Posté le Dimanche 5 juillet 2009 par jc durbant
Au lendemain d’une fête nationale américaine qui a brillamment encore démontré le génie diplomatique du Pleurnicheur en chef avec les feux d’artifice dûment fournis, au mépris de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, par la Corée du Nord …
Et où, “vague Obama oblige, les Américains respirent de ne plus être les ‘Bush men’ de service” …
Retour, suite à la toute récente publication par le FBI des derniers entretiens de Saddam Hussein avant son éxécution, sur les révélations que nos médias Monde en tête qualifient de “pas de révélations historiques d’importance”, les réduisant (oubliant pour une fois les ADM qui étaient la raison principale de la guerre) à ce que tout le monde savait, à savoir que Saddam n’avait jamais eu de contacts (directs) avec Al Qaeda.
Passant naturellement sous silence (à l’exception partielle de l’Express qui, au-delà du gros titre, se garde bien de développer) la principale information du document, notamment que Saddam avait fait tout son possible pour faire croire au monde entier qu’il avait encore des ADM en sa possession.
Mais on les comprend puisqu’il aurait fallu alors reconnaître que, comme l’Administration Bush, l’ensemble des services de renseignement occidentaux – français compris – n’avaient aucune raison de faire confiance aux dires du maitre-dissimulateur de Bagdad quand il prétendait avoir détruit ses ADM.
Que le jeu avec les inspections que tout le monde France en tête exigeait aurait pu continuer indéfiniment et que ce dernier, étant par conséquent en flagrante violation des résolutions de l’ONU, devait logiquement, sans parler du simple principe de précaution, en subir les conséquences.
Et surtout que, compte tenu des (délibérément fausses) informations alors disponibles et contre le “camp de la paix” qui Chirac en tête avait très largement contribué à faitre croire à Saddam que son bluff avait une chance de marcher, c’est en fait le cowboy Bush honni et son “caniche” Blair qui avaient en défintive eu raison …
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25 réponses à “ADM/Irak: Pas de révélations historiques d’importance (Saddam Lied, Saddam Died!)”
22 sept 09 à 13:07
22 sept 09 à 13:06
8 juil 09 à 06:55
« Al Qaïda, dont Saddam Hussein se méfiait et avec lequel Bagdad n’eut jamais aucun lien poussé, contrairement à ce qu’une certaine propagande prétendait avant 2003″ …
Tout est dans le « poussé » par notre barbouze et notoire thuriféraire avec ou sans son compère Chesnot, de Saddam à ses proches ou Habache, des Amitiés franco-irakiennes ou franco-palestiniennes …
8 juil 09 à 04:28
« Là où Saddam devient très intéressant, c’est lorsqu’il explique à Piro que c’est finalement pour faire peur à l’Iran qu’il a monté de toutes pièces son « histoire » d’armes de destruction massives. « Saddam Hussein était plus soucieux du fait que l’Iran puisse découvrir les faiblesses et les vulnérabilités de l’Irak, que des répercussions aux Etats-Unis de son refus de laisser venir des inspecteurs de l’ONU », indiquent les procès-verbaux. » GM
6 juil 09 à 05:54
Extraits :
Le voyage de François Fillon n’a pas donné lieu à des annonces de contrats géants mais quelques chefs d’entreprise ne sont pas revenus les mains vides.
Roland Jossard, P-DG du constructeur naval OCEA, a décroché un contrat de plusieurs dizaines de millions d’euros à la suite d’un appel d’offre du ministère de la défense irakien.
« Sans l’intervention du gouvernement, la commande nous échappait », témoigne cet entrepreneur qui a passé une semaine à Bagdad sous la protection d’une société de sécurité privée pour négocier ce contrat et qui garde malgré tout un bon souvenir de son séjour.
« Le passeport français est particulièrement bien apprécié en Irak », ajoute l’homme dont l’entreprise est en lice pour d’autres marchés dans le pays.
Nos atouts :
-Nous avons déjà bossé sur de grands projets en Irak
-Nos boites ont exactement ce dont a besoin l´Irak : assainissement eaux, réseau électrique, télécommunications, trains, métros, agro-alimentaire etc…
-Nous sommes appréciés depuis toujours (et nous n´avons pas participé à la boucherie de Bush)
Point noir :
- Exécrable niveau de sécurité (mais il faut toujours voir le côté positif : tous les français pris en otages en Irak après 2003 ont été libérés sains et sauf; leur libération faisant suite à une sorte de « consensus national en Irak » (et international au delà puisque non seulement Moubarak a demandé leur libération mais aussi les Frères Musulmans; Mahmoud Abbas ET le Hamas; le Président Libanais et le Hizbollah… Difficile de mieux faire)).
