Posté le Mardi 27 octobre 2009 par jc durbant
Alors qu’après la grande peur de la contagion grecque et les mois gagnés par la longue concertation avec le patron de Sciences Po Richard Descoings, notre omniprésident est bien obligé maintenant de trouver un contenu à sa réforme du lycée promise …
Et qu’abandonnant toute vélléité révolutionnaire pour le pragmatisme plus discret des petites touches et des simples circulaires, les nouveaux projets, au pays des présidents hommes de lettres et des concours d’orthographe, de revalorisation de la filière littéraire (devant la désertion de la série L réduite à 17% des lycéens) via l’accent sur les langues vivantes, l’ouverture aux civilisations étrangères, au droit et aux nouvelles formes d’expression artistique, ne devraient, hormis la sempiternelle question des moyens, pas faire trop de remous …
Comment ne pas voir, derrière la montagne des rapports et des missions comme la petite souris de l’accent sur l’encadrement et l’aide à l’orientation dont elle a accouché (nonobstant, pour sa gestion, un timide début d’autonomie locale sur lequel ne manqueront pas de s’acharner les citadelles syndicales), que les tabous de l’enseignement français ont encore de beaux jours devant eux ?
Que ce soit, dans un pays endetté jusqu’aux yeux et plombé par des effectifs pléthoriques de fonctionnaires, celui de la gestion des deniers publics (ie. la nécessaire réduction des postes que devaient permettre semestrialisation et refonte du bac).
Ou, hormis les grandes écoles des enfants des élites protégées (4% des effectifs concentrant 35% des ressources), la vache sacrée du refus de toute sélection à l’entrée à l’enseignement supérieur sans laquelle se perpétuera le gâchis de la sélection insidieuse et hypocrite de l’échec massif dans les premières années de l’université …
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2 réponses à “Education: On ne touche pas à la tour Eiffel (Blame it on Eiffel)”
30 nov 09 à 22:57
Oui, j’ai vu, ça et me demandais, avec mon conspirationnisme habituel, si c’était pas la petite pointe de l’iceberg …
Quelle souffrance quand même, pour toutes ces pauvres lettres!
30 nov 09 à 12:47
Harcelés par le néolibéralisme meurtrier, trop de pression, trop de stress, trop de travail :
« Un facteur de Côte-d’Or a été interpellé et placé en garde à vue après la découverte de 300 kg de lettres chez lui. Il a avoué avoir agi ainsi pour s’éviter du travail. »





