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Relativisme culturel: Quant au message de Jésus, ce n’est pas qu’un message d’amour (As in the story of Isra, when Moses, Jesus and Mohammed…)

Posté le Lundi 8 juin 2009 par jc durbant

Alors qu’en ces temps dits post-modernes le premier président américain “multiculturel” se permet, à coup de contre-vérités et de références au “Saint Coran” (notamment au “voyage nocturne” que Mahomet aurait fait dans la “mosquée lointaine”), d’assimiler publiquement le Christ à un “chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame” …

Retour, après la tentative de déconstruction radicale du peuple juif par l’historien israélien Shlomo Sand, sur la réduction ethno-politique du christianisme primitif par nos Michael Moore du christianisme Gérard Mordillat et Jérome Prieur.

Où, à coup d’anachronismes aussi délibérés qu’incontrôlés, le fondateur du christianisme devient un révolutionnaire avant l’heure, le saccage de Rome en 410 par les barbares une sorte de 11 Septembre, le christianisme naissant une manière de Hamas ou Hezbollah avec son système d’entraide aux veuves et aux orphelins pour “mieux pénétrer la société” et ses martyres.

Mais surtout, ignorant la dimension allégorique de nombre des paroles de celui-ci et lui attribuant directement l’opposition et la violence que son message ne devait pas manquer de susciter (comme l’utilisation violente que l’antijudaïsme chrétien en a fait bien des siècles plus tard), la fameuse parabole des talents… un véritable “appel au meurtre”!



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35 réponses à “Relativisme culturel: Quant au message de Jésus, ce n’est pas qu’un message d’amour (As in the story of Isra, when Moses, Jesus and Mohammed…)”

  • 35
    Arthur Gohin:

    moi aussi j’ai apprécié 1Rois 19: 11-12, qui contraste avec la manifestation du dieu qui parlait à Moise en lui donnant les 10 commandements. Autre signature diabolique dans ces 10 commandements: « je punirai jusqu’à la nième génération… » (Je ne sais meme plus combien). Ce dieu contradictoire et injuste a par ailleurs prétendu qu’il ne fait pas périr l’innocent avec le coupable.

    Je suppose que les hébreux étaient les plus malades parce qu’un bon médecin commence par la maladie la plus grave (La bible montre qu’ils ont aussi pratiqué le sacrifice humain, leur dieu était incapbe de les guérir). J’estime de fait que les juifs sont ceux qui ont opposé la plus forte résistance à Jésus. Aujourd’hui tout les peuples sont plus ou moins mélangés.
    Toutefois ceci n’est que généralités.

    Pour ce qui est du respect, je le concentre sur l’individu, non sur la collectivité qui est est pour moi une valeur secondaire. De meme la faute est une réalité avant tout personnelle et non collective.

  • 34
    jc durbant:

    « Ma conviction est que Dieu n’a pas particulièrement voulu ces choses, et surtout pas la loi judaïque avec toutes ses horreurs, mais il s’en est servi pour que les juifs et ceux qui ont l’occasion de lire l’ancien testament aient des signes pour les aider à croire. (…) Dieu s’est servi de cette tradition hébraïque pour aider à croire, et a choisi les circonstance de la mort de Jésus en conséquence. Mais il eut pu faire de même avec n’importe quelle tradition. Tous les peuples étaient malades, il a choisi de commencer par les hébreux peut être parce que c’était les plus malades. »

    D’accord avec vous sur à peu près toute la ligne, sauf à la fin: pourquoi supposer que le peuple juif ait pu être plus « malade » que les autres?

    Pourquoi ne pas tout simplement admettre qu’il fallait bien un support humain et que ce tout petit peuple dont on parle encore d’une manière si disproportionnée quelque 3 000 ans après ne l’est devenu que parce que Dieu l’a choisi et qu’à ce titre, quelque soient ses limites et ses fautes hélas si humaines, il continue à avoir droit à tout notre respect parce que, même si Dieu aurait pu trouver un autre peuple, il reste que c’est lui qui a porté, et à quel coût, la révélation divine jusqu’à nous?

    Quant aux « horreurs de la loi judaïque », ne faut-il pas la rapporter à ce qui se faisait autour d’eux aux mêmes époques, soient le sacrifice humain dont eux-mêmes sont sortis, et peut-être se souvenir que ces textes ont aussi bercé et nourri tout au long de sa vie notre propre Seigneur qui devait lui aussi les chérir, avec toutes les imperfections de tout ce qui est humain?

    Et je suis sûr qu’en cherchant bien vous trouveriez toutes sortes de passages « noyés dans la masse » comme vous dites, qui vous parlent du Christ et vous touchent comme par exemple, tout le monde le connait, celui d’Elie, personnage qui petit me faisait un peu peur avec ses massacres d’adorateurs de divinités rivales et qui se retrouve un jour en fuite totalement désemparé après l’un de ses prétendus succès et qui demande un signe de Dieu:

    ‘Et voici, l’Éternel passa. Et devant l’Éternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers: l’Éternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre: l’Éternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu: l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. Quand Élie l’entendit, il s’enveloppa le visage de son manteau » …

    1Rois 19: 11-12

    ou:

    « Une femme oublie-t-elle son nourrisson? De montrer sa tendresse au fils de son ventre? Même si celles-là oubliaient, moi je ne t’oublierai pas. »

    Esdras 49,15

    Voir aussi cette phrase de Girard:

    « Ceux qui considèrent l’hébraïsme et le christianisme comme des religions du bouc émissaire parce qu’elles le rendent visible font comme s’ils punissaient l’ambassadeur en raison du message qu’il apporte. »

    René Girard

  • 33
    Arthur Gohin:

    JC Durbant

    Je connais bien sûr ce passage, celui où les juifs voulaient lapider Jésus lui même, et celui de la lapidation du diacre Etienne. Je suis bien d’accord que ce n’était pas pour rire.
    Tout ce que j’arrive à comprendre, c’est que ces lapidations étaient illégales mais suffisament discrètes. Ce qui intéressait Pilate c’est de maîtriser la situation. Il y a peut-être une meilleure explication, et ce point n’est pas moteur comme celui que vous développez ensuite.

