Posted on Vendredi 6 février 2009

Les options historiques se jugent dans un contexte. Il en va de même des choix d’un homme. Aussi ceux qui vilipendent l’attitude complaisante manifestée par nos démocraties libérales, EUA en tête, envers des dictatures militaires ou nationalistes pendant la deuxième moitié du XX siècle, en faisant fi du contexte de guerre froide entre le bloc occidental et le bloc soviétique, sont soit des ignorants, soit des sots, soit des gauchos confits dans leur rhétorique marxiste d’affrontement. Soulignons en effet que les EUA ne se sont jamais opposés à des renversements de dictatures ayant pour but l’installation d’une démocratie. En ce sens ils estimèrent même un temps que Fidel Castro constituait une alternative au régime du dictateur cubain Batista. Dans ce contexte, il était on ne peut plus logique que le bloc de l’Ouest empêche les communistes d’installer leurs pions où que ce soit et à plus forte raison aux frontières des États-Unis.
Comme indiqué dans la phrase introductive, c’est également dans ce contexte que doit être jugée l’action des révolutionnaires tels que le « Che » dont la légende sévit ces temps-ci aussi bien au cinéma que chez nos jeunes et moins jeunes gauchos, notamment Olivier Besancenot qui se veut l’un de ses héritiers. Comment juger le Che ? (Lire la suite…)