6 juil 09 à 05:43
L’Irak, un Eldorado encore un peu virtuel pour la France
Ça l´était déjà dans les années 80-90 malgré la propagande néo-conne (La France est contre les USA because le business irakien : en fait la France vendait infiniment moins à l´Irak qu´aux USA).
Le gros problème en Irak c´est l´incapacité des responsables à assurer une sécurité décente.
5 juil 09 à 20:45
L’Irak, un Eldorado encore un peu virtuel pour la France
5 juil 09 à 20:15
Tu l´as dit bouffi :
Les entreprises françaises marquent des points sur le marché irakien
5 juil 09 à 19:41
D’ailleurs, avec un peu de chance, les Français sauront ramener le calme en Irak. Ils sont les seuls, et heureusement, à pacifier le pays entre sunnites et chiites. Ils ont une connaissance extrêmement minutieuse de la région et du pays en particulier.
Avec les français, il ne fait aucun doute que les tribus se rallieront ensemble pour la reconstruction. Ce que les Américains, ces imbéciles, n’ont jamais réussi à faire. Ni chez eux, ni chez les autres.
En Afghanistan, idem. Les Américains feraient mieux de retouner chez eux. Les Européens, Français en tête, seront mieux à même de gérer le bordel laissé par le texan alcolo snifeur de coke.
5 juil 09 à 15:49
Bush aurait mieux fait d’envahir son propre pays et décimer ainsi tous les néo-conservateurs qui pullulent en Amérique. Avec Mosley et Bernie. Sans oublier Groucho et Chico.
5 juil 09 à 15:39
Bush aurait mieux fait d’envahir son propre pays et décimer ainsi tous les néo-conservateurs qui pullulent en Amérique. Avec Mosley et Bernie.
5 juil 09 à 15:22
Bush aurait mieux fait d’envahir son propre pays et décimer ainsi tous les néo-conservateurs qui pullulent en Amérique.
5 juil 09 à 14:50
Pour ce qui est de la reconstruction (de ce qui a été détruit par Bush) les français seront présents une fois le calme bien revenu. On est descendu d´un pic à 60 morts violentes par jour à une vingtaine mais c´est encore énorme : 600 morts violentes par mois sont ce qui fait que l´Irak est en tête du classement des « failed states ».
Mais les français sauront évidemment reconstruire les infrastructures irakiennes et le feront mieux que les (inutiles et inefficaces) américains. Suez, EDF, Bouygues, Veolia, … sont prêts (cf le voyage de Mr Fillion en Irak).
5 juil 09 à 14:42
Les Irakiens pensent que l’Europe et la France les ont doublement lâchés, d’abord face à Saddam, puis face à l’occupation américaine
Baratin.
Quelles sont les chances de survie d´un américain en Irak ? Celles d´un français ?
5 juil 09 à 13:25
Oui, ces Arabes sont tellement ingrats!
« Si la direction américaine enchaîne erreur sur erreur en Irak, les Européens, et les Français en particulier, sont encore plus idiots car ils ne déterminent leur position qu’en fonction de Washington. Ils ne tiennent aucun compte de l’Irak et de ses habitants. Les Irakiens pensent que l’Europe et la France les ont doublement lâchés, d’abord face à Saddam, puis face à l’occupation américaine. La France n’est intéressée que par sa position antiaméricaine. Elle oublie les Irakiens. Chirac et Villepin doivent comprendre qu’aucun Irakien ne juge que leur position est courageuse… Qu’a fait la France pour aider l’Irak à se libérer du dictateur, puis pour aider l’Irak à retrouver sa souveraineté ? Rien ! »
Fakhri Karim (directeur de journal irakien)
« J’ai été extrêmement choqué par l’opposition de la France à la guerre parce que, même si personne n’aime Bush, ni en Europe ni en Irak, l’essentiel était de nous libérer de Saddam. Je n’ai rien compris à la politique française. Sans parler de l’après-guerre où, une fois que tout est fini de toute façon, les Irakiens ont besoin d’aide face à l’insécurité, à la misère, et où la France est absente. »
Hilmi Dawood (journaliste kurde)
« Une fois que la guerre a été achevée, nous avons vu que les promesses de la France d’aider le peuple irakien n’étaient que du vent. Rien n’est venu. La politique de la France, ce sont des belles paroles, et aucune efficacité. »
Bilal (étudiant sunnite en sciences politiques)
« Je crois que la France n’était opposée à la guerre que parce qu’elle défendait ses propres intérêts, parce qu’elle était l’amie et recevait des cadeaux de Saddam. »