    Il y a le fameux passage de Esaïe 53 qui indique clairement le mystère chrétien du serviteur souffrant. Et peut-être d’autres noyés dans la masse, mais je ne vois pas trop.
    Sinon dans l’ensemble le Messie de l’ancien testament est un libérateur politique ou matériel, et un vengeur cruel.
    Jésus a put rappeller que le Messie devait naître d’une vierge, à Bethleem, des tas de choses qui sont une aide puissante à le reconnaître; mais à part Isaïe 53, je ne vois pas ce qui indique l’amour absolument unique du Christ.
    Ma conviction est que Dieu n’a pas particulièrement voulu ces choses, et surtout pas la loi judaïque avec toutes ses horreurs, mais il s’en est servi pour que les juifs et ceux qui ont l’occasion de lire l’ancien testament aient des signes pour les aider à croire.

    Oui les écritures rendent témoignages à Jésus, mais pas à l’essentiel, sauf ce fameux chapitre d’Isaïe.

    Il faut une rupture d’esprit radicale pour voir dans l’agneau pascal le symbole du libérateur non pas d’Israël mais de tous les hommes de bonne volonté.
    Dieu s’est servi de cette tradition hébraïque pour aider à croire, et a choisi les circonstance de la mort de Jésus en conséquence. Mais il eut pu faire de même avec n’importe quelle tradition. Tous les peuples étaient malades, il a choisi de commencer par les hébreux peut être parce que c’était les plus malades.

    Au plaisir de vous lire

  • 32
    jc durbant:

    « Montrant que Pilate avait retiré au juifs le droit de peine de mort, matière religieuse ou pas » …

    Vous voulez dire que le « Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette le premier une pierre ! » (Jean 8:7), c’était pour de rire?

    Quant à notre discussion du départ, je suppose qu’on est d’accord sur le fond, simplement votre formulation sur la rupture entre les 2 « testaments » semblait un peu trop radicale: qui peut nier, même si à un moment elle a pu effectivement devenir un obstacle pour certains à la reconnaissance du Messie, que toute la Loi et les Prophètes et donc le peuple choisi qui en était porteur étaient une préparation nécessaire pour la venue du Christ lui-même?

    Faut-il encore rappeler sa conversation avec des disciples sur le chemin d’Emmaüs?

    « Alors il leur dit :  » O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les Prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ?  » Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. »

    Lc 24:25-27

    Ou sa réponse aux accusations de religieux à Jérusalem:

    « Vous scrutez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui me rendent témoignage, »

    Jean 5:39

    Enfin, si la vie à laquelle le Christ nous appelle est une relation personnelle avec lui, peut-on l’imaginer en dehors des Ecritures (inséparablement judéo-chrétiennes) à travers lesquelles on entre en contact avec lui et hors de relations concrètes avec des personnes, nos prochains, dans et hors des églises?

    Voit Mathieu 25: 35-40 que vous avez d’ailleurs vous-même déjà cité:

    « j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.

    Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t’accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir ? »

    Et le Roi leur fera cette réponse : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. « 

  • 31
    Arthur Gohin:

    Zoubor
    En apparence l’affaire est compliquée: Jésus est-il mort de la lâchété de Pilate, de celle de ses disciples à lui, de la haine des grands prêtres, de la stupidité de la foule? La foi en Jésus Christ consiste à voir que c’est soi personnellement et en premier lieu qui est coupable de cette mort comme de tout ce qui s’y raccorde: « ce que vous faites au plus petits d’entre les miens c’est à moi que vous le faites ».
    Avec Jésus la faute et la punition collectives tombent aux oubliettes… si on ne veut pas oublier son vrai bonheur.

  • 30
    Arthur Gohin:

    Durban
    De même si le fond n’y est pas, comment pouvons nous nous rencontrer sur des points précis de la foi en Jésus Christ?

    Pour l’exactitude, voilà un dialogue:
    « ― Et bien occupez-vous en vous-mêmes et jugez le selon votre loi.
    ― Mais nous nous n’avons pas le droit de mettre qui que ce soit à mort » »
    Montrant que Pilate avait retiré au juifs le droit de peine de mort, matière religieuse ou pas.

    Le point crucial qui m’a fait citer cette phrase du grand-prêtre est l’abolition de la loi judaïque. Jésus ne l’a pas franchement abolie de son vivant, quoiqu’il se soit déclaré maître du sabbat, et grâcié la femme adultère. Après il l’a fait par les apôtres.
    Il ne l’a pas abolie dans un premier temps car il devait en mourir: il devait mourir du péché des hommes, et en particulier de cette loi qui est pécheresse. C’est donc en ce sens qu’il l’a accomplie, comme il l’a dit sur la croix: tout est accompli.

    Comprennez qu’avant Jésus tous les hommes étaient coupés de l’amour de Dieu. Ils ne pouvaient rendre ni à Dieu ni à leur prochain l’amour qu’il ne recevaient pas. Ce commandement est une impasse.
    Au jeune homme riche à qui il a extrait cette bonne essence de la loi, il a bien précisé: « Il te manque encore une chose… viens, suis moi ». Ce « il te manque encore une chose » est un euphémisme rassurant, en effet « sans moi vous ne pouvez rien faire », ni même distinguer Dieu de Satan.

    A cette impasse radicale se rajoute le fait que les plus de 600 commandements forment un carquant ahurissant irréalisable tout juste bon à bourrer de cupabilité celui qui y donnerait son coeur. Et le fait qu’ils sont eux mêmes bourrés de cruauté et de racisme.

    “le salut vient des juifs” indique que Jésus et ses premiers disciples sont juifs et non samaritains. Et que ceux-ci doivent impérativement quitter leur mépris global pour les juifs afin de le reconnaître lui et les siens. Ainsi Dieu s’est révélé non pas par les juifs dans leur ensemble mais par Jésus en premier, puis par ceux à qui Jésus L’a révélé.
    Il est évident que Dieu n’a pas été révélé par ceux des juifs qui ont rejeté Jésus: la foi n’est pas une affaire collective mais personnelle.

