Posté le Vendredi 10 juillet 2009 par sil
Spéciale dédicace à Dror, Arthur Gohin et leurs amis.
Comme vous allez vous en rendre compte, je pourrais faire de la brillante analyse qui suit un petit essai de 50 pages qui ne manquerait pas de me rapporter quelques pépètes, mais voilà, non seulement je n’ai pas le temps, et surtout un simple billet suffira pour démontrer qu’antisémite et antisioniste c’est kif-kif bourricot. Pour l’essai, un auteur aussi désœuvré que dans le besoin n’aura qu’à développer le petit canevas qui va suivre. Je lui demanderai juste de signer un petit chèque de remerciement à l’ordre de ma femme. Comprenez, ce sont les soldes !
Voyez-vous, comme dans toute pathologie de ce genre, ce ne sont pas les faits qui comptent, mais les fantasmes. Aussi, peu importe que pendant 2000 ans, la diaspora israélite, ne soit restée qu’une minorité, qu’elle n’ait à aucun moment cherché à disposer d’un Etat à elle au sein de nos nations européennes, n’ait jamais commis d’exactions militaires sur ses voisins, ou même qu’aucun Juif n’ait jamais régné sur aucune de nos nations, imposant l’hébreu pour langue, le judaïsme pour religion d’Etat et la guerre ou la colonisation pour politique d’expansion. Peu importe que les terres, les châteaux de la Loire et autres réels symboles de richesse ou puissance n’aient jamais été juifs. Peu importe. Dans cette maladie qu’est l’antisémitisme, ce qui a toujours compté, c’est le délire. Celui voulant que le Juif soit un assassin par nature pour la sainte raison que des Juifs aient condamné à mort un autre Juif du nom de Jésus ; mais aussi cette autre folie poussant certains à accuser les Juifs d’empoisonner les puits des Chrétiens, de manger les enfants chrétiens pour pessah ou d’être les propagateurs de la peste noire ; ou encore ce fantasme qui ferait du Juif l’unique ou principal vecteur de la corruption et ruine de ce bas monde. Ah, la fixette juive. Toutes choses, qui dans la tête de nos malades, justifierait l’annihilation du Juif.
La fixette et le fantasme, exactement les mêmes symptômes que l’on retrouve dans l’antisionisme. Là aussi, peu importent les faits, seul compte le délire. Peu importe qu’Israël soit effectivement le berceau national du peuple hébreu, et que ce peuple dispose d’un recueil de chroniques nationales, la bible, relatant cela en long et en large. Peu importe que les voisins d’Israël aient cherché dès la déclaration d’indépendance de 1947 à annihiler à plusieurs reprises l’état hébreu voire le cherchent encore ; que les Israéliens demeurent une minorité dans ce médiocre-orient sous domination arabo-musulmane ; que malgré tout cela, les Israéliens arabes disposent des mêmes droits politiques que les autres Israéliens et de bien plus de liberté que dans les pays arabes. Peu importe l’évidence. Ce qui compte c’est de fantasmer. De prétendre qu’Israël est raciste, et n’a pas le droit comme bien des Etats, d’être le foyer d’un peuple identifié depuis des millénaires. De prétendre que l’existence d’Israël empêche non seulement la paix dans la région mais menace également celle du monde. Peu importent les dizaines ou centaines de milliers de victimes en Algérie, au Darfour, au Congo, au Tibet et ailleurs. Seul compte le prétendu « génocide » que perpétrait Israël sur ses voisins arabes. Un Etat d’Israël qui n’hésiterait pas à user d’armes et de méthodes diaboliques, un peu à l’image du vieux mythe du Juif empoisonnant les puits chrétiens ou rependant la peste. Une entité israélienne qui aurait pour vocation celle de s’étendre et de s’enrichir à l’infini. Il est vrai qu’Israël est à ce point riche qu’elle en éclipse par sa splendeur celle des monarchies arabes. Que ne les voyez-vous pas toutes ces tours dorées où s’affairent des légions de serfs philippins aux passeports confisqués. Un Etat d’Israël qui serait le principal vecteur de la corruption et ruine de ce monde. Ce qui dans la tête de nos malades justifierait son annihilation.
CQFD, antisémite, antisioniste, c’est kif-kif bourricot !
Que fais-je des Israéliens ou des Juifs antisionistes, alors ? C’est simple, je ne m’en étonne pas et je les traite de bourricots. Ne m’en étonne pas car tout comme il y avait des Juifs antisémites, quoi de plus logique qu’il y ait des Juifs ou des Israéliens antisionistes, des Juifs ou des Israéliens touchés par la haine ou le mépris de soi, tout simplement parce qu’ils confondent saine autocritique et légitimation des délires véhiculés par leurs bourreaux ou ennemis. Bourricots donc !
Tous antisémites alors ? Pas vraiment. Bourricots surtout. Dans toute cette triste histoire, il y aura toujours plus d’ignorants, d’imbéciles, d’idiots utiles, de lâches, de suiveurs et d’opportunistes que d’antisémites ou d’antisionistes aussi engagés qu’enragés. Bourricots donc !
SILomon qui s’en va rendre à Samson sa mâchoire d’âne…
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133 réponses à “Antisionisme-antisémitisme, c’est kif-kif bourricot !”
26 fév 10 à 12:11
D’ailleurs non, pas « absolument ». Les mots ont un sens, ne les employons pas à tort et à travers. Je ne suis pas un « capitaliste-libéral », je suis un libéral partisan du capitalisme, nuance. Et horreur pour les bien-pensants !
Le mot capitaliste a un sens précis, cela signifie celui qui possède un moyen de production et qui embauche des salariés, qui touche la plus-value, un chef d’entreprise par exemple propriétaire de son entreprise est un capitaliste.
Mais un défenseur du capitalisme n’est pas forcément un capitaliste, il peut n’avoir rien, comme c’est mon cas.
De même un capitaliste n’est pas forcément un défenseur du capitalisme, Engels par exemple était un capitaliste, au sens où il vivait de la possession d’un capital, mais c’était aussi un des plus sévère censeur du capitalisme. Voir sa bio récente par Tristram Hunt :
« Il faut dire que le chantre de la révolution prolétarienne avait de quoi fasciner. Membre de clubs très huppés où l’on se distrayait en chassant le renard, amateur de champagne et de Château Margaux (avec tout de même une prédilection pour le millésime 1848, l’année du « printemps des peuples »), il fut surtout… un capitaliste pur sucre. »
26 fév 10 à 11:25
> pour un capitaliste-libéral comme vous
Absolument, je suis pour la liberté économique, elle est fondamentale, sans elle pas de libertés politiques, pas de droits individuels, pas de démocratie.
Capitalisme et libéralisme sont les deux aspects de la liberté économique. Le capitalisme, c’est la propriété privée des moyens de production, le droit pour un individu de créer et de posséder une entreprise. Le libéralisme économique, c’est la liberté des prix, les mécanismes du marché, deuxième aspect de la liberté économique.
Les deux aspects sont indépendants, le premier est un mode d’appropriation des moyens de production (terres et entreprises), le second est un mode de régulation des activités économiques. On peut avoir l’un sans l’autre, même si on les trouve souvent ensemble, raison pour laquelle les gens les confondent souvent.
On peut par exemple avoir du libéralisme sans capitalisme, ou bien du capitalisme sans libéralisme. Par exemple, le régime nazi était un régime capitaliste non libéral : les entreprises restaient privées (Krupp, Thyssen, etc.), donc c’était du capitalisme, mais le marché était remplacé par un plan quinquennal, obligatoire, comme en URSS.
La Chine de Deng Xiaoping et la Yougoslavie de Tito étaient des systèmes économiques socialistes mais de marché. Le plan était supprimé, mais les entreprises et les terres appartenaient à l’Etat, on était dans des régimes socialistes, mais socialistes non planifiés.
Seul le capitalisme de marché, qui respecte les deux formes de liberté économique, permet la démocratie. Il n’existe aucun régime démocratique qui ne respecte pas la liberté économique sous ses deux formes.
Par contre, vous pouvez avoir des économistes capitalistes de marché qui soient aussi des dictatures, ex. Pinochet au Chili, Franco en Espagne, Park en Corée, et il y a des dizaines et des dizaines d’autres cas.
Autrement dit, la liberté économique est une condition nécessaire pour la démocratie, mais en aucun cas une condition suffisante. A long terme cependant, le capitalisme de marché favorise la prospérité, la montée d’une classe moyenne, et donc au bout la démocratisation. Exemples de dictatures ou de régimes autoritaires dans des régimes capitalistes ayant évolué finalement vers des démocraties : Chili, Espagne, Corée du Sud, Taiwan, Grèce, Brésil, France au XIXe siècle.
26 fév 10 à 11:00
> expliquez-moi pourquoi, en supprimant la propriété terrienne personnelle, la corruption et les privilèges seraient généralisés.
La corruption et les privilèges seraient généralisés si on supprimait le rempart de la propriété privée, notamment des terres, parce que tous les pouvoirs économiques seraient concentrés. Il n’y aurait plus rien pour contrer la volonté de puissances des hommes au pouvoir. Et les hommes étant ce qu’ils sont, ils en abuseraient inévitablement. C’est pour ça qu’il faut des institutions qui empêchent ces dérives, ne pas compter sur la bonne volonté des hommes.
En plus, supprimer la propriété privée des terres, supprimer la possibilité de vendre les terres, de les échanger, supprime aussi la motivation des producteurs, la production s’effondre et les pénuries s’installent, puis la famine. On l’a vu partout où ça a été tenté. Je l’ai vu en Afrique dans les pays socialistes, où on avait remplacé la propriété privée des terres par des fermes collectives. C’est pas beau à voir.
La pénurie s’installant, cela favorise les privilèges et la corruption, comme il y a des manques, les hommes se battent au couteau pour avoir une part ou la garder.
26 fév 10 à 10:56
> Et par pitié épargnez-moi les exemples historiques où toute la propriété individuelle fut supprimée.
Au contraire, les exemples historiques sont essentiels. C’est tout ce qu’on a comme champ d’expérience en économie. C’est bien parce que vous ne connaissez pas l’histoire économique que vous avez ces idées absurdes et simplistes.
Vous voulez améliorer les choses, mais vous préconisez des solutions qui ne feraient que les aggraver.
26 fév 10 à 10:54
> Je ne vois ensuite pas de quels contrepouvoirs vous parlez, puisque le pouvoir juridique, éxécutif et législatif restent intacts (ah mais vous faites la même erreur que l’autre jour…).
C’est vous qui faites l’erreur. L’erreur de ne retenir que les pouvoirs politiques, qui doivent effectivement être séparés aussi. La propriété est un rempart contre les empiètements de l’Etat, ainsi que le pensait Proudhon. Il faut impérativement ne pas remettre tous les pouvoirs économiques aux mains de l’Etat, sinon vous aurez inévitablement une dictature.
> Vous voulez sûrement parler du contrepouvoir économique par rapport à l’Etat? Eh bien tant mieux. Tout comme l’Eglise (« pouvoir spirituel »), ils n’ont qu’à s’occuper de leurs oignons et jouer dans leur bac à sable.
Absolument, comme les Eglises, ils (les pouvoirs économiques) doivent être séparés de ceux de l’Etat. Le problème est que vous voulez les confondre.
26 fév 10 à 10:50
> expliquez-moi pourquoi, en supprimant la propriété terrienne personnelle, la corruption et les privilèges seraient généralisés. Et par pitié épargnez-moi les exemples historiques où toute la propriété individuelle fut supprimée.
La corruption et les privilèges seraient généralisés si on supprimait le rempart de la propriété privée, notamment des terres, parce que tous les pouvoirs économiques seraient concentrés, et les hommes étant ce qu’ils sont, ils en abusent. Il n’y a plus rien pour contrer la volonté de puissances des hommes au pouvoir.
En plus, supprimer la propriété privée des terres, supprimer la possibilité de vendre sa terre, de les échanger, supprime aussi la motivation des producteurs, la production s’effondre et les pénuries s’installent, puis la famine. On l’a vu partout où ça a été tenté. Je l’ai vu en Afrique dans les pays socialistes, où on avait remplacé la propriété des terres par des fermes collectives. C’est pas beau à voir.
