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Economie: La leçon oubliée de Thanksgiving (The lost lesson of Thanksgiving)

Posté le Vendredi 27 novembre 2009 par jc durbant

Pas les premiers Européens en Amérique, peu de Puritains sur le Mayflower, célébration à l’occasion non de l’amitié mais de la guerre entre les peuples, pas de date fixe et de fête nationale avant les 600 000 morts de la Guerre civile et la proclamation de Lincoln en 1863 (soit près de deux siècles et demi après!), pas de tourte au potiron (sans lait ou farine) ou pommes de terre (alors considérées comme toxiques) ou même peut-être de dinde …

Les petits mythes de Thanksgiving, on le sait, ne manquent pas.

Mais ce que l’on sait moins, en ce “Vendredi noir” où, avec ses soldes monstres mais aussi ses terribles embouteillages et mouvements de foule, la réalité économique reprend furieusement ses droits avec l’ouverture de la saison d’achats de Noël au lendemain de cette fête fondatrice des Etats-Unis …

C’est, comme le rappelait il y a deux ans le journaliste financier de Fox news John Stosser, “la leçon oubliée de Thanksgiving”.

A savoir, à l’heure où le pire président depuis Carter qu’ait connu “la terre de la Liberté” tente de la transformer en une deuxième France, celle du partage et de la “collectivisation volontaire des ressources” qui, avant d’être (comme plus tard les kibboutzim israéliens?) finalement abandonnés, faillirent bien faire tourner court l’expérience de la colonie de Plymouth …




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4 réponses à “Economie: La leçon oubliée de Thanksgiving (The lost lesson of Thanksgiving)”

  • 4
    MERCATOR:

    Ne pouvant accroître leurs ressources, dans l’incapacité de rembourser leurs dettes, les États ont la solution de pratiquer la création monétaire et rembourser en « monnaie de singe »,pratique élégante et indolore qui a pour mérite de donner une prime à l’investissement,désendetter « de facto » les entreprises et les ménages, ruiner les rentiers et les spéculateurs.

  • 3
    MERCATOR:

    Face à cette situation, les solutions ne sont pas légion. « Il faudra augmenter les impôts ou couper dans les dépenses publiques », résume Jean Pisani-Ferry.

    On reste paralysé d’admiration devant cette clairvoyance absolument géniale.

  • 2
    James:

    L’explosion de la dette publique menace les économies occidentales

    http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/25/l-explosion-de-la-dette-publique-menace-les-economies-occidentales_1271759_1101386.html

  • 1
    jc durbant:

    Extraits:

    « “Quand les pèlerins ont d’abord fondé la colonie de Plymouth, ils ont organisé leur agriculture selon un principe de collectivisation des ressources. L’objectif était de tout partager de manière égale, aussi bien le travail que la production.

    Presque tous ont souffert de la faim.

    Pourquoi ? Quand des personnes peuvent obtenir la même chose avec peu d’efforts ou avec beaucoup, la plupart ne fourniront que de faibles efforts. Les colons de Plymouth feignaient la maladie plutôt que de travailler à l’accroissement de la propriété commune. Certaines volèrent même, en dépit de leurs convictions puritaines. La production totale était trop faible pour l’ensemble de la population, et il en résulta la famine. (…) Cela dura deux ans.

    « Quand il est apparu clairement que la famine devait également se poursuivre l’année suivante, si rien ne venait l’en empêcher, écrit le gouverneur William Bradford dans son journal, les colons commencèrent à réfléchir aux moyens de faire pousser plus de maïs qu’auparavant afin d’obtenir une meilleure récolte et de ne plus continuer à vivre dans la misère. Après de longs débats, [...] Nous avons donc accordé à chaque famille une parcelle de terre. »

    Le peuple de Plymouth est ainsi passé du socialisme à la propriété privée des terres. Les résultats furent spectaculaires.

    « Cela a été un grand succès, écrit Bradford, chacun est devenu plus travailleur, de telle sorte que plus de maïs a été planté que les années précédentes. [...] À partir de ce moment, les récoltes devinrent abondantes et, à la place de la famine, Dieu donna beaucoup aux colons ; la face des choses avait changé, pour le bonheur de beaucoup [...]“




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