  • 29
    jc durbant:

    « Tout ce passage de l’Evangile selon Jean montre bien le “conspirationisme” contre les Juifs » …

    Effectivement, d’ailleurs tout le monde sait bien que, comme la plupart des premiers chrétiens, le disciple de Yeshua appelé Yochanan n’était même pas juif.

    Quant au Sanhedrin, je connais pas son histoire mais il me semble que l’abrogation des sacrifices comme des lapidations est surtout venue plus tard après la destruction du Temple par Titus (70).

    Et les déclarations qui sont attribuées à ses membres (« Cet homme fait beaucoup de signes. Si nous le laissons ainsi, tous croiront en lui et les Romains viendront et ils supprimeront notre lieu saint et notre nation ») puis à son chef Caïphe lui-même: (« il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas tout entière ». Jean 11: 46- 50) montrent toutes que la menace était plutôt de leur côté et qu’on a affaire, comme dirait Girard, à un cas classique de bouc émissaire.

    Le scénario du Yeshoua menace de l’Empire romain semblant du coup beaucoup plus douteux, y compris apparemment pour Pilate lui-même qui apparait plutôt embarrassé comme quelqu’un qui a une patate chaude sur les bras (« Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui »).

    Mais y aura toujours des Mordillats pour nous ressortir des Yeshoua « chef de guerre » (sic) sur la base d’un seul texte certes un peu obscur face à des disciples apparemment totalement désemparés et prenant tout ce qu’il dit au 1er degré comme Luc 22: 36-38

    « Puis il leur dit :  » Quand je vous ai envoyés sans bourse, ni besace, ni sandales, avez-vous manqué de quelque chose ?  » –  »

    De rien « , dirent-ils.

    Et il leur dit :  » Mais maintenant, que celui qui a une bourse la prenne, de même celui qui a une besace, et que celui qui n’en a pas vende son manteau pour acheter un glaive. Car, je vous le dis, il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : Il a été compté parmi les scélérats. Aussi bien, ce qui me concerne touche à sa fin.  » -
     » Seigneur, dirent-ils, il y a justement ici deux glaives.

     » Il leur répondit :  » C’est bien assez !  »

    Puis: Luc 22:49-53:

    Voyant ce qui allait arriver, ses compagnons lui dirent :  » Seigneur, faut-il frapper du glaive ?  »
    Et l’un d’eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui enleva l’oreille droite.

    Mais Jésus prit la parole et dit :  » Restez-en là.  » Et, lui touchant l’oreille, il le guérit.

    (Mathieu 26:52-53 rajoutant pour accentuer le dérisoire de l’affaire: « - Alors Jésus lui dit :  » Rengaine ton glaive ; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
    Penses-tu donc que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ? »)

    Puis Jésus dit à ceux qui s’étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du Temple et anciens :  » Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons ?

    Alors que chaque jour j’étais avec vous dans le Temple, vous n’avez pas porté les mains sur moi. Mais c’est votre heure et le pouvoir des Ténèbres. « 

  • 28
    Arthur Gohin:

    Madimaxi
    l’informatique a ses instabilités.
    Je voulais vous répondre sur « surmonter sa dualité ». Le mal est profond, et Jésus plus que suffisant si nous nous donnons en entier à lui, sinon…
    « Celui qui ne me préfère pas à père mère … jusqu’à sa propre vie ne peut être mon disciple ».

  • 27
    Arthur Gohin:

    Madimaxi
    Sans répondre directement à ma question, vous dites clairement que vous n’avez pas assez d’amour pour vous. Soyez certain que ce que me donnent les humains n’est pas assez pour moi, et c’est justement ce que Jésus donne: l’amour et la lumière sans mesure.
    Libre à vous d’y donner suite… mais n’espérez pas comprendre Jésus sans l’accepter. Je vous l’ai déjà clairement dit.
    Vous dites surmonter votre dualité. Vous s

    Ainsi nous ne pouvons pas nous rencontrer sur la foi en Jésus Christ jusqu’à votre conversion, laquelle est entièrement votre décision.

    A titre d’exemple.
    Vous dites « Vous y voyez de la prétention du Peuple élu pour se le garder à eux ». Mais je n’ai pas dit « pour se le garder » mais prétention à l’avoir pour Père. Je n’ai pas dit non plus que les juifs soient le peuple élu de Dieu, ce que je ne crois pas.
    Je croyais avoir été clair, mais vous n’êtes peut-être pas assez judicieux: Jésus n’est pas le justicier venu établir un royaume juste sur la terre, faire justice à l’opprimé contre l’oppresseur. Mais il a dénommé Hérode « ce renard », clairement indiqué Judas comme un démon, soit une âme damnée pour l’éternité, et collectivement qualifiés les pharisiens de sépulchres blanchis entre autres malédictions. Il a par deux fois au moins chassé les vendeurs du temple. Moi de même… en mon temps.

    Durban
    Vous vous ne répondez carrément pas à la question clef.

  • 26
    Zoubor:

    Tout ce passage de l’Evangile selon Jean montre bien le « conspirationisme » contre les Juifs – les dires des Juifs etant tellement contraire a la Loi – invention tardive de Chretiens pour faire endosser la crucification – mise a mort romaine par excellence ! – par les Juifs.
    Alors que la mise a mort est faite par lapidation: mais de plus cela doit etre une decision du Sanhedrin et comme dit le Talmid un Sanhedrin (70 sages) qui decide d’une execution en une generation est un Sanhedrin cruel »
    En d’autres mots, si il y avait la peine de mort, elle n;etait pratiquement jamais mise en application !

    pouvait menacer en quelque manière la domination romaine ?)

    Exact – il mettait, en se faisant passer pour le Mashiah, le Roi des Juifs, en la domination romaine en danger !!!! Commme le fit plus tard Bar Kochba !!!

    ds le judaisme il y a deux approches messainiques: le Messie de la maison de Joseph et celui de la maison de David!
    Jesus, en pretendant etre le Messie, et Roir ‘dIsrael se disait etre de la maison de David (par sa mere) c’est a dire l’approche de daid du Messianisme c’est a dire l’Independance Nationale.
    Alors que dans le messianisme de Josph, Israel est en Diaspora, en Egypte ( a rome pour l’eppoque… aux USA aujourd’hui ).
    EN l’an 30 Rome ne pouvait pas accpeter un pouvoir independant des Juifs – les Gaulois et autres peuples sous domination romaine aurait pris le pas eet se serai revoltes eux aussi !!!

