Posté le Dimanche 29 novembre 2009 par jc durbant
Et si, après leur choix de Jimmy Carter en 2003, le comité Nobel avait vu juste en récompensant dès sa première année son plus pur émule?
Incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique, liens avec l’extrême gauche ou les suprémacistes noirs, accession trouble au Sénat d’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis, soutien médiatique massif et campagne la plus chère de l’histoire américaine …
Nationalisations “provisoires” de pans entiers de l’industrie et de la banque, subventions gouvernementales, aggravation monstrueuse des déficits, montée inédite du chômage, nouvelle baisse du dollar, dépendance accrue envers les puissances financières étrangères, projet d’un service national de santé au coût toujours non budgété et impliquant un contrôle tout à fait inédit de la population, projet de la création d’un service national de la jeunesse, projet de musèlement des médias via une loi visant à imposer la diversité des opinions, mise en place de chargés de mission présidentiels dotés de pouvoirs étendus échappant au contrôle du Sénat, ouvertures tous azimuths envers l’islam, l’Iran, les Palestiniens, critique systématique de son prédécesseur au plan militaire tout en en maintenant l’essentiel des mesures, renoncement unilatéral au déploiement de missiles antimissiles en Europe de l’Est et abandon des pays ex-communistes ou ex-soviétiques, prix Nobel de la paix sur la seule foi de ses belles paroles …
En ces temps étranges où, dans l’incorrigible novlangue de nos médias, la tenue d’une élection démocratique suite à la tentative de “putsch légal” de la part du président précédent est qualifiée de “victoire des putschistes” …
Mais où, juste retour des choses après le hold up du siècle et près d’un an de boulettes presque ininterrompues, le premier président multiculturel et post-moderne de l’histoire américaine redescend littéralement sur terre en passant pour la première fois sous la barre symbolique des 50% d’avis favorables dans les sondages …
Et où, à mesure que commencent à s’estomper les pires effets d’une crise financière qui avait poussés les électeurs dans les bras d’un virtuel inconnu, font retour à la surface tous les avertissements que tant d’entre eux avaient voulu ignorer il y a un an …
Retour, avec David Horowitz et Michel Gurfinkiel, sur l’une des accusations qui avaient surgi pendant la campagne du disciple de Saul Alinsky, à savoir celle d’être le fameux “candidat mandchourien”, qui, selon le célèbre roman de politique-fiction de la fin des années 50 de Richard Condon adapté à deux reprises au cinéma, voyait un soldat américain capturé par les Rouges pendant la guerre de Corée renvoyé aux Etats-Unis, après avoir été dument retourné et conditionné, pour y participer à un coup d’Etat.
Mais qui, derrière ses côtés franchement conspirationnistes, a le mérite de rappeler les côtés indéniablement ambigus et troubles d’un candidat ayant été soutenu non seulement par le Très Grand Capital à la George Soros mais par la myriade d’associations plus ou moins extrémistes et issus des milieux anti-mondialisation puis anti-guerre que subventionnait celui-ci …
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9 réponses à “Présidence Obama: Après l’Obamania, la cartérisation (Manchurian candidate or just plain old carterization?)”
2 déc 09 à 05:29
Voir aussi l’avertissement du WSJ:
« Bientôt, M. Obama aura ses propres La Mecque et Téhéran à traiter, peut-être à Jérusalem et au Caire. Il ferait bien de jeter un œil au bilan de son co-lauréat au prix Nobel de la paix, comme démonstration de la manière dont les motifs les plus purs peuvent entrainer les résultats les plus désastreux. »
30 nov 09 à 22:44
- « J’aime beaucoup Michel, mais cet article me gêne un peu. Il y a un je-ne-sais-quoi qui ressemble à la théorie du complot »….
C’est exactement la réaction que j’ai eue et j’ai d’ailleurs hésité à le mettre en ligne, mais je trouvais qu’il expliquait bien le concept et puis j’ai vu que la National Review l’avait sorti un mois avant et j’ai aussi tenté de le réorienter vers la notion de cartérisation.
Mais c’est effectivement pas clair (pour le coup du certificat de naissance, j’ai pas trop suivi parce que j’aime pas non plus ce genre d’approche mais, comme pour ses notes de fac, on a effectivement l’impression que le gars n’est pas trop franc du collier) et d’autant plus qu’il conclut avec un quelque peu sibyllin:
« Il aime peut-être trop le pouvoir pour ne pas chercher, désormais, à échapper à ses mentors. »
En gros, si j’ai bien compris, même si le « peut-être » me semble largement superflu, il nous faut espérer que le disciple d’Alinski aime assez le pouvoir pour pouvoir devenir un président potable, idée qu’il me semble avoir déjà entendu ici (Michael?), ce qui effectivement serait le mieux pour l’Amérique et pour le monde, même si le père Noël en question est une sacré ordure …
Quant à Newsweek, il me font quand même un peu marrer avec leurs gros sabots pour faire avancer les pions de leur poulain:
Pour eux, le « passé », c’est quand,… 2008?