Mounaf (étudiant sunnite)
Tous les Irakiens un peu éduqués se plaignent de l’absence de la France. Quant aux autres, ils se fichent de l’Europe, car ils savent que ce sont les Etats-Unis qui font la loi. La position adoptée par la France l’an dernier l’a affaiblie aux yeux de la rue irakienne. Elle a prouvé que son opinion ne change rien. La France était contre la guerre, et la guerre a eu lieu! »
Amer Hassan Fayath (professeur de sciences politiques)
« Quelle fidélité ? Nous, professeurs vacataires, avons eu nos salaires supprimés. La France ne peut même pas nous faire vivre pendant cette année de crise. Je suis francophile, je n’aime pas les Américains, mais eux nous offrent de bons jobs et de bons salaires. Ils m’ont proposé un poste. J’avais refusé jusqu’à présent, espérant que la France s’implique en Irak, mais je vais accepter. Je suis un peu fâché contre moi-même d’aller travailler avec l’occupant américain et d’accepter ses dollars, mais je suis encore plus fâché contre la France! »
professeur sunnite du Centre culturel français (fermé par mesure de sécurité)
« C’est le même malentendu qui continue entre l’Europe et l’Irak après les attentats de Madrid. L’Europe, antiaméricaine et pacifiste, célèbre le retrait espagnol d’Irak, comme si elle venait de remporter une grande victoire ! Nous, Irakiens, pensons que le refus de la France et de l’Allemagne de nous aider, et le départ annoncé de l’Espagne sont une catastrophe. Pour que nous retrouvions nos esprits après les décennies terribles de Saddam, pour que nous sortions de ce tête-à-tête avec les Américains, nous avons, aujourd’hui plus que jamais, besoin des autres pays. L’ONU, l’Europe et la France n’avaient déjà pas beaucoup de crédibilité en Irak, mais elles ont tout perdu depuis un an en laissant Bush, que nous détestons par ailleurs, être l’unique tombeur de Saddam, puis en n’arrivant pas à notre rescousse une fois la guerre finie. »
Journaliste de Bagdad
‘Il est presque impossible, hormis chez les responsables baasistes déchus, de trouver quelqu’un qui soutienne la position de Paris dans la crise.’
Rémy Ourdan (Le Monde)
5 juil 09 à 11:58
Il n’y a que les occidentaux pour croire que les Arabes sont tellement masochistes qu’ils aiment leurs dictateurs à ce point
Erreur : les occidentaux se foutent de savoir si c´est puppet Maliki qui est au gouvernail en Irak, Saddam Hussein Al Tikriti ou l´Archiduc de Kirkouk. Si les zarabes en ont marre de leurs gouvernants qu´ils les renversent eux-mêmes…
5 juil 09 à 11:53
des prétextes d’attentats comme le 11/9 …
Il existe donc des raisons à la fiesta pyrotechnique du 11/9 ? Moi qui croyait que c´étaient juste des méchants zarabes nihilistes sans cause et sans reproche…
5 juil 09 à 11:50
On parle d’un Chirac féru d’Extrême-Orient. Manifestement, il n’a guère connaissance d’un classique de cette culture, à savoir Sun Tzsu, l’Art de La Guerre
LOL Bush n´a pas lu autre chose que les albums de Dick et Jane.
qu’il faut toujours laisser une porte ouverte à son adversaire. Ici Bush, en l’occurrence.
La porte de sortie était l´Irak : Bush y a foncé.
ils [les français]sont pro-dictateurs arabes
Tout le monde sait que Bush a toujours voulu renverser Moubarack, Abdullah de Jordanie, l´Emir du Koweit et les autres autocrates du coin…
5 juil 09 à 10:37
Et plutôt que de faire tomber son régime par la guerre, les américains auraient dû suivre nos conseils et ne pas y aller par la guerre
La guerre aurait pu être menée autrement, certes, mais le problème c’est que les services français de renseignement ont été également d’accord avec les estimations américaines. C’est ce que révéla le Rapport Duelfer/Kay que la presse avait en son temps présenté comme précisément allant à l’encontre de Bush sur l’Irak.
Le directeur de la DGSE, Alain Juillet, s’était exprimé sur ce point dans un ouvrage où il pensait que c’était la seule chose à faire pour les Américains.
C’est par son irrédentisme jusqu’au-boutiste que la France a poussé les USA vers la guerre. Elle aurait dû également être plus subtile. Mais non, il fallait à tout prix exister.
