Posté le Samedi 6 juin 2009 par sil

Grâce à nos sémillants bien-pensants de gauche, il est désormais acquis que le racisme est une affaire de blancs, exclusivement. Les asiatiques ne peuvent pas être racistes, même quand par exemple le gouvernement chinois sinise le Tibet ou le Xinjiang. Rien à voir avec du racisme. Tout ça est à mettre sur le compte de l’idéologie ultralibérale qui par contagion pousse ces braves chinois à l’impérialisme sauvage, colonisateur, capitaliste, tout ça. Pareil pour les Arabes. Eux non plus ne sont pas capables de racisme. Quand ils arabisent le Darfour, le sud Soudan, les différents territoires berbères ou veulent faire disparaître l’état hébreu, ils ne font que répondre à l’agression sionistoccidentale que Mahomet a subi, il y a 14 siècles, et à laquelle ses vaillants disciples résistent depuis. Ne parlons même pas des noirs africains. Non, restons raisonnables, ma bonne-dame. Le racisme est un sujet pour des gens sérieux, voyons, pour les blancs, un truc digne d’une race supérieure, la nôtre.
Je sais, je suis méchant mais que voulez-vous, c’est tout de même amusant de constater à quel point cette condescendance bien-pensante, exprimée par nos gauchos, a quelque chose d’ironique, en plus de son côté sinistre. Reprendre, involontairement je vous l’accorde, preuve de leur dangereuse stupidité, reprendre disais-je une forme de pensée raciste par cette capacité à refuser aux autres sapiens-sapiens les travers que nous avons pu développer avant de les combattre, au-delà d’une saine colère, cela me fait bien rire.
C’est ainsi que je n’ai pas pu m’empêcher de grogner un « crétin de blanc » au fond de mon lit, une nuit de mai 2008, à la lecture de l’article de John Carlin pour Mail & Guardian, repris par le n°917 du Courrier International, qui traitait alors des émeutes xénophobes qui se déroulaient en Afrique du Sud. 50 immigrés africains avaient été assassinés, dont certains brûlés vifs ou égorgés, en ce mois de mai 2008 par des sud-africains noirs dans les townships des alentours de Johannesburg. Un phénomène qui n’avait rien de nouveau puisque notable depuis au moins trois ans, mais qui avait surpris par son ampleur, au point que le président Thabo Mbeki décida de déployer l’armée dans les townships.
Après avoir introduit son article en mentionnant un éditorial du City Press (quotidien à destination des sud-africains noirs) signé par Andile Mngxitama, où celui-ci expliquait que ces violences étaient dues à une forme de « négrophobie », John Carlin se sentit obligé de rechercher les causes de cette négrophobie avec sa petite grille d’analyse bobo. Conclusion, tout ça c’est social. L’économie sud-africaine connaît une croissance rapide, mais les couches les plus pauvres de la population n’en profitent guère. Une situation injuste qui alimente les actuelles poussées xénophobes. À moins qu’ils ne reproduisent ou mieux, singent, sur d’autres noirs, ce que le vilain blanc leur a fait subir… (Soupir).
Pourtant il me semble que le mot « négrophobie », employé par Monsieur Mngxitama, parlait de lui-même, non ? Que ce mot fait bien référence à une problématique raciale ?
Apparemment non, car pour le petit blanc, l’homme noir est incapable de se montrer xénophobe ou raciste. Décidemment, quel incapable cet homme noir ! Même pas fichu d’entrer dans l’histoire du racisme. Non, ses bouffées de violence ont forcément une autre explication.
Ah le mythe de l’homme africain, ce grand enfant aussi beau que sauvage, bon par nature ; incapable de concevoir des hiérarchies ethniques, de préméditer tout seul comme un grand quelques beaux nettoyages ethniques, ayant besoin du père blanc pour apprendre ce que l’imaginaire humain est susceptible de produire de plus pervers. Un mythe qui me met en transe systématiquement.
Car je rappellerai à John-Kevin Carlin, en guise d’exemple de racisme ou d’ethnicisme local, quelques hauts faits attribués à ce Chaka Zoulou qui me fascina tant, à travers la série télévisée, lors de mon adolescence.
Vois-tu mon petit John-Kevin , Chaka Zoulou fut au XIXe siècle le fondateur d’un empire sud-africain, l’empire Zoulou. Il était issu d’une ethnie dont le nom « Zoulou » vient de l’expression « ama zoulou », et qui signifie « le peuple du ciel ». Et oui, « du ciel », de tout là-haut, situé bien au-dessus de tout le monde. Une ethnie supérieure, quoi !
Vois-tu mon petit John-Kevin, pour bâtir son empire, qui quatre ans après sa première campagne militaire couvrait un territoire aussi vaste que la France, Chaka Zoulou pratiqua une politique d’assimilation aussi brutale que radicale. Les vieillards des peuples vaincus étaient supprimés, les femmes étaient incorporées et les jeunes n’avaient la vie sauve qu’à la condition de devenir de vrais zoulous en abandonnant leur nom, leur langue et en intégrant l’armée de Chaka. Je te laisse imaginer l’ampleur du carnage chez les peuples Nguni, Swazi, Sotho et Xhosa.
