Posté le Jeudi 10 septembre 2009 par sil

Dans « Liberté pour l’histoire » par Pierre Nora et Françoise Chandernagor.
« Deux mille ans de culpabilité chrétienne relayée par les droits de l’homme se sont réinvestis, au nom de la défense des individus, dans la mise en accusation et la disqualification radicale de la France. Et l’école publique s’est engouffrée dans la brèche avec d’autant plus d’ardeur qu’à la faveur du multiculturalisme, elle a trouvé dans cette repentance et ce masochisme national une nouvelle mission. Après avoir été le vaisseau pilote de l’humanité, la France est devenue ainsi l’avant-garde de la mauvaise conscience universelle. Lourde rançon. Singulier privilège. »
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21 réponses à “Rentrée des claques : halte à l’éducation au masochisme national.”
11 sept 09 à 13:16
0 là aussi. Je donne pas cher, M. Mercator, de votre avenir à l’institution extrêmécole, j’en parle au principal.
11 sept 09 à 12:30
Oui.
Et, au fait Mercator, Trafalgar, rappelez-moi, c’était en quelle année ?
11 sept 09 à 12:14
En fait LETELce qui bloque, ce n’est pas le commentaire, mais la date du commentaire, on vous prend pour un adepte des théories conspirationnistes ce qui est, pour vous, vous l’admettrez, un comble, n’oublions pas que ce site est domicilié aus states .
11 sept 09 à 08:43
Et le 7. Et celui-là.
11 sept 09 à 08:42
Merci ! Du coup vous pouvez effacer les messages 15, 14, 13 et 4. Et celui-là aussi.
11 sept 09 à 07:53
Je viens de tout debloquer… Le spam filter a l’air particulierement penible, aujourd’hui !
11 sept 09 à 06:25
Je parle du blocage par le serveur.
11 sept 09 à 06:25
Q … ait
Désespérant, rien ne marche.
11 sept 09 à 06:24
uand je voyais les manuels des années 1980 et 1990, c’était à pleurer, plus aucune date, plus aucune chronologie, plus de guerres ni d’empires, de batailles ou de traités, que de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle, de l’histoire économique, de l’histoire des façons de vivre : la transformation des structures sociales, l’évolution des mentalités, les modes de production, les productions culturelles, etc. On ne savait pas qui était qui, quoi était quoi, quand était quand.
Que des profs, des spécialistes, les auteurs des manuels, des historiens, aient pu se prêter à cette mascarade est inconcevable. Ils oubliaient que les élèves n’étaient pas des étudiants en thèse, mais des enfants ou des ados qui avaient tout à apprendre.
L’école des Annales a une grande part de responsabilité aussi, avec son rejet de l’école méthodique, ou positiviste, en histoire. Son rejet des dates et des chronologies. Mais les gens de l’école des Annales, comme Braudel, étaient des historiens professionnels, ils connaissaient l’histoire, et les dates, tout ça était évident pour eux, ils voulaient aller plus loin, faire une histoire totale, avec raison. Mais à la base, chez les profs du secondaire, on les a écoutés de trop près, on a oublié que les bases étaient nécessaires. Qu’il fallait commencer par là. Que l’histoire type Annales ne pouvait venir qu’après, après l’apprentissage des éléments de départ : les dates. Sans dates, qu’est-ce que l’histoire ? Comment voulez-vous qu’un enfant retienne quelque chose si son manuel lui fait dix chapitres sur des concepts, des éléments qualitatifs, des envolées creuses, des exposés vaseux ? Tout ça en plus n’est pas appris, et si péniblement appris, vite oublié, trop abstr
11 sept 09 à 06:04
C’est très bien tout ça, mais a quoi sert-il de connaitre son histoire si c’est pour clamer ensuite que nous ne sommes pas concernés par elle ?
Entre le masochisme national dont parle très justement Nora et la formule citée par Letel, il y a une marge importante. Il est inacceptable de passer son temps a s’excuser pour des pages de son histoire, mais il est tout aussi inacceptable de décider de bruler ces mêmes pages en prétendant qu’elles ne nous concernent pas.
