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Recherche: C’est une croisade contre l’islam (French academics finally discover there’s a war going on)

Posté le Lundi 16 novembre 2009 par jc durbant

Jeune chercheuse en microbiologie ayant accès à des virus sanctionnée à Toulouse pour port du voile ostentatoire?

Travaux de recherche mis en question pour cause de “risque” de constitution d’un “lobby arabo-musulman” au sein du CNRS ?

Comme d’habitude, l’intérêt des polémiques, c’est ce qu’elles révèlent sur ce qui passait jusque là pour la normalité.

A l’heure où l’on reparle, en France et à tort et à travers, de droit de réserve …

Et, où à l’occasion d’un nouveau cas de crise de jihadite subite aux Etats-Unis, l’on redécouvre la longue liste des cas précédents depuis les pirates de l’air du 11/9 …

Tandis que des mollahs condamnés à la provocation pour survivre nous ressortent, après l’Affaire Dudoignon il y a deux ans, le coup du procès d’une jeune chercheuse comme de trois touristes américains d’origine juive …

Retour sur la polémique qui a déchiré le landerneau universitaire l’été dernier (et dont Sphax avait parlé ici même).

A savoir celle des sanctions administratives, pour propos insultants envers un haut fonctionnaire, contre le chercheur du CNRS très engagé et ouvertement islamophile Vincent Geisser.

Et qui, derrière la levée de boucliers et les pétitions habituelles de certains de ses collègues (dont nombre des mêmes, comme le rappelle malicieusement Luc Rosenzweig, qui avaient poussé un an plus tôt leur attachement à la liberté d’expression jusqu’à demander pour recherches non conformes l’exclusion de leur collègue Sylvain Gouguenheim), avait eu le mérite de rappeler ou faire découvrir au grand public l’existence, dans les domaines et pour les pays sensibles, d’une surveillance de la recherche française.

Et donc en gros que notre pays comme le reste de l’Occident, était, quoi qu’en disent nos savants distraits ou compagnons de route ou le tout fraichement nobélisé Apaiseur en chef à la tête du Monde libre, en guerre …



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Une réponse à “Recherche: C’est une croisade contre l’islam (French academics finally discover there’s a war going on)”

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    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    « Le fonctionnaire de défense [qui, selon le comité de soutien, est intervenu dans cette affaire] est un idéologue qui traque les musulmans et leurs «amis» comme, à une certaine époque, on traquait les juifs et les Justes. »

    Vincent Geisser

    « C’est une croisade contre l’islam. »

    Olivier Roy

    « Les premières manifestations de ce fonctionnaire datent de quelques années. On a essayé de se renseigner, il semble qu’il ait le grade de général, mais on ne sait pas quelles sont ses prérogatives, ni ce qu’il fait au CNRS, ni en quoi il est qualifié pour valider nos travaux. Quand on part en mission à l’étranger dans des pays sensibles, on est obligés de lui communiquer nos plans de mission: qui on va rencontrer, où on va loger. Et on doit avoir son autorisation pour partir. »

    Françoise Lorcerie

    « S’ils peinent à étayer leurs convictions par des faits, plusieurs chercheurs, sous le couvert de l’anonymat, dénoncent un contexte de “délire sécuritaire”, accentué par le sentiment “antimusulman” du fonctionnaire de défense en poste au CNRS. Il se murmure par exemple que la jeune musulmane chercheuse en microbiologie sanctionnée à Toulouse l’a été “parce que, dans le cadre de ses recherches, elle avait accès à des virus”. (…) Selon lui, l’un de ses collègues du Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences-Po) a même été consulté par le ministère de la Défense sur le “risque” que ses travaux ne cachent la constitution d’un “lobby arabo-musulman” au sein du CNRS. »

    Le Monde

    « Vincent Geisser, chercheur au CNRS, a entamé une enquête sur les enseignants issus des migrations maghrébines. En 2007, la direction administrative lui demande d’interrompre ses recherches ; on découvre à cette occasion qu’au CNRS un “fonctionnaire de sécurité et de défense” est chargé de surveiller toutes les recherches sociologiques et sociopolitiques jugées “sensibles”, et notamment celles concernant l’islam. On apprend aussi que ce type d’intervention n’est pas exceptionnel et que le même fonctionnaire a écrit à d’autres chercheurs pour exprimer sa désapprobation de leurs opinions ou études. Sur le fond, la décision du CNRS ne peut que laisser perplexe : faut-il interdire une recherche de peur que ses résultats ne déplaisent au pouvoir ? Autant casser tous les thermomètres pour s’assurer que la fièvre ne monte pas. »

    Tzvetan Todorov

    « D’ailleurs, dans l’un de ses livres, notre « chercheur » avait dressé une belle liste de musulmans alimentant, de son point de vue, « l’islamophobie » et naturellement il me réservera une place de choix dans cette énumération digne justement de l’époque antidreyfusarde. Le « chercheur » me désigna, avec beaucoup d’autres, à la vindicte intégriste. Lui, l’homme intègre, honnête, neutre, universitaire froid adoptant une méthode scientifique avançant sous la couverture d’une prestigieuse demeure comme le CNRS décida alors, que nous étions bons pour la fatwa et l’excommunication. »

    Mohamed Sifaoui

    « Même fonctionnaire, un intellectuel, un enseignant, un chercheur, doit bénéficier de la même liberté d’expression que celle de tous les autres citoyens de la République, y compris celui de dire et d’écrire des bêtises, pour autant qu’elles ne tombent pas sous le coup de la loi. A la différence des fonctionnaires d’autorité, comme les préfets, sous-préfets, ambassadeurs, etc., qui incarnent l’Etat dans les lieux où ils sont affectés, le discours des chercheurs n’engage qu’eux-mêmes. (…)Il est cependant savoureux de constater que parmi les pétitionnaires si attachés à la liberté d’expression de Vincent Geisser emmenés par Esther Benbassa, un bon nombre avait réclamé que l’on réduise au silence – et si possible au chômage – Sylvain Gouguenheim. »

    Luc Rosenzweig