Posté le Samedi 18 avril 2009 par sil

Chassez le naturel et il se rappelle à vous d’un bon coup de sabot. Car voici ce qui s’est jeté dès le premier jour de pêche dans mon épuisette. Un Ictalurus melas, plus communément connu sous le nom de « barbu ». Par la barbe rectale du prophète, le message est net, non ?
Et ce n’était qu’un début comme vous le découvrirez ci-après car ma semaine de pêche ne cessa pas d’être miraculeuse. Un signe, des signes que Galega (Cailleach), la Gaïa celtique des Galiciens dans sa forme hivernale, m’adressa au bord de ce fleuve alaskien.
« Retourne donc ferrailler contre la tyrannie et ses tyranneaux, feignasse ! » Oui, très chère déesse-mère…
Le poulpe islamique et le Burka show.

Le deuxième jour, j’ai eu droit à ça, un spécimen rare de poulpe d’eau douce, dont l’existence n’était rapportée jusqu’alors que par quelques pécheurs d’Amérique du Nord. Non content de se jeter telle une islamikaze dans mon épuisette, j’ai eu droit à une danse des tentacules et à un défilé digne d’un burka-show. Ce qui m’a fait dire que j’avais affaire là à un poulpe femelle d’obédience islamique.
J’oubliais… Lorsque j’ai voulu la sortir de mon épuisette, elle m’a maculé d’une encre verte particulièrement visqueuse. M’aveuglant ainsi, elle a pu s’échapper, privant le musée d’histoire naturelle du coin d’une découverte homologué en bonne et due forme. Évasion qui toutefois lui fut fatale…
Une murène, ça ne sert aryen.

Et oui ma pieuvre d’eau douce se fit attraper par une autre espèce jusque-là tout aussi inconnue sous ces eaux. Une sorte de murène particulièrement brune, reconnaissable à son corps anguilliforme, à sa tête courte mais massive, à ses dents longues et pointues, ainsi qu’à ses mœurs alimentaires.
Car en plus d’être un charognard invétéré, ce long poisson, obsédé par d’obscurs complots tentaculaires, est susceptible parfois, faute de complot caché à se mettre sous la dent, de se rabattre sur les seuls bestiaux à tentacules qu’il peut, le poulpe et ses cousines. Cette brute épaisse n’en a fait qu’une bouchée.
N’ayant pas apprécié qu’il s’en prenne ainsi à ma jolie pieuvre aux grands yeux de hourie ahurie, j’ai séché cette vilaine murhaine d’un coup de harpon bien placé. Son corps s’est perdu dans le tumulte des eaux de ce fleuve décidément pas si tranquille.
Le thon rouge en voie de disparition ?

C’est ainsi que je m’en suis allé vers son estuaire, respirer quelques parfums d’embruns. Alors que je rêvassais assis sur la plage, ma photo à la main, je me suis retrouvé subitement entouré d’un banc de thons rouges qui avaient décidé de s’échouer là , tout autour de moi. Moi qui les croyais en voie de disparition.
Pas assez visiblement puisqu’on le retrouve aussi bien à l’embouchure des fleuves de l’Alaska que dans les manifestations parisiennes en banc serré autour de leurs alliés verts et bruns. Tout ce thon rouge m’a donné des envies de sushi…
Un poisson-pilote qui me fait le coup de la panne.

Déambulant au milieu d’un tel échouage, figurez-vous que je suis tombé sur des poissons-pilotes. Visiblement ils avaient confondu nos thons rouges avec des requins. Ce que ça peut être con, un poisson-pilote !
Fin de la pêche miraculeuse. Il est temps pour moi de rentrer avec ma photo, malheureusement non-dédicacée. On ne peut pas tout avoir…
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4 réponses à “Ma cabane en Alaska : l’appel de la nature ou le coup du barbu…”
20 avr 09 à 11:41
un « barbu » en français…
19 avr 09 à 05:27
It’s a catfish.
18 avr 09 à 16:06
18 avr 09 à 15:12
Soit vous avez de tres gros doigts, soit le poisson est tres petit.