11 sept 09 à 05:27
Argument peu convaincant il me semble, si ça touche trop à la politique, ils devaient être contents les gauchistes de l’EN, responsables des programmes. Un des leit-motiv à gauche, c’est justement « Tout est politique ».
11 sept 09 à 05:14
Ce serveur c’est un traite, Letel: il a lu le mot « culture » et il a sorti son revolver….
A part ca, question histoire, je me souviens qu’apres Mai 68 l’education nationale avait decidee de reduire les programes d’histoire-geo: ca touche trop aux problemes politiques ces matieres, et l’EN n’appreciait pas !
11 sept 09 à 04:38
Ma compagne et moi avons enseigné nous-mêmes nos quatre enfants, et le résultat est incomparablement plus riche que pour ceux qui sont passés par le rouleau compresseur de l’école. Ceci dit, il n’est pas toujours facile pour eux de trouver des « pairs » (Ils ont maintenant de 25 à 36 ans)
11 sept 09 à 02:33
Qu’est-ce que le serveur n’aime pas, qui entraîne le blocage ? Ce serait intéressant de savoir, car alors on pourrait éviter les caractères ou les mots qui déclenchent la non parution des posts.
11 sept 09 à 02:32
Qu’est-ce que le serveur n’aime pas, qui entraîne le blocage ? Ce serait intéressant de savoir, car alors on pourrait éviter les caractères ou les mots qui déclenchent la non parution des posts ?
11 sept 09 à 02:31
Quand je voyais les manuels des années 1980 et 1990, c’était à pleurer, plus aucune date, plus aucune chronologie, plus de guerres ni d’empires, de batailles ou de traités, que de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle, de l’histoire économique, de l’histoire des façons de vivre : la transformation des structures sociales, l’évolution des mentalités, les modes de production, les productions culturelles, etc. On ne savait pas qui était qui, quoi était quoi, quand était quand.
Que des profs, des spécialistes, les auteurs des manuels, des historiens, aient pu se prêter à cette mascarade est inconcevable. Ils oubliaient que les élèves n’étaient pas des étudiants en thèse, mais des enfants ou des ados qui avaient tout à apprendre.
L’école des Annales a une grande part de responsabilité aussi, avec son rejet de l’école méthodique, ou positiviste, en histoire. Son rejet des dates et des chronologies. Mais les gens de l’école des Annales, comme Braudel, étaient des historiens professionnels, ils connaissaient l’histoire, et les dates, tout ça était évident pour eux, ils voulaient aller plus loin, faire une histoire totale, avec raison. Mais à la base, chez les profs du secondaire, on les a écoutés de trop près, on a oublié que les bases étaient nécessaires. Qu’il fallait commencer par là. Que l’histoire type Annales ne pouvait venir qu’après, après l’apprentissage des éléments de départ : les dates. Sans dates, qu’est-ce que l’histoire ? Comment voulez-vous qu’un enfant retienne quelque chose si son manuel lui fait dix chapitres sur des concepts, des éléments qualitatifs, des envolées creuses, des exposés vaseux ? Tout ça en plus n’est pas appris, et si péniblement appris, vite oublié, trop abstrait.
11 sept 09 à 01:09
Je me souviens avec gratitude de l’éducation française des années 60 ou les différents programmes pour chaque discipline ( Histoire , littérature ,etc ) étaient intégrés chronologiquement et se complétaient Un veritable trésor pour qui savait l’apprécier . Rajoutons des profs qui dans leur majorité prenaient leur métier a cœur en nous apprenant a raisonner et au final on vous largue dans la vie avec un bagage plus que conséquent ! L’ignorance et le manque de culture générale qu’on voit tous les jours chez des gens ayant a peine dépassé la trentaine est un spectacle affligeant !