Alors John-Kévin, tu comprends mieux le sens du mot « négrophobie » employé par Monsieur Mngxitama où tu préfères continuer de confondre, ici, la mèche sociale avec l’explosif ethniciste ou plus largement raciste. Si t’as besoin de cours particulier, surtout n’hésite pas à appeler. Je te ferai un prix d’ami…
Illustration ci-dessous : un petit diptyque que m’a inspiré un soir, ce Napoléon noir qu’était Chaka Zoulou ; un soleil noir à l’aurore dorée et au zénith déjà crépusculaire, rouge sanguinolent.

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6 réponses à “Le racisme, forcément une affaire de race supérieure.”
31 août 09 à 02:34
Car les Arabes, on les connaît. On les connaît comment ? demande une petite voix. « Eh bien on les connaît, c’est tout, on sait qu’un boulot mal fait c’est un boulot d’Arabe, on sait qu’un braquage ou un viol, c’est les Arabes. (…) On sait qu’un avion qui explose dans une tour, c’est encore les Arabes. (…) On n’a pas besoin de faire le tour de la terre pour savoir qu’ils sont pas comme nous, ces gens-là.«
1 juil 09 à 16:02
En effet Annika, en effet ! Comme il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne sait entendre, on peut dire qu’il n’y a pas de pire raciste que celui qui n’est pas capable de le reconnaître et qui préfère rejeter sur l’autre (blanc) sa propre turpitude… ou qui du moins refuse à l’autre (blanc) toute forme de fierté, fierté qui n’est pas un crime, ni un défaut en soi…
1 juil 09 à 06:17
Hi Sil. I think you’ll enjoy this… I sure did!
Michael Richards better known as Kramer from TVs Seinfeld does make a good point …
This was his defense speech in court after making racial comments in his comedy act. He makes some very interesting points…
Someone finally said it. How many are actually paying attention to this? There are African Americans, Mexican Americans, Asian Americans, Arab Americans, etc.
And then there are just Americans. You pass me on the street and sneer in my direction. You call me ‘White
boy,’ ‘Cracker,’ ‘Honkey,’ ‘Whitey,’ ‘Caveman’… and that’s OK..
But when I call you, Nigger, Kike, Towel head, Sand-nigger, Camel Jockey, Beaner, Gook, or Chink .. You call me a racist.
You say that whites commit a lot of violence against you… so why are the ghettos the most dangerous places to live?
You have the United Negro College Fund. You have Martin Luther King Day.
You have Black History Month. You have Cesar Chavez Day.
You have Ma’uled Al-Nabi.
You have the NAACP. You have BET…. If we had WET (White Entertainment Television), we’d be racists. If we had a White Pride Day, you would call us racists.
If we had White History Month, we’d be racists.
If we had any organization for only whites to ‘advance’ OUR lives, we’d be racists.
We have a Hispanic Chamber of Commerce, a Black Chamber of Commerce, and then we just have the plain Chamber of Commerce. Wonder who pays for that??
A white woman could not be in the Miss Black American pageant, but any color can be in the Miss America pageant.
If we had a college fund that only gave white students scholarships… You know we’d be racists.
There are over 60 openly proclaimed Black Colleges in the US … Yet if there were ‘White colleges’, that would be a racist college.
In the Million Man March, you believed that you were marching for your race and rights. If we marched for our race and rights, you would call us racists.
You are proud to be black, brown, yellow and orange, and you’re not afraid to announce it. But when we announce our white pride, you call us racists.
You rob us, carjack us, and shoot at us. But, when a white police officer shoots a black gang member or beats up a black drug dealer running from the law and posing a threat to society, you call him a racist.
I am proud…. But you call me a racist.
Why is it that only whites can be racists??
We have LOST most of OUR RIGHTS in this country because we won’t stand up for ourselves!
BE PROUD TO BE WHITE!
It’s not a crime YET… but getting very close!
28 juin 09 à 18:44
On ne peut pas dire ‘race supérieure’ Sil, car ce terme évoque que les races humaines ne sont pas égalitaires… On ne peut pas non plus dire que « les noirs sont athlétiquement supérieurs aux blancs », car ce serait reconnaitre qu’une inégalité existe (le Doyen de Florida State Université fut renvoyé après cette déclaration).
Alors qu’est-ce qui explique ce ‘bronzage’ prononcé qui existe aujourd’hui parmi les joueurs de foot français??
Mais c’est les fissures dans la couche d’ozone, bien sur !!
27 juin 09 à 15:57
Ben pourquoi ???
27 juin 09 à 11:46
Samedi 27 Juin 2009 / …
La logique ne semble pas être votre fort !!!!!!! / ‘Ma-Ma-Mia !!!!’
ZAÏMA / …





