Posté le Jeudi 29 janvier 2009 par Letel
Al-Qaïda à bout de souffle
Al-Qaïda a relancé son jihad global à la faveur de l’invasion américaine de l’Irak, mais elle est, depuis 2006, confrontée dans ce pays à une offensive déterminée des tribus sunnites. L’organisation de Ben Laden s’efforce de compenser ce très grave revers par une surenchère médiatique, à l’impact discutable, ainsi que par la montée en puissance de ses affidés algériens, organisés en «Al-Qaïda au Maghreb islamique» depuis 2007.
L’année écoulée a été bien noire pour Al-Qaïda, malgré l’arrogant triomphalisme de sa rageuse propagande. Oussama Ben Laden, qui distillait jusque-là ses interventions publiques pour en maximiser l’impact, s’est épuisé à défendre la position de son organisation en Irak, où les insurgés sunnites et nationalistes ont souvent retourné leurs armes contre elle. Lhomme le plus recherché du monde a répandu ses anathèmes à rencontre de l’Amérique, du pape et de l’Europe, mais aussi de l’ensemble des dirigeants musulmans et des cheikhs les plus respectés de l’Islam. Il a tenté en vain de récupérer la protestation contre les caricatures du prophète Mohammed et il a laissé son adjoint égyptien, Ayman Zawahiri, fustiger le Hamas et toutes les autres formations islamistes, accentuant ainsi le sentiment d’isolement, voire d’autisme d’Al-Qaïda.
Il paraît bien loin ce mois d’octobre 2001 où, dans la foulée des attentats du 11-Septembre et au soir du début des bombardements américains sur Kaboul, Ben Laden lançait un formidable défi à Washington. Flanqué de Zawahiri, dans une grotte des confins afghans, il menaçait les États-Unis de ne jamais connaître la paix tant qu’ils maintiendraient des troupes en Arabie Saoudite, et tant que la Palestine ne connaîtrait pas elle-même la paix. Sept ans plus tard, les bases américaines ont été évacuées d’Arabie, où Al-Qaïda poursuit néanmoins une campagne terroriste de longue haleine. Ben Laden sait que seule la prolongation de l’occupation américaine de l’Irak empêche les guérilleros nationalistes de jeter leurs forces contre Al-Qaïda, à qui Hamas interdit par ailleurs toute percée en territoire palestinien. Zawahiri en vient à souhaiter publiquement une offensive des États-Unis contre l’Iran qui, comme l’invasion de l’Irak en 2003, permettrait de relancer un réseau à bout de souffle.
à suivre…
Article paru dans la revue Commentaire, n° 124, Hiver 2008-2009
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10 réponses à “Al-Qaïda à bout de souffle (1)”
29 jan 09 à 14:28
Taraison couillon!
Al Quaida n’existe pas ! je ne l’ai pas rencontre!
D’ailleur ceux qui rencontrent AL Quida ne sont plus la pour nous le raconter !
29 jan 09 à 13:24
Rien, retournez à vos affaires.
29 jan 09 à 13:14
What the fuss about ?
29 jan 09 à 13:14
So ?
29 jan 09 à 13:12
Complètement, ça n’existe pas…
29 jan 09 à 13:08
Bushiste. Ou néo-conne
29 jan 09 à 13:07
Absolument, c’est une invention américaine…
29 jan 09 à 13:02
Al Qaïda n´a jamais existé que dans les discours de Bush.
29 jan 09 à 12:59
Non, Al Qaeda était assez en forme chez Omar, avant 2001, et en 2005-2006 en Irak, avec de grandes espérances. Et puis, le temps passe, l’âge, les rhumatismes, tout ça, on songe à la retraite…
29 jan 09 à 12:56
Al Qaïda a toujours été « à bout de souffle » : seul Simplet a pu faire croire -à son seul peuple !- que 3 galeux et deux tondus se gelant les arpions en Asie Centrale aient représenté une quelconque menace pour les pays les plus puissants de la planète.