On parle d’un Chirac féru d’Extrême-Orient. Manifestement, il n’a guère connaissance d’un classique de cette culture, à savoir Sun Tzsu, l’Art de La Guerre. Il aurait du savoir en lisant ce traité magistral de stratégie militaire qu’il faut toujours laisser une porte ouverte à son adversaire. Ici Bush, en l’occurrence.
Quant à nous les Arabes, beaucoup, et parmi eux de grandes personnalités politiques, avaient adhéré au projet du Grand Moyent-Orient. Même si ce dernier a fini par être enseveli sous les sables. Mais nous avions accordé le bénéfice du doute à Bush et pas à Chirac.
Il n’y a que les Occidentaux pour croire que les Arabes sont tellement masochistes qu’ils aiment leurs dictateurs à ce point. Des Occidentaux, les Français en particulier, tellement assaillis par la culpabilité qu’ils en viennent à aimer tout dictateur à partir du moment où il est contre les Américains.
Soit ils sont pro-dictateurs arabes, parce qu’ils sont nostalgiques de l’autorité. Attitude héritée de la monarchie et de l’Empire. Là, c’est plutôt des gens de droite.
Soit, ils sont tellement gagné par le tiers-mondisme sulpicien qu’ils en viennent à penser que les Arabes n’ont au fond que ce qu’ils méritent. Là, c’est plutôt des gens de gauche.
5 juil 09 à 09:09
Effectivement, même si le chiffre (des enfants morts) était notoirement faux et gonflé (il faisait entre autres vider les morgues), tout le monde savait que l’embargo et le Programme pétrole contre pourriture ne fonctionnaient pas (sauf pour Saddam et ses amis notamment français ou de l’ONU avec la bande à Kofi) et, la France s’étant vite défilée, il y avait bien longtemps que l’idée au départ française (un certain Kouchner) des zones de non-survol n’était plus maintenue que par les avions américains et britanniques, ce qui bien sûr arrangeait bien Chirac à qui ça coûtait pas un sou quand ça remplissait pas les poches de ses proches alors que ça obligeait les Américains à maintenir des bases en Arabie saoudite et à fournir aux jihadistes des prétextes d’attentats comme le 11/9 …
5 juil 09 à 08:41
Albright était une sioniste. Un demi million de morts d´enfants irakiens était le genre de bonne nouvelle à satisfaire le moloch.
5 juil 09 à 07:53
De quelle « subtilité » vous parlez ? Celle d’avant-Bush qui a duré 12 ans ? Voilà ce que cette « subtilité » a produit comme résultat vers le mi parcours en ‘95 :
Lesley Stahl on U.S. sanctions against Iraq: We have heard that a half million children have died. I mean, that’s more children than died in Hiroshima. And, you know, is the price worth it?
Secretary of State Madeleine Albright: I think this is a very hard choice, but the price–we think the price is worth it.
5 juil 09 à 06:00
Je suis peut être plus intelligent que les autres (LOL) mais à aucun moment je n’ai cru que Saddam avait encore des armes de destruction massive. Malgré les dires des services secrets américains et anglais. Et plutôt que de faire tomber son régime par la guerre, les américains auraient dû suivre nos conseils et ne pas y aller par la guerre, mais travailler à la chute de Saddam de façon plus subtile (comme en Roumanie par exemple)… Mais la subtilité n’a jamais été un point fort de Bush…
5 juil 09 à 00:19
Tout ca c’est du passe
et Bush en a fait table rase….
5 juil 09 à 00:06
Morceaux choisis:
« Comme l’exemple d’usage chimique contre les populations kurdes de 1987-1988 en avait apporté la preuve, ces armes avaient aussi un usage interne. »
Thérèse Delpech
« Il est maintenant clair que les assurances données par Chirac ont joué un rôle crucial, persuadant Saddam Hussein de ne pas offrir les concessions qui auraient pu éviter une guerre et le changement de régime. Selon l’ex-vice président Tareq Aziz, s’exprimant depuis sa cellule devant des enquêteurs américains et irakiens, Saddam était convaincu que les Français, et dans une moindre mesure, les Russes allaient sauver son régime à la dernière minute. »
Amir Taheri
« Rédigé dans un style indirect avec quelques citations directes de l’interrogé, le compte-rendu du FBI ne contient pas de révélations historiques d’importance. Saddam Hussein répète ce dont chacun aujourd’hui convient, à savoir qu’il n’entretenait “aucune relation avec le zélote Oussama Ben Laden”. L’administration de George W. Bush avait tout tenté pour faire croire que Bagdad coopérait avec Al-Qaida. »
Patrice Claude





