Posté le Mercredi 25 février 2009 par jc durbant
Comment ne pas repenser, en ce premier jour de Carême dit Mercredi des cendres et en ce lendemain de Mardi Gras et du véritable carnaval que vient d’offrir, avec dûs déguisements, mascarades et fêtes des fous, la Guadeloupe à sa chère Métropole …
A ces incroyable dérapages auxquels pouvait donner lieu au Moyen-Age (ou plus près de nous encore à Rio ou à La Nouvelle-Orléans) ces archaïques vestiges de fête sacrificielle …
Et notamment au tristement fameux Carnaval de Romans (magistralement décrit par l’historien Le Roy Ladurie) qui, il y a exactement 430 ans cette année, se transforma en véritable guerre des paysans et fit, dans la répression qui le suivit un an plus tard, plus de 1500 victimes?
Même contexte de grande insatisfaction populaire, mêmes profonds clivages au sein de la population, mêmes véritables et écrasantes « tailles et redevances » sur la consommation levés pour cause de monopole et pesant principalement sur les moins protégés, mêmes rancœurs toujours présentes des guerres qui ont marqué la fin de l’esclavage et scindent la population entre gros commerçants/propriétaires fonciers « Békés » et « Fonctionnaires » (l’équivalent des artisans rassemblés en confréries) , mêmes rivalités inter-corporations ou intersyndicales avec leurs « diables » et drapeaux rouges, noirs et blancs ou autres combats de coq, mêmes rituels de jeunes hommes traversant la ville en courant avec leurs brandons censés purifier la ville par le feu, même contagion aux « villages » alentour …
Les similitudes n’ont, on le voit (bilan sanglant heureusement mis à part), pas manqué.
Jusqu’à la réalité du différend où, derrière la vieille image de lutte des classes que voulaient nous imposer les excités de Métropole à la Royal ou Besancenot, le véritable règlement de compte en fait entre “patriciens” monopolistes et une prétendue classe de “plébéiens”.
Caste en réalité de fonctionnaires titulaires à la Domonta (directeur-adjoint de l’ANPE de son état) bien déterminés à défendre leurs privilèges sur le dos des véritables démunis, fonctionnaires non-titulaires, petits employés du privé et surtout, tout en bas de la chaine, chômeurs que leurs irresponsables revendications (les fameux 200 euros) vont enfermer un peu plus dans la misère …
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3 réponses à “DOMTOM: On a brûlé Vaval (Were the Guadeloupe riots a kind of latter-day Carnaval de Romans?)”
25 fév 09 à 11:39
Bien vu!
- « La vie est chère, c’est un fait. Mais plutôt que de demander 200 euros net d’augmentation (ce qui correspond, grosso modo, à 300 brut, soit près de 15% de hausse), le LKP devrait plutôt se demander pourquoi tout est si cher: à part la drogue (un gramme de coke vaut 4 fois moins cher là-bas qu’en métropole), tout est plus cher. »
D’après un exemple du Canard de ce matin, l’octroi de mer martiniquais (pour les collectivités locales) sur les pâtes serait de 28% contre 20% pour le champagne!
On pourrait se demander pourquoi, en plus des 3 ou 4 fois plus de familles monoparentales, il y a aussi 4 fois plus d’armes à feu et d’homicides qu’en Hexagone (mais je suppose que comme pour la drogue, la proximité de certains pays d’Amérique centrale ou du sud doit jouer – et entre la drogue et le « macaque », on comprend que sur leurs barrages, ils aient la gâchette facile: faudrait peut-être que quelqu’un se dévoue pour leur expliquer que l’essence, c’est pour les moteurs des voitures et pas pour faire des bitures avec du vin blanc!) …
- « Ce qui est sûr, c’est qu’augmenter les salaires ne pourra que précipiter des fermetures, ce qui rendra l’île encore plus dépendante de la métropole et donc renchérira encore le prix des denrées. »
« On peut aussi se poser la question du tourisme, plus florissant désormais en République Dominicaine ou même à Cuba. Pour connaître des personnes s’étant rendues en vacances aux Antilles, leur choix est désormais clair : les DOM, plus jamais cela. Accueil minable, prix excessifs, racisme anti-blanc (hé oui) larvé… Désormais, le touriste préfère aller à Saint Domingue ou à La Havane !! »…
Oui, qu’est-ce que c’est que ces touristes qui veulent pas qu’entre 2 grèves, on leur déverse du mazout dans leurs piscines !
« Les Antilles françaises comptent un taux élevé de rmistes. Or, l’on sait que l’assistanat est désastreux pour une économie. Là aussi, le paradoxe saute aux yeux : on va encore déverser plus d’argent sur une partie de la population qui ne produit aucune richesse. Et comme le LKP joue la surenchère, ayant bien compris que le père Noël Sarkozy distribuait à tour de bras, on est dans un cercle de plus en plus vicieux. »
Eh oui, après avoir brulé Vaval, c’est maintenant Paul (bonjour les subventions cachées!) qu’on va déshabiller pour habiller Pointe-à-Pitre!
25 fév 09 à 03:01
Démagogie antillaise , que les irresponsables de gauche veulent exporter en France !!
Voir mon bloc note à ce sujet
25 fév 09 à 00:49
Morceaux choisis:
« Le Mardi gras (…) marque l’apogée du carnaval; un mannequin de paille, incarnant Carnaval, est jugé puis condamné à mort, généralement brûlé dans un grand brasier, parfois noyé ou décapité. Bouc émissaire de tous les maux de l’année passée, sa destruction marque le renouveau de l’année. »
Encyclopédie Encarta
« Carnaval est (…) l’occasion d’expulser ses ennemis: pour les pauvres ce sont les riches; pour les dirigeants, les séditieux. L’arme utilisée est la satire, le monde à l’envers; le jugement du mannequin, puis sa destruction par le feu, est le mal que l’on détruit. (…) Sur les deux rives du Rhône, flambent alors les révoltes de paysans frappés par la misère, dépossédés de leurs terres. Le commerce est déstabilisé par les Guerres de Religion, les artisans romanais du cuir et du drap sont ruinés par la hausse des prix des peaux et de la laine. A ce tableau inquiétant, s’ajoutent les souvenirs de la Saint Barthélémy 1572 : les Protestants (Huguenots) recrutent encore chez ces artisans opposés à une bourgeoisie catholique; les autorités locales dénonçant l’influence des protestants. (…) En 1579, l’explosion paysanne est relayée par les citadins. De la simple diminution des impôts, les révoltés en exigent bientôt la disparition, alors que la noblesse est exemptée et que les riches trouvent des accommodements. »
Romans patrimoine
« Souvenons-nous de la Révolution Française! »
Ségolène Royal
« Le peuple de Guadeloupe nous a montré la voie à ce que pourrait être une grève générale ici pour imposer la répartition des richesses dont on a besoin. »
Olivier Besancenot
« Les békés sont les mêmes là-bas et ici. »
Jean-Luc Mélenchon