  • 25
    jc durbant:

    « Selon notre loi, il doit mourir » (…) « une invention chrétienne pour accuser les juifs » …

    Comme on le sait, la phrase vient des évangiles et, quoi qu’en disent nos Mordillats de service, ne saurait être réduite à l’inévitable conflit église primitive-synagogue et à la compréhensible volonté des premiers chrétiens, sous la persécution, de prouver leur loyauté au pouvoir romain.

    Les autorités juives de l’époque pouvaient-elles en effet faire autre chose qu’appliquer leur Loi face à quelqu’un se réclamant explicitement de rang divin comme le suggère la phrase, largement oubliée par des générations de chrétiens il est vrai, de Jésus sur la croix : « Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23,33-34) ?

    Elles auraient donc dû le faire lapider, mais, craignant peut-être sa popularité parmi leurs concitoyens, semblent avoir trouvé opportun de le faire faire par les Romains (on ne voit pas bien en effet en quoi son « mon royaume n’est pas de ce monde » pouvait menacer en quelque manière la domination romaine ?) qui avaient seuls, il me semble, le droit de vie et de mort en matière non-religieuse.

    Autrement dit, je ne vois pas pourquoi l’indéniable fait que des générations de chrétiens se sont effectivement servis de la prétendue culpabilité collective du peuple juif dans la mort du Christ pour justifier les pires exactions contre eux devrait nous obliger à nier l’évidence : ce sont bien les autorités juives de l’époque qui ont été chercher les Romains pour se débarrasser de quelqu’un qui menaçait leur pouvoir et qui en plus, du point de vue même de leur Loi, s’était rendu coupable de blasphème …

    Quant au fait historique que « c’est par les Juifs que Dieu s’est dévoilé à l’Humanité », faut-il rappeler les paroles mêmes de Jésus à la Samaritaine : « le salut vient des juifs » (Jean 4 : 22)?

    Voir aussi:

    Mathieu 26 : 65-66 : Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements en disant : Il a blasphémé (…) ils répondirent : Il mérite la mort »

    Et surtout :

    Jean 18.28 – 19 : 22

    Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire: c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque.
    Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit: Quelle accusation portez-vous contre cet homme?
    Ils lui répondirent: Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré.
    Sur quoi Pilate leur dit: Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi. Les Juifs lui dirent: Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.
    (…)
    Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s’écrièrent: Crucifie! crucifie! Pilate leur dit: Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui.
    Les Juifs lui répondirent: Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.
    (…)
    Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient: Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César.
    (…)

    Pilate dit aux Juifs: Voici votre roi.
    Mais ils s’écrièrent: Ote, ôte, crucifie-le! Pilate leur dit: Crucifierai-je votre roi? Les principaux sacrificateurs répondirent: Nous n’avons de roi que César.
    (…)

    Pilate fit une inscription, qu’il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: Jésus de Nazareth, roi des Juifs.

    Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où Jésus fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin.
    Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: N’écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu’il a dit: Je suis roi des Juifs. » …

  • 24
    Zoubor:

    Les juifs l’ont bien dit à Pilate “Selon notre loi, il doit mourir”.

    Une invention chretienne pour accuser les Juifs….

    Que vous l’acceptiez ou pas, le fait est que c’est par les Juifs que Dieu s’est devoile a l’Humanite ! Mon ancetre, Avram, du MO, et non mon ancetre normand qui a la meme epoque venerait des symboles de la nature danoise!

    Que sans le Sinai et la Loi Mosaique, il n’y aurait pu avoir de Jesus – d’ailleurz il n’y en a pas eu chez les autres peuples et d’autres fois! l’idee meme d’un messie -massiah- est nee au sein du Judaisme et si le Christ est le Messie, il ne pouvait qu’etre Juif !!

    Il ne pouvait pas etre chinois ni azteque ni normand ni franc ni romain ni grec et certainement pas egyptien ou babylonien !!

  • 23
    madimaxi:

    Madimaxi moi non plus je ne vois pas d’amour dans vos propos.

    Je n’en ai déjà pas assez pour moi :-)

    Le “vous dites” indique clairemenrt que c’est là une prétention des juifs.

    Le Dieu est à tous, y compris les Juifs. Vous y voyez de la prétention du Peuple élu pour se le garder à eux. Je ne le reçois pas comme ça. Jésus ne s’adresse pas aux juifs en tant que juifs. Jésus fait comme il a toujours fait, il s’adresse à son prochain. Il parle à leurs âmes et consciences.

    Il n’y a qu’une seule manière d’appréhender la binarité. C’est celle qui est en nous. Tant mieux si Jésus vous aide à la surmonter. C’est aussi mon cas. Mais vous comprenez que je ne puisse pas admettre certaines distorsions entre son message et l’interprétation qui en est faite. Vous dites judicieusement que Jésus n’est pas le justicier. Pourquoi alors, efforcez-vous constamment à désigner les coupables ? Comme ici, Mister Bush ?

    Vous jugez selon la chair ; moi je ne juge personne. (Jean 7:15)

  • 22
    Arthur Gohin:

    Les juifs l’ont bien dit à Pilate « Selon notre loi, il doit mourir ». C’est en cela que Jésus est venu accomplir la loi judaïque, dans un amour qui les dépasse de même qu’il dépasse tout homme.
    Visiblement vous ne l’aviez pas compris.
    Jésus a effectivement su extraire de la loi ce qu’elle avait de divin. Il a aussi précisé: « sans moi vous ne pouvez rien faire ». C’est à dire vous ne pouvez aimer ni Dieu ni votre prochain. Ni même distinguer Dieu et Satan.

    Vous aussi durban, avez-vous personnellement Jésus christ comme sauveur, amour et lumière?
    Il n’y a rien de plus simple que la vérité.