La pénurie s’installant, cela favorise les privilèges et la corruption, comme il y a des manques les hommes se battent au couteau pour avoir une part ou la garder.
26 fév 10 à 10:45
Ah bon, les services restent dans le marché, OK.
Et la terre, elle sort du marché, le marché de la terre, on le supprime ? Plus de propriété privée de la terre, c’est ça ? C’est quoi une « gestion centrale des communes » ? Les paysans possèdent-ils leur terre, oui ou non ? Peuvent-ils la vendre, dans votre projet ?
Partout où ça a été pratiqué, la gestion collective, la suppression de la propriété privée des terres, ça a donné la famine, même les agronomes de gauche le reconnaissent.
Votre vision est un avenir de violence et de mort. Avec les meilleures intentions du monde.
26 fév 10 à 08:49
> Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes), super programme…
Non je ne veux pas retirer les services du marché. J’ai répondu en coup de vent avant, ce qui m’a amené à une confusion (je parlais du travail et des salaires en fait…). Les services peuvent être considéré comme des produits du travail humain et donc les mécanismes du marché peuvent y fonctionner sans soucis.
> Remplacer le marché par quoi, la gestion centrale par l’État bien sûr.
La terre appartient à tout le monde (ou à personne c’est selon), pas à l’Etat. Son exploitation (l’usufruit) peut être par contre privatisée via une gestion centrale des communes.
Je sais que c’est dur à appréhender pour un capitaliste-libéral comme vous, mais il y a des choses dans ce monde qui n’appartiennent à personne.
> C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
Au lieu de jouer sur des clichés, expliquez-moi pourquoi, en supprimant la propriété terrienne personnelle, la corruption et les privilèges seraient généralisés. Et par pitié épargnez-moi les exemples historiques où toute la propriété individuelle fut supprimée.
Je ne vois ensuite pas de quels contrepouvoirs vous parlez, puisque le pouvoir juridique, éxécutif et législatif restent intacts (ah mais vous faites la même erreur que l’autre jour…). Vous voulez sûrement parler du contrepouvoir économique par rapport à l’Etat? Eh bien tant mieux. Tout comme l’Eglise (« pouvoir spirituel »), ils n’ont qu’à s’occuper de leurs oignons et jouer dans leur bac à sable.
26 fév 10 à 06:59
Voyons un peu quels mécanismes, « autres que ceux du marché des marchandises », vous voulez appliquer aux services. Vous voulez par exemple qu’on fixe les prix du transport de façon administrée pour les milliers d’entreprises du secteur ? Tous les services informatiques verront également leurs tarifs fixés par l’État ? Les fournisseurs de téléphonie portable ?
Idem pour les milliers d’artisans et professions du secteur tertiaire, tous les coiffeurs, les plombiers, les épiciers, les avocats, les assureurs, les restaurants, etc. ?
On va trouver d’autres mécanismes pour les services, bon, lesquels ?
26 fév 10 à 05:42
« Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée »
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes), super programme…
Remplacer le marché par quoi, la gestion centrale par l’État bien sûr. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
26 fév 10 à 05:33
> Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes), super programme.
Remplacer le marché par quoi, la gestion centrale de l’État bien sûr. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
26 fév 10 à 05:32
> Letel si vous ne savez pas la différence entre du Hardware (IBM) et du Software (MS), il vaut mieux en rester là.
Au cas où ça vous aurait échappé, le hardware et le software sont liés. Je vais même vous dire un secret : c’est le software qui fait marcher le hardware. Si, si !
Et le fait d’avoir créé un software utilisable par tous les constructeurs, cas de Microsoft, à la différence d’Apple, a ouvert la porte à la multiplication des PC produits par des tas d’entreprises concurrentes. C’est à partir de là que la position dominante d’IBM sur le marché des ordinateurs a disparu, dans les années 1990 ils ne construisaient plus qu’environ 5 % des machines. Maintenant aucune, ils ont abandonné le hardware aux Chinois (Lenovo).
26 fév 10 à 05:27
Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée et les instances de contrôle et de régulation doivent être mieux loties en termes d’outils juridiques et de moyens d’investigation.
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes) !
Remplacer le marché par quoi, la gestion centrale de l’État bien sûr. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
26 fév 10 à 05:25
> Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée et les instances de contrôle et de régulation doivent être mieux loties en termes d’outils juridiques et de moyens d’investigation.
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes) ! Remplacer le marché par la gestion centrale de l’État. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs. Super programme.
26 fév 10 à 05:24
> Pour que ces instances de régulation et de contrôle aient suffisamment de ressources et d’indépendance pour protéger les consommateurs/clients/investisseurs ils doivent pouvoir s’appuyer sur un financement publique important.
Et allez donc, augmentons les dépenses publiques, au point où on en est…
26 fév 10 à 05:24
> Pour que ces instances de régulation et de contrôle aient suffisamment de ressources et d’indépendance pour protéger les consommateurs/clients/investisseurs ils doivent pouvoir s’appuyer sur un financement publique important.
Et allez donc, augmentons les dépenses publiques, au point où on en est…
> Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée et les instances de contrôle et de régulation doivent être mieux loties en termes d’outils juridiques et de moyens d’investigation.
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes) ! Remplacer le marché par la gestion centrale de l’État. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
26 fév 10 à 05:23
> Ensuite, il n’y a pas eu de cas identique à Enron ou WorldCom en France et les cas de fraude financière sont plus fréquents dans les pays libéraux:
C’est faux, il y a tout autant de fraudes dans les pays latins, et même plus, du fait de la collusion Etat/entreprises, mais on ne les voit pas, les affaires sont étouffées, cachées, et il y a plus de corruption et plus de secret, justement du fait des liens étroits, consanguins, entre les deux.
26 fév 10 à 05:22
> Premièrement, je ne vois pas le rapport entre étatisme renforcé et sanctions plus strictes, le législatif peut être sévère et l’état trop faible pour mettre en oeuvre ses propres lois.
C’est ce qui se passe en France. Un Etat omniprésent, qui veut tout contrôler mais où les lois sont moins appliquées et respectées que dans les pays anglo-saxons, plus libéraux.
26 fév 10 à 05:21
> Premièrement, je ne vois pas le rapport entre étatisme renforcé et sanctions plus strictes, le législatif peut être sévère et l’état trop faible pour mettre en oeuvre ses propres lois.
C’est ce qui se passe en France. Un Etat omniprésent, qui veut tout contrôler mais où les lois sont moins appliquées et respectées que dans les pays anglo-saxons, plus libéraux.
> Ensuite, il n’y a pas eu de cas identique à Enron ou WorldCom en France et les cas de fraude financière sont plus fréquents dans les pays libéraux:
Voir Nick Leeson et Chen Jiulin à Singapoure, Daiwa Bank et Yasuo Hamanaka au Japon, John Rusnak et Bernie Maddoff aux USA, Earl Jones et Vincent Lacroix au Canada.
C’est faux, il y a tout autant de fraudes dans les pays latins, et même plus, du fait de la collusion Etat/entreprises, mais on ne les voit pas, les affaires sont étouffées, cachées, et il y a plus de corruption et plus de collusion et plus de secret, justement du fait des liens étroits, consanguins, entre les deux.
> Les sanctions doivent être plus strictes, certes, mais se sont surtout les contrôles plus sérieux et systématiques qui permettraient de se prémunir contre les abus. Pour que ces instances de régulation et de contrôle aient suffisamment de ressources et d’indépendance pour protéger les consommateurs/clients/investisseurs ils doivent pouvoir s’appuyer sur un financement publique important.
Et allez donc, augmentons les dépenses publiques, au point où on en est…
> Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée et les instances de contrôle et de régulation doivent être mieux loties en termes d’outils juridiques et de moyens d’investigation.
Ben voyons, retirer la terre, les services, l’emploi, du marché, ne laisser que les biens manufacturés (soit 20 % des économies modernes) ! Remplacer le marché par la gestion centrale de l’État. C’est le socialisme réel, vous voulez lutter contre les abus et vous préconisez un système de corruption et de privilèges généralisés, plus l’inefficacité parce ça ne marche pas. Et la tyrannie, parce qu’il n’y a plus de contrepouvoirs.
26 fév 10 à 05:13
Sur Proudhon, vous oubliez une chose, c’est qu’il a dit aussi que la propriété c’était la liberté, bien après sa formule choc. De toute façon, si pour vous la propriété c’est le vol, très bien, il faut mettre tout en commun. OK, vous êtes un gauchiste.
Pourquoi est-il revenu sur sa formule, en disant que la propriété était la liberté, parce que Proudhon était avant tout opposé à l’Etat, et que le droit de propriété était une garantie pour l’individu contre les empiètements de l’Etat.
Ça revient à l’idée de la nécessaire séparation du pouvoir économique et du pouvoir politique, faute de quoi c’est la tyrannie.
26 fév 10 à 05:09
Et quels mécanismes que ceux du marché, pour les services ? Et qu’est-ce que l’homme a à voir avec les services, quand vous achetez une assurance, ce n’est pas le marché aux esclaves, c’est un bien que vous achetez.
26 fév 10 à 04:07
> Et pour les services, il faut supprimer le marché ?
Non, mais il doit fonctionner selon d’autre mécanismes que le marché des marchandises.
Car l’Homme n’est pas une marchandise et son salaire n’est pas son prix.
26 fév 10 à 04:03
Et cessez avec vos insultes, je suis resté très courtois jusque ici.
26 fév 10 à 04:01
« la propriété, c’est le vol » – Proudhon
26 fév 10 à 03:40
> Comme le marché est mondial. Ces instances de régulation et de contrôle doivent être eux aussi mondiaux et devraient avoir un droit d’ingérence.
Vous l’avez déjà dit. Yaka. Faukon. Le problème est la réalité, la réalité du monde faite d’Etats-nations, c’est comme ça, il faut en tenir compte, le progrès ne passe pas par des incantations, voir posts 74-75 :
L’Europe est parvenue à se doter d’une monnaie commune et unique et d’une Banque centrale en 2003. Mais si quelqu’un avait dit en 1950 on met une monnaie unique tout de suite et une Banque centrale européenne, tout le monde aurait rigolé et il aurait été mis au rang des accessoires. Le génie des pères fondateurs comme Monnet, Schuman, Adenauer, Spaak ou Gasperi, c’est de s’être dit, on commence par ce qui est possible, à savoir l’ouverture des frontières, la mise en commun des ressources de base comme le charbon ou l’acier, et on verra au fur et à mesure.
Il est bien préférable de tenir compte de la réalité : l’existence d’Etats-nations indépendants, et de voir ce qui peut être utile pour éviter les guerres et favoriser le développement : le libre-échange et la mondialisation sont des outils efficaces dans ce sens, comme on le voit avec le développement de l’Asie, et un début de démocratisation (Corée du Sud, Taiwan, Malaisie, Thaïlande, après le Japon).
26 fév 10 à 03:35
> Il faut limiter la portée du marché, voilà tout. Ses mécanismes d’auto-régulation fonctionnent et les théories de Schumpeter sont valides pour les marchandises, pas pour le reste.
J’ai rarement lu un truc aussi débile. L’économie est maintenant aux trois-quarts tertiaire, dans les services. Les innovations se font dans les services principalement, et les théories de Schumpeter sur l’innovation ne seraient valables que pour les marchandises… Vous êtes un comique.
26 fév 10 à 03:35
> Ce que je dénonce c’est lorsque ce mécanisme est utilisé pour l’échange de non-marchandises, tel l’argent (non pas le métal…), la terre, le travail et la pollution (carbon trade-off). Toutes les dérives du systèmes viennent de l’application des mécanismes de marché à ces dimensions qui devraient lui échapper.
La terre ? Alors il faut supprimer le marché de la terre ? Interdire la propriété privée des terres et les achats et les ventes par des particuliers ? Vous savez qu’à chaque fois qu’on a supprimé le marché de la terre, on est arrivé à des famines ? Vous réalisez ce que vous dites ?
