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« J’AI FOIRÉ » OU L’HISTOIRE DE LA FENÊTRE QUI S’EST AVÉRÉE MEURTRIÈRE

Posté le Mercredi 4 février 2009 par sil

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« Nous en avions assez d’être à la Maison Blanche » fut l’explication donnée par le président Obama aux enfants d’une école primaire de Washington qui s’étonnaient de sa visite surprise mardi 3 février. Les commentateurs y ont vu une allusion à ses récents soucis en matière d’équipe gouvernementale. En effet, l’ancien sénateur Tom Daschle, qu’il avait désigné comme secrétaire à la Santé, vient de renoncer au poste en raison des problèmes qu’il rencontre avec l’administration fiscale. Retrait qui a fait dire au président Obama lors d’une interview à CNN « J’ai foiré », reconnaissant ainsi sa responsabilité dans une nomination qui s’est avérée être « une erreur ».

Bof ! Trop facile comme explication car j’y vois moi une toute autre raison à cette forme d’école buissonnière ou plutôt de Maison Blanche buissonnière par école interposée.

Car figurez-vous qu’elle lui en ferait voir de toutes les couleurs, la Maison Blanche. La semaine dernière alors qu’il rentrait d’une réunion avec les sénateurs républicains, le président Obama s’est retrouvé à tenter de regagner le bureau ovale par la fenêtre avant de se rendre compte que la porte était un peu plus loin. « J’ai foiré » se serait-il dit. Suite à quoi la fenêtre farceuse aurait été limogée et remplacée par une porte, le tout pour 200 millions de dollars pris sur le plan de relance, si j’en crois mon oncle João das Portas, entrepreneur du bâtiment à Washingtão.

Moralité, si on a longtemps présenté le président Bush comme gaffeur, quelque chose me dit que l’on ne tardera pas à présenter le président Obama comme foireux ! « J’ai foiré ». Je sens même que ça deviendra assez vite un jingle historique, un peu comme le titre de Britney Spears « Oops, I did it again ». « Oops, I did dit again, I played with your vote, got lost in the game,
Oh baby, baby ». Finalement John McCain avait raison de comparer les deux.

Tiens en parlant de foiritude, de Britney Spears et des certaines prédispositions à vouloir rentrer par les fenêtres, saviez-vous que lors des récentes aventures de Becassène chez les ricains, l’ex-candidate Royal, en plus d’avoir prétendu auprès de la presse nord-américaine que l’équipe Obama lui avait piqué ses idées politiques comme celles de campagne, s’est dégotté un mode d’hébergement particulièrement sans-gêne. Ne trouvant plus de chambre d’hôtel à Washington pour assister à l’investiture de Barack Obama, Becassène se pointe comme une rose à l’ambassade de France et demande à être hébergée « parce que je le vaux bien ». Pas mal comme pied-dans-la-porte, non ? M’est avis que Becassène Royaloreal n’a pas fini d’essayer d’entrer à l’Elysée par toutes les ouvertures possibles. Enfin…

SIL renvoyé spécial



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14 réponses à “« J’AI FOIRÉ » OU L’HISTOIRE DE LA FENÊTRE QUI S’EST AVÉRÉE MEURTRIÈRE”

  • 14
    sil:

    Elle est quand même pas mal celle-là aussi, non ??? « J’ai foiré » avec mon plan de relance, s’agissant notamment des primes d’AIG, alors pour me sentir mieux dans mon costard de président, j’ai besoin d’un petit bisou de consolation provenant de la chambre des représentants. Comment ça pas de bisou ??? :-(

  • 13
    sil:

    ;-)

  • 12
    madimaxi:

    j’ai été bon et preux, là, non ?

    Comme à ton habitude, mon Silou préféré.
    Pour le reste, tout ce que je demande c’est de me laiser sur le banc de touche encore un moment. En attendant que le ballon, frappé long « à suivre », n’atterrisse.

  • 11
    Sil:

    « Détruire son emprise sur l’imaginaire »… histoire au moins qu’il arrête de se croire en campagne et se mette sérieusement au boulot, qu’il ne nous refasse pas le coup du chevalier « blanc » dans 4 ans et que les EUA puissent aller de l’avant.

    Sinon, pour le reste, tu as parfaitement raison mon Madi et notre Barackounet pourra toujours compter sur nous pour le défendre face à l’ignominie (j’ai été bon et preux, là, non ?). En attendant je ne jouerai pas les hypocrites et ne bouderai pas mon plaisir, surtout qu’au fond en relevant les petites bêtises de mon Barackounet je me moque surtout de la grande stupidité des Obamaniaques qui nous présentent encore l’Obama comme l’anti-Bush par excellence. Raté ou plutôt bien vu, mais pas dans le sens qu’ils espéraient.

    Tiens, dans la série boîte à vannes, j’ai bien aimé la drolatique chronique d’Anne-Elisabeth Lemoine de ce matin sur « la petite maison (blanche) dans la prairie ».

  • 10
    madimaxi:

    il faut détruire son emprise sur l’imaginaire. C’est en train de se faire. Il s’en charge.

    Les ennemis de l’Amérique s’en chargeront si ce n’est déjà fait. Pour eux, l’élection de Barack Obama a sonné un bref cessez-le feu qui arrive à son terme. Désormais, ils redoublent d’efforts visant cette image inédite qui a battu en brèche leurs idées reçues élevées au rang des vérités.