  • 21
    madimaxi:

    C’est vrai, Jean-Claude.
    Le problème est que les dualistes de la première heure n’ont retenu de l’Evangile que ce qu’il collait le mieux à leur thèse du monde binaire. Il en résulte une lecture partielle, donc forcément partiale. Cf. la citation de Jean 7:44 dont nous avions été servi ici. A rapprocher de la déformation par Mordillat de la parabole des mines à laquelle vous avez consacré un très joli dossier.

  • 20
    Arthur Gohin:

    Madimaxi moi non plus je ne vois pas d’amour dans vos propos. En particulier vous m’accusez dans le vide de ne pas considérer l’évangile dans son entier. Vous m’accusez aussi d’épouser la vison cathare que je considère essentiellement juste seulement: ils y a aussi quelques passages de l’ancien testament qui sont inspirés d’en haut (et une masse de textes neutres).

    De plus la vision binaire est parfaitement juste: Lucifer est le prince de ce monde, et Jésus Christ le seul sauveur, comme largement expliqué par ce dernier; et le choix entre les deux occupe l’être humain dans son intégralité.
    Cette vison binaire est juste, et des crapules représentées par Bush, pas très intelligent lui même, tentent de remplacer cette vision essentielle au salut de l’âme par une sorte de Jihad contre un axe du mal extérieur et politique.

    « lui que vous dites être votre Dieu, ». Le « vous dites » indique clairemenrt que c’est là une prétention des juifs.

    Maintenant, avez-vous personnellement Jésus-Christ comme sauveur amour et lumière? Le refuser est votre droit le plus absolu, mais n’espérez pas comprendre ce qu’il dit si vous le refusez en même temps… ou alors c’est que comme Lucifer vous savez pertinemment ce que vous refusez.

  • 19
    madimaxi:

    et, que je sache, n’a pas aboli les dix commandements,

    Ni les sept commandements adressés à Noé. Les Tables en étant une forme plus élaborée.
    Je pense qu’Arthur, tel le Lucifer, ne prêche que par la discorde.
    Ca doit être la période « croisade » de sa croissance :-)

    N’est vrai combattant que celui qui confonte l’ennemi qui est en lui.

  • 18
    jc durbant:

    Je parle bien sûr de la perspective sacrificielle qui est celle des mythes où il s’agit généralement de montrer la culpabilité de la future victime par opposition à la perspective biblique qui généralement prend le parti de la victime (comparer les histoires d’Oedipe et de Joseph par exemple).

    Quant à la « rupture radicale » avec la Torah, le Christ parle plutôt, il me semble, d’ « accomplissement » (« Ne croyez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes. Je ne suis pas venu abolir mais accomplir » Mathieu 5: 17) et donc d’approfondissement (« On vous a dit (…) moi je vous dis » Mathieu 5:43-44 ou « c’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis »… Mathieu 19:8) et, que je sache, n’a pas aboli les dix commandements, les résumant d’ailleurs à un moment par « Tu aimeras le seigneur ton Dieu de toutes forces et ton prochain comme toi-même » (Marc 12: 29-31 reprenant Deutéronome 6:4 et Lévitique 19: 18)…

  • 17
    madimaxi:

    Arthur,
    J’annonce aussi, ce qui est quelque peu une banalité, qu’il ne faut pas séparer vite fait sur le gaz le bon grain de l’ivraie, et ne pas juger sur l’étiquette religieuse.
    “l’Ancien Testament fait partie de la Bible des Chrétiens” ? Parlez pour vous, mais les chrétiens cathares, exterminés jusqu’au dernier par l’Eglise catholique, considéraient le dieu de l’ancien testament comme étant Lucifer. Je leur donne essentiellement raison.

    Relisez-vous et dites-moi si vous ne séparez pas « vite fait sur le gaz le bon grain de l’ivraie selon l’étiquette religieuse ». Vous vivez dans un monde binaire, antagoniste, marqué par la division jusqu’à la fin des temps entre le Lucifer de l’Ancien Testament et le Christ Sauveur. Prenez la peine de relire l’Evangile en son entier et non seulement les extraits retenus par Marcion pour appuyer ses thèses.

    Madimaxi, je ne crois pas du tout que le Christ ait besoin de l’ancien testament.

    Croire, c’est votre droit le plus absolu. Et moi je crois que si le Christ s’est attaché à l’Eternel son Père des Ecritures, ce n’était pas un hasard. Le hasard auquel nous ne croyons pas tous les deux, n’est-ce pas ? Et je ne crois pas, au cas où vous voudriez en venir, que le Christ ait été venu pour dénoncer en lui le Lucifer. Votre citation de Jean 7.44 (« vous avez pour père le diable… ») est un reproche que Jésus fait à ceux qui se servent de l’Eternel pour justifier leurs méfaits. C’est Jean 7.54 qui est à retenir de ce chapitre : « C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, ». La filiation entre le Fils et le Père de l’Ancien Testament est ici parfaitement explicite.

    Dans tous les cas, de message d’Amour dans vos propos, je n’en vois point. Tout se résume dans la stigmatisation et l’imprécation suivant la tangente d’une fixette bien ancrée dans certaines mentalités.

  • 16
    Arthur Gohin:

    Je ne vois pas d’où vous sortez que les textes bibliques prennent « de plus en plus » le parti des victimes.
    Il y a une rupture radicale entre le judaïsme de l’ancien testament, raciste tatillon et criminel, et le don du saint esprit de Jésus Christ.
    Par ailleurs Jésus Christ ne prend pas le parti des victimes car tout homme est coupable: il se fait victime de nos fautes afin de nous apporter une guérison absolue.
    Il n’est strictement pas un justicier, comme il l’a indiqué en son temps, mais il venu donner un sens inouï à l’injustice de ce monde: sa rédemption.

    L’occident n’est pas une personne, c’est une entité abstraite et imprécise. Seule une personne humaine peut apporter l’amour du Christ à son prochain.

  • 15
    jc durbant:

    Il est effectivement très probable que la plupart des mythes aient une base historique mais leur particularité, du moins si on suit ce qu’en dit Girard, c’est d’être présenté du point de vue des persécuteurs (eg. le roi Oedipe est dit coupable des fautes dont il est accusé), contrairement aux textes bibliques qui eux prennent de plus en plus le parti des victimes.