Il faut supprimer le marché du travail aussi ? Fixer tous les salaires par un plan central, répartir les emplois par un plan central ? Ça promet… Vous êtes un inconscient.
Quant au marché des droits à polluer, c’est un mécanisme efficace qui utilise la puissance du marché pour réduire la pollution, c’est à la base de Kyoto, même la gauche social-démocrate a accepté ça, parce que ça marche mieux que des interdictions directes.
Limiter le marché aux produits manufacturés, c’est sans doute ce que j’ai entendu de plus ahurissant depuis longtemps. Vous êtes un gauchiste genre Laguiller ou Besancenot alors, vous allez supprimer le marché pour 80 % des activités économiques, au secours !
26 fév 10 à 03:26
> Je vous ai déjà expliqué que je trouve le marché très bien pour l’échange de marchandises et de marchandises seulement (C’est à dire des produits manufacturés, qui ont subi une transformation humaine et dont la résultante est un bien de consommation).
C’est n’importe quoi. Et pour les services, il faut supprimer le marché ?
26 fév 10 à 03:24
Non, c’est bien Microsoft qui a construit un système d’exploitation ouvert à tous les constructeurs, à la différence d’Apple, et c’est bien ça qui a permis la démocratisation du micro-ordinateur, la multiplication des constructeurs, à l’origine de la perte de position de quasi monopole d’IBM.
26 fév 10 à 03:14
J’allais oublier:
Comme le marché est mondial. Ces instances de régulation et de contrôle doivent être eux aussi mondiaux et devraient avoir un droit d’ingérence.
26 fév 10 à 03:09
Letel si vous ne savez pas la différence entre du Hardware (IBM) et du Software (MS), il vaut mieux en rester là. Pour votre info, c’est Intel qui a détruit le monopole d’IBM en développant des microprocesseurs permettant à Apple et Commodore de construire des micro-ordinateurs.
Pour les grosses machines (tels des serveurs) IBM a plus ou moins gardé son monopole.
Revenons à nos moutons:
1) que proposez-vous à la place du marché ?
Je vous ai déjà expliqué que je trouve le marché très bien pour l’échange de marchandises et de marchandises seulement (C’est à dire des produits manufacturés, qui ont subi une transformation humaine et dont la résultante est un bien de consommation). Ce que je dénonce c’est lorsque ce mécanisme est utilisé pour l’échange de non-marchandises, tel l’argent (non pas le métal…), la terre, le travail et la pollution (carbon trade-off). Toutes les dérives du systèmes viennent de l’application des mécanismes de marché à ces dimensions qui devraient lui échapper.
Il faut limiter la portée du marché, voilà tout. Ses mécanismes d’auto-régulation fonctionnent et les théories de Schumpeter sont valides pour les marchandises, pas pour le reste.
2) En France, les crimes en col blanc sont moins punis que dans les pays libéraux (comme les Etats-Unis, voir Enron), est-ce que en rajouter dans l’étatisme, dans la collusion Etat-entreprises, permettra d’avoir des sanctions plus fortes ?
Premièrement, je ne vois pas le rapport entre étatisme renforcé et sanctions plus strictes, le législatif peut être sévère et l’état trop faible pour mettre en oeuvre ses propres lois.
Ensuite, il n’y a pas eu de cas identique à Enron ou WorldCom en France et les cas de fraude financière sont plus fréquents dans les pays libéraux:
Voir Nick Leeson et Chen Jiulin à Singapoure, Daiwa Bank et Yasuo Hamanaka au Japon, John Rusnak et Bernie Maddoff aux USA, Earl Jones et Vincent Lacroix au Canada.
Les sanctions doivent être plus strictes, certes, mais se sont surtout les contrôles plus sérieux et systématiques qui permettraient de se prémunir contre les abus. Pour que ces instances de régulation et de contrôle aient suffisamment de ressources et d’indépendance pour protéger les consommateurs/clients/investisseurs ils doivent pouvoir s’appuyer sur un financement publique important.
Donc en résumé, le marché doit réduire sa portée et les instances de contrôle et de régulation doivent être mieux loties en termes d’outils juridiques et de moyens d’investigation.
25 fév 10 à 16:27
Je me parle tout seul, c’est rigolo.
25 fév 10 à 16:06
Les horribles crimes de Bush, l’Hitler des temps modernes.
Vous insultez Hitler à titre posthume : pas beau ça.
25 fév 10 à 12:16
Les horribles crimes de Bush, l’Hitler des temps modernes.
25 fév 10 à 12:13
exactement comme l’antiaméricanisme, les gens utilisent partout des produits d’origine américaine et gémissent contre les méchants impérialistes US.
C´est à ce genre de phrases qu´on se rend compte que Letel ne pige rien à rien. Les gens ne sont pas « antiaméricains » parce que leur BigMac est un peu trop salé ou parce que leur jean Levi´s les serre un peu trop.
A mon avisse, ils sont antiaméricains à cause des crimes commis par les USA aux 4 coins de la planète…
25 fév 10 à 12:05
tout le monde adore la SNCF et ses retards et grèves permanents
L´entreprise publique préférée des français est La Poste avant la SNCF. La Poste a 6.58% d´heures de grève en plus que les cheminots…
25 fév 10 à 11:15
Sauf en France, tout le monde adore la SNCF et ses retards et grèves permanents, tout le monde adore EDF et les privilèges ahurissants de ses employés (sauf le PDG sarkozyste, lui c’est un vilain, va pas durer longtemps, à mon humble avisse (comme dirait le chef).
25 fév 10 à 11:12
A tel point que Bill Gates a entrepris de redistribuer une partie de sa fortune dans l’humanitaire, sans doute par vraie générosité, mais aussi pour échapper à cette image d’affreux monopoleur capitaliste.
Ce qui est intéressant, c’est que Google a un monopole aussi écrasant, mais qu’il conserve la faveur des utilisateurs, Google c’est bien, Windows ça pue. Peut-être que ça va pas durer notez, tout monopole suscite à terme l’hostilité.
25 fév 10 à 10:47
Oui, mais à la différence d’Apple, ils ont réussi à démocratiser l’ordinateur individuel, par un système d’exploitation utilisable par tous les constructeurs : le résultat est là, la majorité des ordinateurs, construits par des tas de marques différentes, utilise Windows. Cet accès et cette diffusion ont constitué une innovation majeure.
Ce qui est marrant, c’est que la plupart des gens utilisent Windows mais n’arrêtent pas de râler contre. C’est la rançon du succès, exactement comme l’antiaméricanisme, les gens utilisent partout des produits d’origine américaine et gémissent contre les méchants impérialistes US.
S’ils commençaient par refuser d’aller au McDo, d’acheter des jeans, de voir Avatar ou Titanic, d’utiliser Windows, d’écouter du jazz et du rock, etc., ils porteraient un coup terrible à cet affreux impérialisme, mais non, ils continuent !
Les démocraties populaires ont essayé, notez, interdire d’écouter le rock, tout ça, ça ne leur a pas trop réussi. Mais bon, on pourrait faire ça de façon plus démocratique, en décidant tout seul de cesser ce type de consommation… Bonne chance.
25 fév 10 à 10:37
« Microsoft a crée un quasi-monopole. Ils ne l’ont pas pris à IBM (ils ont copié Apple, mais c’est une autre histoire)! »
Vrai. D’ailleurs, dans la plupart des cas, Microsoft n’invente rien mais se contente de pomper ce que la concurrence crée d’intéressant en reprenant l’idée principale et en l’améliorant légèrement.
25 fév 10 à 10:15
Right on Letel!
When politicians and commentators complain about regulatory failure, they’re in truth paying those who supposedly failed the highest of compliments whereby they ascribe to the prosaic government bureaucrat a level of intelligence that logic tells us is nonexistent.
If regulators possessed the kind of otherworldly skills that let them see into the future, they definitely wouldn’t be working for the government. They’d be making billions in the private sector. (…) To avoid a repeat of the horrors felt in the markets when the federal government used money taken from the private sector to save institutions that the private sector rejected, it’s essential to simplify rather than confuse or expand regulation of finance.
Basically we need to reduce the presumption of financial regulation to 23 words: Financial institutions that can’t access private funding in order to continue their operations will be allowed to go bankrupt free of government interference. (…)
Indeed, if made aware that failures will be their own, banks, investors and counterparties will surely amend their ways with this new « freedom to fail » in mind. If not, if we’re gullible enough to believe that the very regulatory conceit that has failed so impressively for so long should be given another chance, we’ll only have ourselves to blame for the next financial crisis. (…)
Self-interested investors (rather than under qualified bureaucrats), know best how to protect what is theirs.
http://www.investors.com/NewsAndAnalysis/Article.aspx?id=521655
• Tamny is editor of RealClearMarkets, a senior economic adviser to H.C. Wainwright Economics, and a senior economic adviser to Toreador Research & Trading.
25 fév 10 à 09:52
Je répète, car vous avez l’air un peu sourd devant les questions qui vous dérangent : 1) que proposez-vous à la place du marché ?
2) En France, les crimes en col blanc sont moins punis que dans les pays libéraux (comme les Etats-Unis, voir Enron), est-ce que en rajouter dans l’étatisme, dans la collusion Etat-entreprises, permettra d’avoir des sanctions plus fortes ?
25 fév 10 à 09:47
Schumpeter est tout ce qu’il y a de plus concret, c’est son analyse qui est la plus adaptée pour expliquer les évolutions contemporaines. Quant aux banques, vous ne pouvez pas à la fois vous élever contre leur affreux monopole, et vouloir que l’Etat les secoure à tout prix quand ça va mal, faudrait savoir. Car l’assistance de l’Etat n’a fait que maintenir le statu quo.
25 fév 10 à 09:43
Microsoft a créé un quasi monopole, oui, mais à partir de rien. Le monopole d’IBM s’est effondré justement parce que Gates a permis la diffusion des ordinateurs de bureau, par son système d’exploitation, laquelle diffusion a cassé ce monopole d’IBM. C’est plutôt vous qui devriez vous renseigner un peu. A part ça, vous continuez votre monologue, sans répondre à aucune question, vous avez une idée de ce que c’est qu’une discussion, ou vous aimez discuter avec votre miroir ?
25 fév 10 à 09:31
Cessons la théorie et Schumpeter, voulez-vous. Nous parlons concret.
Quelles auraient été les conséquences des faillites de Bear Sterns, Lehman Brothers, Merill Lynch, AIG, Fannie May & Freddy Mac et de toutes les autres banques et instituts financiers par effet boule de neige?
Paulson a laissé couler Leman avant de réaliser que s’il laissait les mécanismes du marché agir sans intervention étatique les USA risquaient l’anarchie. Mais si vous savez mieux que Paulson et Greenspan, je m’incline. Mais de grâce descendez de votre nuage théorique. Shumpeter!
En 88 vous comparez IBM, constructeur d’ordinateur, avec Microsoft, développeur de système d’exploitation. Microsoft a crée un quasi-monopole. Ils ne l’ont pas pris à IBM (ils ont copié Apple, mais c’est une autre histoire)! Vous feriez mieux de rester sur des dossiers que vous maîtrisez.
Vous étiez sur quelle planète quand les banques européennes et américaines ont fusionné à tout va?
25 fév 10 à 08:43
> Ou est-ce l’évolution naturelle des mécanismes de marché de voir d’abord des start up dynamiques fusionner entre elles (pour faire plus de profit en diminuant les charges) pour finalement devenir des quasi-monopoles qui n’innovent plus réellement (elles créent la demande plutôt que d’y répondre)?
C’est totalement contraire aux faits. Le marché casse toujours au bout d’un moment les positions de monopole. Voir IBM dans les années 1960-1970 avec les deux tiers du marché mondial, jusqu’à ce qu’un adolescent, Bill Gates, crée une start-up et démocratise l’ordinateur individuel. Voir tous les monstres industriels de la première moitié du XXe siècle dont la plupart n’ont pas survécu. Voir Google qui n’existait pas il y a vingt ans, qui a un quasi monopole aujourd’hui sur les moteurs de recherche, mais pour combien de temps ?
