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« Sale Arabe » ou « sale Français », quand la presse gaucho préfère créer l’actualité plutôt que de la couvrir.

Posté le Vendredi 27 novembre 2009 par sil

Bolossade-agression-raciste-Paris-2009
Nous n’avions plus vraiment besoin de preuves mais bon, voici encore une fois de quoi illustrer le fait que les gauchos appartiennent à une espèce définitivement fâchée avec la réalité.

Et oui, alors que l’actualité raciste et nationaliste se caractérise de façon éclatante par tous ces gamins « mates foncés » pourchassant martel en tête et à la main des « faces de craie » aussi bien à Paris qu’à Avignon, et ces beurs qui vous envoient à la face du « sale çais-fran » ou qui arrachent puis brûlent des drapeaux français afin de mieux planter le leur, chez Liberté-enchaînée, oups, chez Libération, on préfère faire diversion en moussant une histoire de « sale Arabe » pour le moins obscure pour ne pas dire suspecte.

Le pire étant que ces guignols de l’info ne se rendent même pas compte qu’avec leurs gamineries, ils souillent non seulement le journalisme mais aussi le combat contre le racisme ou le nationalisme, et plus largement les idéaux de gauche ou républicains…

SILe Français

« A Libération, l’indignation reste sélective » par Philippe Cohen – Marianne.

Le quotidien a repris ce matin la page Facebook d’un jeune beur de Sciences-Po insulté par des CRS mercredi dernier, pour en faire un évènement de trois pages repris par les radios. Très juste dénonciation. Mais elle succède à la très grande sobriété des compte-rendus sur les violences surgies dans les villes après le match Algérie-Egypte ou lors de la distribution ratée d’euros sur le Champ de Mars.

Les rédacteurs en chef dans le vent aiment à dire qu’un journal doit être un récit du monde. Une façon très honorable de défendre un métier qui avait coutume de copiner avec la littérature. Vive le récit donc. Sauf qu’il existe différents types de récits, sans remonter à Levi-Strauss : fictionnel, mémoriel, actuel, poétique, etc. Evidemment, le rayon de la presse, c’est le récit de l’actualité, – on dit même le roman dans les rédactions un peu « branchouilles »…

Or, le problème du roman est qu’il peut nous éloigner ou nous rapprocher du réel et de l’actualité. C’est exactement ce que je me suis dit en découvrant le Libération du jour :
Sale-Arabe
Pas de quiproquo : le récit d’Anyss Arbib est scandaleux, révoltant même. Que la police, même passablement énervée par les casseurs venus fêter à leur façon la victoire de l’Algérie sur l’Egypte en foot, puisse laisser certains de ses membres insulter des personnes en les traitant de « Sale arabe » et encore plus en les matraquant, a quelque chose de stupéfiant. Que, après l’intégration de plusieurs milliers de jeunes d’origine maghrébine, après les sanctions contre les dérapages, des CRS renouent avec leurs ancêtres de l’après-68 a quelque chose de régressif et d’inquiétant.

Mais la une de Libération serait plus crédible si le quotidien avait manifesté la même indignation envers des actes barbares commis par des jeunes de banlieue lors de la distribution ratée de bourses d’euros sur le Champs de Mars ou après le match Algérie-Egypte et la même compassion envers leurs victimes, Français de souche comme on n’aime peu à le prononcer depuis que l’expression a été captée par un blogueur d’extrême droite.

Ces violences se sont déroulées dans plusieurs villes : Roubaix, Grenoble, Paris. Partout, la victoire de l’équipe de football d’Algérie a été le prétexte d’agressions violentes qui n’ont que peu de rapport avec les difficultés de l’Algérie ou le colonialisme que son peuple subit autrefois. Mais ces incidents n’ont pas mérité davantage que quelques articulets dans le quotidien comme dans toute la presse de gauche d’ailleurs. Et si Libération a rendu compte des affrontements du Champ de Mars, le quotidien s’est bien gardé de montrer les photos comparables à celle de Match qui a montré des jeunes s’acharner à coups de piolet d’incendie contre un photographe. Tout se passe comme si la France était aujourd’hui structurée en bandes ethniques, la « bande des bleus » s’ajoutant à celle des «beurs», des «Renois» ou des «Feujs ». A chaque journal, dès lors de choisir ses favoris : à Libé et aux Inrocks la compassion pour les bandes ethniques, au Figaro et Valeurs Actuelles la pitié pour les CRS.