    Quant aux musulmans qui comme les autres « évoluent » en effet, est-ce vraiment sous l’action de leur corpus coranique proprement dit ou plus vraisemblablement sous l’effet diffus mais massif du message évangélique porté, y compris malgré lui, par l’Occident si vilipendé par tous et d’abord par lui-même?

  • 14
    Arthur Gohin:

    Durbant
    Comme récits purement mythiques je connais surtout le big bang et la théorie de l’évolution. Les mythes des peuples autres qu’européens ont toujours un aspect véridique, voire historique.
    Vous dites:
    « une divinité qui était perçue au départ, pourquoi le nier, comme un Dieu “national” appelant à la violence « … ou une divinité qui était un dieu national appelant à la violence. C’est ma conviction. Le Christ dit lui-même aux juifs qui avaient cru en lui: « vous avez le diable pour père ».
    Les prophètes, dans leurs bons textes, et Jésus, ont appelé les Hébreux à quitter ce dieu là pour le Dieu véritable, qui n’est qu’amour. La façon dont Jésus s’y est pris avec les hébreux est instructive certes, mais elle ne remplace pas la relation directe avec lui.
    A quoi bon comprendre que les romains et les hébreux ont mis à mort Jésus, si on ne comprend pas que l’on le met à mort aujourd’hui en méprisant les plus petits parmis les siens?

    Par ailleurs vous vous trompez à mes yeux. Bien des musulmans évoluent, rejettent un islam qui ne passe pas dans leur conscience, et ce souvent de façon catégorique.
    Cela me paraît plus important que les excuses publiques. On ne s’excuse pas pour les fautes des autres, fussent-ils vos prédécesseurs, mais pour les siennes, il y a toujours de quoi faire, mais il est rarement utile de les présenter à un autre que Dieu.
    Je rappelle au passage que personne ne peut exiger d’excuses de la part d’un autre. Dieu lui-même les inpire librement, Il ne les exige pas.

  • 13
    jc durbant:

    Pas le temps de répondre en détail, mais personnellement, je comprends pas bien pourquoi il faudrait (en la réduisant à sa part symbolique) retirer à « l’Ancien Testament » ou à la Torah ce qui en fait pour moi l’une des grandes avancées, à savoir la dimension historique (même partielle) par opposition aux récits purement mythiques.

    Sans compter que ce faisant, on en perd aussi tout l’apport en termes justement de dépassement progressif (via les prophètes) par rapport à la révélation d’une divinité qui était perçue au départ, pourquoi le nier, comme un Dieu « national » appelant à la violence (« l’Eternel des Armées ») et sans laquelle la contribution décisive du Christ deviendrait tout simplement incompréhensible.

    Quant aux à présent si évidents crimes du christianisme historique, comment oublier que c’est justement au nom du message même dont il était porteur que nous pouvons aujourdhui le juger et en exiger les excuses qu’il a d’ailleurs largement exprimées ces dernières années, contrairement justement à l’islam qui n’a apparement pas encore trouvé dans son corpus à lui les ressources pour le faire?

  • 12
    Arthur Gohin:

    Madimaxi, je vous trouve d’une ingénuité charmante: j’explique du mieux que je peux que je crois pas aux fois collectives, et vous vous demandez quelle secte je représente!
    J’annonce Dieu mon Père et Jésus Christ mon sauveur, aucune église, qu’elle soit grande ou petite au point d’être dénomée secte!
    J’annonce aussi, ce qui est quelque peu une banalité, qu’il ne faut pas séparer vite fait sur le gaz le bon grain de l’ivraie, et ne pas juger sur l’étiquette religieuse.

    « l’Ancien Testament fait partie de la Bible des Chrétiens » ? Parlez pour vous, mais les chrétiens cathares, exterminés jusqu’au dernier par l’Eglise catholique, considéraient le dieu de l’ancien testament comme étant Lucifer. Je leur donne essentiellement raison.
    Je ne crois pas au hasard que vous invoquez, les rabbi sont pour moi des hommes a priori aussi intéressants que les autres. Mais Dieu ou la vie ou la providence comme vous voudrez m’a fait rencontrer des paroles de certains rabbi pires que l’ancien testament pris au premier degré. Et des curés ou pasteurs qui en sont au premier dégré.

    Alors maintenant, et ce n’est pas négligeable, s’il faut prendre cela au degré symbolique, toute la violence hébraïque d’avant Jésus Christ comme celle d’aujourd’hui pour la conquête et la reconquête de la terre promise est une hérésie n’est-ce pas?
    Et puis les musulmans qui interprètent le coran au second dégré ont un texte parfaitement acceptable n’est-ce pas Zoubor?
    Par ailleurs, Maximadi, si effectivement les rédacteurs de la bible n’avait pas l’intention d’en faire une parole divine définitive et immuable, les églises dites chrétiennes en ont fait très précisement une parole divine définitive et immuable. D’où que aujourd’hui il n’y pas de différence entre elles et l’Islam. Désolé pour Zoubor en même temps…

    Madimaxi, je ne crois pas du tout que le Christ ait besoin de l’ancien testament. Historiquement il est né et a prêché parmi les Hébreux, d’où les références de ses discours d’alors à l’ancien testament. Désolé de vous contredire, mais il s’agit quand même de ma vie intérieure à moi, sur laquelle votre jugement devrait être extrêment prudent : Ma faim est apaisée par une relation directe avec lui.
    Bien sûr je crois que « La recherche spirituelle individuelle n’a de sens que si elle est communiquée et partagée pour former une communauté »… non pas au sens social et hiérachique mais au sens spirituel. Comme je vous le disais le hasard n’existe pas, et Dieu n’a jamais désiré une hiérarchie pour diriger les évènements à sa place.