Les seuls monopoles qui durent, ce sont les monopoles publics, ceux qui sont protégés par l’Etat, interdisant toute concurrence. Comme les manufactures royales à l’époque de Colbert, ou EDF et la SNCF aujourd’hui en France.
25 fév 10 à 08:33
Oui, sauf que vous ne répondez pas aux questions, vous continuez votre monologue. Sur le Too big to fail, je suis d’avis de laisser les grosses banques ou entreprises en faillite faire faillite, comme Lehman brothers, après tout elles sont responsables de leur échec, qu’elles laissent la place à d’autres. Le vide n’existe pas en économie, il se créera d’autres activités, selon le principe de Schumpeter.
Quant aux crimes en col blanc, ils sont davantage punis dans les pays plus libéraux, notamment anglo-saxons, qu’en France, voir Enron et ses responsables en prison. En France, il y a une telle collusion entre l’Etat et les entreprises, que les affaires sont étouffées, ce n’est pas le libéralisme c’est l’étatisme qui est en cause.
J’aime bien les gens comme vous qui gueulent sans arrêt contre « le marché », contre l’influence « du marché « sur le politique, et qui comme solution ne trouve que dans rajouter dans l’étatisme, et donc aggraver le problème…
Si vous avez une séparation insuffisante du pouvoir économique et du pouvoir politique, comme c’est le cas, ce n’est pas en rajoutant, en accroissant les pouvoirs économiques de l’Etat, que vous allez améliorer les choses, au contraire ça va empirer.
Le plus comique étant les gauchistes qui réclament une confusion de ces pouvoirs (par les nationalisations), sans comprendre qu’il y aura une multiplication par mille des défauts qu’ils critiquent.
25 fév 10 à 08:09
Vous voyez on finit par s’entendre.
J’entends par régulation des lois strictes et une commission d’enquête qui a les moyens et le pouvoir de réprimander. Saviez-vous d’ailleurs que les banques et les assurances étaient exemptées de la loi anti-trust aux USA?
Alors dans cette compréhension là, trouvez-vous que les lois condamnant les crime en col blanc (pour trouver un terme générique, ne me reprenez pas là dessus) et les instruments (commissions, polices, enquêteurs) sont suffisants?
P.S. Je suis assez d’accord avec votre argument sur le fait qu’une séparation des activités des banques peut enlever un certain dynamisme économique. Mais vous comprenez sûrement les préoccupations des Etats devant ces mastodontes qui sont devenues un risque sociétal trop important si elles venaient à faillir.
Alors, selon vous, comment les Etats peuvent-ils se prémunir du ‘Too big to fail’?
Ou est-ce l’évolution naturelle des mécanismes de marché de voir d’abord des start up dynamiques fusionner entre elles (pour faire plus de profit en diminuant les charges) pour finalement devenir des quasi-monopoles qui n’innovent plus réellement (elles créent la demande plutôt que d’y répondre)?
Comment redynamiser ces marchés? Faut-il casser ces positions dominantes et si oui comment?
25 fév 10 à 05:15
ce soit possible, sorry.
25 fév 10 à 05:14
> Pensez-vous que le marché financier mondial a besoin de régulation? Si oui, pensez-vous que les mécanismes de régulation actuels sont suffisants et le(s)quel(s) préconisez-vous?
Ça dépend ce que vous entendez par régulation, je suis partisan de lois strictes pour éviter les abus, les escroqueries, les détournements, les fraudes, etc. Et je suis partisan de lois supranationales, ou alors en attendant que ce soi possible d’ententes entre les grands pays pour que les lois s’appliquent de façon homogène au-delà des frontières, comme par exemple les polices nationales collaborent entre elles pour agir contre le crime, Interpol, etc.
Mais si vous entendez par régulation des mesures de contraintes, portant atteinte aux mécanismes normaux du marché, non. Par exemple, la séparation des activités des banques est une mesure de régulation dont on parle beaucoup en ce moment, qui n’a rien à voir avec la lutte contre la fraude, c’est une mesure de prudence, pour éviter les risques, lorsque des capitaux à court terme sont engagés à long terme. Mais en même temps, ça limite le dynamisme économique, donc ça ne me semble pas une bonne idée, ni au niveau national, ni au niveau international.
25 fév 10 à 05:06
> Que je dise ‘marché’ ou personnes actives dans le marché ne change rien à ma constatation.
Mais si, ça change tout, dire le marché a fait ceci, le marché a fait cela, est une bêtise. Le marché n’est qu’un mécanisme. Ce sont les hommes qui agissent, pas « le marché ». Que proposez-vous à la place du marché ?
25 fév 10 à 04:56
D’ailleurs quand on dit ‘La crise du marché financier’. On ne parle pas de la crise « du mécanisme de régulation des activités économiques par les prix », mais bien de crise pour ses les acteurs du marché.
Cessez de chercher la petite bête, merci.
25 fév 10 à 04:53
Que je dise ‘marché’ ou personnes actives dans le marché ne change rien à ma constatation.
Alors permettez-moi de reformuler, pour plus de clarté:
Le marché financier britannique est moins réglementé que celui de la France. Il n’est donc pas étonnant que ses acteurs soient plus à même de respecter les lois.
Ensuite, pour éviter les incompréhension (je vous serai gré de faire un effort) je pense qu’il est mieux de procéder avec de simples questions ouvertes:
- Pensez-vous que le marché financier mondial a besoin de régulation?
- Si oui, pensez-vous que les mécanismes de régulation actuels sont suffisants et le(s)quel(s) préconisez-vous?
- Si non, pourquoi?
24 fév 10 à 08:12
« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée », Musset.
LE COMTE
Si l’amour est une comédie, cette comédie, vieille comme le monde, sifflée ou non, est, au bout du compte, ce qu’on a encore trouvé de moins mauvais. Les rôles sont rebattus, j’y consens ; mais, si la pièce ne valait rien, tout l’univers ne la saurait pas par coeur ; et je me trompe en disant qu’elle est vieille. Est-ce être vieux que d’être immortel ?
LA MARQUISE
Monsieur, voilà de la poésie.
LE COMTE
Non, madame ; mais ces fadaises, ces balivernes qui vous ennuient, ces compliments, ces déclarations, tout ce radotage, sont de très bonnes anciennes choses, convenues, si vous voulez, fatigantes, ridicules parfois, mais qui en accompagnent une autre, laquelle est toujours jeune.
LA MARQUISE
Vous vous embrouillez ; qu’est-ce qui est toujours vieux, et qu’est-ce qui est toujours jeune ?
LE COMTE
L’amour.
LA MARQUISE
Monsieur, voilà de l’éloquence.
LE COMTE
Non, madame ; je veux dire ceci : que l’amour est immortellement jeune, et que les façons de l’exprimer sont et demeureront éternellement vieilles. Les formes usées, les redites, ces lambeaux de romans qui vous sortent du coeur on ne sait pas pourquoi, tout cet entourage, tout cet attirail, c’est un cortège de vieux chambellans, de vieux diplomates, de vieux ministres, c’est le caquet de l’antichambre d’un roi; tout cela passe, mais le roi ne meurt pas; l’amour est mort, vive l’amour !
LA MARQUISE
L’amour ?
24 fév 10 à 08:03
C’est d’un simplisme débile, du genre recherche d’un bouc-émissaire, comme le font les altermondialistes, de dire le marché fait ceci, le marché fait cela, le marché est responsable de ça ou ça, par exemple le marché ne respecte pas les réglementations, le marché fait pression, le marché essaie d’influencer le législateur, etc.
Ce sont les individus, les groupes d’individu, les conseils des entreprises, les associations, les défenseurs de ceci ou cela, qui se livrent à des pressions, des fraudes, des abus, des escroqueries, pas le marché, le marché n’est qu’un mécanisme.
C’est un mécanisme de régulation des activités économiques par les prix, les variations des prix permettent d’ajuster les offres et les demandes, les productions aux besoins. Tant bien que mal, avec plein de market failures, d’échecs, mais en gros ça marche, comme on le voit depuis deux à trois siècles.
Il existe un autre mode de régulation des activités économiques, c’est l’économie de commande, la planification centralisée, on fixe les productions en fonction des besoins, en essayant de prévoir, d’estimer, de rationaliser tout ça. A priori c’est séduisant, on quitte l’anarchie des prix libres et du marché laissé à lui-même pour un système rationnel : fixer les productions dans l’intérêt collectif, pour les besoins présents et à venir. Mais en pratique ça ne marche pas, on ne peut remplacer les milliards et les milliards d’ajustements permanents et décentralisés d’une économie de marché par quelque chose de central, avec la meilleure volonté du monde. Cela aboutit à des pénuries et des dysfonctionnements, ça a toujours été le cas, aussi bien dans les pays déjà industrialisés, comme l’Allemagne de l’Est ou la Tchécoslovaquie, que dans les pays en développement, comme la Guinée, l’Ethiopie, Madagascar, Cuba ou la Corée du Nord.
24 fév 10 à 07:59
Discuter avec une porte? Une porte, ça s’ouvre à l’occasion…
24 fév 10 à 07:50
Je ne vous parle pas du marché « qui respecte les réglementations étatiques », enfin ! Cela n’a aucun sens, le marché n’est pas une personne. Je vous parle du respect des lois dans différentes cultures, il est plus grand dans les pays anglo-saxons et nordiques que dans les pays latins, notamment la France. Or ces pays sont plus libéraux que la France. Dire que le marché « mine l’autorité étatique » est donc faux. La France est plus interventionniste, avec un Etat plus lourd et plus présent, et pourtant les lois y sont moins respectées.
Il ne s’agit pas seulement des réglementations, il s’agit aussi comme j’ai essayé de vous l’expliquer des mentalités et des comportements propres à chaque culture, ce que les économistes appellent « les institutions », et qui n’ont rien à voir avec les institutions dans le langage courant.
Ce n’est pas le marché qui fait du lobbying, ce sont les entreprises, les groupements de producteurs, ou bien les défenseurs d’intérêts locaux et sectoriels qui n’ont rien à voir avec le marché.
Je vous ai dit et répété que la séparation des pouvoirs entre l’économique et le politique était très insuffisante, vous arrivez à lire ou quoi ? Et que c’est une lutte permanente pour préserver l’indépendance du politique vis-à-vis des pressions économiques de toute sorte. C’est vous qui enfoncez des portes ouvertes avec vos cadeaux, voyages, actions, influences permanentes, qui nie cela ? On a l’impression de discuter avec une porte.
24 fév 10 à 07:34
Vous enfoncez des portes ouvertes en prétendant que le marché britannique respecte mieux les réglementations étatiques que le marché français. Moins il y a de lois et de supervision, plus il est facile d’être dans le cadre légal.
Citez-moi des exemples de réglementation du marché financier de Londres et les méchanismes de surveillance mis en place par Downing Street pour qu’on rigole un coup.
Nier le fait que le marché (par ses lobbys, ses cadeaux en actions, ses voyages d’affaires, ses sièges offerts aux conseils d’adminstration) essaie d’influencer le législateur pour qu’il y ait le moins de surveillance et de réglementation étatique est soit de la mauvaise foi, soit de l’aveuglement dogmatique extrême.
24 fév 10 à 04:29
Pour donner un exemple, l’Europe est parvenue à se doter d’une monnaie commune et unique et d’une Banque centrale en 2003. Mais si quelqu’un avait dit en 1950 on met une monnaie unique tout de suite et une Banque centrale européenne, tout le monde aurait rigolé et il aurait été mis au rang des accessoires. Le génie des pères fondateurs comme Monnet, Schuman, Adenauer, Spaak ou Gasperi, c’est de s’être dit, on commence par ce qui est possible, à savoir l’ouverture des frontières, la mise en commun des ressources de base comme le charbon ou l’acier, et on verra au fur et à mesure. Comme le protectionnisme général avait donné des résultats désastreux dans les années 1930, l’Europe était prête à revenir au libre-échange.
24 fév 10 à 04:11
> La seule solution serait alors de se doter d’une banque centrale mondiale qui imprimerait les billets et déciderait des taux d’intérêt.