11 sept 09 à 01:02
Quand je voyais les manuels des années 1980 et 1990, c’était à pleurer, plus aucune date, plus aucune chronologie, plus de guerres ni d’empires, de batailles ou de traités, que de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle, de l’histoire économique, de l’histoire des façons de vivre : la transformation des structures sociales, l’évolution des mentalités, les modes de production, les productions culturelles, etc. On ne savait pas qui était qui, quoi était quoi, quand était quand.
Que des profs, des spécialistes, les auteurs des manuels, des historiens, aient pu se prêter à cette mascarade est inconcevable. Ils oubliaient que les élèves n’étaient pas des étudiants en thèse, mais des enfants ou des ados qui avaient tout à apprendre.
L’école des Annales a une grande part de responsabilité aussi, avec son rejet de l’école méthodique, ou positiviste, en histoire. Son rejet des dates et des chronologies. Mais les gens de l’école des Annales, comme Braudel, étaient des historiens professionnels, ils connaissaient l’histoire, et les dates, tout ça était évident pour eux, ils voulaient aller plus loin, faire une histoire totale, avec raison. Mais à la base, chez les profs du secondaire, on les a écoutés de trop près, on a oublié que les bases étaient nécessaires. Qu’il fallait commencer par là. Que l’histoire type Annales ne pouvait venir qu’après, après l’apprentissage des éléments de départ : les dates. Sans dates, qu’est-ce que l’histoire ? Comment voulez-vous qu’un enfant retienne quelque chose si son manuel lui fait dix chapitres sur des concepts, des éléments qualitatifs, des envolées creuses, des exposés vaseux ?
10 sept 09 à 23:55
Oui, de toute façon, les enfants et les plus grands ne connaissent plus l’histoire depuis longtemps, ni de leur pays, ni des autres pays, ni du monde. L’humanité régresse, elle va vers le stade animal, les animaux ne connaissent pas leur histoire, et c’est bien normal, c’est le propre de l’homme de s’intéresser à son histoire.
Et pourquoi cette régression ? Parce que les profs ont démissionné, même les profs d’histoire, qui devraient être passionnés par leur sujet. Et les parents n’en parlons pas, comment voulez-vous qu’ils transmettent à leurs enfants, si on ne leur a pas appris, si eux-mêmes sont les victimes d’un système pervers ?
Tout ça a été fini quand dans les années 1970 on a refusé d’apprendre aux enfants l’histoire avec des dates, des chronologies, des régimes, des périodes, des phases, etc. ? L’histoire de Lavisse et Seignobos. La succession des régimes politiques en France au XIXe par exemple, tout le monde ignore ça, c’est une honte, c’est atterrant. Qui est capable de dire, bon ben c’est simple, 1815-1830 c’est la Restauration, 1830-1848 c’est la Monarchie de juillet, 1848-1851 c’est la IIème République, 1851-1870 c’est le Second empire, 1870 c’est la IIIème république ? Qui est capable de situer Balzac, Stendhal, Flaubert, Zola, là-dedans, dans ces divers régimes, et d’avoir une idée de ce qui s’y est passé ? Faites un test autour de vous, personne. Les crétins pédagogistes sont passés par là et ont détruit notre culture. C’est sans retour. Je suis historien, j’ai seriné tout ça à mes enfants pendant des années, et je constate avec effarement que comme l’école n’était pas derrière, ils sont finalement comme les autres, ils n’en savent guère plus, incapables de mettre dans l’ordre Napoléon III, Louis XVIII, Louis-Philippe ou Charles X. C’est à se flinguer. Heureusement qu’il y a des bateaux…
10 sept 09 à 21:50
@Letel
La formule est très belle, mais elle signifie aussi que nous refusons l’héritage de nos parents, que nous refusons de transmettre notre histoire a nos enfants.
C’est un choix qui contribue surement a la disparition de son identité nationale, de sa culture.
10 sept 09 à 15:36
« Il est fascinant qu’en France et en Europe des gens passent leur temps à s’excuser de choses dont ils ne sont pas responsables auprès de gens qui ne les ont pas subies. »