Et s’il y a effectivement des outrances un peu limites chez les palinistes, faut quand même un sacré culot pour oser faire passer la bande des Chicago boys… pour des » véritables « rogues », des non-conformistes qui osent travailler ensemble » !!!
Voir:
« Le scénario n’est pas nouveau. Par le passé, les progressistes archaïques de la coalition New Deal-Great Society en perte de vitesse refusaient d’accepter le fait que l’Amérique est un pays de centre droit, et que des Démocrates désireux de remporter des élections nationales ne peuvent faire campagne à gauche. (…) Qui aurait pu croire que dans la vie politique américaine, les véritables « rogues », les non-conformistes, seraient ceux qui osent travailler ensemble ? »
Enfin, j’étais un peu occupé dernièrement (ou c’est ‘effet de l’heure matinale?) et viens juste de (re)découvrir la nouvelle maquette et devise et me demandais quand on en avait parlé et ce qu’en pensait le reste du gang …?
30 nov 09 à 15:36
Pas vraiment fan de la pensée de Goldwater, mais « Ike » (comme Nixon, sauf que ce dernier saisira l’effet Goldwater pour son bénéfice contre Humphrey) ne comprendra pas le tournant qui arrive à la fin des années Johnson. Ike n’a jamais fait partie de la même famille idéologique que Reagan aussi bien en politique intérieure qu’étrangère.
Goldwater perdra dans les grandes largeurs face à LBJ mais Goldwater sera dores et déjà le signe annonciateur d’une rupture de l’ordre libéral installée par FDR dans les années 30.
Concernant Palin, je la vois difficilement dans les Starting-Block pour 2012. Les effets de célébrités finissent toujours pas s’essouffler. Surtout s’ils commencent 3 ans avant l’échéance présidentielle.
L’échec d’une candidature à la vice-présidence reste toujours rédhibitoire aux Etats-Unis. En outre, elle est encore jeune et a largement le temps d’avoir des ambitions politiques de cet ordre.
Mais, qui sait, elle sera probablement pour notre époque ce que Goldwater fut dans les années 60 : quelqu’un qui marquera le conservatisme d’une empreinte mais sans nécessairement devenir présidentiable.
30 nov 09 à 12:44
30 nov 09 à 12:42
« Permettez-moi de vous rappeler que l’extrémisme, dans la défense de la liberté, n’est pas un vice ». Une salve d’applaudissements de 41 secondes s’ensuivit. Et G de poursuivre : « Et la modération, dans la poursuite de la justice, n’est pas une vertu« .
30 nov 09 à 12:08
Chris Matthews On Obama: Too Much Chamberlain, Not Enough Churchill
http://hotairpundit.blogspot.com/2009/11/chris-matthews-on-obama-too-much.html
30 nov 09 à 10:32
Une erreur a été commise en 2008 :
30 nov 09 à 09:02
Incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique, liens avec l’extrême gauche ou les suprémacistes noirs, accession trouble au Sénat d’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis, soutien médiatique massif et campagne la plus chère de l’histoire américaine …
Très juste, JC. L’affaire, entre autres, du Birth Certificate est loin d’être terminé. Mais ici ce n’est pas un complot car lui seul fait de la rétention d ‘informations concernant son passé, scolaire notamment.
J’aime beaucoup Michel, mais cet article me gêne un peu. Il y a un je-ne-sais-quoi qui ressemble à la théorie du complot.
En parlant de conspiration, j’ai entendu dans l’émission de Ruquier samedi dernier le comédien Solo nous dire qu’il y a derrière le pleurnichard en chef des « forces obscures » qui veulent le voir échouer dans sa politique. Alors que quelques minutes plus tard il accuse Zemmour de complotiste lorsque ce dernier évoque le Climategate.
Ceci étant, les choses vont de plus en plus mal pour le parti Démocrate :
40 Percent of Democrats Saying They’re Unlikely to Vote, or Certain to Not Vote in 2010 ?
http://campaignspot.nationalreview.com/post/?q=NDg0NDBiOWExMzBmZTY0YjI5YjA0YjgwZDc3M2VhMTk=
29 nov 09 à 14:26
Morceaux choisis:
« Dès qu’un organisateur entre dans une communauté, il ne vit, rêve, mange, respire et dort qu’une chose, et c’est d’établir la base politique de masse de ce qu’il appelle l’armée. »
Saul Alinsky (mentor politique d’Obama)
« On se retrouve avec deux conclusions: 1) un président très inexpérimenté a découvert que toute la rhétorique de campagne facile et manichéenne de 2008 n’est pas facilement traduisible en gouvernance réelle. 2) Obama est engagé dans une course contre la montre pour imposer de force un ordre du jour plutôt radical et diviseur à un pays de centre-droit avant que celui-ci ne se réveille et que ses sondages atteignent le seuil fatidique des 40%. Autrement dit, il y a deux options possibles: Ou bien le pays bascule plus à gauche en quatre ans qu’il ne l’a fait en cinquante ou Obama entraine dans sa chute le Congrès démocrate et la notion même de gouvernance de gauche responsable, laissant ainsi derrière lui un bilan à la Carter. »
Victor Davis Hanson