Yaka, faukon. Le problème est que vous avez un monde fait d’Etats-nations qui ne sont pas près de céder leurs prérogatives. On peut toujours dire, il faut que tout aille bien, créer un gouvernement mondial démocratique qui bannirait la guerre et une Banque centrale qui régulerait harmonieusement les économies, mais pour le moment ça revient plutôt à pisser dans un violon, c’est gentil, c’est la politique bisounours, ça ne coûte rien, mais ça ne sert à rien. Vous pouvez vous agiter sur un forum à dire yaka, faukon, et tout le monde sera gentil et heureux si on fait ce que je dis, mais on ne sera guère avancé. Il est bien préférable de tenir compte de la réalité : l’existence d’Etats-nations indépendants, et de voir ce qui peut être utile pour éviter les guerres et favoriser le développement : le libre-échange et la mondialisation sont des outils efficaces dans ce sens, comme on le voit avec le développement de l’Asie, et un début de démocratisation (Corée du Sud, Taiwan, Malaisie, Thaïlande, après le Japon).
24 fév 10 à 04:03
Non, l’histoire Madoff est un cas d’escroquerie comme il y en a toujours eu, ça n’a rien à voir avec les libéraux, les conservateurs ou l’auto-régulation du marché. Vous pratiquez l’amalgame.
Quant au reste, non plus. L’interventionnisme de l’État dont vous parlez n’est pas la même chose qu’un Etat qui est respecté et qui assure l’application des lois. Par exemple, les pays anglo-saxons ou nordiques sont moins interventionnistes que l’État français, mais la loi y est mieux respectée qu’en France. Ce sont deux choses différentes.
Quant au marché libre qui mine l’autorité étatique, c’est également faux, la preuve en est que le marché libre est plus répandu et plus admis encore une fois dans les pays nordiques et anglo-saxons qu’en France, et pourtant l’autorité étatique y est mieux établie, les lois plus respectées. Idem pour les politiciens corrompus.
Vous êtes en pleine contradiction, vous ne pouvez d’un côté souhaiter « une saine et libre concurrence, source de progrès » et de l’autre vouer aux gémonies le marché libre. C’est absurde, car il n’y a pas de concurrence sans économie capitaliste de marché.
Tout est faux ou presque dans votre façon de raisonner, par exemple la dernière phrase : « les conservateurs sont aussi de farouches nationalistes ». Une généralisation peu en accord avec la réalité, il y a des conservateurs nationalistes, mais en général ils ne sont pas libéraux, il y a des gens de gauche nationalistes, mais ils ne sont pas évidemment pas libéraux non plus. Les libéraux sont internationalistes, depuis Smith, Ricardo, Cobden, Mill, Chevalier, Tocqueville, Aron, etc., et peuvent se trouver à droite de l’échiquier politique, donc parmi les conservateurs, ou à gauche, des sociaux-libéraux comme DSK, Blair ou les partis socio-démocrates scandinaves.
24 fév 10 à 03:39
> Si vous avez des Etats faibles qui ne peuvent pas faire respecter la loi, vous aurez la jungle, pas le libéralisme.
C’est exactement ce que nous avons aujourd’hui avec un marché mondialisé et des instruments de régulation et de contrôle nationaux.
On voit aussi un Etat qui n’a pas les moyens financiers d’exercer des contrôles dignes de ce nom, à cause de décennies de sabotage par les conservateurs persuadés que l’auto-régulation des marchés résolvait tout, comme l’histoire Madoff l’a démontré. La SEC a été alertée, mais n’avait pas les ressources humaines et financières pour mener une enquête qui aurait permi de découvrir le pot aux roses à temps.
Mais vous démontrez là toute la contradiction majeure du libéralisme: D’un côté on veut un marché libre, de l’autre un Etat fort qui sait faire respecter les règles. Soit.
Le petit problème c’est que
1) L’interventionnisme de l’Etat mine la libre et saine concurrence, source de progrès.
2) Le marché libre mine l’autorité étatique en investissant des millions pour éviter qu’il ne légifère sur leurs affaires, au nom de la libre concurrence et de l’auto-régulation.
3) Si l’Etat légifère tout de même, ces mêmes politiciens corrompus feront tout pour que les commissions ou institutions de surveillance reçoivent un financement trop faible pour pouvoir mettre en oeuvre leur mission.
3) Les seuls leviers effectifs qu’a l’Etat sont la monnaie et les taux d’intérêt. Un marché mondialisé ne peut être influencé par des décisions nationales. La seule solution serait alors de se doter d’une banque centrale mondiale qui imprimerait les billets et déciderait des taux d’intérêt.
Malheureusement pour le libéralisme et heureusement pour les institutions financières, les conservateurs sont aussi de farouches nationalistes.
24 fév 10 à 02:24
> Que savez-vous de mes voyages dans la région?
Voyager c’est une chose, vivre sur place autre chose.
24 fév 10 à 02:21
Pardon pour la coquille, les nationalisations de 1981, pas 1941 évidemment.
24 fév 10 à 02:20
> endoctrinées. Moi qui croyait que le libéralisme prônait la liberté d’opinion et d’esprit, me voici rassuré!
Confusion totale, encore. Vous ne comprenez pas grand-chose à ce que vous lisez, ou alors vous déformez sciemment, comme avec l’histoire racaille/Kärcher. Quand je parle de mentalités, il s’agit des règles élémentaires de respect des autres, de common decency et d’honnêteté, inculquées dès le plus jeune âge. Le libéralisme prône la liberté effectivement, mais la liberté s’arrête où commence celle des autres.
24 fév 10 à 02:16
> Letel, je ne parlais pas de libéralisme, mais de libre marché.
Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Le libéralisme, c’est le libre marché, la défense du libre marché. Mais le libre marché inclut des règles, il s’agit des mécanismes du marché dans un cadre légal. Pas la loi du plus fort. Et pour maintenir un cadre légal, il faut un Etat respecté. Si vous avez des Etats faibles qui ne peuvent pas faire respecter la loi, vous aurez la jungle, pas le libéralisme. Votre confusion est totale, on peut avoir un Etat respecté et fort, sans avoir un Etat envahissant qui produit lui-même des biens par exemple, avec un secteur public important, comme c’était le cas après 1945 en France, et temporairement avec les nationalisations de 1941.
24 fév 10 à 02:02
@Zoubor: Que savez-vous de mes voyages dans la région? Le Maussade vous a-t-il renseigné ou vous spéculez dans le vide?
24 fév 10 à 02:00
Letel, je ne parlais pas de libéralisme, mais de libre marché. Par contre, votre libéralisme avec un Etat fort contredit toutes les démarches politiques des mouvements conservateurs, dits libéraux en Europe.
Le libéralisme veut le beurre et l’argent du beurre: un Etat petit et peu onéreux et un Etat fort qui sait faire respecter son autorité. La quadrature du cercle libéral!
>surtout des mentalités, des attitudes inculquées
*endoctrinées. Moi qui croyait que le libéralisme prônait la liberté d’opinion et d’esprit, me voici rassuré!
24 fév 10 à 01:08
Mon cher gwb , ayant fait quelques – nombreux en fait -séjours culturels en Judee Samarie , Gaza et accessoirement au Liban
———————————————————————————————————–
c’est le probleme ds gwb:il ne sont jamais venu ds la region voir de leurs propres yeux ce qui se passe ici…
(Michael t’as pas oublie l’Egypte et/ou la Syrie ds ta liste de tes sejours culturels?)
23 fév 10 à 11:18
Du point de vue moral par contre, permettez-moi de citer Dostoïevsky: ‘Tout le monde est responsable de tout devant tous’.
…..
Je trouve par contre irrecevable l’argument du ‘balayez devant votre porte’, sinon personne n’a le droit de condamner personne et ainsi le droit international n’est qu’une promesse de bonne intention.
++++++++
Neanmoins sur le plan moral le dicton » Charite bien ordonnee …. »
reste toujours valable sur le plan moral ce qui ne concerne donc pas l’attitude des États ou les poses « humanitaires » sont plutôt a classer dans la rubrique : » faux culisme et tartufferies pratiques « Encore une fois les bonnes manières commandent de passer un silence pudique sur les détails des opérations pas toujours avouables exécutées par
TOUS les pays a la fois soucieux de leurs intérêts particuliers – qu’ils sont seuls a en juger les conséquences , pratique que vous condamnez visiblement mais il faut s’y résoudre , pratique dénuée d’alternative – - et de leur volonté a mettre hors d’état de nuire parfois de manière définitive ceux qui les menacent a leurs yeux .
Si vous croyez que la France présente un look virginal de première communiante depuis disons la fin de la Guerre d’Algérie , je crains que vous soyez fort mal informe ! Certaines de ses « opérations » récentes dans son « pré carre » africain n’avaient rien de culturel a moins que l’on ait une vision assez large du concept de culture .
23 fév 10 à 11:01
Mon cher gwb , ayant fait quelques – nombreux en fait -séjours culturels en Judee Samarie , Gaza et accessoirement au Liban je peux confirmer que l’énumération en « nov-langue israélienne » :
Ceci n’est pas un territoire occupé, mais un territoire disputé.
Ceci n’est pas une colonie, mais une implantation.
Ceci n’est pas un mur, mais une clôture.
Ceci n’est pas un combattant, mais un terroriste.
Ceci n’est pas une école, mais un centre d’endoctrinement du Hamas.
Ceci n’est pas un hôpital, mais une cache d’arme.est de loin la plus proche de la réalité ce qui -vous en conviendrez- est la base d’une approche réaliste et donc des actions nécessaires a la modification de ces réalités .
Je me tiens a votre disposition pour étayer mon affirmation de nombreux exemples vécus personnellement .
23 fév 10 à 09:56
Vous n’avez rien compris au libéralisme, vous en faites la caricature habituelle. Il ne s’agit pas de la jungle, du renard dans le poulailler, de la loi du plus fort, mais du contraire de tout ça.
Le libéralisme c’est le marché + des institutions solides, deux piliers fondamentaux, sinon vous avez la Russie de Poutine, le règne de la mafia, etc.
Par institutions il faut entendre plusieurs choses : l’état de droit, un Etat fort capable de faire respecter les lois (et donc des impôts), des lois respectées (ce qui est peu le cas en France où les lois abondent mais sont plutôt là pour donner une indication générale…), la sécurité des individus et des échanges, la protection des contrats, et surtout des mentalités, des attitudes inculquées, favorisant un comportement honnête, ce qui vient de la famille, de l’éducation, de la culture.
23 fév 10 à 09:49
Ceci n’est pas un territoire disputé,.un territoire occupé.
Ceci n’est pas une implantation, mais une colonie.
Ceci n’est pas une clôture, mais un mur.
Ceci n’est pas un terroriste, mais un combattant.
Ceci n’est pas un centre d’endoctrinement du Hamas, mais une école.
Ceci n’est pas une cache d’arme(s), mais un hôpital.
Leçon de novlangue gaucho islamiste, alliance rouge vert brun.
23 fév 10 à 09:40
Oui Letel, tant que le chômage ne baisse pas dans les banlieues françaises, il y aura du traffic de drogue.
D’ailleurs, ne pensez-vous pas que le traffic de drogue est une bonne école pour apprendre les rouages du libre marché? Achat, fournisseur, vente, client, stockage, offre, demande, marge et tout cela sans aucune régulation de l’Etat sur la qualité, la dangerosité, pas de taxe non plus.
Bien mieux que l’école républicaine somme toute!
23 fév 10 à 09:23
> De quelle « occupation » s’agit-il? Il s’agit de territoires disputés, dont le tracé n’a jamais été précisément défini
Ceci n’est pas un territoire occupé, mais un territoire disputé.
Ceci n’est pas une colonie, mais une implantation.
Ceci n’est pas un mur, mais une clôture.
Ceci n’est pas un combattant, mais un terroriste.
Ceci n’est pas une école, mais un centre d’endoctrinement du Hamas.
Ceci n’est pas un hôpital, mais une cache d’arme.