    Pour ma part, même si je partage les analyses de l’eXc mettant en évidence une baudruche, je ne me joindrai pas aux critiques entourant le nouveau président tant qu’il ne les aura pas méritées par ses actes. C’est encore trop tôt pour en juger. De mon avis, notre attention est encore trop portée sur la rhétorique parant l’emballage. En attendant, je préfère m’en tenir au vieil adage : les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

    Et connaissant la haine profonde et irrationnelle des américanophobes, il n’est pas interdit d’espérer voir Barack Obama jouer de la fermeté à court terme. Toutes les réactions négatives à ses gestes d’ouverture auxquelles nous assistons (quelle « surprise », voyons !) me confortent dans cette idée. GWB s’exprimant lors de sa récente visite à Calgary, a apporté à son successeur un appui chevaleresque que je ne puis que partager :

    “I want to say something about Barack Obama. Now, he was not my first choice for president. But when he won, I thought it was good for the United States of America. I was deeply touched and deeply moved when I saw African-Americans weeping on TV saying, ‘I never thought it was possible.’ I want the president to succeed. I love my country a lot more than I love politics. I think it is essential that he be helped in the office. …
    “My staff did a fabulous job. I had a great chief of staff named Josh Bolten who walked in in the summer of ‘08, and he said: ‘Whoever wins, we’re going to help them on the transition.’ And it’s important that Obama had the support from us. And now he’s in the Oval. And there’s no way to describe what it means, the sense of responsibility that comes. And I can’t help him any more than this: I’m not going to spend my time criticizing him.”

  • 9
    sil:

    Sinon, Master Sitt, quels angles d’attaque privilégieriez-vous afin de détruire son emprise sur l’imaginaire ?

  • 8
    sil:

    Cette citation est de Master Sitt mon cher Raphaël et valait plus pour la matière grise que pour les formes, dont je confirme être très sensible s’agissant de celles de Segolène, celles d’Obama… Michelle cela va de soi (âme bisexuée certes, bisexuelle, pas vraiment), ne me laissant pas indifférent ;-)

  • 7
    Raphaël:

    « Barack c’est Segolène en plus bronzé » !!!!
    Sil, il me semble me souvenir du fait que vous affirmiez ne pas être insensible au charme de la Ségo, et que vous vous sentiez prêt à lui proposer une petite « délicatesse ». En auriez-vous autant pour Barak? Qu’il soit homme ou « bronzé », cela ne me gênerait nullement, mais parlez clair, que diable…

  • 6
    sil:

    « des détails »… j’aurais pu m’en sortir avec un peu de mauvaise foi en disant que « le diable (ou faux messie, lol) est dans les détails » mais non, en effet là n’est pas l’essentiel. On préférerait lire des articles critiquant ses choix économiques ou diplomatiques plutôt que ses gaffes. Cependant tout cela n’en reste pas moins intéressant à observer. On commence toujours par mordre en périphérie avant de s’attaquer aux tripes. Or, si je m’attendais à ce que cela arrive, je suis étonné que cela arrive aussi vite.

    Perso j’avais parié que nos observateurs mettraient plus de temps à se dire ce que l’on dit ici depuis plus d’un an, à savoir que « Barack c’est Segolène en plus bronzé » (ça c’est pour la foiritude) et surtout une bonne grosse baudruche. Peut-être qu’ils se sont mis à lire eXc :-)

  • 5
    Sittingbull:

    Tout ça c’est des détails. Cataloguer les gaffes du gars ne sert à rien, il faut détruire son emprise sur l’imaginaire. C’est en train de se faire. Il s’en charge.

  • 4
    sil:

    Enfin, ça passe, ouf ! Il n’aime vraiment pas L ibé le filtre…

  • 3
    sil:

    Il semblerait que Barackounet a encore « f oiré » et que ça deviendrait h andicapant car ce ne ferait même pas rire les petits gars de chez L ibé.

    ttp://www.liberation.fr/monde/0101556771-obama-le-bowling-et-les-jeux-paralympiques

  • 2
    sil:

    Finalement le titre qui convient le mieux est « J’ai foiré ou comment le président Obama rate son entrée… »

  • 1
    sil:

    « J’ai (encore) foiré ! » Apparemment ça continue :

    La formation du cabinet tourne au cauchemar pour le nouvel élu démocrate.

Après avoir dû renoncer à deux ministres parce que ces derniers avaient des difficultés avec le fic, le président Obama a choisi un lobbyiste, William Lynn, pour assurer le rôle de numéro 2 du Pentagone. Pourtant, en campagne, Obama avait promis à ses électeurs de « changer Washington » et cesser les nominations de personnalités liées aux industries à des postes administratifs.



    Pressé sur cette question lors d’une visite surprise aux membres du corps de presse de la Maison-Blanche, Obama a perdu son sang-froid et intimé à un journaliste du site Politico de se taire.



    Un autre scandale pointe aujourd’hui à l’horizon, par le biais du Wall Street Journal.
Le quotidien économique annonce que le choix d’Obama pour diriger la CIA, Leon Panetta, a touché de grosses sommes d’argent en 2008, des fonds douteux alloués par deux institutions aujourd’hui au coeur de la crise financière des subprimes. Barack Obama est officiellement président des Etats-Unis depuis quinze jours.

    http://www.drzz.info/article-27581689.html