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Voile pas voile (7) : « liberté, égalité, burqa ? » par Ho Hai Quang

Posté le Mardi 14 juillet 2009 par sil

liberte-egalite-burqa
L’analyse du président de l’UFAL sur la burqua me semble discutable quand il écrit que ce vêtement prive les femmes du statut de personne.

« Inaccessibles au regard d’autrui, elles ne sont  » personne »; (la burqua) est une manière d’abolir l’humanité, la leur propre, parce qu’on se retire des relations ordinaires entre les êtres humains ». En somme, la burqua dépersonnalise et transforme celle qui la porte en « chose ».

C’est le contraire qui est vrai : la burqua montre de façon aveuglante qu’on a affaire à une personne de sexe féminin. En effet, c’est bien une personne puisqu’elle peut, en burqua, prendre le taxi, faire ses courses, parler à d’autres personnes… Si ce n’était pas le cas, elle ne pourrait pas se livrer à ces activités, entrer dans des relations marchandes (et autres) avec les autres personnes vivant en société. Simplement, cette personne féminine n’est plus identifiable par autrui à cause de la burqua.

L’un des « problèmes » que la burqua pose, c’est qu’elle implique nécessairement pour les femmes qui la portent un statut social inférieur à celui des hommes.

Comment par exemple passer un concours de la fonction publique ou n’importe quel examen (ne serait-ce que celui du permis de conduire) en burqua puisque celle-ci masque l’identité ?

Comment occuper la plupart des emplois si on porte une burqua ? On imagine facilement toutes les conséquences qui découlent de cette situation.

En réalité, l’une des difficultés majeures du débat sur la burqua vient de ce qu’il fait surgir un conflit entre deux principes fondamentaux de la République française : celui de la liberté (certaines femmes musulmanes rejettent la burqua, d’autres choisissent de la porter ; au nom de quoi doit-on donner raison aux unes contre les autres ?) et celui de l’égalité (les femmes qui portent la burqua ont, de fait, un statut social inférieur). Si le port de la burqua est libre, alors le principe d’égalité ne peut pas être respecté. Mais si l’on veut faire respecter le principe d’égalité, cela implique d’interdire la burqua.

Avec la burqua, liberté et égalité deviennent contradictoires. La question qui se pose est celle de savoir lequel des deux principes doit l’emporter. La réponse est du ressort du politique. Si les élus font prévaloir le principe de liberté, alors la burqua sera autorisée. S’ils font prévaloir le principe d’égalité, elle sera interdite.

Dans Le Quotidien de la Réunion et de l’Océan Indien.

sil @ 08:27
Catégorie(s): Arabica et Pendant ce temps-là, en France


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2 réponses à “Voile pas voile (7) : « liberté, égalité, burqa ? » par Ho Hai Quang”

  • 2
    Zoubor:

    Avec la burqua, liberté et égalité deviennent contradictoires. La question qui se pose est celle de savoir lequel des deux principes doit l’emporter. La réponse est du ressort edu politiqu

    N’en deplaise a Karl Marx, la solution se trouve ds l’affirmation que la liberte de l’un s’arrette a la liberte de l’autre ! si je me souviens bien une des theses marxiste exposees ds le « Manifest du PC » etait de pretendre que c’est la une vision bourgeoise de la liberte – lMarx lui meme et evidement ses heritiers n’ont donne une vision plus valble de la liberte – ils ‘lont tout simplement supprimee!

  • 1
    R. Ed.:

    Donc, de toutes façons, il faudra supprimer un mot au fronton des mairies, attendons de savoir lequel !