- Lesson de novlangue israélien, édition 1.0
23 fév 10 à 06:00
gwb, vous êtes à côté de vos pompes. Aucun pays n’est « crédible dans ses condamnations « , car tous les « pays » fonctionnent au mieux de leurs intérêts. La France, qui fait ami-ami (Ami, je m’excuse, ce n’est pas à vous que je pense…) avec les pires tyrannies, pour des raisons de gros sous, n’a aucun droit de faire la morale à qui que ce soit. Pas même à ces pires tyrannies qu’elle soutient en prétendant les condamner.
Vous parlez de la politique d’occupation israélienne. De quelle « occupation » s’agit-il? Il s’agit de territoires disputés, dont le tracé n’a jamais été précisément défini, et accepté par la partie arabe. Et connaissez-vous des situations où, à la suite d’une guerre, ce serait les vaincus qui imposeraient leur « loi »? Et quand les vaincus soutiennent les extrémistes fascisants, vous pensez que l’on peut discuter avec eux? Vous croyez encore en la bonne foi des leaders palestiniens? Réveillez-vous, mon vieux, et arrêtez de voir les choses avec les lunettes rosissant la réalité, la réalité, et ses « terrifiants pépins » risquent de vous rester en travers de la gorge.
23 fév 10 à 04:28
> Au contraire c’est en les stygmatisant (sic) qu’il a gagné la dernière fois (Kärcher, racaille, …).
L’affaire du Kärcher et des racailles est toujours déformée, c’est de la pure désinformation. Cette désinformation sert évidemment l’opposition qui en use et abuse depuis des années. Rappelons les faits, puisque la vérité est dure à s’installer. Sarko n’a pas stigmatisé les gens des cités avec ces deux mots, en aucun cas il ne les désignait. En visite dans une de ces banlieues, à la suite de la mort d’un jeune, une habitante lui demande de son balcon : « Quand est-ce que vous nous débarrassez de cette racaille ? » Il répond, en se hasardant un peu, car le problème n’est pas près d’être réglé : « Ne vous en faites pas, on va vous en débarrasser de cette racaille ». La femme et lui parlaient des tueurs et des trafiquants, ceux qui étaient à l’origine de de la balle mortelle, une balle perdue apparemment, la victime n’étant pas spécialement visée. Le mot Kärcher a été employé dans le même contexte, nettoyer au Kärcher, non pas les musulmans, non pas les jeunes des cités, comme la propagande de la gauche le répète à la façon des déformations à la Goebbels, mais nettoyer les trafiquants et les dealers. Ce qui bien sûr et encore une fois n’est toujours pas fait. Tant qu’on ne créera pas plus d’emplois, en libéralisant le marché du travail, dans ces cités où il y a quarante à cinquante pour cent de chômage, ce sera impossible. Elles resteront des espaces de non-droit – où même la police craint de pénétrer -, en proie à la loi du plus fort.
23 fév 10 à 03:15
Raphaël. Si je prend des lunettes purement juridiques, tous les Etats signataires de la déclaration universelle des droits de l’homme ou des conventions de Genève sont en droit de demander que ces textes fondateurs du droit international soient respectés. Qu’ils aient les mains propres ou non n’y change rien.
Du point de vue moral par contre, permettez-moi de citer Dostoïevsky: ‘Tout le monde est responsable de tout devant tous’.
Cela dit, il est difficile pour un pays d’être crédible dans ses condamnations lorsque lui-même s’adonne aux mêmes pratiques qu’il condamne chez l’autre. Ainsi la Chine serait mal placée pour critiquer la politique d’occupation israélienne alors qu’elle mène aussi une politique d’occupation. Ce qui n’est plus le cas de la France ou de la Belgique, par exemple.
Je trouve par contre irrecevable l’argument du ‘balayez devant votre porte’, sinon personne n’a le droit de condamner personne et ainsi le droit international n’est qu’une promesse de bonne intention. Heureusement les Etats de droit ont la légitimité morale pour condamner des dictatures et les pays qui respectent le droit international ont le droit de condamner ceux qui ne le respectent pas.
Quant aux Nations Unies, je suis prêt à prendre un pari que je connais ce machin bien mieux que vous. Le rapport Goldstone ne fait qu’un travail purement juridique: il analyse le conflit en lumière du droit international et constate qu’Israël n’a pas respecté ce droit. C’est tout. Lui demander de comprendre le besoin légitime d’Israël de protéger ses citoyens face aux roquettes du Hamas n’est pas dans son ‘job description’. C’est limité et fort regrettable mais cela n’a rien d’antisémite ou d’antisioniste.
Pourquoi le même travail n’a pas été fait pour le Hamas? Tout simplement parce que Gaza n’est pas un pays, et que l’entité politiquo-militaire qui contrôle ce territoire n’a pas autorité juridique pour signer et ratifier le droit international.
Oui, c’est obtus mais c’est ainsi que fonctionne le machin, pas besoin de faire de la parano.
> Sarko doit ménager les “jeunes de banlieues”
Sarko veut attirer le vote des jeunes d’origine maghrébine pour gagner les élections? MDR
Au contraire c’est en les stygmatisant qu’il a gagné la dernière fois (Kärcher, racaille, …). Il n’a donc aucun intérêt à les brosser dans le sens du poil (de la barbe), bien au contraire.
Par contre la France a de gros intérêts commerciaux en Iran:
- Peugeot
- Total
- GDF
- Areva
‘It’s the economy, stupid!’ – Bill Clinton
22 fév 10 à 12:18
michael, c’est pire que cela: la France « défend » ses citoyens en danger, oui, en payant rançon, donc en finançant les terroristes, qui, du coup, ont intérêt à enlever le plus de français qu’ils peuvent. Après, les Kouchner et autres piailleurs se permettent de faire des déclarations offusquées.
22 fév 10 à 12:13
gwb, pourquoi parler de la Chine? de quel droit la France se permet-elle de critiquer la politique d’occupation d’Israël? Pensez-vous vraiment que quelque pays que ce soit ait les mains suffisamment blanches pour pouvoir jouer les procureurs? Balayez donc devant votre porte avant de demander au voisin d’en faire autant.
Quant aux rapports de l’ONU, ils ne valent pas le papier sur lequel ils sont imprimés. Si vous n’avez pas encore compris que l’ONU n’est même pas le « machin » dont parlait de Gaulle, mais un croupion nauséabond (et je ne comprends pas que les quelques démocraties encore existantes acceptent encore d’y participer et de le financer), vous manquez des éléments qui pourraient vous permettre de comprendre la valeur de ses piaillements.
22 fév 10 à 10:51
Bon a la limite le sionisme comme Mvt de liberation et d’autodetermination du peuple juif est acheve depuis 1948 avec la declaration de l’Etat !
Donc les antisionistes ont quelques decennies de retard mais bof !
Le probleme avec les gros rapports navres ( et navrants ) pondus par des donneurs de lecons n’est pas tellement leur attitude vis a vis des juifs ( limite antisemite ) mais leur partialite abyssale quand ce
n’est pas une incroyable incompetence . J’ai le travers de me procurer ce genre de rapports et de les lire . Cela ne vaut pas grand chose comme enquete car la seule chose qui interesse les redacteurs , commanditaires et « lecteurs »cibles est la conclusion decidee en general a priori : Israel est coupable ! Et je me pare de ma qualite onuesque ( symbole de l’echec calamiteux pour les observateurs pragmatiques ) . Ca fait Clochemerle en diable mais le triste est que ces zozos se prennent pour la Statue du Commandeur et les decideurs de l’etiquette internationale ! Les Shadoks
etaient plus droles …..
Quand on cause moyens d’action utilises par un pays pour se defendre ou defendre ses citoyens le sujet est fort vaste et TOUS les pays les ont utilises ou les utilisent encore ( Mais c’est pas « chic » d’en causer …) Quand aux actions terroristes , elles sont regulierement minimisees sinon justifiees . Pauvres gens ceux qui arrivent a une telle perversion de concepts ….
22 fév 10 à 08:23
Tout juste Raphaël. Je ne vois pas de quel droit la Chine aurait le droit de critiquer la politique d’occupation d’Israël, je ne vois pas non plus de quel droit les USA auraient le droit de critiquer la politique carcérale d’Israël.
Mais il faut aussi faire attention de ne faut pas tomber dans l’excès inverse où un rapport des Nations Unies (Goldstone), de HRW ou de AI sont irrémédiablement accusés d’antisémitisme, alors que ces organisations publient plein de rapports sur d’autres pays et que les rapports en question ne remettent pas en cause l’existence de l’Etat d’Israël, mais une politique ou une stratégie militaire.
On peut débattre de savoir si telle politique de colonisation ou telle utilisation de matériel militaire renforce ou au contraire affaibli l’Etat d’Israël sans devoir se lancer des ‘antisémite’ ou ‘impérialiste’ à la figure.
P.S. Il faut tout de même souligner que l’argument sécuritaire est souvent utilisé partout pour légitimer certains actes qui seraient rejetés par la population et condamnés par la communauté internationale. Un bon démocrate se doit donc d’être vigileant et attentif lorsqu’un tel argumentaire est utilisé.
22 fév 10 à 07:13
gwb, je ne pense pas que quiconque dénie à qui que ce soit de critiquer des décisions ou des actes de l’état d’Israël. Mais quand seul Israël est critiqué, alors que bien des pays (et la France est contenue dans ce « bien ») sont au moins aussi critiquables, sinon plus, l’explication à cette pléthore de critiques ne peut être qu’antisémite. Israël est en droit de demander à tous ces « critiques » jouant les pucelles effarouchées de commencer par balayer devant leur porte.
22 fév 10 à 05:10
Jugurta, je suis à 100% d’accord avec votre commentaire.
Tout vient de la confusion sur le mot sionisme.
Pour les uns il s’agit du droit pour le peuple juif d’avoir sa propre patrie. Etre contre ce principe peut être considéré comme de l’antisémitisme, comme le démontre Sil et bien d’autres commentairess.
Pour les autres, il s’agit de la politique menée par le gouvernement israélien pour assurer au peuple juif sa propre patrie. Assurément une personne qui s’oppose à toutes les décisions du gouvernement israélien pour assurer sécurité et prospérité à son peuple est un antisémite. Mais qu’en est-il de celui qui en appouve certaines et s’oppose à d’autres?
Tout est-il bon et juste, parce que la cause est noble?
L’évacuation de gaza fut considérée comme anti-sioniste et donc antisémite par l’écrasante majorité des colons, mais fut considérée comme pro-sioniste (parce qu’assurant la sécurité du pays) par la majorité des israéliens.
Cela dit c’est un débat entre israéliens et je suis d’accord sur le constat que ce sujet préoccupe trop les esprits occidentaux en comparaison aux autres sujets similaires sur d’autres continents.
2 nov 09 à 03:04
« … Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu.
» L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.
Pourquoi en est-il ainsi? Tu sais que le Sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Notre Seigneur. Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d’errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint à régner sur lui.
« Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.
Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif à vivre sur l’antique Terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.
Et qu’est l’antisionisme ? C’est le déni au peuple juif d’un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d’Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu’ils sont Juifs. En un mot, c’est de l’antisémitisme.
L’antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d’exprimer sa malveillance. L’époque a rendu impopulaire, à l’Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l’antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.
Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs. »
Extrait de M.L. King Jr., « Letter to an Anti-Zionist Friend, » – Saturday Review_XLVII (Aug. 1967), p. 76. Reprinted in M.L. King Jr., This I Believe: Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.
18 juil 09 à 10:15
« To his credit, Emperor Francis Joseph did what he could to safeguard the rights of Jews. During the 1890s he instructed his Austrian prime minister that
« every anti-Semitic movement must be nipped in the bud at once… You will immediately have any anti-Semitic assembly dissolved. The Jews are brave and patriotic men who happily risk their lives for emperor and fatherland. »
François-Joseph, cité par Thomas Mc Craw dans sa biographie de Joseph Schumpeter, p. 29.
18 juil 09 à 07:02
« Marrant tous ces semi-illettrés sur les blogs, et qui en plus parlent de l’ignorance des autres, mdr. »
Ne m’en parlez pas ! C’est le seul truc qu’ils savent dire : « Nous savons ! », « Vous ignorez ! ».
