Posted on Jeudi 4 juin 2009

Tous les peuples qui sont entrés dans l’Histoire savent que l’être humain n’est pas toujours à la hauteur de ses plus belles idées, mais aussi que l’éducation de notre espèce demeure une tache particulièrement ardue, voire parfois désespérante. Constatation que les vieux sages de l’ethnie Peul (Sénégal) illustrent de façon proverbiale en indiquant que « celui qui a soulevé le derrière d’un crapaud remarquera qu’après l’avoir relâché, celui-ci retombe souvent vers le sol ». Chose que n’aurait pas contredite le philosophe chinois Lao-Tseu lorsqu’il soulignait cela en disant « quand le sage montre la Lune, l’imbécile regarde le doigt ».
Le même constat qui aurait fait dire à Diogène de Sinope (philosophe grec, 413-327 av. JC), un jour où saoul comme un cochon après avoir sifflé ce qui restait de mauvais vin au fond de l’amphore géante qui lui servait d’abri, mais pas assez cependant pour oublier la médiocrité de ses congénères et leur imperméabilité à la philosophie, que tout compte fait « on ne donne pas du lard à des cochons ». Un avis que partagera quelques siècles plus tard un certain Jésus de Nazareth qui, d’humeur cynique ou agacée ce jour-là, préconisera lui aussi de ne pas « donner les choses saintes aux chiens et de ne pas jeter des perles aux pourceaux » (Mt 7:6). Il ne croyait pas si bien dire. (Lire la suite…)

