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Iran: La seule faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien (In the middle of the Cold War, the US played a role in the installation of the current Islamic dictatorship)

Posté le Dimanche 28 juin 2009 par jc durbant

A l’heure où avec les prétendues démocraties occidentales le Pleurnicheur en chef se dit à nouveau “préoccupé” par le sort d’un président arrêté et expulsé par décision de la Cour suprême de son pays alors qu’il s’apprêtait, à la Chavez ou à la Poutine, à un “coup d’Etat légal”…

Et après les multiples mensonges et contre-vérités comme les excuses à tort et à travers et l’extrême passivité du pire président américain depuis Carter…

Ainsi que les fausses informations sur les prétendus détournements du Shah …

Retour, au moment où les bouchers de Téhéran se voient privés de petits fours, sur le plus gros mensonge de tous et la seule véritable faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien actuellement en lutte contre la plus sanglante des répressions.

D’abord, comme le reconnaissent eux-mêmes les journalistes proches du dossier, le rôle supposé des Etats-Unis dans le renversement de Mossageh pour lequel le Pleurnicheur vient de s’excuser, était largement marginal puisque qu’il a été le fait de la population elle-même, effrayée par les amis tant communistes que soviétiques du Premier ministre du Shah.

Mais, aussi, comme l’avait confirmé le chef des services secrets français de l’époque le colonel de Maranches, “l’administration américaine de Jimmy Carter a volontairement provoqué la chute du régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran car celui-ci n’était pas assez démocratique à ses yeux, et qu’il développait un programme nucléaire”.

Et, avec l’aide de la France qui lui avait donné asile et lui avait fourni un avion pour retourner en Iran, directement contribué à l’installation,jusqu’à aaujourd’hui même, de la pire des dictatures .…



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4 réponses à “Iran: La seule faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien (In the middle of the Cold War, the US played a role in the installation of the current Islamic dictatorship)”

  • 4
    Zoubor:

    Pour un chef d’Etat dire ne pas vouloir avoir recours a la force en aucune façon, c’est comme de se couper une main! C’est renoncer au prealable a des outils qui sont des outils legitimes en politique internationale, pour defendre les personnes, les interets de la nation.
    Et c’est marrant que ceux qui applaudissent notre bambi aujourd’hui pour son approche qui refuse l’utilisation de ces outils, soient les memes qui applaudirent Mao et son petit livre rouge (« le pouvoir est au bout du fusil ») et le « Che » qui ne voyait qu’une solution violente aux problemes de l’Amerique du Sud….

  • 3
    jc durbant:

    Merci James: c’était exactement la citation qui me manquait!

    Et effectivement, on retrouve la même naïveté mais non entre Carter et Bush (Bush n’avait pas lui écarté – et c’est précisément ce qu’on lui reprochait! – le recours à la force face aux ennemis du Monde libre) mais plutôt entre Carter et l’actuel Pleurnicheur en chef …

  • 2
    James:

    Extraits :

    O. - Quand le Shah a connu l’exil, l’attitude de la France et du président Giscard d’Estaing l’a-t-elle déçu ?

    M. - Je ne sais pas s’il a été déçu par l’attitude de la France : il ne m’en a rien dit. Il quitta l’Iran sans même un poste émetteur ni un technicien radio qui lui eussent permis de rester en contact avec ses forces armées parfaitement loyales et fidèles et qui, par la suite, subirent une épuration féroce. Il faut savoir que l’administration Carter, dans son désir imbécile de changer le système politique de l’Iran, avait fait pression sur le Shah qui, affaibli, ordonna a ses forces armées de ne pas réagir.

    Mieux, l’ineffable Carter dépêcha en Iran le général Hausser qui, au cours d’une tournée des popotes, prévint les forces armées iraniennes, les meilleures et les mieux équipées de la région, entièrement fournies en matériel américain, qu’elles n’auraient plus une pièce détachée au cas où elles voudraient réagir. Ainsi, on mit au pouvoir Khomeiny et se déclencha la révolution chiite. L’ensemble des forces armées fidèle et obéissant à sa Majesté Impériale n’attendait qu’un signe. Il ne vint pas.

    (…)

    Pourquoi l’administration américaine de l’époque avait-elle condamné et exécuté son meilleur et plus puissant allié dans cette région hautement volatile et stratégiquement essentielle ? La réponse se trouve sans doute dans un mélange de myopie, de mauvais renseignement et de naïveté historique : nos amis d’outre-atlantique croient que le système démocratique et l’American Way of Life peuvent s’appliquer partout.

    OKRENT/MARENCHES – Dans le Secret des Princes, Editions Stock, 1986, pp, 306-307.

    Etonnante phrase de Marenches à la fin. Il a raison mais ironie de l’histoire, c’est au Républicain George W. Bush que l’on a fait peser récemment cette accusation de naïveté et de myopie. L’administration Carter, la plus pusillanime de l’histoire américaine, a voulu propager un wilsonisme abâtardi en pariant sur la bonne volonté de ses adversaires. Carter l’apprendra également a ses dépends avec Brejnev.

  • 1
    jc durbant:

    Extraits:

    « Voilà plus de 60 ans que les gouvernements américains successifs s’opposent à la nation iranienne. En 1332 [1953] avec un coup d’Etat ils ont renversé le gouvernement national de l’Iran et l’ont remplacé par un régime dur, impopulaire et despotique. (…) Le 15 Khordad 1342 [5 juin 1963] ils ont humilié notre nation et ont tué 15 000 personnes de cette nation et ont exilé le chef de notre nation [Ajatollah Khomeini]. En 57 [1978] ils ont tué plus de 1 500 personnes sur la place des martyrs et les tueurs ont reçu le soutien du président américain. Ils ont soutenu la dictature jusqu’au dernier jour. Ils se sont opposés à la révolution de la nation iranienne en quête de liberté, indépendance et justice. »

    Mahmoud Ahmadinejad (discours de Kermanshah, le 28 javier 2009)

    « En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. »

    Barack Hussein

    « C’est (…) les Iraniens dans la rue, (…) les manifestations du dernier jour qui ont en quelque sorte dépassé tout ce que la CIA pouvait contrôler qui ont entrainé au bout du compte le renversement de Mossadegh. »

    James Risen (journaliste du NYT)