    Alors Durban, « l’islam est-il autre chose qu’une hérésie judéo-chrétienne? »
    Pour l’islam comme pour le judaïsme, Jésus n’est pas plus de nature divine que vous et moi, et il n’est pas le sauveur du monde, il n’est pas ressuscité, il n’est que le plus grand des prophètes (ce qu’entend d’ailleurs beaucoup moins bien le judaïsme).
    Pour les deux, il en résulte en particulier la recherche d’un royaume terrestre au lieu du royaume céleste.
    Alors votre affirmation « hérésie judéo-chrétienne » est une incohérence. Pour l’essentiel, le judaïsme est bien plus proche de l’Islam que de Jésus Christ, voire plus loin encore de Jésus.
    Vous pourrez aussi nous montrer où votre René Girard a vu « Saint Paul parler de ”greffe” du christianisme sur le judaïsme ». Je suis plus que sceptique, ce n’est ni son vocabulaire ni son centre d’intérêt. Il expose au contraire longuement que la loi judaïque ne peut aucunement apporter le salut, Jésus seul le peut.

    Le moins que l’on puisse dire c’est que les Eglises qui ont acquis, par la force il faut le dire, la prééminence sociale, ne sont pas des modèles de foi chrétienne.
    Il est bien gentil ce Mgr Pavy à nous exposer le contraste entre Jésus et Mahomet. Mais la conquête de l’Algérie s’est faite par ses ouailles et celles de ses confrères avec une cruauté (massacres spoliations et autres) qui n’a rien à envier à Mahommet. Cela n’a pas l’air de l’interpeller. Il s’assoit sur son trône épiscopal sans état d’âme apparent.
    Ce délire résume bien 2000 années d’Eglises dénommées chrétiennes. Ce sont elles qu’il faut bien distinguer de Jésus Christ .

  • 11
    madimaxi:

    Arthur est de ceux qui ne comprennent – ou ne veulent pas comprendre – que contrairement au Coran, l’Ancien Testament n’est pas a prendre au premier degre!Il sinon il n’y aurait ni Talmud ni Mishna!

    Oui, la différence essentielle Zoubor. Soulignée par « les concepteurs » des deux textes eux-mêmes. Le Coran est la parole divine définitive et immuable. Le bon dieu était venu la prononcer avant de se barrer pris par d’autres préoccupations. Tel un orateur pressé d’en finir avec sa corvée de devoir s’exprimer devant un auditoire prêt à tout gober. La Bible est la parole entendue. Le commencement (cf. la Genèse), surtout pas la fin. Entre les deux, le champ immense et fertile en réflexions et actions fleurit. Réflexions et actions dont nous sommes invités d’user sans modération afin d’investir l’étendue se cachant derrière le point d’où l’Eternel ne pointe que sa poire à demi-fendue : D.
    Je suis surpris par cette interprétation islamique qui entend « soumission » là où j’entends un appel à l’affirmation de soi prononcé par le père bienveillant. Comme si le bon dieu possessif voulait nous garder en éternels enfants. Alors que le rêve de tout père de famille amoureux de ses enfants est de les voir le surpasser un jour.

  • 10
    sil:

    « Ah les cons! » :D C’est vrai que sur ce coup-là, ils n’ont pas vraiment assuré…

  • 9
    sil:

    En effet, c’est comme si on prenait au premier degré les chroniques du royaume des Francs et autres chroniques ethniques propres à tous les vieux peuples…

    Qu’on se rentre ça dans le crane : les chroniques du peuple hebreu sont avant tout les chroniques du peuple hebreu.

  • 8
    Zoubor:

    Arthur est de ceux qui ne comprennent – ou ne veulent pas comprendre – que contrairement au Coran, l’Ancien Testament n’est pas a prendre au premier degre!Il sinon il n’y aurait ni Talmud ni Mishna!

  • 7
    jc durbant:

    « parce que les juifs de Médine l’avaient snobé » …

    Oui, c’est comme pour Jérusalem, puisque les Juifs l’avaient, il fallait leur prendre …

    « C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. »

    Emmanuel Sivan

    A condition bien sûr de supposer que le Momo lui-même ait existé:

    « Rien ne prouve que Mahomet ait oui ou non vraiment existé et faute de pouvoir donner une réponse définitive à cette question, j’estime plutôt qu’il n’a jamais existé. »

    Mohammed Sven Kalisch

  • 6
    Sittingbull:

    Rappelons aussi que Mahomet a fondé l’Islam parce que les juifs de Médine l’avaient snobé alors qu’il voulait se convertir. Ah les cons!

  • 5
    jc durbant:

    « Si le coran peut effectivement être qualifié d’une violence inouïe, il en va de même de l’ancien testament » …

    Mais le Coran est-il autre chose qu’une resucée déformée de la Bible et l’islam autre chose qu’une hérésie judéo-chrétienne?

    Et qui en plus, terrible régression, en est justement restée ou n’en a conservé que la partie d’avant les Prophètes et d’avant le Christ, c’est-à-dire avant la condamnation des sacrifices et de la violence prétendument divine et surtout la Croix du Dieu incarné non-violent qui révèle la violence purement humaine.

    Et qui, non content d’avoir dénaturé la plupart des textes qu’il a repris, n’en respecte même pas les porteurs originaux, les accusant eux-mêmes d’être des falsificateurs quand ce n’est pas des porcs à soumettre par tous les moyens …

    Voir aussi:

    « La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. A l’égard de l’islam, les chrétiens ont battu leur coulpe. Au point d’oublier que le Coran a récupéré et transposé leur patrimoine symbolique. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet totalement transformées, islamisées, dans le but d’accuser les ” juifs” et les ” chrétiens” d’être des falsificateurs de la Révélation, de s’être volontairement détournés de la vérité qu’ils avaient reçue à l’origine. Il y a, dans le Coran, à la fois imitation et rejet du judéo-christianisme.

    (…)

    « les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de ” greffe” du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci. Et, au XXe siècle, les chrétiens ont eu une lucidité critique à l’égard du judaïsme, en reconnaissant qu’ils avaient pu faire une lecture abusive, antijuive de leurs Ecritures. Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial : certains éléments sont montés en épingle, d’autres sont occultés. La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. »

    René Girard

    Ou:

    « Parce que Jésus s’était choisi 12 apôtres parmi les fidèles, Mahomet en choisit 12 parmi ses sectateurs, ce qui l’a fait appeler par un écrivain du Moyen Age le ’copieur de Dieu’ (…) A la place de la simplicité, de la douceur, de la bénignité, de l’esprit de paix et de pardon, de la pauvreté volontaire, de l’humilité, de l’amour des souffrances de Jésus, vous voyez éclater dans Mahomet la duplicité, la cruauté, la soif des jouissances, du butin, de la domination, de la vengeance et de l’orgueil, à leur paroxysme le plus élevé.