On se souviendra de la muzz qui nous avait sorti sur ce site : « Moi ignorante ? ignorante de KOI ? »
18 juil 09 à 05:42
Je crois que Maurice Trisomique n’a pas bien compris la subtilité du message de SB, il ne voit pas la différence entre ‘encre et ‘ancre’, encré et ancré. Il faudrait lui expliquer. Marrant tous ces semi-illettrés sur les blogs, et qui en plus parlent de l’ignorance des autres, mdr.
18 juil 09 à 03:45
Hilarant ! Ce maurice nous sert sans ciller les arguments rabaches en general par la mouvance neo nazie , une suite d’affirmations ineptes et destinee au bas ventre de leur fahn club pas a leurs neurones ..A l’occase on pourrait faire un sort a chacune de ses elucubrations mais bof on a d’autre priorites ! De deux choses l’une ou bien c’est un provocateur conscient et il est impermeable a la logique et la refuse a priori ( mais en est conscient ) soit c’est un debile et fier de l’etre tout juste du niveau de cour de recre de maternelle et il est inutile de « discuter » avec un debile ancre dans ses delires ….
17 juil 09 à 00:49
Hep Maurice-Trajik-le-bien-nommé, ne commence pas à contester le montant de mes honoraires avec des remarques aussi spécieuses que l’absence de « connaissances » et les « z’est trop inzuste, d’être méchant avec moi » . C’est nul Trajikalimero !
« Connaissances », le gars qui place les camps d’extermination sur une frise chronologique, en 1945 ! Arrête Maurice, tu me fais penser au poisson rouge de la pub chocosuis de Nestlé, « tu pousses le bouchon un peu loin Maurice »… ça fera 50 euros et puis c’est tout !
16 juil 09 à 10:34
Aujourd’hui c’est le 16 Juillet !!
Petits rappels:
16 Juillet 1394, Charles VI (« le Fouf ») expulse les Juifs de France, la 3eme expulsion apres celles de 1306 et 1322
16 Juillet 1942 – la Rafle du Vel d’Hiv – pour la premiere fois des enfants de moins de 16 ans sont deportants vers les camps d’extermination – sur la demade express de Vichy ! ( pour quelques 3000 homme pres de 8000 femmes et enfants sont embarques durand la rafle)
16 juil 09 à 10:26
Argumentation?????
Pardon !!!
On argumente avec des gens qui veulent ecouter ou lire -ds ce cas !
Etant donne toutes les contradiction du texte de maurice, sa confusion de pensee ne permet pas un dialogue ! donc nul besoin d’essayer d’argumenter !
En effet cela releve de la schizophrenie et de la pSILquiatrie comme dit plus tot –
16 juil 09 à 09:21
Notre momo fait visiblement parti des cas psychiatrique qui sont racistes au nom de l’antiracisme
16 juil 09 à 07:23
La manipulation merdiatique, fonctionne a plein régime sur de jeunes esprit malléable, a ce que je vois ! , pour votre information au sujet de ce qu a dit RÉELLEMENT Ahmadinejad sur Israël :
A « merdiatique », merdiatique et demi.
La formule : « Israel must be wiped off the map », a été produite par l’agence officielle des media iraniens, IRIB. C’est à elle qu’il faut adresser vos rectifications et non pas à ceux qui l’ont reprise. Et il serait grand temps de le faire si vous pensez réellement qu’elle ait pu avoir tort car la formule en question y figure encore à ce jour.
16 juil 09 à 06:55
« …vous les vrais racistes, je vous cite : BHL, TAGUIEFF, FINKELKRAUT, GLUCKSMANN, REDEKER etc. vous êtes autant de larves infâmes, de véritables conservateurs du racisme sous-jacent…. »
Momo qui vient chez « les larves infâmes » chercher de l’argumentation. Momo, vous avez une larve qui descend du front en plein entre vos deux yeux. Momo, prenez un marteau et… tapez bien fort !
16 juil 09 à 06:46
« La manipulation merdiatique, fonctionne a plein régime sur de jeunes esprit malléable »
Eh momo, tu parles de qui là, des contributeurs du site ? Comment t’as fait pour savoir notre age ? C’est ahmadinejad qui te l’a dit sur ism-france ?
Sinon t’as plutot raison pour la manipulation sur jeunes cervelas, il n’y a qu’a voir le nombre de kefieh portés dans les lycées et les manifs de jeunes. Effectivement la manipulation fonctionne à plein régime !
merci pour les précisions momo.
( lol maurice à le même surnom que momo le prophète)
16 juil 09 à 06:15
Redeker n’est pas juif, et ici on utilise le numérique, pas l’encre, ni l’ancre. Même si nous sommes bien encrés (métaphore subtile pour notre grande culture).
16 juil 09 à 03:42
Je constate un manque d ‘argumentations ( connaissances ? ), se traduisant par de la moquerie , de bas niveau , mais cela semble être une habitude bien encrée, par les principaux protagoniste ici .
15 juil 09 à 14:45
Disons que 50 euros, c’est le tarif moins de 18 ans, applicable à la clientèle de dispensaires que sont ces petits Maurice-trajikomiques
15 juil 09 à 14:36
Ça fera 50 euros…
ce sont les tarifs en metropole?????
Viens donc a Tel Aviv, Maitre Sil-kadelique, tu feras plus de beurre….
15 juil 09 à 12:54
Voici le Maurice-Trajikomique qui est de retour : « Hantise d’un passé, futur-post-3e-reich, d’un führer épouvantail, la tête à Toto, des camps de la mort de 1945 (oui, ce génie place la Shoah en 1945) et du bouc émissaire érigé en saint par tous ces véritables anti-sémites que sont BHL, patatita, patata »… et vice-versa…
Mais oui Mister Maurice-Trajikomique, je vois que ça va beaucoup mieux depuis notre dernière séance… Le temps, l’espace, les concepts, tout s’embrouille, hein mon gars? Je crois qu’il va te falloir un abonnement mon petit père. Pour aujourd’hui la séance est terminée. Ça fera 50 euros…
15 juil 09 à 10:04
La manipulation merdiatique, fonctionne a plein régime sur de jeunes esprit malléable, a ce que je vois ! , pour votre information au sujet de ce qu a dit RÉELLEMENT Ahmadinejad sur Israël :
h**p://www.ism-france.org/news/article.php?id=7558&type=analyse
15 juil 09 à 09:51
La manipulation merdiatique, fonctionne a plein régime sur de jeunes esprit malléable, a ce que je vois ! , pour votre information au sujet de ce qu a dit RÉELLEMENT Ahmadinejad sur Israël :
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=7558&type=analyse
15 juil 09 à 09:43
Israel n’a jamais menace de raye de la carte qui que se soit – au contraire de l’iran – mais le moriss il va nous dire qu’on fait ds la parano….
15 juil 09 à 08:56
« et Israël avec ses 250 têtes nucléaires , qui est le plus dangereux ? »
Toute les fois où ils ont été attaqué, pas une qui à été tirée .
15 juil 09 à 08:55
« C’est vous les ennemis des Juifs !! »
Ah bon ?? J’ai fait du mal à un juif moi ?
« Vous les anti-antisémites, vous les vautours de la putréfaction, vous veillez jalousement sur le cadavre du racisme en bons charognards !
Comme de vieux sorciers fous, vous incantez les démons pour le ressusciter ! Car le racisme imaginaire justifie votre existence ! »
Momo, tu devrais sérieusement songer à arrêter la fumette.
Surtout qu’il parait qu’il n’y a pas que de l’herbe dans ce qu’ils te vendent.
15 juil 09 à 08:45
et Israël avec ses 250 têtes nucléaires , qui est le plus dangereux ?
15 juil 09 à 08:30
Pour Maurice, et le Con, le Clone et le Clown et autres energumenes, il ne reste plus que 6 mois avant la destruction d’Israel, alors preparez vos coupes les mecs vous pourrez sabler le champagne en debut 2010…
ttp://www.newsdaily.com/stories/tre56e2f4-us-iran-nuclear/
15 juil 09 à 08:28
Le maurice il fait ds le dedoublement de la personalite ou quoi??????
D’un cote il nie l’antisemitisme, de l’autre il envois les juifs (sionistes) au piloris….
La shizophrenie n’est pas loin, Maurice, faut se faire soigne…. A St Jean d’Acre il y a un bon hopital (« mossad » en hebreu, une institution….) ainsi que pres de Tel Aviv, a Bat Yam : l’avantage des deux sur St Anne c’est qu’ils sont au bord de la mer Mediterranee, c’est comme meme mieu que la grizaille parisienne – meme si t’es derriere les bareaux..
15 juil 09 à 07:29
Je suis antisémite à cause de ceux qui me parlent du juif comme si l’on parlait d’un saint !
Je suis antisémite parce que je ne comprends pas le mot antisémite !
Quel est donc son sens ? Qui est donc sémite pour que je le haïsse, que je le nie !
Vous les anti-antisémites, vous les vautours de la putréfaction, vous veillez jalousement sur le cadavre du racisme en bons charognards !
Comme de vieux sorciers fous, vous incantez les démons pour le ressusciter ! Car le racisme imaginaire justifie votre existence !
Vous les anti-antisémites qui nourrissaient l’actualité de vos anecdotes funestes ; vous vivez dans la hantise du troisième Reich ; le Führer est votre épouvantail que vous brandissez comme un fétiche blasphématoire. Pas un jour sans lui, sans l’évoquer dans vos discours, c’est un refrain incessant que vous composez comme une interminable mélodie.
Nous sommes las de vous voir, de vous entendre prophétiser l’anathème, le chaos d’un autre temps !
Telle est votre stratégie, utilisez le juif comme un bouc émissaire. Vous le couvrez du sang de vos victimes et le lâchez en pleine nature médiatique mais votre rédemption pour vos crimes cachés ne manqueront d’être connus à la lumière de la vérité.
Vous étouffez la pensée en la traumatisant avec votre Shoah au quelle vous vous foutez complètement !
Ce qui importe à vos yeux, c’est l’écrasement du citoyen innocent sous le poids de la culpabilité permanente. La Shoah vous donne l’alibi pour juger et condamner sans procès équitable, elle vous sert de passe-passe pour accéder frauduleusement dans les médias importants. Vous permettant ainsi de distiller votre venin !
Vous êtes les nouveaux moralistes qui instaurent les tabous et les interdits non pour protéger le Juif mais pour masquer vos actions criminelles !
Le Juif est votre pire hantise et vous vous en foutez comme ce fût le cas en 1945 lors des déportations vers les camps de la mort !
Car ce que vous aimez, c’est l’antisémitisme avant toute chose, celui qui vous donne votre pain quotidien, amen !
Escrocs d’humanistes en papier peint, vous êtes de la trempe de Schoelcher, de vrais imposteurs ! Le présent vous glorifie comme des hommes justes mais le passé et l’avenir détiennent les aboutissants de l’histoire. Car le temps jugera de votre intégrité et de votre sincérité. A force de crier du haut des toits : « A l’antisémitisme !! », vous annihilez le danger du véritable racisme !
Cela ne vous rappelle t-il pas cette histoire du berger criant « Au loup ! Au secours ! »sans cesse et sans raison. Un jour qu’il ne s’y attendait pas, le loup est venu, le berger s’est mis à crier mais personne n’est venu, il fût tué par la bête. De même vos canulars médiatiques, votre propagande de la souffrance infinie, vos cimetières ostentatoires, sur lesquels vous bâtissez vos fortunes risquent un jour de s’effondrer sur vos têtes !
Les peuples du Moyen âge se sont libérés à la renaissance des craintes de l’Enfer et des flammes éternelles du purgatoire. De même, viendra un temps où les consciences s’éveilleront de votre mascarade et vous serez les dernières victimes de votre propre malice.
Attendez donc que les esprits s’éveillent sur vos crimes en Palestine, sur les réalités que vous infligez à des peuples qui ne vous ont point persécuté à l’époque de l’Allemagne nazie.
Oui ! Lorsque le monde saura vos œuvres machiavéliques, c’est-à-dire l’apartheid, l’affamement des masses, les spoliations de terre alors vous n’aurez de terre promise que le tribunal de la Justice !
