « Le ministère irakien du Pétrole a attribué ce samedi le champ pétrolifère de Qourna-ouest 2 au consortium composé du russe Lukoil et du norvégien StatoilHydro. Avec 12,8 milliards de réserves, Qourna-ouest 2, dans le sud du pays, est le plus important des dix champs mis aux enchères ce week-end à Bagdad.

    Lukoil et StatoilHydro ont proposé d’être rémunérés 1,15 dollar par baril et de produire 1,8 million de barils par jour.

    Le groupe français Total était également candidat. Après avoir échoué vendredi sur l’autre méga champ de Majnoon (12 mds de réserves), la multinationale subit donc un nouveau revers.

    A l’issue de ces deux jours d’enchères, Total n’aura remporté l’exploitation que d’un champ beaucoup plus petit – celui d’Halfaya – et en partenariat minoritaire avec le malaisien Petronas et le chinois CNPC. De quoi être déçu. Mais comme l’avaient répété ses dirigeants, Total n’était pas prêt à s’engager en Irak à n’importe quel prix.

    La multinationale française dénonce les rabais sur leurs rémunérations que ses rivales consentent dans l’espoir de gagner ces marchés. Absent d’Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003, Total devra donc encore attendre avant de faire son retour dans un pays qui possède les troisièmes plus importantes réserves mondiales de pétrole et où le groupe français était présent depuis des décennies.

    Avec les cinq champs attribués depuis vendredi, l’Irak est assuré de produire dans les prochaines années 4,485 millions de baril/j supplémentaires.
    « 

  • 19
    Letel:

    Sa mère l’a pas bien élevé, à moins qu’elle ait été convertie elle aussi :
    « De père pakistanais et de mère américaine, M. Headley (qui s’appelait initialement Daood Gilani avant de changer de nom) a été arrêté le 3 octobre alors qu’il s’apprêtait à se rendre au Pakistan. La justice américaine le soupçonne d’avoir fomenté des attentats (non commis) contre des employés du journal danois Jyllands-Posten qui avait publié en 2005 des caricatures de Mahomet. »

  • 18
    Zoubor:

    Suez et Gaza de France?

  • 17
    michael:

    Il est « fache » Azrael ? Pas-tetique mais presque ……

  • 16
    michael:

    Bla bla bla ! Au fait quid des dettes de Saddam a la France ? Ca devait faire kek milliards , non ?
    Maintenant si la France veut vendre ses journalistes en surplus pour les racheter ensuite , les lois du commerce sont sacrees .
    Pour les BTP les Irakiens appreciaient bien plus les Sud Coreens moins cher et bien plus efficaces ……
    Mais si Lassie chien fidèle veut rentrer au poulailler ex mine de pepetes saddamiennes , vade valeque filii mihi !

  • 15
    Mateamargp:

    Ouais, depuis le temps on avait compris que vous pensiez ça. Qu’est-ce qu’on y peut ! On a fait de notre mieux… Si ça peut vous consoler, vous n’êtes pas le seul. Il y a des millions et des millions de gens qui pensent comme vous.

  • 14
    michael:

    Vous le soignez a la Methadone et l’Adolan ? Votre bonte proverbiale vous perdra ,S B !

  • 13
    michael:

    Uno , Deuxio et Trecio , faudra se faire oublier comme collabos de Saddam jusqu’a la derniere seconde et les nombreuses compagnies arnaquees par les « compradores » de la mouvance « Amities Franco Irakiennes  » ne risquent pas de remettre les pieds en Irak du temps ou Chirac faisait du dumping et vendait du Mirage tout neuf pour le prix du Mig21 d’occase et que Mitterand apres avoir vendu tout le systeme Anti aerien ( Shahine )du coin s’est empresse d’en devoiler les secrets et les « back doors » a la coalition ! Comme S.A.V ca aurait pu etre mieux et ca en a refroidi beaucoup ..
    Mais l’ Laisse Poires  » fait vivre c’est bien connu

  • 12
    Sittingbull:

    Je peux nettoyer plus profond, mais ça vous priverait de votre drogue.

  • 11
    Sittingbull:

    La deuxième partie va faire « boum »! ;)

  • 10
    Sittingbull:

    Le 15 est de Dror, on reconnaît son amertume pour les contrats perdus en Irak et son idéologie favorable à toutes les dictatures, pourvu qu’elles soient antisémites et antiaméricaines.

  • 9
    Mateamargo:

    « Je vous signale que l´image des USA a pris du plomb dans l´aile au moment de la guerre en Irak par exemple…

    ;c)

  • 8
    Mateamargo:

    C’est ça oui, sans les « atrocités » commises par les américains on les adorerait… HA! Surtout quand ils sont à genoux…

  • 7
    James:

    L´image des USA a subi des variations très importantes dans les sondages internationaux qui ont été réalisés durant la décennies.

    Il est clair que quand l´Amérique procède à des coups d´état en Irak ou ailleurs, elle est plus « haïe ». Et non, ce n´est pas « quoiqu´elle fasse »…

    Totalement erroné. Les deuxième et troisième parties de mon article réfuteront, avec données à l’appui, cette idée reçue.

  • 6
    Raphaël:

    Arrêtez, les potes, j’ai dit « une grande partie », et bien évidemment, les excentristes n’y sont pas.Mais force est de constater que même dans des pays où personne n’a jamais vu ne serait-ce que l’ombre d’un juif, l’antisémitisme, merveille d’effet secondaire de la mondialisation, existe aussi.

  • 5
    Sittingbull:

    Mais non, on vous aime bien ;)
    oui mais les eXcentristes ne font pas partie de l’humanité (ce sont des surhommes et surfemmes).

  • 4
    sphax:

    « et les juifs, en général, sans doute, de la part d’une grande partie de l’humanité… »

    Mais non, on vous aime bien ;)

  • 3
    Sittingbull:

    James, j’ai ajouté des catégories à votre excellent article (voir colonne de droite quand vous composez).

  • 2
    Raphaël:

    Israël subit une jalousie analogue de la part des pays arabes, et les juifs, en général, sans doute, de la part d’une grande partie de l’humanité…

  • 1
    Mateamargo:

    L’Amérique doit se rendre à l’évidence que quoi qu’elle fasse, elle sera toujours haïe. Parce qu’elle est le paradigme de la modernité. Du coup elle rendra toujours jaloux et envieux le reste de la planète. Tout ce que le monde à de cavernicole et de culturellement figé, sera son ennemi. Tous ceux qui voudraient être à la pointe de la modernité et qui n’y arrivent pas, aussi.
    Une fois l’Amérique ayant réalisé cela, elle pourra passer à l’étape suivante : à défaut d’être aimée, qu’au moins elle soit crainte. Seule façon d’assurer sa survie.
    W l’avait peut-être compris. Au moins pendant quelques années il a agît tout comme.
    Mais hélàs, le capital de crainte que W avait généré, a vite été dilapidé.