Comment interpréter cette indignation sélective de LIbération ? Un souci commercial, les beurs étant peut-être – et encore ce n’est pas sûr – plus nombreux que les policiers à le lire et acheter le journal ? L’idéologie au nom de laquelle la révolte s’imposerait dans le cas des pratiques policières quand l’indulgence serait de mise pour des personnes issus de milieux défavorisés ? Mais les CRS non plus ne sont pas issus, en général, de Neuilly ou Passy ?

Non, rien de tout ça ne légitime la différence de traitement entres ces deux évènements. Qui sont, chacun à leur manière, le signe indubitable de la crise française, voire même de la décomposition sociale du pays. Et de celà, même Libération ne peut se laver les mains. Alors on rêverait de ce que comme pour l’affaire de la main d’Henry, l’évènement, au moins, divise en deux la rédaction du quotidien. Et si c’était le making off du Libé de demain ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’en doute…

Madame Malika Sorel au sujet de l’affaire du « sale Arabe » (21e commentaire de son article « responsables ou irresponsables?« )

Sur l’affaire de l’étudiant de Sciences Po, j’ai visionné ses interventions. Il dit clairement qu’il a été « monté » par le directeur de Sciences Po Richard Descoings. La haine de l’Etat et de la France n’a pas de couleur. A chaque fois que j’ai écouté des interventions de M. Descoings il transpirait ce rejet de la France et même des intellectuels qui ont fait cette France.

Libération lui a ouvert ses colonnes. Il a été reçu sur des plateaux télé. La caste qui détient le pouvoir média adore les gens qui crachent sur la France et sur ses représentants, à commencer pas sa police nationale. Hier, dans le grand journal où cet étudiant était invité, le journaliste Apathie a sorti une véritable diatribe contre les Français.

Personne ne semble se poser la question suivante: ce jeune était-il vraiment sur place ou a-t-il inventé son histoire? Plusieurs détails sont en effet troublants. Pourquoi n’a-t-il pas porté plainte? Pourquoi aucune photo ni vidéo de témoignage? Pourquoi ne veut-il pas montrer ses témoins comme il l’a dit sur le plateau de Canal? Ses explications étaient d’ailleurs peu convaincantes. Comment se fait-il qu’il dise avoir été méconnaissable tant il a été « gazé » par les lacrymogènes et qu’il ait pu, au même moment, aller demander des explications à un CRS. Ses propos me semblent étranges et pas toujours cohérents. Une enquête est à mes yeux hautement indispensable et il devra être très sévèrement puni, lui ainsi que R. Descoings s’il s’avère que cette histoire n’est pas vraie. Leur but est clairement de porter atteinte à notre police et de porter, par ce biais, un coup à ce qui touche à l’identité nationale. Le débat sur cette identité est clairement visé au travers de cette attaque en règle contre la police. D’ailleurs le lien a été fait dans Libération.



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3 réponses à “Â« Sale Arabe » ou « sale Français », quand la presse gaucho préfère créer l’actualité plutôt que de la couvrir.”

  • 3
    sil:

    De rien mon cher Sphax : Sil humble serviteur 16/24 et 6.5/7 du Peuple , pour le Peuple, par le Peuple…

  • 2
    sphax:

    Voici un des commentaires « tolérants » et « antiraciste » que malika sorel à pu lmire sous son article :

    « ÃŠtes vous la fille de juifs pied-noirs, Malika Sorel ?
    Et si oui, alors pourquoi vous faites vous passer pour une « maghrébine » qui serait bien placée pour savoir de quoi elle parle ? »

    Sinon, Sil, merci de retransmettre l’actualité.

  • 1
    sil:

    Avec du Malika Sorel inside pour notre Jugurta.




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