Telle est votre destinée car c’est bien l’un de vos prophètes qui disait : « Malheur à qui bâtit une ville en versant le sang et qui a solidement établi une cité par l’injustice ! » Havaqqouq ch.2 verset 12.
C’est donc vous les anti-antisémites qui êtes les premiers racistes car seul le racisme anti-juif est considéré comme antisémitisme tandis que vous excluez l’Arabe votre cousin sémite. Par là vous offrez le sentiment aux antisémites d’être une race à part !
C’est d’ailleurs sur ce critère que cous colonisez !
Vous les anti-antisémites d’aujourd’hui, vous étiez jadis avec les antisémites les premiers anti-juifs comme l’était votre Père fondateur Théodore Herzl : « A Paris, donc, ma relation avec l’antisémitisme allait devenir plus impersonnelle ; je commençais à comprendre, voire à excuser, celui-ci sur le plan historique » p. 39 Journal.
Voilà pourquoi, je suis antisémite car je reconnais les juifs non comme une race sémite mais comme un peuple religieux tandis que vous les vrais racistes, je vous cite : BHL, TAGUIEFF, FINKELKRAUT, GLUCKSMANN, REDEKER etc. vous êtes autant de larves infâmes, de véritables conservateurs du racisme sous-jacent. C’est vous les ennemis des Juifs !!
14 juil 09 à 11:41
Selim, il serait judicieux que vous relisiez « opération Shylock » en vous débarrassant auparavant des peaux de saucisson qui obstruent vos yeux.
14 juil 09 à 10:16
Selim . il y a un petit probleme ! Philip Roth est romancier americain et pas israelien ! donc ca remet en perspective ses positions…….
Des tas de gens s’estiment le droit de dire tout et n’importe quoi sur Israel comme si ils en avaient une « propriete » auto affirmee ! Et je te generalise a tout va : « les Juifs par ci , les Israeliens par la » Le nombre de conneries qu’ils racontent nous fait mourir de tire devant une telle ignorance arrogantre , tellement repandue ches les « intellos » franchouillards en general qui encombrent de leur suffisance les emissions tele ou les journaux ! Le P.O et Israel sur lesquels ils deblaterent n’a que peu de points communs avec la realite …
maintenant que certains soient en plus motives par un antisemitisme maladif est une evidence vehementement niee ….. mais qaui ne trompe personne
13 juil 09 à 11:45
« la fin de l’etat d’israel »
Disons plutôt « fin le l’occident », puisqu’aprés tout, ce que l’on reproche à Israel, ce n’est pas la cause de l’antisémitisme ( et de l’anti occidentalisme) mais l’excuse qu’ont trouvé les islamistes à leurs actes.
Si Israël n’avait pas existé, eh bien ils auraient trouvé autre chose pour excuser leur racisme.
13 juil 09 à 11:32
Non Selim ce que tu appelle anti sionisme n’est que la premiere etqpe aveant la fin de l’etat d’israel – rien a voir avec les faucons….
13 juil 09 à 09:31
A propos de la non-viabilité d’un état juif en Palestine, problème soulevé par la lettre de Freud ci-dessus, je recommande à tous les défenseurs passionnés d’Israël un livre d’un autre juif très lucide, Philip Roth : « Opération Shylock ».
« L’antisionisme d’aujourd’hui consiste à refuser à Israël le droit à l’existence. Autrement dit, à vouloir ramener les juifs à un statut d’inférieur. »
Définition très particulière. Il me semble, à lire la presse française en particulier, que ce n’est pas le sens qu’a pris le mot aujourd’hui.
Les « antisionistes » sont plutôt des gens qui contestent la manière adoptée par les faucons israéliens pour se défendre, l’expansionnisme territorial, les colonies, toutes pratiques qui sont considérées par les-dits « antisionistes » comme autant d’obstacles à l’avènement d’une paix durable.
Tant que j’y suis, après le livre de Roth, je vous recommande un film : « Les Citronniers ».
11 juil 09 à 21:03
Merci, Sil je n’ai franchement pas pu m’empêcher de te publier.
A un autre de tes excellents billets
11 juil 09 à 07:00
Non, Jugurta, les choses ne sont pas aussi simples.
Pour autant qu’il existerait des « races », il n’y a pas de « race » juive. Il n’est que de se promener en Israël pour voir l’extraordinaire melting pot qui constitue le peuple juif. On y trouve tous les types humains, que je ne vais pas énumérer ici. Le lien du peuple juif n’est pas racial, mais culturel.
Etre « antisioniste si on critique la politique de l’Etat israélien sans remettre en cause son existence », cela a-t-il un sens? Si l’on remet en cause la politique de la France, milite-t-on pour autant pour sa destruction en tant qu’entité nationale?
Par ailleurs, il existe des antisémites qui sont « sionistes », en ce sens qu’ils aimeraient que leurs pays soient débarrassés de leurs juifs, et qui trouvent que la solution d’Israël est satisfaisante…
11 juil 09 à 05:46
Sil,
Je ne suis pas tout a fait d’accord avec le début du texte sur les racines religieuses de l’antisémitisme. Il me semble que les premiers chrétiens ont fait preuve d’antijudaïsme et non d’antisémitisme.
L’antisémitisme est selon moi la convergence d’un racisme, contre le peuple juif, et d’une haine pour ceux qui portent le message religieux de Moïse.
antisémitisme= racisme+ antijudaïsme
L’antisionisme c’est aussi autre chose. Un professeur, j’ai perdu le lien, avait bien expliqué la ligne jaune à ne pas franchir pour passer de l’antisionisme à l’antisémitisme. C’est reconnaître que le peuple juif à droit à une terre et à un Etat, comme tout autre peuple sur la planète.
Je pense que l’on peut être antisioniste si on critique la politique de l’Etat israélien sans remettre en cause son existence. Voir par exemple le tracé de la barrière de sécurité où la cour israélienne a fait reculer l’Etat israélien.
Tous les antisémites sont de facto antisionistes mais certains antisionistes ne sont pas antisémites.
10 juil 09 à 21:49
Et une attaque unilaterale d’Israel par l’Iran serait quoi???????
Une fiesta dans le monde entier ?
10 juil 09 à 15:41
“Je m’etonne que les psy cliniques n’ont pas defini l’antisionisme comme une maladie mentale”
Il faudrai que l’OMS commence par desinfecter les porcheries onusiennes, alors….
10 juil 09 à 11:30
J’ai déjà expliqué, sur un autre fil, l’absurdité du concept même d’antisionosme. Le sionisme était l’idéologie prônant la création d’un foyer national juif, afin de donner aux juifs une terre sur laquelle il pourraient se réfugier.Le mouvement sioniste a agi en ce sens, de la fin du dix neuvième siècle à 1948. Une fois créé, l’État juif disqualifiait le sionisme, sauf par un glissement dû au fait que de nombreux juifs ont dû se réfugier en Israël pour fuir les persécutions qu’ils subissaient. C’est la seule acception possible aujourd’hui de l’idéologie sioniste: la possibilité pour tout juif d’être protégé, de ne plus avoir à subir de pogroms ou de bûcher, ou un statut infériorisant de dhimi.
L’antisionisme d’aujourd’hui consiste à refuser à Israël le droit à l’existence. Autrement dit, à vouloir ramener les juifs à un statut d’inférieur. C’est donc, sans conteste, une forme insidieuse d’antisémitisme. Mais Israël existe depuis plus de soixante ans, et se porte très bien.
Je pourrais, à la rigueur, croire en la bonne foi des antisionistes s’ils consacraient une partie de leur énergie aux si nombreuses « causes » qui méritent d’être défendues. Je n’en ferai pas l’énumération, la liste en est trop longue, et vous la connaissez aussi bien que moi. Mais non, leur sinistre obsession « antisioniste » est un indicateur sans complaisance de leur mauvaise foi.
10 juil 09 à 10:25
« Je m’etonne que les psy cliniques n’ont pas defini l’antisionisme comme une maladie mentale »
Ils ont sans doute peur de devoir vivre comme Redecker, allez savoir
10 juil 09 à 10:08
Antisionisme = antisémitisme ?
+++++++++++++++
Tout a fait! Et encore plus quand on considere que pour ces connards le Sionisme n’est que l’ensemble de fantasmes a la limite pathologiques qu’ils s’inventent au quotidien ! Je m’etonne que les psy cliniques n’ont pas defini l’antisionisme comme une maladie mentale ! Vu le volume des malades , c’est pas le boulot qui risque de manquer
10 juil 09 à 09:32
« A oui? c’est pour quand les elections???? »
Pas besoins d’élections, ils ont tellement de bagnoles à bruler prés de chez eux, le reste, ils savent pas comment ça marche.
Ceci dit, élections ou pas, tous les gouvernements ont courbés l’échine devant eux, avec pour seul résultat qu’ils en demandent encore plus.
@Cynique :
Pour ce qui est du fanatisme religieux, on peut très bien inverser les rôles décrit par votre texte.
10 juil 09 à 07:16
1°) On ne peut certes réécrire l’Histoire, mais voici un document à verser au dossier;En l’an 1929 le Docteur Chaim Koffler sollicita l’approbation de Sigmund Freud à une pétition condamnant les Arabes suite à une émeute survenue en Palestine.
Je reproduis ci dessous la réponse de Freud.
Cette réponse fut gardée secrète à la demande de l’intéressé lui même,
Elle a été dévoilée dans le catalogue d’une exposition de l’Université de Jérusalem.
« Cher Docteur,
Je ne peux faire ce que vous souhaitez.
Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.
Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.
Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones.
Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.
Votre respectueux serviteur. »
Sigmund Freud
2°) L’antisémitisme ( ou antisionisme ) comme déplacement ( au sens psychanalytique) d’un antichristianisme : hypothèse à examiner?
10 juil 09 à 06:36
Antisionisme = antisémitisme ?
Oh le gros hameçon que voilà !
La canne à pêche n’est pas trop lourde à porter, Sil ?
Et pendant ce temps, c’est SittingBull qui se frotte les mains en préparant la poêle à frire.
10 juil 09 à 06:16
Sarko doit ménager les “jeunes de banlieues”,
Les jeunes de banlieue se soucient comme d’une guigne de l’iran, ce sont pour la plupart des analphabètes quant aux salafistes sunnites ils haïssent les mollahs chiites autant quils haïssent les juifs et les koufars,les sarko et cie menagent l’iran en raison de ses ressources pepétrolièrest des intérêts de total,obama n’est que le jouet des grands groupes financiers où les juifs quoi que l’on pense ont peu d’influence,le pion israel longtemps utile est trop exposé, un gambit est à l’ordre du jour !
10 juil 09 à 06:02
Si Sarko veut menager les jeunes des banlieux sur notre compte, il faudra qu’il prenne ses responsabilites, quoiqu’il en soit !
10 juil 09 à 06:00
Sarko doit ménager les “jeunes de banlieues”, faut pas oublier ça
A oui? c’est pour quand les elections????
10 juil 09 à 05:30
« partout ds le monde ceux qui ont aide l’Iran a se dotter d’une arme nucleaire doivent etre puni.! »
Ca veut dire quoi ? Bombe atomique sur la France ? A mon avis, toutes ces déclarations sont du théatre, uniquement parce que Sarko doit ménager les « jeunes de banlieues », faut pas oublier ça
10 juil 09 à 03:02
Je suis en colere, tres tres en colere !!!!!
10 juil 09 à 02:57
Sarkozi: Une « attaque unilatérale » de l’Iran par Israël « serait une catastrophe absolue »
Et une attaque unilaterale d’Israel par l’Iran serait quoi???????
IL est temps pour les politiques israeliiens de dire qu’en cas d’une telle attque tous les responsables seront punis!! partout ds le monde ceux qui ont aide l’Iran a se dotter d’une arme nucleaire doivent etre puni.!
Si une deuxieme Shoah doit etre vecue par le peuple Juif ds son pays, il faudra cette fois exiger justice….
Sarko devra se refugier en Corse, Markel et Poutine en Siberie, et JinTao chez les Ouighurs…
10 juil 09 à 02:19
Très bon texte, Sil.
Orwell disait, en son temps, que la perversion intellectuelle l’effrayait bien plus que les bombes.





