A McLean, en Virginie, les militants peinent dans la campagne pour le choix du gouverneur.
Le professionnalisme est toujours là, l’enthousiasme un peu moins… Ce samedi matin à McLean, une banlieue cossue au nord-ouest de Washington, quelques jeunes démocrates sont en route pour une tournée de la dernière chance, à quelques jours des élections pour le poste de gouverneur en Virginie. Leur organisation est impressionnante : chacun est muni de cartes Google, indiquant les maisons où ils doivent se rendre. Les militants connaissent déjà les noms des électeurs à aborder, leur sexe, leur âge et leurs préférences politiques. A chaque tournée de porte-à-porte, les électeurs sont notés de 1 à 6, pour actualiser les listes (le 1 est décerné aux démocrates convaincus, le 2 à ceux qui penchent vers ce parti, le 3 aux indécis, et ainsi de suite jusqu’au 6, pour les républicains convaincus). Chaque maison a son code-barres, pour scanner au plus vite les nouvelles informations obtenues.
Chirurgical. Ce samedi toutefois, ce porte-à-porte quasi chirurgical ne vise que trois catégories d’électeurs : les SD (Strong Democrat, démocrate convaincu), les LD (Leaning Democrat, de tendance démocrate) et les U (Undecided, indécis). «On ne cherche pas à convaincre des républicains convaincus, explique Bo Hammond, 22 ans, un des étudiants en campagne ce matin à McLean. Ce serait perdre notre temps. Ce qu’il nous faut, c’est mobiliser notre base.» La seule chance des démocrates de gagner ces élections serait de réveiller ces pavillons du nord de la Virginie, peuplés de Blancs aisés et bien éduqués, qui ont largement voté Obama à la présidentielle (60% dans le comté où se trouve McLean), calculent les stratèges du parti. Pour ce faire, le Président lui-même s’est rendu sur le terrain quelques jours plus tard (lire ci-contre). Mais cette campagne est bien différente de la précédente, soupirent-ils. (Lire la suite…)