Il n’existe aucun ministère de la Culture aux États-Unis et la culture est l’affaire des autorités locales et de la société civile. Cela vient du principe que la culture doit être indépendante du pouvoir et de la bureaucratie pour assurer la liberté des artistes. Le National Endowment for the Arts est une agence fédérale chargée d’aider les artistes et les institutions culturelles du pays.
Les divers programmes du NEA permettent de distribuer des subventions, des bourses aux artistes, des aides aux agences culturelles locales. Par example, le Museum Program soutient les musées, le Folk Art Program promeut l’artisanat, le programme Artists in School tente de développer l’art à l’école… Grâce à son gros budget (essentiellement issu de donnations) le NEA est le plus gros pourvoyeur de fonds pour les arts et son influence est d’autant plus importante que souvent les fonds qu’il attribue à tel artiste ou projet sont par la suite doublés par des fondations privées.
On sait que le milieu artistique a été très largement favorable à Obama, que ça soit la côte Ouest d’Hollywood ou la Côte Est de Broadway. Ce qui est nouveau, c’est que l’Administration Obama veuille utiliser le NEA pour » aider à mettre en place un base pour la croissance, en mettant l’accent sur les axes principaux de l’agenda de la relance c-a-d la santé, l’énergie et l’environnement, la sécurité, l’éducation, et le renouveau urbain ».
Ce n’est plus le gouvernement qui aide les Arts, ce sont les Arts au service du gouvernement… Goebels n’aurait pas fait mieux…
L’auteur de l’article ci-dessous a été contacté au début du mois d’aout par le NEA pour participer à une téléconference avec 75 autres artistes ( “a group of artists, producers, promoters, organizers, influencers, marketers, taste-makers, leaders or just plain cool people) qui se rassembleraient pour « travailler ensemble à promouvoir une Amerique plus engagée civiquement et célèbrer la façon dont les Arts peuvent être utilisés pour changer les choses de façon positive ».
Tout au long de la téléconfèrence, les organisateurs ont rappelé aux participants qu’en tant qu’artistes et professionels des arts, ils avaient la capacité de former les vies autour d’eux, comme l’avait si bien démontré le createur du poster « Hope » ou le compositeur de la chanson « Yes we can » pendant la campagne électorale. Et donc cette infleunce pouvait maintenant être utilisée pour encourager les gens à se mettre au service des grandes réformes comme celle de la santé ou de l’énergie et l’environnement ( cap and trade). Président Obama est un grand supporter des Arts, leur a-t-on répèté, aussi bien pour les financer que pour les utiliser de façon créative pour parler des problèmes auxquels le pays est confronté : « Vous avez été choisis « pour une bonne raison », parce que vous aviez joué un role clé dans l’élection et maintenant Obama vous demande votre aide pour créer le changement. »
The National Endowment for the Art of Persuasion?
I recently wrote a critique of the art community’s lack of dissent in the face of many controversial decisions made by the current administration. Entitled “The Artist Formerly Known as Dissident,” one of the key points argued in the article was the potential danger associated with the use of the art community as a tool of the state. Little did I know how quickly this concern would be elevated to an outright probability.
Sometime between when I finished the critique and when it went live online, I was invited by the National Endowment for the Arts (NEA) to take part in a conference call that invited a group of rising artist and art community luminaries “to help lay a new foundation for growth, focusing on core areas of the recovery agenda – health care, energy and environment, safety and security, education, community renewal.”
Now admittedly, I’m a skeptic of BIG government. In my view, power tends to overreach whenever given the opportunity. It’s a law of human nature that has very few exceptions. That said, it felt to me that by providing issues as a cynosure for inspiration to a handpicked arts group – a group that played a key role in the President’s election as mentioned throughout the conference call – the National Endowment for the Arts was steering the art community toward creating art on the very issues that are currently under contentious national debate; those being health care reform and cap-and-trade legislation. Could the National Endowment for the Arts be looking to the art community to create an environment amenable to the administration’s positions? (Lire la suite…)