Posté le Mercredi 13 mai 2009 par sil
En décidant de lancer ce blog je me suis engagé à y décrire ce que je vois aux États-Unis et ce que je ressens dans ce pays en crise, à la recherche de solutions. Au risque de vous décevoir, cher lecteur, je vais tenir ma promesse.
Je vois un pays qui depuis plus d’un mois bascule dans la pensée unique. Critiquer la politique de Barack Obama devient sacrilège et signe d’obscurantisme.
Bien-sûr le concensus pro-Obama est d’une certaine manière une bonne nouvelle. L’Amérique a besoin d’être unie. Les américains ont besoin d’être solidaires face à la montée du chômage et pour mieux tolérer l’abandon de certaines mauvaises habitudes de surconsommation. Le contraste des déchirures du tissu politique et social en France avec ce que j’observe ici est frappant. Barack Obama est très populaire. Sa cote de popularité dépasse 60%. De même que la proportion d’américains qui estiment que sa politique va dans le bon sens.
Pourtant, quelque part, j’éprouve ici un malaise face à cette obamania. Le Président se sait aimé et se sent très malin. Ce peut être le prélude de grosses erreurs. Les hauts responsables de son administration se mettent en place seulement aujourd’hui, après avoir été tout juste approuvés par le Sénat. Beaucoup ont les intentions de réglementation féroce. Ils rêvent de revanche des années Reagan. Les syndicats piaffent d’impatience de revoir leur pouvoir grandir. La gauche de la gauche du parti démocrate, qui domine les leaders du Congrès (de même que la droite de la droite républicaine le faisait il y a 6 ans) va pousser Obama à en faire trop. Quant à la discipline budgétaire, le Président ne cesse d’en parler, mais jamais personne dans l’histoire de l’Amérique n’a autant dépensé à crédit. Ses propositions d’économies budgétaires sont dérisoires.
Dans ce tableau, la presse télévisée est totalement acquise à la cause d’Obama. Le culte de son personnage, et de celui de sa famille, sont affligeants. Michèle Obama passe pour une « superwoman ». Il n’y a plus d’esprit critique. Les journalistes font tout pour se faire bien voir du nouveau pouvoir. Surtout les chaînes MSNBC et CNN. Fox en revanche continue de cultiver sa différence, mais avec une aigreur qui rend mal à l’aise. Quant à la télévision publique elle attend une augmentation de ses subventions pour développer plus avant son message idéologique anti-business et anti-républicain bien connu.
La presse écrite est moins aveuglée, mais à l’exception du Wall Street Journal qui reste le premier quotidien américain, elle donne toujours le bénéfice du doute à Obama. Cela changera peut-être dans quelques mois.
Pour que cela change, il faudrait aussi que les républicains proposent des alternatives au lieu de faire de l’obstruction. Or pour l’instant, ils se comportent comme des vieux losers aigris. Ils affirment par exemple qu’Obama va faire de l’Amérique un pays comme la France, avec des impôts élevés, des pans entiers de la société dépendants de l’État et une implication durable de l’État dans les affaires des entreprises, au détriment de la croissance et de l’innovation. Ce danger est réel. Mais pour le combattre, il faudrait qu’ils offrent des solutions concrètes. Ressortir les vieilles recettes ne suffira pas.
http://blog.lefigaro.fr/dugua/2009/05/attention-a-la-pensee-unique.html
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6 réponses à “Attention à la pensée unique Par Pierre-Yves Dugua”
30 juin 09 à 20:30
D’ailleurs, Ã partir de maintenant, les Dems n’ont plus aucune excuses :
http://hotair.com/archives/2009/06/30/kos-warns-reid-with-60-votes-you-have-no-more-excuses/
30 juin 09 à 20:13
Bush augmenta la dette, oui ! se mettant ainsi a dos les conservateurs. Mais c’est bel et bien Obama qui lui LA QUADRUPLA… en 100 jours!
Oui, entièrement d’accord, Annika. L’article pèche sur ces points.
D’ailleurs, Pierre-Yves Dugua rappelle quelques faits aux thuriféraires de Barry :
http://blog.lefigaro.fr/dugua/2009/06/lamerique-reste-attachee-au-li.html
30 juin 09 à 17:08
James: I know, I know… it’s pathetic ![]()
Quant a l’article, il ne faut quand meme pas pousser, Bush augmenta la dette, oui ! se mettant ainsi a dos les conservateurs. Mais c’est bel et bien Obama qui lui LA QUADRUPLA… en 100 jours!
D’ailleurs, il est loin d’avoir fini….
30 juin 09 à 00:27
Cela risque d’être malheureusement pire que la gueule de bois, Annika.
Cela prendra peut-être cette forme :
16 mai 09 à 07:45
Le consensus démocrate du congre, de la Maison Blanche et des medias est une force d’influence formidable – c’est sur. Mais l’américain moyen se définit avant tout sous le model conservatif tout comme ses pères fondateurs. D’ailleurs sur la question d’avortement, voyez les chiffres pro et contre avancés par Gallup – 51 contre 42 http://www.gallup.com/poll/118399/More-Americans-Pro-Life-Than-Pro-Choice-First-Time.aspx
Sur la question « Est-ce que l’Amérique se dirige sur le droit chemin? » 83% des Républicains and 64% des adultes non-affiliés a un parti politique pensent que non. Il est intéressant de noter qu’Obama ne rallye pas tous les démocrates dans cette pensée unique – car seuls 68% des démocrates pensent que l’Amérique se dirige sur le droit chemin. http://www.rasmussenreports.com/public_content/politics/mood_of_america/right_direction_wrong_track/right_direction_or_wrong_track
Maria Bartiromo s’exprime en faveur du ‘rêve américain’ – anti politiques obamaniaques – sur la station gauchiste MSNBC… question medias, tout n’est pas perdu. http://newsbusters.org/blogs/noel-sheppard/2009/05/15/cnbcs-maria-bartiromo-speaks-out-american-dream
Obama va devoir augmenter les taxes de la classe moyenne pour ses dépenses frivoles – il ne peut pas imprimer des dollars à perpétuité ; et les taxes créés par ‘cap and trade’ couteront environ $3200 par an a chaque famille. Quand l’Amérique se réveillera Obama (et le congre) tremblera.
13 mai 09 à 18:20
mais à l’exception du Wall Street Journal qui reste le premier quotidien américain
C´est plus USA Today ?