    Pourquoi suis-je obligé de taire ses 21 épouses qu’il se donne après s’être engagé à n’en avoir que 4, sans compter ses 4 concubines, et cette infâme loi qui lui accorde toute femme musulmane dont le coeur se sentira incliné vers lui, fût-ce une fillette de 8 ans ?…

    Mahomet emprunte à chacune des religions existantes à son époque une portion de ses doctrines, et de cet amalgame incohérent qui prétend ménager le Chrétien, le juif, le sabéen, l’idolâtre, il forme son symbole et lui donne pour suprême couronnement son aphorisme : ’Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète’… Il se fonde sur l’amalgame des doctrines, et se couronne par l’orgueil de la personne”… “Mais la vérité n’est pas une propriété dont on puisse abandonner même une parcelle, dans l’intérêt prétendu de la paix. »

    Mgr Pavy (Evêque d’Alger, 1853)

  • 4
    madimaxi:

    Arthur,
    Deux choses :
    1) l’Ancien Testament fait partie de la Bible des Chrétiens, les adeptes du Christ. Il n’y a de « violence inouïe » que pour des non croyants et ceux qui l’apprécient au premier degré. Allez vite en demander le sens au premier curé, pasteur, pope… rencontré au hasard (si le rabbi vous fait tellement flipper). Le Christ, sans Ancien Testament et les épreuves auquelles il soumet le genre humain, est une coquille vide. Et elle ne suffit guère à vous remplir l’estomac. Tant cela se voit à travers la faim dont vous souffrez.
    2) La recherche spirituelle individuelle n’a de sens que si elle est communiquée et partagée pour former une communauté. L’Homme est à la fois Un, à lui tout seul, et dans l’Humanité créée à l’image de l’Eternel. Les Trois sont indissociables et ne forment qu’Un. C’est le B à Ba de la Génèse et du message christique.

    Je ne sais pas quelle secte vous représentez mais vos invocations du Fils à des fins polémiques et partisanes me font douter sincèrment de votre compréhension du message originel.

    Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

  • 3
    Arthur Gohin:

    Petite précision supplémentaire: Si le coran peut effectivement être qualifié d’une violence inouïe, il en va de même de l’ancien testament, c’est à dire de la bible des judaïsants.

  • 2
    Arthur Gohin:

    Effectivement « nul ne parvient au Père que par moi » a dit le Christ. Et aussi : « qui n’assemble pas avec moi disperse ».
    Le discours d’Obama est vain sur ce point qu’il fait l’économie de l’essentiel de la nature humaine: une nature créee pour le Christ.
    Ce n’est ni Moïse ni Mahommet qui peuvent donner l’esprit saint, mais Jésus seul. Et ce n’est pas Obama qui va unifier l’humanité à la place de Christ!

    Ceci dit, l’appartenance à une Eglise visible est une réalité superficielle, et n’est pas chrétien celui qui est baptisé de façon visible aux yeux du monde et de ses statistiques. Preuve en est que la violence comme la non violence se trouvent dans toutes les communautés: c’est un choix profond et personnel.
    Ainsi la violence que l’on trouve dans les trois communautés musulmanes chrétienne et judaïques , comme dans les autres, ne sont que des symptômes: on n’a pas accepté le Christ comme sauveur, ou que de façon communautaire c’est à dire superficielle.

  • 1
    jc durbant:

    Morceaux choisis:

    « Gloire à Lui qui, de nuit, transporta son serviteur de la Mosquée sacrée à la mosquée la plus éloignée. (…) – Qui est là ? – Gabriel – Qui est avec toi ? – Mohammed – La révélation lui a été envoyée ? – Oui. »

    Le Coran (sourate XVII dite de l’Isra)

    « Nous avons tous une responsabilité: celle d’œuvrer au jour (…) où Jérusalem verra cohabiter dans la sécurité et la durée juifs, musulmans et chrétiens et sera un endroit où tous les enfants d’Abraham se mêleront pacifiquement, comme dans l’histoire d’Isra, quand Moïse, Jésus et Mahomet (la paix soit sur eux) se sont joints pour prier ensemble. »

    Barack Hussein Obama

    « Le Coran est un livre d’inouïe violence. Exaltation de la violence: chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. … Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît: il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église. Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine. »

    Robert Redeker

    « Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. »

    René Girard

    « Quant au message de Jésus, ce n’est pas qu’un message d’amour: “Ceux qui n’ont pas voulu que je règne égorgez-les en ma présence”.

    Gérard Mordillat

    « Comme l’écrit Karl Jasper, à propos des écrits de Luther: “Là, vous avez déjà l’ensemble du programme nazi. »

    Gérard Mordillat

    « Mordillat cite ici, sans que l’entretien le précise, le verset 27 du chapitre 19 de l’Evangile de Luc. Le lecteur qui ne connaît pas bien ou pas du tout ce texte, découvrant ici que cet appel à égorger ses adversaires est une partie du «message de Jésus» comprend nécessairement que le «je» du texte ne peut renvoyer qu’à Jésus, et que le Jésus historique vise donc dans ce verset ceux qui n’ont pas voulu qu’il règne, lui, et qu’il demande – à ses disciples suppose-t-on – qu’on les égorge devant lui. (…) le verset en question (Luc 19,27) n’est pas du tout donné comme une parole que Jésus prendrait à son compte mais comme énoncé par le personnage du Prince d’une parabole, la parabole dite «des mines», dont Jésus n’est que le narrateur.(…) évoquant peut-être l’histoire non fictive d’Archélaüs, fils d’Hérode le Grand. (…) Mais l’impératif criminel n’est absolument pas avancé comme un message de Jésus qui – en marche vers Jérusalem où il va être mis à mort lui-même – ordonnerait qu’on supprime sauvagement ceux qui refusent sa royauté messianique, alors qu’au contraire tout l’Evangile de Luc le présente comme refusant de combattre ceux qui veulent l’éliminer. »

    Pierre Encrevé




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